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Full text of "Encyclopédie, ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers"

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i5- 



m UN VERS TEITSB BUOTHEEK GENT '^i 

1 ||||||i!iiUM|i||g| I 






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^e>\.-^- 



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/h..l^ 



ENCYCLOPÉDIE, 

u 

DICTïONNAffiE RAISONNÉ 
DES SCIENCES, 

DES ARTS ET DES MÉTIERS. 

TOAr£ FlNGT-HUATRlEjaS. 
O R G - - P A U 




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ENCYCLOPÉDIE, 

o u 

mCYlOTSnNAÏRE RAISONNÉ 
DES SCIENCES, 

DES ARTS ET DES MÉTIERS^ 

i PAR UNE SOCIÉTÉ DE GENS DE LETTRES. 

Sien ordre ft pnUîé pu M. DIDEROT, & quant à la Farda 
Mathànadque , par M. D'ALEMBERT. 

TanHtm /Mit /njEnwfw fêlUt , 
7MtiM ii mtiig fMmftii aeeiiit tnwrif / Hokat* 

Edition ezaâement conforme à celle de Fellet in-quarto. 



TOME riNGT-QUATRIEME. 



À BERNE. ET À LAUSANNE. 

Chez les Sociérés TYPOORArHiQ.V£s. 

M. Dca LXXX. 

.,,!., Google 



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ENCTCLOPEDIE, 

"ou 
4)ICTI0NNAIRE RAISONNÉ 
DES SCIENCES, 
DES ARTS ET DES MÉTIERS. 



Or- 



ORG 



/RGAMS , t m. , GrmM. , l m 
rmidre que la figniScadon littorale , 
ifaîBe tout ce qui eft fii^nn^ & diipofé 
pDBr on ufige pzrticutler, & pour pro. 
daire nne cerOine aâion au une ccr- 
tme apération ; en ce feni il ejl Tyiio- 
■jne i imjhunmt. V, Instrument. 

Mais dans l'ulage srdiniire ^ ornant 
fiSBifie une partie d'un corps unnaj qni 
ci érable d'esécater telle ou telle ac- 
Imi , on de prodaitt telle ou telle opéra- 
lion, i^aytz PaITIE y CoiPS. 

£□ et frax toutes les partie* du corps , 
Htme lei plus liuples , peuveat être 
4éiioiDinéei grfaïus ou farlui *rgam^Mi, 
Les organti fe divifeitt en frtmieri & 
ftrrmiiârn. Let premiers font comporéa 
it parties toutes Cmilaires & dtftinées 
>nir nae fnile £ même Fonâion. Ceux 
ui font com^ioTés de plulieurs de ceui- 
a Ibat a|^>eUes arioMefJieaniairtt, VojCï 
SuaLAISKG. 



ORG 

Ainfi tes veines, les arteret.les rerft 
ft les miircles font des ar^ann premiers i 
& les maliu, les doiEts, Êfc. font des 
wgaiHs liecondairet.* 

Os&ANE DES SENS , eft tt pirtle du 
corps de l'aniaial, au moyen deft^ueli 
U (cEt aScâ^ par les objets extérieuri. 
r. Sens. 

Qliekquefiini le divifent en interne. 
qui efi le cerveau'. Se en externe , <4w 
font l'œil, l'oreille, le nez, tfc. ^«y. 
CSK VE AU , Œil , Ukeille , Nez , ^e. 

Olo&NB, Jardina^, les principaux 
argaïus des plantes font bien diffiireas des 
parties qui les «omporent } ils font tes 
moyens ou les iiilttuniens qni les Font 
agir & qui leur portent la nourritoie 
nlcefiaite. 

Les racines en gjnjral Foiirnirri.-ntf rcC- 
que toutt la nourriture de l'arbre, 

Let SJwïi ygnenfe) , wf l«»t l|» 



dt,*Googlc 



a ORG 

Yaîïïiaax lom^ihidiniax , portent !a fevc 
dans les partt::s Ik plus étcvéei. 

Ln vKtlTvaux latéraux la portent ho- 
lifontalement dans les branches. 

les jttrictiles font tic petites vrffies qvi, 
Cimime îles tuyaux defcenUaiis i travers 
k tige, rapportent vers les racines les 
f\ics les plus greffiers & les plus im- 
parhits. 

Le> tracb^et, qui font les poumons des 
TÉgttaaiE . font de gros tuyaux ^aflàot 
pnr )a tigci par où la plante refpire, & 
qui fournincni l'air néceffaire à la lève 
pour fe porter dans toutes les parties 
d'un arbre. 

Les creuretifi lei oioules dilîerers qui 
fe trouvent dajis les plantes, font encore 
inorçaBii qui forment l'écorcc, le bois, 
les cjiines, les poils, la tnaëlle, le coton, 
les Quilles, les fleurs, les Fruits & les 
Sraines. 

I,a nouvelle opinion qui admet la 
niucllc comme le premier principe de la 
proiJagâtion , & cclni de la vie mémedes 
irégttBux , la rcndroit leur principal 

OKGANEAU, r. m.. Marine, c'eft 
un gros anneqa, de fri qui cft ptiTé au 
bout (le la vergue de l'ancre , & qui fert 
i amarrer , ou i étalinguer le cable. 

ORGAKIE. r. Rouget. 

ORGANIQUE , adj. , GrammaiTt, on 
appelle ^fttttéiru grgani^ut l'art de dé- 
crite des Courbet par le moyen d'inftrù- 
incns, & en général par un mouvement 
continu; cette manière de les décrire eft 
plus exaAc dans la fpéculation , mais 
ptefque toujours plus embatialTante & 
plus fujette A erreur dans la pratique que 
la manière de la décrire par pluCeurs 
points. M. Maclaurin a donné un ou- 



ORG 

vrage fout le titre de Gt»mtinatrga>iit». 

, Vovei CouBRË. 

ÔBGAMQ^UE, qui appartient 1 l'or- 
gane. On divilè le corps en parties w- 
raaiqnfi & inorganiques , i^c. V. CoKPl 
^ Organe. 

Oeganiq^ue , employé fubdantire^ 
ment , eft la partie de la mufi(|ue ancien- 
ne qui s'exécutoit avec des iuArumcns^ 
Voyci Musique. 

Vafganique comprcnoit les trois fortes 
d'infhumens , favoir, les inliromens i 
vent , comme la trompette , la Bute , c?c. 
les înitrumcns à corde, comme le lut, 
la lyre , ^c. les inllrumeas de per- » 
cuGîon ouilbatteric, comme le tambour, 
les tynibales , ^c. V. chacun de ces 
inftrumcns â Ton article. 

ORGANISATION , f. f. , arrange-- 
mentdes parties qui conftitnent tes curpt' 
animée. Le premier principe de ror^aBÎ/u- 
tioii fe trouve dans les temences. L'er- 
f:attifuti»n d'an corps une fois établie, cft 
l'origine de l'orgoni/aijonde cous les autrct 
corps. ISergaBffatiet des parties folidei 
s'exécute par des mouvemens méchnni- 
ques. Voyn Hifi'nitt. de M. de Buffun i 
Ob/h-vatierti de M. Néedliam ; Nouvctltt 
rrcherchti tmcr<^c<fiqi!ti , & la 

M... ^ , 

j'eft unir une petite orgue i un clavcflin_, 
lu â quclqu'autreinltrumcnCfemblable, 
i une épincite , par exemple , enlorte 
lu'en abaiHhnt les touches de cet inftru- 
iienc,'Dn &(!'e jouer l'oigue en mêiue 
;emos. f O. J. 1 

trit. 



. deplaii 

forte, par exemple; qu'une partie du 
chteur chantant ces quatre notes ut, rr. 



(*) A ces ff Mmes mécbAntques pour expliquer Vvrganifiliaii , & oui offrent 
fcien des difficultés infurmanntbles , M. Bonnet a fubltitué la préexiftence des 
germes; c'cft-Mire, qu'en créant le monde. Dieu a Fait cxifter les germes d» 
tous (es êtres organifés qui devront venir A la vie , que chacun de ces germes 
eR déjà compofe de tODtec les psrtiei conftituuites de la plautc ou de l'animal , 
mns que ces parties invifibles d'abord par leur pctiteCTe , font Jàns a&ion, Eut 
Tic , mais deviennent lâives & vivantes par la lecoudation. 

Ce fyltcmc bien plus lumineux que tout autre , paroit avoir réuni la plupart 
Aes î'uBVaGcî'en la faveur, parce qu'il paroit plus propre qu'un autre à rendre 
raifon ^eiorganifulim déterminée de divers êtres organiKs. ^^u CONGlDimA^ 
noat/ur Ut evfft mrfiaiifis , &PALING£KES1S. (-fX 



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ORG 

I, ri, Paatre partie cbuitoit en mime 
tonpt ces qnvtre-ti , tit , rt , rt, »/. Il 
«nîl par kl exempte:! cîtét par l'ahbi 
IcBnifftparirtatTes, qncrorcaniriitien 
Rtfcpntiqtiint gnere «tue Tut la note fïn- 
fible i ripi>raciie de ta finik i A'où il 
&■[ qu'on a'cif^an^oit preTquc jamais que 

r:uae tierce' mineure. Pour U" accord 
fiait & li peu varié , les chrintres qui 
f^fikytt ne taitToient pas d'être paj^s 
^n rber que les aiitrn. 

â régam He l'orpaKimi tripluM , au 
f ui r M iuTH, qui s'appelle autn trifkmi, 
miiHtrufùtm tant fimplcment, ce ii'ét'-<it 
mtn chofe que le mtine chant ilct par- 
tKtorganîraiitcs, entonné parités bsutcs- 
Kctrcî â l'oclavc des lialîis , & par ilei 
éctT'ii 1 l'oâave des taîUct. (S) 

ORGANISTE, t m., Jffujquf , it 
& 4it & de celui qui làît toucher de l'or- 
fse ft de celui qui lei conibnît Nous 
aïoni ea deux gcands mjuniffti, Mar- 
àani & CaWicre. J'ai e:itendii celni- 
à. Cet homme avoît iln génie, & une 
TMiété de jcn inépnîrable i & ce qui eft 
pent-ttre eif.-ure fins rirC , un talent 
Gorrerpoodant i l'étendue de fou iiiftrn- 
■ent. An telte,ilaToititecQinm;iu3vec 
ton) let hooiiaci exceUens en quelque 
genre vie ce folt, d'être de tcmpt en 
tempt f»rt an-detTon» d'enx-mîmeî ; U 
«'y a que la médiocrité qnl fe [bntieaoc , 
& qnt Crit la lairat tont les jours. 

ORGANO. r. Rouget. 

ORGANSIN, t. m.. Soierie, forte 
éc foie ijni t'emploie dans les éfoS'fi de 
Stk. Ucrgimfin eft nne foie montée ou 
fMdue i deux, trois & quatre hrina; 
W l'appelle organjm pour la dilliiigner 
d'avec la trame, en ce qu'elle Tertcom- 
Banément pour la chaîne des étoffés , 
fiqoe pour cet effet on U perEMtionne 
davsDtage & un lui donne nlus de filaire 
ft da tord , afin qu'elle ait plus de corss , 
h diûoe étant ce qnl fouffre le pins 
4ani b Eitbricatinn de Tétofiè V. f!oiE. 

l^organfii àtXùni â la fabrication de 
r^tofièsnie, doit être Ans contredit le 
fins fia que l'on puilTe préparer dans 
cette qnaticé dcroie. Le fabricant connaît 
iTieil ceint qui eft propre 1 la fabrication 
4e l'étoffé fâçonj^e, tant dani celle qr= 
d riche que Âm relie qni ne l'eft pas 
ptree qwdansftrae St àmit l'autre o 
rfachete , Mie jodt, V' *? *^"7^'' 



ORG t 

l'un ne ponrant pas *tre lins l'aulre. 
L'étoffe de goût ne Te paie point rehttve- 
Dicnt i la quantité ou qualité de U (bie, 
mail autant qu'elle plalL H n'en eft paî 
de m;me de l'étoffe unfr, dans, laquelle 
la matière doit être ménagée , attendu 
la modicité de Ton pdx : la matière pre- 
mière dont elle eft comiiofée jtant cell6 
de Vergun^, il fiint favoir le choilir , 
ttlin de diitinsner U tégireté qui convient 
au genre d'étoffe que le ftbricant fi» pro- 
porc de taire exécuter; & pour qu'il ne 
fe trompe pan dam ibn calcul, il enfeit 
nn eflài, lequel en déterminant la qualité 
de la matière , détermine également le 
ptix, attendn qne plQs on orga>ifia eft 
fin , plus il eft cher. 

La Qualité des irganfint fini «il depnit 
r« déniera jorqn'â 43- On ne compte pai 
an-delTus; les ar^anjàt! mime de Ig de- 
nietï ne ferrent qae pour les étaminel 
ou camelots mi-bic qni Te ^^riquent i 
Amiens ou A Reims , leur trop grande 
fineiTe leur empêchant de réCfter au tra- 
vail d'une étoffe unie : c'eft pourqnoi 
les fabricans qui les emploient dans le* 
élimines ou les camelots, les font mon- 
ter au moulin a»ee no fil de laine pont 
qu'ils aient plus de conCflance. 

Les orgaa/m de î4 deniers, ;(, fu'c. 
jufqu'i 43 deniers, font, il proprement 
parler, cenx qui Tont deftinés pour t'é- 
«Mt unie i II s'a^t de dilin^er le poids, 
pour ne point tomber dans l'erreur. 4 

Chaque ballot é'argaitfin de titaje ( on 
donnera l'e^plicTition û'arganfin dé tira- 
ge dans le mBulinaje des fiies ) doit être 
d'nne analité imifdrme qtiant tu poidi. 
Le febrieant ^ni a hefiiin d'un or-aiiS» 
de i4 deniers, par exe^nple, prend dans 
on bïllot ma m.iteau an hafard , pour en 
filtre l'efiai i il choiGt dans le matcaa 
une ftotte on éche-'ean qn'il fait dévider ; 
cette opération Fuite , il hit ourdir une 
fongiieur de (bîxinte aunes pnr vlnsl 
£1i ieulement t cette partie étant ourdie, 
il la levé de l'outdiffoir & la perc au 
trébuohet; fi elle pefe 9 deniers 011 un 
gros , pour lors Verf/ingn eft de î4 de- 
niers i fi elle pefe 4 ùenicrs, il eft de 
33 i fi ellepefe fi deniers ou deuxgro», 
l'erranfin eft de 4g deiiiers. 

il réfnlte de cîtte opération , que l'ef- 
fai forme ordinairement par Ton poiiû la 
huitième partie de la qualité de Vaixatfin, 
& cela parce que le» piewi ou chdnea 



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4 ORG 

^ dn fec^H unies tinnt ordiniitmient' 
130 ïnaei à l'ourJifTitgc , chaque port^ 
dont la ehaint cft compofée , doit pefet 
hnit&ii le poids de fon eflii, puiCijDe 
Il portée eft de go fils , ce qui fiit le quart 
quant i l'elTai, & U longuenr de iio 
■unes, ce qui fait on Tecond quart de 
diminution lur la lonpieur , conféquem- 
ment une huitième partie fur le tout 
Voyez lei DefcTifliani iti arti (sf métiers , 
BDgmenties par M.' Bertrand, in-4°. 
tome IX , page 37 & fulv. 

OXGANSIN DE SaINTX-LuCIE , 
Seitrù, c'ïftrnKon^qae lu marchajids 
irxnqois tirent de Aefline en Sicile. Cet 
mrranfai cft fort eftimj , & quantité de 
faoriqDct de France ne peuvent s'en 
saJTer, pirticuliérement à Puis, cellei 
des lerrandinéi, des moires unies, & 
det xriicttes. On en fait auIE les chaînes 
des laz de S. Maur, qui fe fabriquent 
en cette capitale. (D.j.~) 

ORGANO , Mujiqut itaSmni , les 
Italiens Ce fervent coaiBiHnément de Ce 



chiffrée , parce que l'orgue eft l'inllru- 
ment fur lequel ils jouent d'ordinaire la 
baCTe-continLie avec tous Tes chiffres ou 
accompagne mens. {D.J.) 

ORGASME , f. m. , ATéiecim , les 
corpi vivans dans l'état de fanté ont tin 
mouvement perpétuel produit par l'or- 

Sane vital & particulier, maiiindépen- 
ant de l'organe animal. Le mouvement 
vital qui procède li'irritation , devient 
d'autant çlus grand , que la caufe qui lui 
donne nailTance agit avec plus de torce. 
U n'en eft pas île même du mouvement 
animal , qui ne peut s'augmenter que 

Iar une canfe trè;-violente. Mail d cette 
}ide la nature change, dehqonque par 
la cauT* la plus légère, ijui dans unbom- 
me en finté n'exciteiou aucun mouve- 
ment, il en réfulteun confidérable qui ail- 
le jufqu' au ilëfordre , ou qu'une caufe or. 
diuaiie augmente ce trouble, on ^u'enEu, 
faut canlé quelconque, les parties fouf- 
frent des mouvemens violens & confus , 
un tel changement de dirpalition s'appelle 
tTg'/vs d'autiesile nomment iirHotilîU, 
ç/ciUathnvialentc, mobiliti, crifpatian. 

On remarquera très-fouventun tel état 
du» l'organe vital & particulier , 1°. 
dans l'âge tendre i & il eft d'autant plus 
gnnd , qut l'enfant eft nouvellement né. 
fl*. Daiv DO corfit vaUtudioiiic , fui- 



ORG 

tout aptit des évacuations trop iInib- 
dantes , & de longuet maladies. }'. Dana 
ceux qui font accablijs dt chagrin , & 
fujets i quelque grande pafBon Je l'ame. 
4'. Oanf les femmes, & encore plus parti- 
GQlIércment dans celles qui ont des fienra 
blanches , ou qui font attaquées d'unt 
fnpprellion de règles , ou qui les ont trop 
ahondantes. i". Dans les hommes qui ont 
les humeurs tenues & icres. d°. Dans 

ites les parties privées de mucoCté, 

de l'épiderme , leur tégument natureL 

7°. Dans l'idiofyncralie , & lorfque le* 

caufes qui prodnifcnt cet accident riir> 

viennent inopinément. 

Les elTets qui en réfiiltcnt varient au- 
tant qne l'état même. L'afroiblifTenent 
fuccede onfinalrement aux paroxifmes. 
Dans le temps de Vergnfme, on obfcrve, 
des mouvemens déréglés tonique* dana' 
le mouvement vital , & même dans le 
mouvement animal, quand le mal eft 
"i^enté. De-là les m|tlades font atta. 

les de lyncopcs, de douleurs de tète, 

' flatuodtés , de borlrarigmei , de dou- 
leurs des lombes, fouvent accom^^néet 
de froid, de tenfion dans les vifceres, 
de conftipation, de tympanite qui fe dilE- 
pe & qui reparoît, de mouvemens épi- 
îeptiques , de vertiges , de tintement 
"oreilles, du fcntiment d'une gi-affeur 
,ui monte du bas-ventre vers la gorge; 
voilà ce qu'on appelle la pqjjien hyfiénqit. 

Ce u'ctt pas tout, on éprouve des com- 
motioDS dans l'hypocoudte droiton gau- 
che, ou au, milieu du ventre, conime fi 
nnanimal vivant y étoit caché. On fou& 
fie des palpitations de cŒur & des aa- 

'ctés fpontanées daiis les parties voifinea 
__cevifcere. Lesmaladcsdontnous par- 
lons, tombent aifcment en fyncope, A 
l'occalion d'une odeur déplaibnt*, de 
quelque paf&on, enltu de quelque mo«b- 
vement extraurilinaire ; le plus légat 
médicament émétîque on purgatif di- 
nnge Ûnguliérement toute leur économie 
animale. 

Duos les attaques à'tr^qfmtf leur urine 
en d'abord blanche , epaifTe , enfuïte 
■queufe, liropide,& clairï comme de l'ean 
de roche. S'il arrive une colliquation, os 
y remarque da petits grains, Affei {au- 
vent ilfnrvient aux fommes qui fout danc 



«lits font bvetteiiufljitaad iwmbtc de 



dt, Google 



ORG 

, , t «SrayanE. EU« ne digèrent 
poiat leur □ontritnre, & pour l'ordiniire 
ctWt la rtmiflcnt. Enfin , et mal cft dq 
yim ^tti revêt toutes fenes de fbrnel. 
Aratt ^ne iTiiidinier la méthode caiati- 
n , n ént id quelques obfec^tions. 1°. 
Tout 1m émmans augmentent & cunlir- 
nenC ce miL a". Les téfolutiFs & let 
■tnimuii le rendent plm ficheux, ;". 
ha aartiaux. corrobonni nureot quel- 
fuEoii «ncomneni.'enlmtdc ennd) trou- 
bla. 4°. Les TolatiU et let ierei donnfs 
iuetrop forte dois, font ftinvent liiivis 
dccoDTaifiaiu. I.et rciàchuii & far-tout 
lenDodinsant coDtume de diminuer les 
irn^tomes, nuis iUne guénOent point 
h rnabdie; & l'nlâge «u'on en fait tié- 
^oeinincnt pour calmer tes doideun, lend 
fimliiiaïre le mal incnrable. 

L» méthode cnrative change faivint 
ks canfn & les tcni,; car dans le pa- 
mjlme, ooiloit repropoTerpourbut de 
câliner les meavemens dérègles, en em- 
iteyaiit let anodins. lesvoUtîls, les 
net, combinés avec les ré&neuK 
mais liois du paroxjfme, la 
sniDime qni eft fni venue pe 11-1 -peu, ' 
ttxr traitée par les corroboransi il 
nent anOÏ i'y rcconrir pour empîcher 
IcvroBTès 4e ladiSblution dei humeurs ; 
il but le* joindra anx anti-feptifucs 
édunffims , pour s'opporer i une cor- 
raptimi fpontinéeï les mimes remèdes 
cerrigent b crudité de racrimonie; on 
eotamcDceta par let plus doux , donnés 
ipetïte Aott, & an îei continuera Icng- 
tans : mais de crainte que la nature ne 
s'accautumc au mjme remède , il con- 
vient de les changer en confervant 
toojonrt la m^me indication curative- 
Silâ conftipntiDn farvicot aux malades, 
il Eaut , pour la guérir, joindre aux re- 
mIcs qu'on vientd'îndjquer, Icsporga- 
ti& anodins. (D. /.) 

OB6E, f: m. , borinitK , Hijl. aat. 
iat,, scnrrdeptantedontlesflencsn'aat 
point de pétales i rilcs DaitTcnt par bou- 
qacii diCpoiet en épi. Chaque tlenr eft 
«omyofte de plufieuts étamines qui for- 
tin du calice. Le piftil devient dans 
lalnitenne femeace oblongue, farinciife, 

rïatne par les deux bouts, reolléedani 
mitieu & tTd»^liërente , comme l'a 



épi. . 
Plante. (/) 



ORG T 

Infi. rà btrh. Vvjn 



la fltur remblabics i ceux du froment 
&durlz; avtc cette difiïrence. «uefbn 
enveloppe eft rude. Son grain ell vcr^ 
tru , pointu par Iri deux bouts , & farte- 
ment uni 1 (on enveloppe. 

Dans le I^Sèmede M. dé Linné, c'eft 
on geBre de plante très - dijlind , doitf 
voici les caraâcre* : le calice cft com- 
pofé de fix Feuilles , & contient troii 
flcuTï. Les feuilles du calice (ont droi- 
tes, pointue), placées au nombre de 
deux fuDs chaque fleur. H n'y a poïut 
de bâle dam ce genre de plante. La 
fleur eft â deux 1evr« \ l'inférieure eft 
plus longue que le calice , &, fc termine 
pnr une longue barbe ; la fupérlenre eft 
plus courte St applatie. Les étaminea 
font troii fileta cheuelut , plut courts que 
la fleuri les boiTtttes des étaminei (ont 
oblongues ; le gcimc du pillil eft ovale 
& un peu turbiné i les ftiles font an 
nombre de deux, û^s-déiitis, Se. pen- 
chas en arrière ; le ftiie du piftil eft auffi 
chevelu > la fleur enveloppe fbrtcaient 
la graine A tombe nvec elle. La gnlne 
eftoblangue.rer.tiuc, pointue anx deux 
exti£miti& , & marquée d'une taie Ion.. 
gïtudinale. 

Les botaniftea comptent cinq ou fix 
efpeces Ser^t , dont les plut connues 
font \:argt d'automne ou d'hiver , & l'or. 
gt printanier. 

L'org-f d'hiver , haritUBt foMlieen H- 
ktniim de C. B. F. i: , a les racines 
Gbretifet&menues. Satigeoufon tuyaa 
cft mdns haut que celui du froment 
OB du feigle. 11 s'élève qneI<]aefoU ce- 

Îendant dans un bon terroir à deux coin 
Ées t il eft garni de cinq , fix nauds , 
& quelquefois davantage. A chacun de 
cet niEDds naiETent des feuilles fcmblablei 
A celles du chiendent, longues, étroi- 
tes, & enveioppaat un peu le tuyau : 
let inférieures font plus étroites que ceV 
les du Moment, & les fupérieuret plus 
rudes , & couvertes \s plus fouvent d'une 
fine punfliere d'nn verd de mer, dant 
l'endroit qui embralTe fa tige. 

Ses épis font CDmpofé) de plufienrsp»- 

lets de fleuni attachées de deux cAtés 

_..r les dents d'une râpe commune. Cb*- 

joe piquet eft fatmé pat tioii fieuci , 



dt, Google 



» OR& 

dont chacune cft garnie à fi bafe «tt^ 
lieore de dci'x lon^i 6lcH birbus , Fer- 
mes, rudei &j)iquuiï. Cm fleurs font 
comporees de trois ^minei, qui i'éie- 
veut d'un calice i deux baSes , dont l'ex- 
térieur fc termine en un long filet. L'cm- 
brvon dn ft'uit cft caché dans 1c Fond dn 
«afice , & fe change en nue graine lungue 
lie deux DU troi* lignei , pale eu j au j li- 
tre, firintufe, pointue de>; a^ux côtés, 
ter.l.te à fon milieu , fort alt:icbéc aux 
brilcs \vl fervoient de calice à la fleur. 
On l'çme cet erfi en automne, & on le 
■Eoiflbm: l'anniie fui vante. 

h'orjif printanier, nommj far Tout- 
nefort l'ardeian fthfiiciou virraati , /. S. 
H. sij, a Tes épis plus courts, nuis plus 
gruE que celui du procèdent j il nediSere 
que par le tempi auquel on le feme , c'elt 
au prictemps. 

Les tuyaux d'n^r étant nûn , font 

f'ius moh & moins f'-^çilts qna ceux ilu 
romcnti c'ellponrqueT ilifantpluifuc- 
culcns & lournilicut aux bauFs & aux 
v~chci une tneiUcure noutrîcure. Les 
tl'iï d'ffrjcf font penchés le plus fonvent 
Tifiptrfre, 1 caulèdcleurl..nguear & 
ôe leur pefanteur. ''( contiennent qucl- 
queftjis Titi;-t graine fur chaque coté i 
un même griio pouSc plu&cuTE tuyaux. 

Obge , Mft. «wrf. L\^e. L'cf^efiil un 
Compoi'<! Farineux, lequel étant délayé 

' «111 bouilli dans l'eau, fe cbaiige en un mu- 
cih^c li virqucux , qu'è peine le feu peut- 
il le ilL'truirc > car environ b trolucute 
]-nrtie Sorge en charbon, tes cendres, 
quoique bien calcinée*, rundcnt l'eau mu- 
cilagiucufe & virqucurc. Cette fubAnuce 

<k fuineufc ft mucîlagineufe a des principes 
aâifs, leEjucbéwnt agités par le moyen 
dercaii, feimentent! & le^ partiel muci- 
Jagineuies fe divifent. s'atténuent, & 
font un compofé vineux, comme fin 
l'éprouve dans la bierre i eufnite elles 
c'aigriflcnt , & deviennent enfin vapi- 
des ou fndn , comme prefque tous les 
autres fucs des plantes. On tire de la 
bicrre un efprit ardent, qui o'eft pas 
fort différent de l'efpritde-vin. 

L'ct^e u'x pas 1rs tnteet vertus que 
le froment, car le froment échauffe; 
mais de quelque manière que l'on pré- 
pare l'aiTrr, il n'échaui& jamais , il n- 
t'nichit Sl déterge; &, félon qu'il eJl 
U.âVicmiiKnipr^u^, ilhamcâcou ilcC- 



ORG 

feche. Etant bouilli en tirane. Il Iih- 
meétei ft étant rôti, il dclleche. Il 
diifcre encore dn froment , en ce qu'il 
proiluit un fuc tenu ou moint grolTiei & 
déterlif, au lieu que celui du froment cil 
groUier , virquciix , & d'une nature uu 
peu obfiruâiee. 

Pturicnrs uatioDs Fairoient antrelbis dit 
pain avec la farine d'irjrf , & on en fnit 
encore il préfeuti mais c'eft dans ia di- 
fette de froment, & pour nourrir l#c 

Fanvrei. Nous n'eftimons pas Ixaucoup 
ffrtrr , non plus qnclei anciens Romaini, 
pour faire du [>ain \ mais il c(l fort re- 
cherché iiour faire de la bierre, & Ici 
"en pin du mird en font un grand u^ef 
ilUiircIlauÛinéceiïaire pourËiirede la 
boiflbn , que le froment pour faire du 
pain. L'or;;e nourrit moins que le fro> 
ment; il le digère plus difficilement, 
parce qu'il eft moiui gluant , & qu'il ne 
peut l'as s'attacher au coips, de mène 
qne le froment 

On clUme \i>Tf,t qui eftbiane, pur, 
plein, cumpaâe, & pelant autant qu'il 
le piut : on rejette celui qui cft petit , 
ride , lé^cr, IpcngicuN. Il ne fantpoiné 
en iàire ufage d'abord aprùs ta moiflon , 
& aulli-tât qu'il ejt moulu : niait <l faut 
le ciinfcrver dans un lieu fec pendant 
quelque temps, i caufe de fuo humenr 
vifqncnre & fuperP.ue , qui veut *tr« 
évaporée ou attcnnee. Quand il cft l'ec , 
ft qu'il commence .ife rider, alersileft 
temps d'en faire uli'je, fit ileitfalutaire. 
SuT^écorcecMéiicure, oulefcn, ellplua 
fec qiic la pulpe on la fariue : il nour> 
rit peu ou point du louti il déterge, 
& il cft un pen pur^tif i caufe du fiio 
de fa bille, comniefiippocrateenavertiL 

On prépare XoTf de d:!Iercntcs ma. 
nieres, foit pour fcrvîr d'alùnent, foJt 
pour la médeoioc. 

1°. Oufnitdupainavecla^rinedVjrr 
qui ell plus friable & inféiicur au pain 
de froment ; il fert de nourriture aux 
pauvre* i il ne convient qu'à ceux d'cn- 
tr'eux qui s'excrceut ■'' de rudes travaux , 
& dont l'cftoinac eH robnfte ; c'eft pour- 
quoi félon FliHe, les gladiateur* athé- 
niens, <;t>i aToicntoutumcdes'en nour. 
rir étoient Inriiommés hwdttiriii termt 

3 ni figniSt: des gtus qui vivent de pain 
'orgt. 11 eft meilleur . & a plus de fa- 
veur, quand on le mêle a*CC moitié de 
ftomcot ou de Icigle. 



dt, Google 



ORG 

^ 1*. Ln inctRis faifaïcnt nlkfe ffnnt 
fefte lie paùi d*«nrc , que lei Giees & lu 
Ijtiiu Kppelloient maxji. C'ctuïC île la 
brise i'argt rôti , mélte & pétrie ivec 
fiidqiK liqueur, comme de l'etu, de 
rbnilc, dn lait, da vin cuit, du miel, 
ffe. Vft» Maza. 

3°. La anciens Gteci bifoient nae 
beuillie aTcc l'oir^, iiipetlnicnt cette 
beaiUïc oJkXn-s* , & tei Latins la dodi- 
BMent^inOu. Vov» Pulbnta. 

4°. Let ajicïeni ftlfuicnt encore arec 
^mp, de U tifâiif nammée par las Greci 
rrann on «n* xnt , & par let Latii» 
ft^uMm. Voyez 'DSANE. 

Ma» de tontes lei diffîfrentet manie- 
ra de préparer ïarge, il luiis en iift* 
fculemcat tniit , ^ui font encore us peu 
nfitces : la preoiiere t'appelle ilant lei 
bautïqaes , Je l'roM Serge , ou âicemon 
teret ; U Dcootle , qui n'eli pas bien 
tSéientx de la tibne des ancienii eft 
BomoiiiC orgr mondi; la truirieiite efi de 
la cTcoie d'arme, ou de Vor^t paffi. V. 
OCGE, iicaiiioH f, dù/r, (JKGE MONDX 
fef O&GE PASSÉ. 

On iiictlaforiiic i'-V:v;f an nombre des 
quatre £)ri:tct rérolntives, qui font ii 
farine A'arft , celle de fèves, celle ite 
rorobe. & celle de feiglc. On knr fubdi- 
toe qnetqucfoii la farine de fromcat, de 
liD, de feou^ev', & de Icntillct. C«ttc 
biîiie appliquée en cataph fine eft émoU 
Uoatc, térolulivc, maturativï £ anodlnei 
('eft pourquoi on l'emploie feule en cata- 
phlinc , os av'.-c let autre* briins rcfolu- 
tiret. Ci>-/-) 

Okce , JécaÛhm t , Dittt. La d/- 
t»Qiai titrge , on , comme on dit com- 
t, l'eau d'onif. eft fiinple ou 
. La fimple fe fait. 



•bfiruâioDii ou bien on Fait cette dé- 
coâïon avec de \'at£* mondî, ou dont 
Ml a dtc la peau ; & alors elle cft un peu 
vint n^lcfaiflànte & Incraflante. On 
lait bouillir cet i>t%i avec de l'eau com- 
mune irts-pure, plut eu moins long- 
tempi, tHntiit jufqu'à cie que lei craint 
^iBialUf&nt & Ce gonRcnt feulaient , 
taotdt Jurqu'l ce qu'ils foient crevés , 
c'cft^-dire, juli)i:'i ce que h pellicule 
tt en grains fe crevé par la grande ra> 
rÉfaâJDD de ia fubllance (àrineufe. On 
wpJsK MiUiMBt M» 4icoftioM dam 



ORG 1 

lei fierrâ ardentes , & autret miladlei* 
pour délayer les huineurs •i>aiffes & vif- 
queufes , & pout adouroir & tempicr<;r 
l'acrimonie des liumenri. 

La décoâion A'ergt eomporée fe fait 
avec les racines de rJ^lilTe, de chiendent, 
de chicorée, on auttet racines apéhtivcc, 
avec cetlet de fcorfonere, rie ;>atîeiic<, 
de bardanne. (^c. avao let raitînt , les 
jujubes, let figues, let dattet, les gniat, 
& autrei, félon lot diSTérentcs indîca- 
tinnt. Aînfi Etmuller vante dans la pleu< 
rcfie une boifTon faite arac la déceftitm 
dV^r, dans laquelle on infitfc det fleura 
de coquelicot ou de pâquerette : dans U 
rougeole , on fcit bouillir lïa Xvrg* avec 
lie h corne de cerf, & afcc la raciiia 
de fcorfoncre dans let fièvres pét^hialet. 

Okge gkue, ZNMr , on l'appelle au- 
trement «r^ mimAi. U fo hit avec le plut 
bul ergi, dont on ôtc la peau but U 
meule. On le macère danj de l'eau , on 
le lave, & on le frolte dans let mains 



Ënfuite on le met dant an vailiviu de 
terre ; on y verfe de nouvelle eau , & 
on le fait bouillir penitant ciiv^ i (ix, ou 
fept hfurii, jufqu'à «a qu'il fe chaiiqa 
en crème i & Je peur d'Interrompre l't- 
biillition, on *eifed»r<uutlede quand il 
eft néceffairc , & on le fait cuire à un fïn 
doux; c'eft cequ'on appelle er^r^riri', p»ti e 
qne lastainc jr reftt. Pourluren>lr«meiU 
leur , qutlqnes-iiBi v ajoutent dans le 
commencement, du oeurre frais, ià: un 
peu de Tel fur la (ïn. I^ peuple te man^e 
prépnré de celte faqon. D'autres, pour 
le rendre plus agréable, y mêlent dïs 
amandcj ; ponr rafraîchir, det mi net 
de melnn, de oonrgei & pour la ilou- 
ceur, du fucre. On^iC nn grand ulâ;e 
de oetti; préparation : c'eft une excellente 
UMurriture qui produit vu bon ftie dans 
U fanté & dans la maladie. (^DJ-') 
OXGE MONfé, Bini mmdnalt, c'eft 



Fait des d Icoftioiu , des tlfanei , d:s crJ- 
m«, Ibiu le nom i'erft çmi S: d'«ye 
pattï. r. Obcs obuÉÎ^Oboe rAfsé. 
On fcitai'eol'iwgi'meintf leriiCfeirw'» 
& le fuare ton, O)** les Ar^bea «p- 
prllent u/fÂniVum. Le fncre >l'«]r^ "f^ 
uoï compofitiou jaunitre , tranfparcntc. 



dt, Google 



8 ORG 

faite iVec le fucre cuit dans nae dfcoe- 
lion l^ete iîorgt, jufqu'i ce qu'il ait 
■Ifez de confiftance pour id fiire ilos 
bAtont. Le fucrt tors fc fait «vec dftl'eaa 
A'trge Se du fatre dam une oettaine pro- 
portion, & cuits de telle forte qu'il en 
réfulte une malTe folide , qu'on peut ma- 
nier fan) qu'elle s'attache aux dcigti 
iToltà d'huile d'amanilef , & la réduire 
ta fiU très-fini ou groôîers , longs ou 
courts, &leptusfouvent tortilles, msii 
toujours blancs. Ces deux prépirations 
font alFez bonnes pour la toux , t'enrooe- 
ment , la fécherené de la trachée>artere , 
£: dans les maladies légères du poumon 
& de ta poitrine. (D.J.) 

Okge passe, DiiU, c'étoit la cré- 
inc d'ûrge des ancien! , qui le fait parmi 
nous de la manière [uivante. On prend 
de l'are' mnndé, on le macère, on le 
frotte dans I» miinf , on te iâic euire 
pendant fept ou huit heures , on le pile 
dane un mortier avec des amandes douces 
pelées , & on le pafTe. Lis uns le font 
plus liquide , d'autres plus épais. Alors 
on y ajoute du fucre , on le fort dans un 

Jbt d'argent, & on le donne i ceux qui 
: portent bien , aux malades , & à ceux 
qui font exténués : on y mêle des quatre 
Icmcnces froides, pour faciliter te foiu- 
miil. Quand on le fait cuire derechef, 
■près l'avoir valK, il devient plus épais 
& plut nourrifljint. 0» ne fe contente pas 
d'en Faire prendre une fois le jour à 
l'heure du fommeil , niais deuK , trois 
fois, 6 davantage , en manière de julcp. 
Quelquefois on ajoate du lait fut h fin de 
l'ébuUition. Si le malade a befoin d'une 
nourriture plgs abondante , nfraichif- 
fante & humeâante, on fait bouillir de 
l'arft avec un pool et , ou avec du veau ; 
ou bien après avoir lu'fTé bouillir long- 
temps Voit dans l'eau, on y ajoute du 
bouillon de Viande, on le paflï, & on 
je prend avec la crème d'orjf (D. J, J 
OrgefeilÉ, Agri^*lt-% c'eftde l'iTT^r 
dopouilU de fa première enveloppe. Cet 
«rge ne difFerc de Xtr^t mondé , qu'on ce 
qu'il a pafré deux ou trois fois par le 
jnoulin , pour y être broyi & rendu plus 
petit. On choiîitl'myefwrtfle plus blanc, 
. & celui au câté duquel on voit de la fleur 
attachée. On fait quelquefois r^rpt^rj/ 
svec le millet, & d'autre* fojs avec le 
frement : de quelqoe manière qu'on le 
foire> il eft ttjï.iworrifliiat. 



ORG 

Cet oTft ainC préparé, n'eft peut-être 
pas fort différent de ce que les ancieni 
ippelloient crimum scarxfMum, félon G»* 
len , eft la partie la plut zrofljere de U 
fàriuc , laquelle fc trouve la plus grofTc, 

Ïuand on a bril'é Vergt qui a échappe il / 
I meule & que l'on pafTe au travers d'ua 
crible dont tes tront font srands. Le» 
Allemands en font des bouillies, tantfil 
avec de l'eau, tantàt tvtç du tait, & 
quelquefois avec du bouillon de viande. 
O&GB, graini d' , Tiftranierir. Im- 
prim. Ou appelle futaineas™''» J'<^*» 
une forte de FuUine ouvragée , fur la* 
quelle le tifPerand a relevé des Faqoaa 
adez femblables au grain de Vargt. tes 
ciféleurt appellent grain iCeTgt, de pe- 
tits cifelets dont la pointe eH ronde & 
fort algue. Les imprimeurs donnent aufli 
le nom de grnin d'ergr , aux caraôerea 
en lozange , qui leur lervent i imprimer 
les notes du plain-chant qui doivent Ctiv 

OacE , G^. ane. , fontaine de Gaulfl 
dans ta province Narbonnoifc. Pline , 
liv. XVIH , cfc. aa , dit qu'U croilToit dans 
{on eau une herbe dont les bteufï étoient 
G friands , qu'ils y plonE^oîut la tête pour 
en attraper. Cette fontaineaprerqnecon. 
fervé fan nom , car on U nomme aojour* 
d'hui /orTiiï. V. SOBQUE. (D. J.^ 

ORGEADE, £ f. , DitU, boriiatum^ 
eft un remède liquide , compofë avec do 
Vorge que l'on fait cuire jufqu'à ce qu'il 
crevct^On y ajoute quelquefois d'a^trea 
ingrédiens , comme des femenoes froides^ 
des an'iaiidcs , &aulres chofts femblablei. 

ORGEAT, f. m. , Ditti, dans le lan> 
cage ordinaire des limonadiers &de l'oF< 
hce , ce sint fignifie li même chofe qu'^ 
tinilfion en langage de phançacie. yer. 
ÉMULSION. 

L'ergtat peut feulement différer de 
Vimul^n, en ce qu'étant uuiquemcnl 
dediné à Satter le goût , on Et propob 
plutAt de le reniée agréable que lâlutaire. 
C'eit pijurqi-oi il e ordinairement plni 
fueté, plus fort nu cbargé. Se pluspar^ 
Fumé que rémulCoo. On bit entrer aufii 
dans la compolition de Virgral environ 
un huitième d'amandes ameres ; au lien 

Sue dans l'émuliion on n'emploie que 
m amandes douces. Maison peut avan. 
cet avec cuufiance, qu'excepté peut-ètr« 
le cas d'inflammation aâuellt de l'eftor 

me & <!» inteftifu^ i'vrpot le jilu 



dt, Google 



mftéàe eft mffi lâlDUiTt qn'iroe éoiit- 
&a ptm Fade, & qu*ûnfi on peut ic- 
wtid nu maladet rinnoc«Dt« conlbl»- 
tai J'ose boiUba plus gncienfe, dint 
In eu «rduairet où l'émolEioii des bou- 
tifuei «ft i]]£«£e. r. ÉwcLsiDN. (k) 
OKCUT,^ar J, PhtmiMi ëf Jlfat. 
•éL Prenez smandés douces mondées , 
WK lÎTrei aoundes amem, dcmi-oncc 
waœoBCKi fncnbUni!, environ dcoi> 
brit : pôlex les vtmaitt avec ce foirrc 
âaa on mortier de uurfare avec le piloo 
it bois , verbnt pen il peu fnffiuiiite 



is devez avoir environ ane livre 
ft deHôc de liqnenr. Mettez votre co- 
btarc dans on vaifTean d'argent ,. de por- 
ceUiDc on d'êtain , avec une livre & de- 
^âe de &CTe , ^ne vous ferez fondre an 
baii-tnaiie i ajoutez au Grop refroidi , 
deux gTM de banne eau de fleur d'orange. 

Renarquez qn'on n'a employa dans la 
■réparatioji de ce firop , que deux livret 
ie Ihcrc , fur nne livre & demie de li- 
^nem î tandis que la ptoportioa du fu- 
CR aux lïftieuts aqueufes pour la con- 
Sftaaœ fimpenfe , on le point de fatora- 
tîM, eft de dem parties de{ncrei;niitre 
«ae de liqnenr. Hais dins le^i^ ter- 
lat , l'eau eft occupée en partie par la 
■atiere émulfive , enlbrte que U dofe de 
Jnffe que nous avons prefcrite peut être 
sine plos qne (oflBCinte pour chargei 
■ette liqneui au point delatoration; mait 
il vaut mirai craplover trop ite fucre , 
qwd« n'en point ennLDyeratrfz. Vtxci» 
ait d'antres inconvénitat que de laiOer 
du focte inutile dans le vailltan oil on 
le bit fttndie. Cefnerernperflaferépate 
d^ûllenrs fort aifétnent , en veriknt le 
favf par inclinaifon, au lien que la trop 
petite proportion de fncre rend encore 
flss fnjette à s'altérer cette préparation 
fii y eft déjà fort portée de û nature. 

OiGEAT , j^ d", le _firep targiat 
fft ainfi appelle , parte qu'oa demande 
dm les pbuwacopées une déc 
d'orge an lien de l'ean commune. 

cette d^coâion nuit à l'Krément , 

ajouter i la vertu. Anffi tous le* or- 
tiftes, qui lavent évaluer J'aprii la prati- 

Îe Jei loÏK diâ^s par la Epécnlation , 
gardrot bien d'employer de la décoAioD 
tir^e i la préparation iujirapeen^tati 
*Jlfl'Pilj>»«JMS 4ç (iéfider 6 cette ia- 



ORG ' 9 

IdâitJ eft p)n s bUmable ehee le nlniftret 
qoe la charlatanerie ou la roatiae che^ 
le légitlatenr. 

Une once àe/iraf S'orgtat étendue dans 
huit ou dix onces d'eau , Ait une imtiU 
lion ordinaire. Ce firop fert donc i pré- 
parer une émulfion fur -le -champ. Oi 
comme l'émnlfion préparée avec le^rof 
â'orgiat , a exaftemtnt les mime* vertua 

Îiua l'émulfion tirée immédiatcmert dea 
emencei émulûves , i cela près fenlo- 
ment qu'elle eil néceiriircment très-Iib 
crée , on peut ufer (ans fcrupnle dans la 
plupart des cas , de la commodité que 
Fonrnit le Srtf tarpta. Voyez ÉMUi^ 

SIOM. C*) 

ORGENOMEBCI, Cfo?. obc , ancien» 
peuples d'STpaçne qui faifoient partie 
des Cantabret , félon PUne , 1. IV , chap. 
lo. Le père Uardoùin leur donne la céte 
d'Afturie, depuis Santillane iufqu'à l'Ât 
ta, qui coule i Oviedo. (_D.J.) 

ORGEOLET m ORGUKIL , T. m., 
Cbiruj^it, maladie Jet panpieret. Petite 
tumeur eireonfcrlte , renitcnte , qui vient 
fur le bord des paupières, tout auprès 
des cils. Elles'échMiSi!, devient rouge , 
& fc termine par fuppnration. On l'ap- 
pelle argreUt , parce qu'elle eft à-peu-prM 
de la KrufTcor il'un grain d'orge. C'cft 
une elpece de clou ou de fronde, qui 
vient ordinairement de l'obiliuâion dea ' 
eUnJeiféhacéesi auflï en arrive-t-il plu» 
^miliérencnt i ceux qni ont en des in- 
ilantmatioas aux paupières. Ce bouton 
eft ans danger, il parcourt ordinaîre> 
ment en quinze jours fci différens temps. 
Une mouche couverte d'emplitre dia* 
chiliim gommé accélère la fuppuratlon. 
Si l'inflammation excitoit beaucoup de 
douleur, il fkudroit baflîncr l'ceil plu* 
ficUTs fois par jour avq^r une itécoâion 
émolliente. il eft rare qu'on fait oblige 
d'aider par une trés-petîti incifion avec 
la pointe d'une lancette, la fortie de 
l'humeur. Cette petite opération d'ail.' 
leurs n'a aucun inconvénient ; Se & elle 
n'cft pas faite prématurément, elle peut 
empêcher le pus de s'épailfir & de for- 
mer un durillon, difficile i réfoudre i 
la circonférence du bouton. ( T) 

ORGIASTES , {. m. pi. , Ilifi. imc. , 
nom qu'on dnnnoit aux prétiedét dcEac- 
chus, ou aux bacchantes qui préfidoicnt 
nuz orgies. T^'m Oic(ES> 



.,.,i,;<,i-, Google 



lO 



ORG 



, . _ , Doin <]«i fctei de Sicchus, 
■utremmt appelléec hacehmaks & diany- 
^fdtt. Hais le nom d'ergitt étoit com- 
BHia t ptuficurs autra fétet, comme à 
cetls det mufn , à celle de Cirh & i 
otUe de Cybele. Servius dit qu'au coin- 
(uncemcnt on uommoit en grec tgici, 
tout» fortes defactificei, & que ce ter- 
ne r^poodoit i eelui de cMmoniu chez 
\fit Romaint. 

hnarghty comme Rtet en l'honneur 
i» BaKhiu, (ont ippeiliet »pa tritte- 
rica dans Virj[ile, parce qo'on les viU- 
broit une fais en trou ani. Le mot trit- 
UHealtdiU Jerfifi tiais&i'r«;i amiie. 

EUei |:ttrent naiflance en Egypte, où 
Ofitii fut te premier mçdele du Btcchnt 

C. De-là elles pRlIèrept en Grèce, en 
e, cbei lec Guiloli, & dans pref- 
qut tour le monde p^en. EUei vtolçnt 
d'abord fimples & trèi-honiiétes i mais 
£llet furent chare^es Infcnliblement de 
cérémonies ridicules , & finalement les 
liiftoriei» nous aiTureat qu'ellet furent 
^rtvet pendaiit la nuit a de lî grands 
exci» & à (Im débauches fi hontciifcs, 
que l'an de Beme $64 , le Ténat le vil 
•bli;;é de ks abolir dam toute l'étendue 
4e l'enipire. 

Nous pouToni dire iniourirhoi fani 
' crainte, que cet Fêtes de Bacchti<: , outre 
knrlicL-nceinexrufable.étoient chargées 
it felict & d'extravR^nces : mail il en 
«lûia cher ù Fanthée , pour avoir antre- 
fois tenu ce propos fur let lïcnxi car 
fes ttntei même, épriiés d'une fureur 
bachique, le méconnurent, & le nir^t 
CB pièces ftir le mont Citheroo. 

H 5 a dant le jirdin Juftiniani ) Rome, 
nn vafe de marbre bien prccienx, fur 
lequel on voit nue repréfentation de ces 
ergirt de Bacchos. On penfeque ce vafe 
cK de la main de Scaurui, nou-rciilc- 
nent par la beauté du travail, mais i 
cnufe de la léfaritine qui s'y trouve, & 

rii n'a aucun rapport avec le refte. 
D. J.) 

ORGIOPH.ANTES, t m. pi. , ff<,9rfr( 
mie. , nom des principauic minii^res 01 
làcTJiicateurt dans le* "rgiti. lU étoien 
&ib ordonnée ann ornafteii car parmi le 
Grecs , c'était aux femmes qu il appai 
trnoit de préfider dans let vyllerM de 
BaLchut. 



ORG 

ORGUE, fubft. mafe. , MuJSjwf , 
l'orgue eft le plus granil & le plus vafta 
de tout IcE inftrumcns de mulique , on , 
pour mieux dire, c'cil uncompufé d'une 
multitude d'inftrume nt à vent , de natu- 
re & de genre diftSrtns. On ■ cherché 
à imiter , dans les divers jeux de cet im- 
menfe infinunent , le Ton tendre de la 
Hâte , le crit pcrijant du flageolet , le ton 
champêtre des mufettet , des hantboii Se 
des balTons , le) effeti de l'ésho , le bruit 
éclatant des claîrans & des trompettes. 

L'art a même entrepris de copier un 
des pins beaux ouvrages delà nature, 
en s'éffoTqant d'imiter dans ecl inltm- 
ment les Fous de la voix humaine. SI 
l'on n'a pas eu un pkin fnccjs dans cet 
différentes entreprifes , on a réufli du 
moins à rendre l'orgue l'inllruincnt la 
plus beau & le plus confidéTable par la 
variété de fes jeux, par fon étendae Se 
l'éclat de fes font. 

Dana l'exécution de tous les inflru- 
mens , la tête la plus favaiite n'a que le 
recours des mains pour rendre & expri- 
mer les idées qu'elle a conques : l'oi^gav 
qui a tn pédales , ainfi que la harpe, . 
a l'avantage de préfenter aux pieds du 
muficien un nouveau moyrudefatixfair« 
à la rapidité de fon imagination & à la 
fécondité de Ton génie. 

Vcrgiti, ainfi qua toutes lei autrea 
inventions, n'eR parvenuque lar degrét 
au point dcpeifcâîon oit on le voit au- 
jourd'hui , lur-tout en Hollande & dnna ' 
le nord de l'Allemagne, où l'on trouve 
des mt«ei plus grandes , plus harmonieo- 
fet , £: ptuï enrichies de changemens qub 
celles que nous avons en France. On'a;ira 
commencé par faire des «rgwi compoféet 
uniquement de jenx de fliifes , dont l'in- 
veiilîoii paioîl avoir été alTez l^cile , pniC- 
qui ces jeux ne font qu'une liiitc de P.ilte* 
â bec d'un fcul toi: , qui , an lieu de rece- 
voir le vent de la bouche dn mnficien, 
le reçoivent d'un fommict que l'on rem- 
plit de vent par le mo^cn de pluCeon 
fonfilets. Telles étolcnt vraircmblable- 
mcnt let erfuti dont i^n commer.qa i fe 
fervir dans les é^lil'ct d'Italie l'êi 1c fep- 
tiemr fiecle, ftius le ]<ontitic:>t di.' Vitalien. 
Du moins eH-il certain que les premicrel 
uif uti i plufieiirs jirux , qui farurcnt ca 
occident, n'y fnttnt cnvayéi'S qix dan* 
le huitième fiecle (ar Côuflantin Co- 
ivcayme , eo^tciir d'orknt, qui en it 



dt, Google 



ORG 

frâhd 1 Pc|rin, auteur de b fécondi 
nce lie lias tais. Il -; a tout lira de 
fntamCT que pir ces ergan i plurieun 
loii, dont toux les hiftorùasoutcufoln 
it rematqoei l'énblilTeinciit eo France, 
m iciit entendre det ergiui qui , outre 
tes Knx di âùtci, avoient encore dei 
i^cx d'icche. L'iavcatioD enadùpurii. 
tK d'i::tint pins admirable, qu'en eiFet 
ce$d£TDteTs jeux, par la force, l'énergie 
ftTccdtde letiisfuDS, ctvieat bien plus 
vn^m à produire un effet ptupurtioané 
• Il vaâe capacité de certaines egUiês. 

A Paris , les hâcms i'grgms font de 
b mBiKasauté des luthkrs, faâeur ' 
threffins , &irenn (l'infirumenj à v< 
(*<7*«ces mots J mais iUfe bornent 
fiKBKOtà lacoutlruâjundes «rjwM, qni 
ik d'ua détail inoieiire : Us fbnt aulB de 
Mtitf biifiët: d'arfiuti peur placer dans 
In apçutenwm , ainfi que dçt CTinettcs. 
Il fiKlit? de parler ici île la conUntftioa 
4ei gruadc nguti fui fe placent daoi les 

Foni ^n'on {àâmi d'tT^ts applique 
Ik principes de Ion art avec connoiAaiicf , 
3 doit an moins ùvoîr les ptinjipties re- 
^n de la injchaiiiqDe & de la Itetique, 

E' om pour objet les loix de l'équilibre 
corps on des puidàncL-s qui agiiTcat 
Ici Dnes fur les antiesi il doit aufiîêtrc 
a fiaii de la meiiDiféiie. La inéchtniqve 
kl ^>prend 3 an^.enter les furcci daus 
In machines i la {batiqne lui fauraît 
les loix de l'équilibre , & la menuifcrie 
hi enfeit^e les principaux alTcmbUges 
^'■1 faut empbyer dans certain» plecet 
dt Végae. Un de ces priacipaux objets 
»ft de coanoitie tous les différens tuyaux 
£ jeux del'ergvr, d'en lavoir ftire le 
£apa(aa ou figure triangulaire qui fcrt 
a trouver le* lonsueurs- & les lari^eurs 
convenables de ces tuyaux, lesdiSeren- 
tes pièces qui con)porentrrir:?«r,& «on- 
■eut le tout fe correfpond. 

Les principales matières qui entrent 
4ans la ËibriqDe des iirprwi , (ont le bols, 
téuin & le plomb. On fe feit de chine 
de Hollande pour les tuyanx de boia.i 
In tomaitn on la partie de l'ovw fur 
laquelle les toyanx (ont rangés , let ckt 
«ierc Se let abrégés ou macninct qnl ré- 
dciTeoila lon^enr du fonunier reutive- 
■eut i celle du clavier. 

QDniqne , jans le befofn , on paiffe 
mplffyer toute forte d'éuia ■ on ytitan 



ORG U 

««pendant l'étaln tin d'Angldfrre. Ponr 
ce qui £i\ du plomb , on prend du plimb 
uidiiuirc. On tire ces d;Qx uiêtauk ea 
lames ou feuilles auIH minces , auQi lon- 
gues & aiifli l.ir^'es on'on en a bcfoin. 
{•'ayn la façon de les tirer , a» SMf 
Lamineur. ' 

Lorfqne les tables ont été eonlées, lo 
bâctir écrouit le métal, c'eft-i-dire, )o 
darcit an marteau : pour ctt cfièt , il fe 
fcrt d'un marteau rond , dont l'une dea 
CTitrémités eft plane, &rautreconfexe) 
il étend les tables fur un établi bien uni , 
& les redrciri: en les frappant avec una 
batte on forte reirle de bois bien dreSée 
far le plat , les tJiotte enfiiite avec U 
£3lcre C efpece de rabot qui a une queue 
fut le derrière , & une forte clieville qnl 
le traverfe furie devant ) pour U's égaliler 
de largeur. Quand ce font des tables ds 
plomb qn'on labutte, 1: fïifteur met tou- 
juurs en'dedam du tujau le cAté raboté. 

Après que les lamet ont été bien rabo- 
Jes , ou polit lïs t«btes d'ctain au bruoif- 
bir, qui ell nn morceau d'acier arrondi 
& tiès-poli , avec lequel on les rend Ini- 
fantes à f')rce de Ici frotter i on y répand 
enfiiite licffu» du blanc d'Efpasne écrafé. 
dont on frotte ta table avec un morceau 
de ferge Juf^u'a ce qu'elle fuit finie de 

On emploie encore dans la fafture de( 

gin, du laiton réduit en tables dt di- 
»err=5 épaHTcnra , & en fil ; on fe fert 
nnfli dn fer pour les nittei des rouleaux 
d'abré~é,éi autres chores néceflaires. 

Le fut ou le buffet d'argui eft un ou- 
vrage (le inenniferie , dont les parties 
(aillantes Si arrondies ('appellent tou- 
relles i on nomme piates-Faees celle» qui 
font entre les tourelles . & dont la Forme 
& la grandeur (but arbitraires. 

Les fommlert, lui font touioursplaeét 
horifonCilement derrière la fice du buF- 
ht , (ont telatift en nombre aux clavlert 
qui* n'ont ordinairement que quatre oc- 
Mves, auxquelles on ajoute auclqucbii 
no D-la-re en-bajat . Se un A-mi-la en- 
bas. A l'exception du fommler & du cla- 
vier du pcfitif , qui communiquent l'ua 
à l'autre par le moyix des barcules qui 
fout des règles de boif de cbtne de cîiict 
ou Hx pieds de loofueur, pins larges dans 
leur milien que dans leurs extrémités 
(elles font pvfitcs de ehamp ou îiir leur 
'ù)n£ueu&largeut, & lew nilicu porte 



dt, Google 



« ORG 

ftir nn in d'ine qoî eft garni il< pointes) , 
tous les autres fommiers communiquent 
aax claviers par des ahrégis qui font en 
même nombre qne les claviers^ 

n Y ■ de doDx efp«ces de iayaax : les 
uns font en bois & les autres en éuin 
on en plomb, Let tuyaux de bois ne dif- 
ftrent entre cuit que par leur grandeur ; 
iU font Faits de quatre planches de bois de 
HoUamle , alTemblées i rainure & i Ixn- 
guctte, fortement colléei enfembie i elles 
forment, intérieurement nn (fuarré loitj 
pai&it, qui eft fermé par b bas par une 
pièce de bois qu'on a percée dans le mi- 
Beu pour recevoir le pied du tuyau : 
on l'appelle centre-bifeau , parce qu'elle 
tft Dp^ufce au bifeau qui ell une planche 
ébifelee on coupée en-Jeflbuipar inclinai, 
fbn, &qui travcrfe le tuyau. Le petit 
vnide qui eft entre la lèvre intérienre & 
le bifeau , s'appelle lumierci; & celui qui 
eft entre la fevre inférieure & la hi^i- 
rieure, fe nomme bouche. Ces lèvres, 
qui font formées par deux traits de fcic , 
tant un quarré parfait .' on les fait avant 
it coller le tu^au qu'on ferme par le haut 
■vec un tampon , qui eft une pièce de bois 

3 narrée, couverte de peau de mouton, 
ont le eôté vetucft en-dehars. Ce tam- 
Em a un manche de bois pour pouroit 
retirer ou l'enfoncer dans le tuyau , 
lorfqu'on veut accorder. 

L'air qui eft chaffi par les fouffleti , 
(litre dans le tn^au par le pied , & fort 
par la lumière pour fc divifer en deux 
parties, dont l'une fort iIq tuyan & fe 
perd , & l'autre entre en-dedans par ex- 
ploGons ou fecDufTes , frappe Si foule par 
degrés l'air qui ell contenu dans le tuyau , 
ti forme un fon. 

Pour ce oui eft des tuyaux d'étab ft 
de plomb, le fafteur étend fnr fon éta- 
bli les table* de ces métaux, &les coupe 
de h grandeur & de It forme qu'il juge 
iiécefïairet pour en faire le corps des 
tuyaux. Après qu'elles font coupées , il 
divife la partie inFiirieure, qui doit for- 
mer le bas du tuyau , en quatre parties 
^les,& le* arrondit, futvant les figures 



tn frapjtani delTus 
qu'l ce que lis deux arêtes fe rejoignent; 
il les gratte cnfuite avce la pointe i grat- 
ter , & les lôiidc. 



ORG 

La rondureéthnt faite, il les arrondit 
iine fpis, afin qu'il ne paroKR plus au- 
cune bofTc ; il forme leur pieJ qui eft un 
c6i)e plu) ou moins alongf , le blanchit 
& le Tonde comme le corpt du tirytn. 
Quoique la longueur des pieds foit îi»- 
différente pour le jeu, cependant, pour 
en rendre l'afpeâ plus agréable, on tes 
proportionne ordinairement 1 la longueur 
des tuyaux. < 

LoFfque le pied dn tuyau eft fitit, o» 
fonde k fa balê un bifeau par fa parti» 
circulaire. Ce bifeau eft fait en forme d« 
D renverfé comme O. C'eft ^r celte 
fente que l'air des fobfflets patfe par lo 
corps des tuyaux. Le bifeau appliqua, 
ou loude le eorps fnr le pied , & le tuyaa 
eft achevé. 

On bouche les tnytux de plomb pat 
une plaque du même métal , fondée fnr 
le haut du corpt , & qui le ftirme exafte- 

Les tnyauK ï cheminée ont an trou 
fur lequel on foude un plus petit tuyau 
fait delà même matière. Ces deux er^ccet 
de tnyaux font tonjonrt garnis d'oreillest 
au moyen defqiietlet on les accorde : eei 
oreilles font de petite* lames de plomb 
mince* & flexibles , qu'on foude aux 
denx cdtés de ta bouche des tuyaux à 
cheminée. 

On règle fnr le diapabn la bngoenc 
& la grofTenr de* tuyaux : plus ils font 
courts , & 'plnt lea foos qu'il* rendent 
font aigus. 

Au moyen de ce* machines, en for- 
me dans VfTgai ce qu'on appelle un jen. 
C'eft one rangée d'un certain nombre da 
tuyaux de m^eefpew.polifc ordinaire- 
ment fur un mime re^iitre on règle d« 
bois qui gouverne le venti cet tuyaux 
[brment une fuite de tons par une pro. 
grelHon chromatique , ou par plufieura 
fémb-toB* de fuite , & qui f«nt d'une éten- 
due convenable 1 la qualité de chaque 
jeu. 

Tout le monde fait que le* grande* 
orpi» que l'on voit dans no* temples , 
font campoféo de deux corps principaux : 
le plus grand , qu'on appelle crand or- 
gue 00 grand bitifet, elt place dans le 
fond delà tribune, & le bas en eft élev< 
de douze i quinze pieds ao-delfus du 
fol de la tribune. 

Le plus petit , qu'on appelle pofitiF 
on petit bu^, eft placé en iuUie liir 



dt, Google 



OR© 

Irfcvuit, Amtfenan-ieSaiiv plan- 
An de ia tribune. * 

Quican de ces deux corps cft ginii en 
face de tuyaux d'étain Ba , & cette (âce 
(C tppcUee montre } elle ell ordinaire- 
ment coim>orêe diat le gnad oigue , ainll 
qae daas le po&iif , d'Dne putie dei jeux 
1 & prefomL 



■TSt 



ntm tu bà« dn grmiiil argue. L«t plus 
[rndn nx>"'oiH cim) claviers pour Ici 
MHS, plaça comme nous renoos deU 
£re, & un clavier particulier pour les 
ficdi, placi à rafe terre, que l'on fioiume 
ekTÎei de padile. Le plut bas des cinq 
clnien, dont nous avons parlé il'iboidt 
(fi «lui du poGtit Ce pofitîf a ocdinaîrc- 
■KOt dix à douxe regiitres ou chuige- 
■oi d» jeux. Le fécond clavier immé- 
diitesiEiit *u-deflas de celui du poCtif , 
là le davier du grand orgut ) U a ot' 
dioairenent quinze ou feize regiftrcs. 

Le troifieme cUvier, qui cit celui du 
nilien , eft appelle clavier du grand jeu 
M davier de bombarde , & il a quatre 
«a cîaq rcçtftres. Le recond & le troi- 
iicme clavier penTent s^vaucer ou Te 
nculer, à la volonté de l'crganiAe , fui' 
TiDt qu'il vent Te fervir il!uu , de deux , 
«n mime de trois claviers en même temps. 
lu ont chacnn quatre oâaves complètes , 
iepûs le C-fol-ut srave, jufqu'au C-fol- 
vt le pins ai^ ; ce qui (ait .4S ou 45 
togchct on marches, y com[sis leifémi- 

Le quatrième clavier ne fert ordinaire- 
acnt que pourlaoïain droite; il a deux 
oâxvnj u j'appelle daviei de récit, 
fVM qu'on ne l'en fert que pour cxécu. 
In des récits, c'eft-i^iie, desputinde 
^cfTni i U n'a que deux rexifires. 

Le cinquième cLtviei, qui sft le pli 
^nt de tons, a trois oéUveij il s'ap- 
pelle r^atnvrif/cfre.'ilaciuq ou fix chan- 
giaaeas trèi-doui^, qui forment en effet 
une efpece d'écho aux quatre autres cla- 
nen, dont les jeux Ibnt.plui ibrtt. 

Le elavier de pédale dl compofé d'en> 
ViioD deux oftaves & demi,&uaqnatte 
«a cinq regiftre*. 

Les grande* orgues font oompofées 
tès-grand nombre de jeux ilifFérens 
(tuuc ;cu complet elt lui-même 1 
feUii'aae fuite de quaraute-huit tuyjux, 
pi nQ4tnt le «vJî 9u> ^<iW ^ B">S^'- 



ORG 

Chictm ie ces tujaux eft n 



li 



.._ WritabI* 
inftrumentAvent. Let uns Tootà anche, 
& ticnneAt par oonféqucnt du Ton dn 
hiut-bois ou du balTon ; & In autres font 
fans anche, & tiennent plus ou moins da 
fon de la flûte. 

Jatx itfiStt OD de wmtatimi. 

Les tuyaux îles jcnx que nous nommtfi 

ns ici en général jeu itjlùit, pourlet 
diftioguer des jeux d'anche , font d'étain , 
oD d' Etoffe qui elt un mélange d'étain & 
de plomb , ou fimplement de bois de 
çhéoT. Ou doit les conlidérer touE,aiiifi 
qu'il a été obferTéplus haut, comme det 
êfpecet de flûtes i bec qui font conÇ- 
truites pour ne readre ^u'un {eul tor(. 
Naus allons donner une idée de ces di& 
fërens jeux de flûte. 

Le buiri/m peutêtu re^nlé comme 
la bafTe de l'orgue : les tuyaux des deux 
oâsvn d'en-bas font de Jrâis, en forme 
d'un quarré long , & bouchés d'un tampon 
auifi de bois , garni de ^eau de mouton» 
aiin que le vent ne ■.'ctijppe point; ce 
Uiiipon , qui entre juito &. ferré dans le 
tuyau fert il l'uccorder en reiifon«;arft 
plus ou moins. Les tujaux di;^ deux 
autres oâaves font d'étoffe & bouchés par 
Le haut : iU c 'accordent. par des oreilles 
du uùme métal , qui font placéet aux 
deux eétés de la bouche du tujau , c'cft- 
i-dire, une de chaque côté- Four ac^ 
corder le tuyau , on écarte ou l'on rap- 
proche plus uu moins de la bctiche ces 
oreilles qui font affez minces pour être 
flexiljles. Lesautres tujauxdeccmême 
métal font ouverts & n'out point d'C- 
rciJleti ceux-là s'Kcorilen^ pir le haut 
en pinçant le métal ," cuur donner plus 
on moins d'ouverture' a l'extrîmité fupé- 
rîeure dfi tuyau ; quelquefois même pat 
la bouche du tuyau , enTolivrânt ou iK 
fermant plus ou moips. 

On appelle en genéiàl jeu de 4, 1, 
\6 ou ï3 pieds, celui dontlc tuyau C- 
fol-nt grave eft en effet de 4 , 1 , m ou 
31. pieds de hauteur t mais les tuyaux 
de bourdon fent ^rc^uc toujours l:na- 
chés , & pour lors ils T'un-nt une oftave 
plus bas que s'ils étoicnt ouverts. Ub 
tuyau uc 4 pleils bouclié ionnc-le s pieds, 
ouvert i le g piedb touché Ibnne le 16 
pieds ouvert, & le icgià'ilsbouchéfonne. 
te 3» pieds ouvert. Dnns quelques-uns 
4^ï Kji» %9e l'w eft diHis riflâge in boHi- 



dt, Google 



'♦ 



ÔRG 



cher, il ;a Jet tiiyanx qu'on netwticlie 
^g'il 4ci'ii) FUIT Itrr confetTer vn fon 
tnoîni Totm!. La plaque qui fefmeit haut 
du tuyau eft petcce d'un trou auquel ell 
adapté on lUtre petit tuyau qui n'a qui 
le quart du ilinnietrc du gros tuyau. Lei 
tuyauK *infi beuchéi i demi t'appeUent 
tuyaux i çheminit. 

Le jcn nbmnji frrfiimt cft d'étaîn, di 
quatre pieds, toujonn ouvert, & par 
conféquent il eft i une ofiave plus haiit 
que le bourdon i on ie regarde comme 
le principal jeu de l'orgi;e , parce qu'on 
le fait jouer avec tous Itï autres jeos, 
A que d'aitkurs l'efi fui lepreAant qu'on 
iceorde l'orKUe- 

Le nafari cft it la qtiinte Jn preftant 

la icuhktif efti l'oftase du preflant. 

La tirrce eftain&noinmée, parce que 
le Ton des tuyaux eft à la tierce de la 
douhlette. 

le larigct eft l'oâave Un nafard. 

Les tuyaux de ces quatre jeux font 
hitl comme ceux ilu preftant. 

La j?vfr proprement ditccit àl'uniflon 
du preftant , & elle n'en djFTcre que par 
la qualité du Ton & la fbnnc des tujaan 

3ui font fermas comme cens du bour- 
on. 

\.t/*timiturr eft un compofe de pln- 
fieuTS tuyaux; c'cft-à-dire, que quand 
on a fait parler une touche (te ceitc four- 
niture, on fait réfonner à la foif prcflant . 
nafard , doublette , tierce & larrêot. 
Cet tuyaux Tont fortpetftt, le plus Fort 
d'entre eux n'a que fixpoucKile hautj 
ce mélange Tarie fuivaut les ditRicntes 

La. cymialt ell auflî une fuite de trois 
tuyaux Tur touche, dans le même genre 
,que la fburtùture. Toui les jeux dont 
nous venuni de puler, fe trouvent dans 
le pofitlF. 

An gnind orgue qui répond va fécond 
clavier, il y a auflî un bourdon de 4, 
i, 16, Si mitr.e rie 31 plerii : il y S, 
àe mJmc qu'au pclitif , Un preftant, un 
narard, uncdoiblctte, une tierce, une 
fourniture, une cymbale î & de plus une 
fDOTte ÊJ* xa/ard & tiv grand cvnitl , qui 
eft un compolï de Iwuriïon, preftattl , 
aarard. tierce, quarte de rirard, flûte 
& doublette : ce qui fait Tept tuyaux fur 
tcuchc. Ce jeu de grand corni;t n'a que 
3; en 30 iDucbéi , à compter depuis le 
C-Iel-ii( d'en-hanti en ddctndaat L«: 



ORe 

boufddhï.preftmi.dotiblettei, trfinbklet 
& tiiurnituresmis enlemble, forment M 
qu'on appelle le pM« j'm. 

Au clavier de récit il 7 a aufli nil 
cemttf il eft compoQ dei mèmn jeUKf 
mais de plus petit* taille. 

n y a outre cela dans les grandn o^ 
gncs , un cênttt iécbt qui répiMid au cîim 
quieme clavier. Comme lei oâavet 1 
telles que le preJliEit & la doublette, 
ne fout que des repllqun du fan foniU^ 
mental, ce ne (ont point elles qui, à 

Sroprement parler, forment l'harmonJa 
e cet nélangei dejMx d'orgue; cette 
harmonie rtfulte principalenient du na* 
£irdou quinte, & de ta tierce , lefqucUn 
'ont avec l'uâavc l'accord parfait, coni'* 
me tout le monde fait. Mats il eft bieil 
digne de remarque que ses deux font 
hnrmonîqaes aient été mis de tont tcm|M 
dam les jeux de l'orgue , précifénent 
comme la natiirc Ici donne dam la râbn* 
nance de tout oorpi fonore : on fait en 
effet que, lorfqu'on fait réTonner dn« 
greffe corde d'ififtrument, le fon prini 
eipnl eft accompagna de plufieurs font 
harmoniques, parmi Icfquels on dlftin^m 
la quinte de Umù$t»Jt, & la tierce d« 
fil double oftave ; ce font précifémcnt 
le ualïrd &la tietct des jntx d'orgue, 
jttac d'ancbt. 
On appelle dans ToTfotjtMK d'anche, 
ceux dont 1« tuyaux font en eff(:t garnit 
d'une anche qui leur liit rendre un foil 
D-pcu-près fcniMable i celui des haut- 
bois , baflbns , & antrei InArumens A 
vent & i anche , dont nous parleront 

au m§t FaISEUK D'INSTIVUENt A 

Cette anche eft de enivre, fiellea U 
Forme d'un deml-tylindre creux , dortt 
h partie concave eft couverte d'une lime 
de même m jtal fort mince, que l'on ap- 
pelle laiig«rtu i oA la fait entrer dans un 
noyau qui cft au bas du tuyau , & perc< 
de la même groffeur : on la ferme par te 
Hoyen d'un fil de Fer que l'on nomme 
efittt, lequel prefTe plus eu meirii (a 
languette, ft Fiit rcn<lre au tuyau defe 
fons plus graves on plut aigus. 

Le principal jen d'anche eft appelle 
tTomftiit, il a huit pieds de haut, fteft 
A l'unitTon'du bourdon de quatre pieds. 
Il y a une trompette au pi.lHtif, tmean 
{rand crgne , «ne ^nt ie cluvitr de tiàXt 



dt, Google 



ORG 

ne qmtrietne pour k cUvinilB graaj 
)ca, i :nEii fiic et même cUvier une 
cÎ3'|ai^ai? qa'an nomme boinbarie, & qui 
«t i oae oiiave plu» bas ijue ks prcci- 
A-attt. I,eï tnyaxix deees jeuKiie trorn- 

trttes ont la igu^c J'iin comet très-bn_;;. 
c jeu noaimé clatran n'a <;'.ie cjuatre 
pitds , t D'ïft outre itah qu'une ctom- 
Mtte qoi eft à nne oâave plus haut que 
Il tnwnpccte ordinaire. II y en a un au 
Vt&àî, un au %tini orgae, fiiuitrui- 
Mznu aa cUviet du gnnd jcii. 

Le cTjBtornt cit dd jeu i l'aniflon de 
b Boaipette , qootia'il n'ait q^ue quatre 

ei ; ce qui vient de ce que ies tuyaux 
des cylindres ilongcs , Sl nu Tout 
f^iat cvares en cane ou cornet, commE 
teuidela trompette: leur anche eQ d'une 
iritTsar & d'nti^ longueur ptopartion- 
Bces aa Iba ^n'îU doivent rendre. Il y 
a Ma crostornc an poStif , un an grand 
•tgiie , & un autre au clavier d'écho. 

Ceit le cromorne dii pofitiF qui fert 
pinr les morceaux appelles tnufttUs, 

La voix b^unainroa r^n^ n'a que ncnf 
^eei de haut i fes tuyan?( funt Fermés 

Kle hant, un peu plus qu'à moitié de 
r diamètre. Quoique beaucoup plus 
petite qae la trompette &!e cromorne, 
cUc cft cepenJantàrunifTonde cesdeu.i 
jeux ; ce qni lient de ce que fcs tuyaux 
fiiat en partie Fermé; par le haut. La 
fois humaine eft cylindrique comme le 
cromome , & elle Imite un peu en cfiét 
k foa de la voix de l'homme. Il y en 
a au poGtif & au grand oreue. 

Quiique les jeux d'anche .felts avec du 
fer-blanc puiOent être trôs-harmonienx , 
un fiUleur întclli^nt nelet compori; ja- 
mais (le cette matière, parce qu'elle eft 
&tjette à la rouille i ee qui fait que les 
tnyaai Te percent Se ne durent pas loag- 
teaips. 

Comme un jeu d'anche n'eft parlait 
Wantant qu'il fuit enaâement le diapa- 
lonfur lequel il elt coulbait, lorf^u'îl 
arrive qu'une anche donne un fon plus 
grave qui: celui ii'uoc autre, un iàucur 
doit U retoucher en diminuant l'épaîf- 
{cQT de la languette , & en lui donnant 
nne proportion convenable. Si les cor- 
reâioot qu'il y ftit n'opèrent rien, il 
doit tout de fuite en mettre une autre. 

Le célèbre fadeur Franqois-Henri CU- 
IBDt a compol? un nouveau jeu d'anchs 
Vûfiwncleiuutfant, Uttnyausdc et 



ORG 



If 



jen ont aniE «n ^ntlquc Cirtc la f™^ 
du hautbois i ce jeu fe place an pofitif. 
Tout les jeux d'anche dootnous venoiK 
de parler font d'éCain. 

Il y a , pour U cU«ier de pédale , m 
bouTiloa de4. Si auitf pieds , une ftùte, 
une trompette , un clairon & une bom- 
barde, qui eft un jeu d'anche à l'oftavi 
plus bts que la trompette , somme ooui 
l'aroDs dit ci-deiTut. 

Aprèt avoir parU dn diffiéreni jntk 
de l'orgue & de leur conftruâion , noui 
allons dire nn mot de U manière doat 
font oonllruits les fbtiffli;ts , le réfervoÎE 
du- vent nommé le yoinufirr, & les con» 
duits qui diibtbuïMt )« vent dans Itt 
diSîrtni jeux & tuyaux de l'orguî. 

te/emmirr eft une efpece de gianilt 

tfTe de boit, dans laquelle le *ent der 

offii;ts eft conduit par un porte-veilt 
de bois ou de plomb, & d'ofi il fediRii< 
bueenfuite dans les tnT3Dx qui font polies 
fuj les trous de la partie fapétieure du 
fommier. Cette dillributian Te fait i U 
volonti de l'organifte, qui, avant de 
jouer , fait mouvoir ,dc! barreaux nom- 
més repjlrri , dont l'eftct eft d'ouvrir oB 
de fermer le paflïgï du ve»t pour chft- 
cnn des jeux de l'orgue. 

Mais pour entendre ce que nfini •voni 
à dire ll-delTux , il ^ut fe figurer qu< 
les diEFcrens jeux de l'orgue unt rangés 
fur le fommier de la manière fuivante: 

Par exemple : 
Prcdant ut, ri,mi,fa,fil,la,/lyBt. 
Trompette ut, rt,^, fa, fil, la, ^, ut. 
Clairon ut,ri,mi,fii,fit,h,Jl,ia. 
Cette difpoûtion ^it voir que tous les 
mêmes tons des diffërens jeux font dirpo- 
f:s fur une mime ligne, comm/onlevalt 
ici dans les jeux du preftant , trompette 
Si clairon,, que nous avons pris pour 
exemple. Quand l'orsanifte touche le 
clavier , il arrive que chaque fois que fan 
doigt fait bailTcr une toncbe , celle de 
l'ut par exemple, ce mouvement de U 
touche ouvre une foupapc enfermée dnns 
le TommierquIdébaDchetoiisln»iin'Jti< 
comme dans l'exemple prient tout Iça 
re|ilh<es des autret jeux font ^nné: , il 
n'y a que les ntda preltnnc, do latiom- 
pette & du clairon, qui puiOent parler. 

, Il faut au moins quatre TÔaJîrti pour 
fournir le vent à un oryue d? feize piedt* 
& &x fiund il y ■ un pâûti£ 



dt, Google 



«« 



ORO 



L« plis in fonfllets fe fbnt de deux 
petits sis lie bois Fort mince, fnrlefquels 
on colle de la ptau de moutoa; ces (buF- 
ficttontcaminunément lix pteJi de long 
fur qnatre de large : claque foRSet iloit 
«voir à (a table de deflbut deux ouver- 
tnres d'environ quatre pouces, qui por- 
tent le nom de bouttis , & qui lent g;ar- 
nies chacune d'âne foopape. Il doit y 
«voir aulB une fonpape au mufle des 
foufflets, afin qn'ili n'cmproatent point 
de vent l'un de 1 autre ; ces bupapts font 
dans l'intérieuT des foufflets. 

11 y a dans les grandes orgues une m^- 
ohanique que l'on appelle trnt^lant, & 
dont il y a deux ^Ipecet : Givoii, le 
tremhliaitfirt tk. le (rentkn^ deux. Cette 
méchanique eft produite par une ouver- 
ture pratiquée au porte-vent, & garnie 
,de foupapes bandées pu un reflorCi en- 
Ibrte que le vent force cette foupape par 
intermittence, d'oïl il réfulte un oatte- 
.nent qHÎ rend te fon trembluit 

OkcUE HVDBOLIQUE, Jfîi^., Inf- 

tmment, foi;te debuSet i'orgui, fait de 
inétal peint &doré, qui joue par U moyen 
dt l'eau dans une grotte, comme un en 
voit par exemple i Tivoli , dans la vi- 
gne d'£ft : on trouve la dcFcription de ces 
orgHti dans Vlljdraulica feuiHatieaie 

ficot. CD- y.) 

OlGUE , Mujiqvt inftrum. itt rnic, , 
Varffu eft un inft^ument très-ancien , an 
moins Vorptt bydnaiHqiu, cnmme on le 
peut voir 1 IVtirJ^ Clepsïdke , miffiq. 
injir. dt! tmc. 

Suivant l'autenc dn SciOtt baggUerim , 
les Hébreux avntent une «rgut ( il la 
vérité très-imparFaite ) dans le templede 
jênifalejn. y, Magiaphe , muT- infir. 
4ti Hfb. 

Les voyageurs rapportent anOï que 
'les Chinois ont un inltrament femblable 
à notre orgut, quoique bien plus petit, 
puifqn'on le porte dans la main : cet inf- 
trumenteUcompofédc plufieurs tuyani, 
' & rend un foil ttês-aL;réabte. On prétend 
^ue le perc Pereira trouvï le mo^en d'en 
mgrandirun, & le pUçi dans l'egilife des 
jérnites i Péking. 

L'inftmment chinois , tiré de Canfeus 
Yde U Chanfre), eft tTè<>probahlement 
Vorfut dont va vient de parler. Ca«reui 
-dit qu'elle fut portée en Europe par un 
Chinait qui étoîtvenu avec des mil&on- 
uinti a parait méiae qu'Us vaienei 



ÔRO 



dû s'expliquer davantage, (f. D.C) 

O^GVE, ÂrtiU., Qucoine compoleede 
ptnGenfs canons de mourqnct attachét 
enfemble, & dont on Te fert pour di- 
Fendre des brecfaes £ des retranchemens, 
parce qne par leur moyen on tire pln- 
ueon caupc à ta fais. Feyt3i le pretniec 
livre des EUmtns de Ai gnare drt^fiigti , 
féconde édition, (.g) 

Orgues de mei , tuyaux iorgta, 
Conchiliohgit , on a donné ce nom i 
u ne forte de vermifTeanx de mer 1 tnyauX, 
qui vivent en fociété ; parce que cet 
vermiffeaux gronppent enféinble Icnrt 
tuyaux, i-peu-près comme cei» de l'inf- 
trument de muCqne que notis appelloni 
argue. Chaque vermiuean a fon tujatt 
repliement : ces tuyaux font d'un beau 
rouge pourpré, l^of. Coq.uille. 

OiGUES , Fartific. , fout des pièces ils 
bois fufpendues i un moulinet fmi 1» 
milieu des portes, qu'on peut filire tonk 
bet pour boucher promptement la porte 
en cas de furprife. On a lubftitué les orguti 
aux herfes, parce ou' ' 

cher la herfe de tombe 
n'ont pas le même ii 

HE»SEC.e) 

0&GUE5 DE MOkTS , ArtiU. , maChine 
d'artillerie compofée de fcpt ou huit ci* 
nons de Fufits pour tirer plufieurs couiw 
i la Fols. On affermit ces Onons fW 
nue pftite poutre, £l«ur lumière pafle 
par une gantière de fèr-blaDc, où t'on 
met de la poudre , & qu'on Couvre juf- 
qu'au moment qu'on vent tirer. Cette 
machine fert dans les chemins converti » 
dans les brèches & dans les retrancbt- 
mens, fauvenC mime fur les vaifTcatU 
pour empicher l'ahordaee, (Û.J.') 

ORGUEIL , VANITE , FŒRTB, 
HAUTEUR, ffnmim. Sy«tm., l'eTf^uta 
eft l'opinion avantageufe qu'on a de loi ; 
la vanité, le déiii d'infpirer cette opi- 
nion aux antres; b l>tnl, l'éloignemeat 
de toute bafléffe i la ImWnir', l'expreffiOB 
du méprit pour ce que nous croyoBi as* 
deSi'Ut de nous. 

Lt canJHefttoujoursridicnle} l'nxi'etj 
toiiJourE révoltant i la>rt/ fouvent ïfti> 
mable ; la bauirur quelque f<)it blCO t qud- 
gaeftfit Bud pUctè. 



t. fr^. 



dt, Google 



ORI 

Li naiOt/ A la fcmrinir lé Ikiflent toB- 
)OBR 'Voir au-dehon ■■, Vorpuil preTijue 
tMEfaDTs. lAfïmrtt peutËtie intérieure, 
ft ne (c dfcele fimveat que pat uae con- 
èàxt noble Eus oftentation. 

La bntav duu les grandi tftbnife 
b jSirC^ dUH Ici petits efi conrasei & 
4aB* tMt les états 1V£m>7 eft viee , & 
b «oitf petitefte. 

Li>àr(/coiivieiit au mérite fup^rieai. 
fa hnUatr, au mérite opprimé i Vor^itU 
«'^partîcnt qn'à l'éliTstian fips mérite, 
ft 11 wwitf qn'an mérite méduicre. 

La vm^té coart aptes l«s honnenn, 
il ^o^ ne Ut rechercbe ni ne les tefnfei 
ÏTfimtil iSêâe de lei dédaigner au les 
demande arec tnfolence; La fwHtew en 
abofe «piaad iii foalacqnit, (0) 

Okcubii^ •4reè*A'^I«rf , c'eft une grof- 
Ic cale de piene , eu un coin de bois , 
^■e les ouvriers mettent fous le bout d'un 
fcvier , OD d*une pince, pour fctvir de 
point ^appoi , on de centie de mouve- 
— \ d'nne pefîe on d'un abattage. 



s idoles qne garJoient précieufement 
les ftaiines initiées anx milteiei de Bae- 
tà*%. Dans les jonis tonuorés i ce dieu, 
des prcnoicnt ces petites flatoet , & 
Itt emportoient dans tes bois , en hur- 
■bat comme des Folies. (D.J.) 

ORGTE, Aatiipiitfy, meiate égyp- 
tieane qni, lelon Htrodate, éto^ de quatre 
coadéea , ou de iix pieds grect. En com- 
foiaut ce qu'en dit cet tuftorien, 1. 1, 
JL T49, & L U, e. 6, il paioit que 
quatre palmes bnt un pid grec, Ax pai- 
res une coudée, & quitte coudées ou 
£z pieds p-ecs font une «rryt. (D.J.) 

ORICUALQUË, L m. , Litt&Uuri , 
^ lada oridMicant , dans Virgile , métal 
aizte , qne oens ne cennaiuoris plus. 

L'micbalqta des anciens & le laiton 
des oiodeniei , lont denx chofes bien 
fiSitreates. Varicbatqiu it* anciens n'a 
point de nom parmi noaSi piree qne nous 
s'ea avons aucune connoiiTniicci Outré 
-Iai,l'atgeiit,leeuivTe,l'«tain, leftr,le 
pUnb, dit Lucrèce, L Vl, vers lUt , 
qû ft tronnrent féparés dans Us cieufeti 
de ta terte, il fe fit en quelques eu- 
iinits de la terre un mélange de pln- 
&eiirs de ces métaux ( & eenctal mixte 
Eut eSioM le plus précieux de tous. Ccft 
fWiUoi Virgile méte i'cricbalipM avec 



ORI 



17- 



7£/r dtU»c aura Jpiatittiltm , a&aqiu 
orichalco 

Ciréumiat laricam bunttrii. 

Maeid. L Xn, V. S7. 

n. n cndoflà une magnifique cuinfle 
d'or ft d'anciiK^t tùtitct'. PUute , dana 
plu&«urs endroits de tes comédies , en 
parle comme d'unechofed'un tris-grand 
prix. Pline, L 3^, £t&, t, convient 
auQi de l'eftimt générale où etoit ce métali 
mais il ajonte qu'on n'en trouvait plua 
de fon temps. 

Au défaut de la nature, on a eu re- 
cours i l'art, & on a bit une erpece 
d'orkbaloiu avec de l'or, du cuivre & 
de la calamine. Ce mélange de l'or & 
de l'airain donna lieu dans la liiita de 
l'ippellM auritbabmm , mot que les co- 
piftes pofiérieuTS oui ne connoilTent plua 
l'urMAaJfH* naturel, n'ont pas manqué de 
mettre par-iont aii ils l'ont pu, dans Ita 
an riens auteurs. 

Bn&n , nos métallurgiftes modernes 
ont compoG: Voricbalqut avec le feul ué> 
lanee decuirre & de pierre calaminaircf 
&ilï*nteontinué de nommer cemèlanga 
aurititikum ou «rkhakum, AiaUÏ trichai' 



L'éleftmm desuicient, entre l'ambre 

Jii'll déCgne dans Virgile, figniHe daa* 
Une, 1. 3}, c. 4, un mélange d'nr & 
d'argent v gui eft cette cfpecc d'oricbalqut 
qui , lelon Homère , brilioit i la lumicre 
beaucoup .plus ^ut l'argent 

Le métal dont il eft <{uellion dans Ezé< 
chiei , c. I , V. 4 , fnuG le terme hébreu 
haïknfinai, eO: VoHcbalqut des anciens , 
& non celui des modernes, quoi qu'en 
diCtBocbard, qui a ignoré que notre lai> 
toii eA d'une invention aUêz récente. 
Peut-étte snSo , nue le cataColi employé 
par les Caraïbes dans leurs ajuftimens, 
& dont .parle le père Labat dans fea 
Voyages , JomC 11 , eft Voricbalqm des 
inciens.i c'eft un métal des Indes , qui 
paroit comme de l'arEcnt , furdoré légère- 
ment iveo quelque cnolè d'éclatant, com- 
me s'il étoit un peu enflammé. Les or- 
fèvres franqois & anglois qui font aux 
islei, ont fait quantité il 'expériences pour 
imiter ce métal. On dit que ceux qui en 



iz^ Google 



>8 



ORI 



ORl 



learftltiage,rurlb[pRrtîet d*flrseiit, trots 
parties de cuivrerDUgepnrifié&iine d'or. 
Un ^t des bagne* , des boules , des 

Soignéet de cannes , & autres ouvn^es 
e ce métal , qui out une grxnde beauté, 
Juoiqu'infé rieur au caracoli uaturel'dcs 
idiens. (D.J.') 
ORICÙM, ou ORICUSm ORICOS, 
Céof;. une, ancienne ville maritime de 
l'Epirc Teptentrional dans U Chaonie. 
avec un port fameux, dont il cS parlé 
dans les conunentairet de Céfar, di belle 
civiU, cap. 7. 8, II, n. Tite-Li«, 1. 
S6 1 'o appelle Ici habitant Oricini, 
La ville aOricum fut bitie, au rap- 

Îortde Pline, par de» peuples venus âe 
I Colchide, dans une petite isle qui Te 
réunit depuis au continent. Sc^mnus de 
ChiDditau contraire, qu'elle fut bftde 

Sr les Enbéens qui revenoient du Eege 
Troie , & qni furent jetés dans cet 
endroit par les gros venti. Quoi qu'il en 
foït , cette ville fé nomme aujourd'hui 
'Orto, & elle eft dans le canton appelle 
la Csmina , vis-à-vji de* etih delà 
Fouille. (D. /.) 

ORIENT , £ m. , Afir. G/eg. , point 
de rhorifoR qui répond au levant ou i 
■l'eft. Fojet Est &" LEVANT. C« mot 
vient du latin erin, fe lever, parce qne 
c'elt dans le point dont il l'agït que le 
ibleil paroit (e lever. K Levés. 

Orient équinoiial , Genifie le point de 
rhoriron où le foleil (ê levé quand il eft 
dans réquateur , c'eft-ànlire , quand il 
entre en arirs on ea lihra. Fcy. FkiM- 
' TEMS &* Automne. 

Orient d'été, eft le point ai) le foleil 
■ fe levé au commencement de l'été, dani 
le temps des plus longs jours. 

Orfnit d'hiver , eft le point où le foleil 
Te levé au Tolftiee d'hiver , dans le temps 
' des plus courts jours. Chamken. (01 
OaïKNT , Critiqae facrh , les Hé- 
breux défignoient l'orient par ktirm , qui 
lignifie le Irvmai ils l'entendoîent fou- 
vent par rapport i li Judée j magi at 
vrinitt veniTunt, Math. 3. 1. les maeei 
vinrent de l'Arabie ou de la Chaldée , 

faya qui font i Vvrienl de la Jndée. Ils 
entendoient aufli à l'égard de la ville de 
Jénifalcm : qià vumi ejl contra Jerujhlem 
ad orientem. Zacti. 14- 4- ta montai^ne 
des Oliviers eit vis.â-vi! de JéraUtem 
vers Verient Ils l'cntendoient encore par 
rappwt au tabttaaçlc : ^)i*rset Utittjif- 



ties U arttiâm, LévjL 16. 14. Ifs pf<i 
noient mtme ce mot abfolument , jlaa 
fulfar exil at oriente, Marc 34. 37. Oriem$ 
figoifie quelquefois en général un paya 
éloigné, qui fn/citavit ùS trimti jufiiim-f 
ir. 41. 3. fui a fait fortir le jnfte de l'#- 
rienl, Eotin , il fe prend pour Jéfu»' 
Chri(t , le foieil de jnftice '. vi/ilavit mt 
meni ex alta, Luc i. ?(. Jéfn*-Chrift 
nous eft veau viCter d'en-haut ( D. J.y 
Orient, m^rt iP , Hift. , c'eft aiiu 

Ïu'on appeila 1 empire romain, Lorfqne . 
onihntin , par la vanité de faire une 
ville nouvelle , ft de lui donner Ibn nom* 
traafportM le IrAoe â Bizance. Alors oa 
vit Komeprefqu'entierepafrcT en*rfni<} 
les grands y menèrent leurs efclavet , 
c'eft-à-dirc , preTque tout le penple, & 
l'Italie fut privée de fes hafaitans. Par 
cette divifion du Iceptre lei richeffet 
allèrent i Conftantinople , & t'empirc 
d'occident fe trouva ruiné. Toute) le* 
nationt barbares y firent des tnvafions 
confecutivcs ; il ula de degré en degii 
de la décadence il la chute, jufqu'â «e 
qu'il s'aS'aHTa lou^i^Dup fou* Areadio» 
& foui Uonorins. 

Juftinien reconquit ï la vérité PAfrî» 
qne ft l'haliepar lanleut deBé1i£itref 
mais i peine Farent-ellec fubJQguéei^ 
qu'il ^Iliit le* perdre. D'iilletiri Joft»» 
nicn défola fet fujeta par des impâti ex.* 
cefiifs, & finalement par UO zcle aveugle 
fur In aiatieres de religion. Aaimé de 
cette fureur, il di^peupla (an pays, rea- 
dit incultes ks provintet, & crut avoir 
augmenté le nombre des fidèles, l^qu'il 
n'avoit fait qae diminuer celiti des hon^ 
mes. Par la feule deUmOian des Sama' 
ritains, la Paleftine devint défette, &tt 
affaiblit jnflement l'empire par lele pour 
la religion, da cM par oiï, quelqncr 
regnei apr jt, les Aiabei pénétrèrent pou 
la détruire. 

BieRtAt tontes let velet furent boariei 
pour monter far le trdne : un oentenicp 
nommé i>è*ci>f, 7 fnt élevépar temeitr' 
tre. On y alla par tes prébgca , par les 
fotdats , par le clergé , par le fénat , par 
les pryfmi , par le penple deConthuti- 
nupfe , par celui dei villes, desprovinces, 
parle brigandage, par l'aiTailinat; en na 
mot, par tontes fortes de crimes'. 

Les malhenrt de l'empire croilTant de 
jour en jour, on fut natureflewent porté 
i attrifaBCT let mauvna lïiccJs dan* la 



j=, Google 



ORI 

|KtK, ft la tnit^i honteox tlans li 
fdi, lUeaaJiiite d« ceux ijoi goDVcr- 
màoL Ln rérolntioni firent lei révolu-' 
bttitreiiidcrint Ini-in^tne li dafe. 
Cmbic la Qnts avaient *□ pilTar [iic- 
K lSnu ei l art de diveifes (amîUcs Tur 
ltti6ac,aia'ftitient attachMÂ aucune; 
k h ùtaae tfuit prit des empereutx 
ini Mn Ici coaditioni , il n'y avait 
ladtniSuKcaHïz balTe.iii de mérite 
I nwe, qni pût ôter l'erp^rance. 

Amb dnu It Gonfafioii étant mal iF- 
noD, Ktiaclins vint d'Afriqne, & le 
kaaaiti 11 trouva In provioccc en- 
Mici, & kt Ui(ioiu détniitM. 

âpeine aTMt-il donné qaelaue feiUede 
liet nau, Racles Arabes lurtirentde 
fon pift pour éteioiite U religion & 
fopiriqoeMahoinetavoit Fondes d' 



*aWcn pour leur nonvelle doAri 
aincn tua btlguei de la ^erre , To- 
bnptilubitiide, par fupErflition&par 
I lobiiiit, il) cou du if oient font l'cten- 
M dtlésr prophète , des traupts d'en- 
■Muhi, avides de Carnages & de bu- 
la, RMtrt dn peuples mal gouvernés i 
ooilb^lelaie, livrés à tons les vic^ 
p'anuDC l'opulence, & depuis long- 



ORI 



î» 



1 foiTerai .. ._. . 

t^at forait p1u< rltpidei que Ceux des 
inaim liiccellênrs de Manomct. 

Eah.Mvitt'élcTcren 1300 une nOU- 
»dic tcBiptte imprévue qmi accabla la 
ftw entière. Semblables à cette nuée 
^Tk le prophète, qui petite dans fa 
"Am, vint bienùïl i couvrir le ciel, 
aTnremépriiàfales en apparence dans 
Isorûint, fondirent comme un tour. 
■^ ur les états dei empetean i^cCt, 
Pfinntle Bo^itiore , Te rendirent mal- 
^del'A£e, & poaBèreiit leurs con- 
fits ialiimt dans le* plni belles partie* 
t^Enape; mai* il (uffit île dire ici, 
P MalwBet II prit Condantimiple en 
Wfkù Bwbuée Je l-églife de fainte 
"(te, fr Dit Bn i l'empire d'orirat, 
1*tioitiIaréiii3 innées. T<U«ieftlt 
•"Jttien des états. (.D.J.) 

OiiiiiT, Ctmmtret, ce terme s'en- 
J™ Je toutes les parties iiu monde qui 
■« Staées à notre égard ver» les lieux 
Wient voyons lever le foleiL 11 ne le 

■ ■ It tu* 4* GcU 



tet qtt! Iî>nt le* plt» éloigna it noni» 



_ dont noas fomme* plus vo^ 

fins, comme les isles de l'Archipel, & le* 
câtes d« la Méditerranée , oil font Conf» 
taniinople, Smyme, Alep, Seyde.fif*» 
mime le Caire, ne font connues dans la 
commerce que Cius le nom du Lroaiitt 
(A/.) 

OiiENr ,târt it f t Gùg., ou fini* 
plement Oritnf , port de France en Bre' 
tagne , an fbnd delà baie du Fott-Lmiii • 
i rembouchure de la rivière Scorf , qui 
vient du pont Scorf, On y a bltl , députa 
environ trente-cinq «ni, une ville ou U 
comp;^nIe des Indes tient ordinairement 
le* gros magalins, Zm;. fuiTantCaffini^ 
14. S. 40, lai. 47. 44- îo- (.O.J.) 

OKIËNTAL, adi. , Afirenem. G{„f\ 
fe dit proprement de quelque chofe qnl 
eft &tLiée à l'elt ou au levant par rap< 
port à noni; il clt oppafé à occidentall 
mais on dit plus générale ment eritnM 



'|ui a rapport aux pavs Ctuél 
n I orient par rapport â nous. Fiy.Y 
Levant y Occidental. 



riy. Ebt, 



C'eft dans ce feni qu'on dit) pctie* 
eriintalii, loriqu'on parle des perles qui 
fe trouvent dans les Indes eritnialti. K. 
Pekle. On dit encore langues mintaltif 
en parlant de l'hébreu , du fyriaque , du 
chaldéen & du cophtc. V. LANGUE. 

Dans raftronomie , on dit qu'une pli^ 
nete eft arinttuU lorfqu'elle parolt précé- 
der le folell vers le levant, y. Lkvant, 

LuCirEK. Oamhtri. ( 0) 

ÛlIKNTALe, Pbiiifopbitt, Jtifl- it U 



£câe de philofophes aflbz fingnliere, dani 
les contrées les plus connues de l'Afio 
Bc de l'Afrique. Ils fe piquoicnt d'un* 
intelligenci extraordinaire dans les Èho* 
fes divines, ou celle) fnr lefquellei on 
croit le plus parce qu'on y entend !• 
moins , & nù il ne faut pts raifonner « 
mais foumettrc îi raifon , faire des aâet 
de foi , & non des fyftéme* on i)es TyllO' 
gifmei. Ils dnnnotent leur diiétrine poUf 
celle des plus anciens philofophes , qu'ill 
prétendoienl leur avoir cré tralirmUedaM 
fa pnreté; & plufieurs d'entre eux a^aoC 
emornlTé la religion chrétienne, £: ira> 
vailléâconeitier leurs idées avec fe* pré- 
cept«i t on vit tou^à-Goup éelsna eat 
filj 



i., Google 



■ao ORI 

efliim û'hMCiti dont il cft pArU dans 
rhiftoite rte l'églife , fous le nom faftucnx 
de gnojliquti. Ces gnofti^iies corrompi- 
rent la (implicite de l'ÉTangile par Ik 
inepties les plus frivoles , fc rJpanJirent 
parmi les Juili &Ies Gentils, & défigurè- 
rent de la manière U plus ridicule leur 
philofophie , imaginèrent les opinions les 
plus monftrueures , fortifièrent le f^a- 
tifme dominant, fuppoferent une foule 
de livres fous les noini les plus refpec- 
bbles, & remplirent une jiaitie du mon- 
de de leur miférable & détellable fcience. 

Il feroit à fonhaitei qu'on appiofbnilît 
l'origine & les proerjs des leftes : les 
découvertes Jiu'on Feroit fur ce point 
{claireroient rhiftoire facrée & phitofo- 
phiqiie des deux premiers fiecles de Vi- 
glife ; période qui ne fera &ni obfcurlté, 
que quand queliju'linmtne d'une érudi- 
tion & d'une pénétration peu commune 
aura achevé ce-travail. 

Nous n'avoni plus les livres de cet 
leâiirei , il ne nous en relte qu!un petit 
nombre de fragmens pcn coH&déribles. 
En fupprimant feiirs ouvrages , les pre- 
miers pères dv l'églife , par un zèle plus 
ardent qu'éclairé, nous ont privés de ta 
lumière dont nous avons befoin , & prei* 
que coupé te fil'de notre hiiloire. 

On ne peut révoquer en doute l'esiC- 
tcnce de ces philofaphM. Porphyre en 
fait mention , il dit dans la vie de Plotin : 
•yiyiiaal }k nar owrdv t£ï X/f'Wiï* iti\- 
yjù nii xxi «%et àiftTmti Si ex nfra- 
y.x\xi ©i>.s«^'at àittypUwi , ù *£(i toi 
«Si'wîwï xni «jtnxrvo* , x. r. A. Il y avoit 
alors pluneiir: chrétiens, hérétiques, & 
aotTM piofefTant une doârine émanée de 
l'ancienne philofophie, ft marchant i 
la fuite d'Adelphius&d'AquUinus, &/c. 
Ils méprifaient Platon; ils ne parloient 
que de Zoroaftre , de 2!oftri3n , de Ni- 
cothée, & de IMelus, & ils fc regtrdoîent 
comme les relburateuis de la fàgelTe 
orientale : noui pourrions ijonter au 
témoienaee de Porphyre , celui de Théo- 
dote & d^Eunipe. 

Ces philofopbes priri^nt le nom de 
gaefiiquti , parce qu'ils s'attiibuoient 
une cannoiSance plus fublime & plus 
étendue de Dieu , & de fes pDifTances 
ou émanations , qui iîifoieni le fond de 
leur doârine. 

Ht a 
tvaat qae d'entrtr dani l'éf 



ORl 

enoftïqnes Fnrent d'abord certaina pU- 
lalbphes fpéculatifs ; on étendit enfuite 
cette dénomination à une foule d'héréti- 
ques'dont les fentimens avaient quel- 
que affinité avec leur doftrine. Irenée 
dit que Ménandre , difciple de Simon, 
Fut un gnofiiqHe ; Balilide filt un cel- 
tique félon Jèrdme \ Epiphane met Sa- 
turnin au nombre des gnoiUqnes ; Phi- 
laikiiu appelle Nicolas chef des gnoC- 

Ce titre de gnoftiqne a donc paflî dn 
écoles de la philoropbie - des gentils , 
dans l'églife de J. C. & il eft trés-vral- 
femblable que c'eil de cette doârine 
trampeufe que Paul a parlé dans Ton 
épitre i Thimothée , & qu'il défigiM 

far les mots de iLiuSuiiiAv Ynirtiic ; d'oik 
on peut conclure que le glollfme n'a 
par pris naiOance parmi les chrétiens. 
Le terme de ^o/ù eft etec ; Il étoit 
en uCage daiis l'école de Pythagore & 
de Platon, Si il fe prenoitpour lacoiv 
temptation Jet cholei immatérielles ft 
fntelleftuellet. 

On peutdonc ccnjeAurer «e lesphi- 
lofophes orientaux prirent le nom de 
gndftfawi, lorTquelaphilofophiepythagO' 
rico-platonicienne paOa delà Grèce dans 
leur contrée, ce qui arriva peu dctemps 
avant la naiffancede Jéins-Chrift i alon 
la Chatdée, la Perfe, la Syrie, laPhé- 
nicie & la PalefMne étoient pleines de 
gnolUques. Cette feAe pénétra en En- 
Topc. L'Egypte en Fut infeâée i mois 
elle s'enracina particulièrement dans Ik 
Chaldée & dans la Perfe. Ces contrées 
Furent le centre du Enofifmei c'eft U 
que les idées des gnoltiqnes fe mêlèrent 
avec les vilions des penples , & que leitt 
doârine t'amalgama avec celle de »>• 

Les Perfcs qui étoient Imbiii do pll- 
tonifme , trompés par l'affinité qu'ils 



des gnolliques orientaux, qui n'était 
qu'un pyttùgorico - platonitme déiguré 
par des chimères chaldéennes & zoroat 
triques, fe méprirent fur l'origine de . 
cette fcAe. Bien loin de fe dire plat^ 
nicièns , tes gnoftiques orientaux repro- 
choientàPhton de n'avoir rien entendu 
à ce qu'il y a de fecret & de proftffld 
fur la nature divine. Flntamminfr^ini- 
iilattm itUO^ibUis tfntim mm ftoHrtft. 



dt, Google 



ORI 

mLII, 1.IX, c «.Plstia 
iwfigné de ce jugement des gnofiiqucs, 
IcKT dit: fHA^ iifi quidrm inttUigihiltnt 
WtnTMm cefH^cnulo HlHagmtti , Plùto 
mumTtHqiàatabrali viri mmmt, y, Com- 
■M &VOIU laviez de la mture intelligi- 
Ue ce «IDC PUton & Ici autres Hbmmcs 
de fa trempe célelïe ont ignoré. " Plat. 
Vnà, U revient encore luxsnoftiqaes en 
d'antres endroit! , & toujouri ïvec U 
■nue Téhémence. „ Vons vous faites 
lut Bérite , a.jente-t-jl , de ce qui doit 
von être reproché ftus ceOe i voui vous 
trojcE plus inftniits, parce qti'ea ajoii- 
brt voc eitravagancn aux chofes fen- 
fcet que voDi avez empruntées , vous 
avez tout corrompu. " 

D'où il s'enfuit qu'à travers le fyC- 
tème de la. fhila/ofUe orieKtalr, quelqu'il 
Ha, on rvcoonoilTait des vefti^ei de 
-pjthagorïco-platonifme. Il avoïent chan- 
gé les déntnninatioDi. Ils admettaïtnt la 
ban&nigration des amcs d'un corpt dam 
im ■otre. Ils proFeHbient la trinité de 
Platon, l'être, l'entendement, & un 
troîCeme aichiteâe ; & cet conformités, 

Înoiqnc moins marquées peu t-ttre qu'et- 
A ne te paroiDbicnt i Flotîn , n'étoient 
£les (eules qu'il y eût entre le gno- 
e & le pUtonico-pythagoririne. 
Le pUtonico-pychagarirme paflade la 
Giece à Aleiuadrie. Les Egyptiens ivi- 
dcsde lontcequi concernoit la divinité , 
acawnimit dans cette tîIIe ftmeure 

Ktes pbilorophes. Ils farouilleient 
r domine a^ec celle qu'ils y puife- 
lent. Ce mélange pallà dans la Chaldée , 
où il t'accrut encore des chimères de 
Zoraaftie , & c'eft ce chaos d'opinions 
^o'il fant regarder comme 1> pbilq/hfbit 
mitmtaU , on le gnoniinc, qui intrcdnit 
avec fctteâatcuridinsl'églire dejéfus- 
Chrift , l'empara de fes dogmes , les 



n de puffmt. 
ueat fyfMme 



Lear Tyûjoie de théologie conGIloit 
ï fuppoTer des émanations, & Rappli- 
quer ces émanations aux pMiiumencs 
dn monde vililiie. C'étoit une erpcce 
d'échelle , où des puilTintcs moins par- 
faites, placées les unes aii-d^irous des 
uitret, ibrmotcnt autant de degrés de- 
(Bis Dieu juf-ju'i l'himme , où commin- 
ÇMt le mal moral. Toute la portion de 
bchaioecoin^iirc entre le^^rand al)ynic 



ORI 21. 

iiMoinprAiniIîble ou Dieu , jnrqu'ao 
monde, étoit bonne, d'une bonté i]ul 
alloit â la vérité en dégénérant; le relie 
étoit mauvais, d'une dépravation qni 
alloit toujours en augmentant. De Dieu 
au monde vîlible , la bonté étoit en ni- 
fon invcrfe de la diftane*} du monde 
au dernier degré de la chaîne , la mfchan. 
cetéétoiten raiTon dircâede ladillance. 
Il y avoit aulG beaucoup de rapport 
entre cette théorie & celle de la cabale 

judaïque. 

Les principes de Zoroaftre, lesfephi- 
roths des Juifs , les éons des gnolliquct 
ne font qu'une même doârine d'émnna. 
tions , fous des exprelfions difTéri-ntes. 
Il y a dans ces fyftcmes , des fcxcs dif- 
féreos de principes, de fepliiroChs , 
d' éons, parce qu'il y falloit expliquer 
la génération d'une émanation, & la 
propagation fucceflîve de toutes. 

Les principes de Zoroaflre, lesfcphr- 
rotht de la cabale, les éons pcrdi:iu de 
leur perfe^ion 1 mefure qu'ils s'éloi. 
gnent de Dieu dans tous ces fyltémes , 
parce qu'il y fallait expliquer l'origine 
du bien &. du mal phy&que & moral. 

Quels moyens l'homme avoil.il de 
fortir de (a place, de changer là condi- 
tion miférable, & de s'approcher^ du 
principe preniiei des émanations? C'étoit 
de prendre ion corp^ en averfion ; d'af- 
foiblir en lui les palHons, d'y fortifier 
la raifbn; de méditer; d'exercer des 
ceuvret de pénitence i de fe purger ; dc-- 
fâite le bien; d'éviter le mal, Ëfc. 

Mais il n'acquérait nii'â la longue , & 
après de longues ttanlmigrationsdebn 
ame dans une longue fucceOian de corps , 
cette perfeélion qui l'élevoitau-deiTusde 
la chaîne de ce monde vifible. Parvenu 
à ce de^é , il étoit encore loin de la 
fouTce divine ; mais en s'atcachant conf- 
tamment i fes devoirs , enfin il y arri- 
voit: c'étoit li qu'il jouifloit de la féli- 
cité complète. 

Pins trne doftrine ell imaginaire , pltil 
il eft facile de l'altérer ; auOi les gnor- 
tiquei fe diTiCercnt-ils en une infinité 
de feAcs dîftëreutct. 

L'éclat des miracles & la (àinteté de 
la morale du chriftijnirrae le» Frappè- 
rent; ils cmbtîiirerent uDlro religion , 
mais fans rcn^mccr à leur philolbphie , 
Si biîutùt Jofiiï-Chrill ji.' fut roar ei:s 



dt, Google 



3» ORI 

tpt'un ^on trîï-parfUt , £ le Stlot-Ef- 
prit un autre. 

Comme ib avoîent une langue toute 
particulière, ou les entendait pcn. On 
vojroit en gros qu'ils x'^cirtoienC de la 



Faces diveifec. 
On peut voir Et fanklt Cabale , ce 
t|Ti'il y a lie commun entre la pbil^a- 
fhit gritutaU &\a phiiorophie judaïque , 
a tarticlt PvTHAGOEE, ce que ccifeo- 
taîres avoicpt emprunté de ce philofo- 

phei ï J'artiV&FLATONItME.cequ'iU 
tlevoient à Platon; i [article JÉsus- 
Chust i^ Gnostique , ce qu'ils 
«voient reiju du chrilliamrmc;& l'extrait 
abté^ qui va fuivre de la dofttinc de 
/oroaftr^ . montrera la confinrmitj de 
leurs id^es avec celle de cet faomoie c^, 
lebri dans l'antiquitf. 

Selon Zoroadre , it y a un principe 
premier, infini & éternel. 

Oc ce premier principe éleroel & 
Infini il en ell émané deux autres. 

Cette première émanation eft pure, 
aâivc & parfaite. 

Son orii;ine, ou fon principe, eft le 
ffM intellcftucl. 

C« feu ell tris-parfait fit très-pur. 

11 eft 1) fource ^e tons les Strcsim- 
fuitéiiels Si matériels. 

Les êtrts immatériels furnent un' 
inonde. Les natérieU en fiument nn 
autre. 

Le premier a confervé la lumière pure 
(le fin origine ; le fécond l'a perdue. 
11 eft dans In ténèbres , £:les ténèbres 
«'accroiffent à mefure que U diftance 
du premier principe' ell plus grande. 

Les dieux & les cfprîts voifins du 
principe lumineux ,. font ignés & lumU 



La lutniere eft d'Ôrofmade; les téne- 
)irei font d'Arimane; ces principes & 
leurs cftets font incompatibles. - 

La TD^tticrc , dans une acilation per- 
pétuiilc , tend fans ccHe à Te l'pirituali- 
fer , à devenir luride £ af^ivt-, 

Epiritualilée , adive & lucide, elle 

Miuim 4 fi ^vxw, au Kv* fuii H 



ORI 

XUthrat, oï fon imperfieftion finit, fi: 
oil elle jouit de la fuprème félicité. 

On voit que dans ce fyft^me , l'hom* 
me confondu avec tous les itres du 
monde vilible, eft compris fouslcnen 
commu^ de tnatiert. 

Ce que nous venons d'expohr de h 
fbiUifiiphit oritutali y lailTe encore beau, 
coup d'obfcnrité. Nous connoitrioni 
mieux l'hiftoire des hérélles comprifev 
fous le nom iegae/rfint ; nous aurlom 
les livres des unolûqncsi ceux qu'on 
attribue i Zoroaftre , Zolttian , Méfus, 
Allogène ne feroîeni pas fuppofés , que 
nous ne ferlons pas encore fort inftriiiti. 
Comment fe tirer de leur nomenclature? 
comment apprécier la jufte valeur d« 
leurs métaphores? comment interpréter 
leurs fymboles ? comment fuivre le fil 
de leurs abftraâionsî comment exaller 
fon imagination aii point d'atteindre 
à la leur, comment s'enivrer Aferen* 
dre fou affez pour les entendre? comi. 
nient débrouiller le chaos de leurs opi* 
-"--" Contentons .nous donc du peu 
js en favons, & jugeons aJTcii 
fainemeut de ce que nous avons, pour 
ne pas regretter ce qui nous manque. 

OkiENTAL, CammtTCt, Hifi. 



eft fondée fur la dureté de ces pierres ^ 

qui eft beaucoup plus grande, dit-on* 

que celle des mêmes pierres trouvées 

occident i mais cette recle n'eftpoint 

e, éï il fe trouve en Europe. quel* 

:s pierres qui ont tout autant de dureté 

de pureté que celles d'oriiT.t. Ou 

prétend aulfi que les pierres qui vien. 

nent d'orient, ont des couleurs plus 

: & plus belles que celles qu'on 

_ , e en occident reyiz PtEKKES 

PBÉCIEUKES. (— ) 

ORIENTER , V. aft. , AJIroa. Gnem. , 
fe dit principalement d'un cadran mo< 
^"t , que l'on place dans la lituaiion 
il doit être par rapport aux point* 
eardina)i\; enfone que la méridienne 
tracée fur ce cadran , tombe dans ie 
plandu n;éridicn. KCadean ,MEiii 
DJEN , (fc. 

Os(EMTEB, s', à la lettre , c'eft exa. 
miner de quel cdté on a l'orient , & par 
cunféqucut les trois autres points cardîi 
naux. Maiscngénéral on appelle s'erirR. 
ter , s'îffyrer {ï^-çifiOTcat , ioU Cw tctrc , 



dt, Google 



fik'fiic mer, ie l'endroit oik tôt cft. 

(o-> 

OtiiMTBx , ÂrcUt. , e'at marquer 
fa le terrein arec la bonflôle, oa far 
kdeffiiiavec une rofe dei vents, bdif- 
ptAtion d'un bitUoent par rapport aux 
points cuiUiiaDX de l'horifon. On dit 
mffi s'arit^rr , poDi fe conncitre dio( 
on tien, d'iprèt quelque endroit remir' 
^nUe , poar en lercr le plan. (D. y.) 

ObIEHTEI. les voiles , JUarÙK. 

«"efi tel brafTcT & fituer de manieri 
V'dlet recnvent le vent. (Z) 

ORIFICE , t m.; Gramm. , hboneiie 
•B rooTcrture d'nn tnbe, d'un tayau 
•D antre cavité. Fayt» TusB. 

Okifice, Autttmit, Te dit fingn- 
liérenieat de l'emboueliure de plufieurt 
enduits, vailTeauxioa autres cavité 
dn corps -, comme de la veŒe , de l'uté- 
m, de feftomac, ^e. 

Varifict fupérieiir de l'efloinac eft la 
partie où l'on {eut la faim. Son orifice 
uFcneor s'appelle fylen. Voyez Faim 
£< Pyloib. 

11 « a quelques opérations en ehymie, 
ir Ic^neUet il tant que lei arific 



Orifiet fc dit aatU quelquefhi* par 
cxtEnBon , de l'ouverture d'oneplaie on 
d'un Dlcere. 

Okipice, HjJnuil. On entend par 
Vtrifict d'un ajutage .d'un canon , d'une 
jange , la ditie de Ton ouverture cir- 
cnliire , on là ûiperEicie entière, qui 
eft comme le qnarrf de Ton diamètre : 
ainfi lorfqo'on dit qu'uD jtt a trois 
lignes, cela fignifie trois L'gnn de dia- 
mètre , & le m jme jet de trois lignes 
en lara pour ùia erifici, ou fupcificie, 
■euF Ugpes & un fepticme Qu'on né- 
sKse. y»vn Ajutage. iK) 

O^IFICIEH , ftnatm^onJkUt , J^riT- 
fraà. , ainfi appelle do nom du conrn! 
Orificiui , qui le fit pliTer au fénat. Il 

Kioit que le* eniàns {ucccJcroient à 
r mère pr^f^blcment à tous autres , 
Ut ci^nats OD asnats de leur mère. 
La empereurs Areadius & ThéodoGui 
tondirent cette dirpoCtion aux petits- 

ORIFLAMME , f. f. , Hifi. de Frimer. 
Kos anciens biftorieiK font ce mvt mïf- 
™lin , & écrivent ttolfit trifiaimu , 
tOtài orifiamii t l»aiàX(uiriJamme,\xa- 



ORI 



aj 



tét' tXrijhinii ou arifiatiit: étendard de 
l'ahbaye de Saint-Denis i c'étoit une 
cfpece degonfanonou de bannière, com- 
me en avaient toutes les autres éElIfet. 
Cette bannière étoît faite d'nn tilTu de 
foie couleur de feu, qu'on nommoit 
cmàal ea/aini vtrmtil, qui avoit trois 
Fanons , & étoît enloDree de houppes 
de foie. L'orljlamtne dt Salnt-Oenit étnil 
attachée au ^ut d'une lance, d'un Fuft, 
d'uD bilton , que Raouel de Prcdes 
nomme le glaive de l'orifia/inBt. 
Louis le Gros, prinoe recommandabl* 

Car la douceur de fes mteors, & par 
:s vertus qui font .un bon prince, cft 
le premier de nos rois qnî ait été pren- 
dre Vorifiammt ï Saint-Dtnii cn 1114, 
lorfqii'il marcha contre l'empereur Henri 
V. Depuis lors, les fueccfle)irs allèrent 
prendre en grande cérémonie cette efpcce 
de bannicre à SaJnt-Denit, lorrqn'ils 
marchoient dans quelqu'enp édition il* 

Kerre ; ils la recevoient des mains de 
bbé , & apriï la vi^ire, Verijbmmt 
était rapportée dans réglilc de Saint-^ 
Denis, •& remire fur fon autel. C'étoit 
QQ chevalier qui étoit chargé de porter 
l'arifiammr à la guerre; & cet honneur 
appartint pendant long-temps au comto 
de Vexin , en fa qualité de premier 
vaflàl de Saint-Denis. 

Il eft alTez vraiTemblable qu'il y avoIt 
deux erifammei , dont l'une reftoit tou- 
jours eu dépàt à Saint-Dcoii, & que, 
lorfqu'il fe préfentoit une occalion de 

S erre, on cb Faifait une féconde tottte 
oblable i on conraeroit cette dernière , 
& on la levoit de dcflûs l'autel avec de 
grandes térémonics. Si on la oonfervoit 
exempte d'accidens pendant lo cours de 
la guerre, OH la npportoildansl'éslifei 
quand 00 la perdoit, on en Faifoic ane 
autre fur l'original , pour l'employer 
dans l'occeSon. 

Ciillaiime Mirtel, fcicncur de Ba?- 
qncville , eft le dernier chevalier qui 
hit chargé de ta garde de Yerifiammc le 
3g mars 1414, dans la ^erra cuntre 
les Anglois ; mais il Fut tué l'année 
fuivante à la bataille d'AzUi oBri; Se 
c'eft la dernière Fois qne VuriJIammr a 
paru dins nos années . fuivant Ju Til- 
let, Spânde, dom Félibien . éï le père 
Simplicien. Cependaitt , fuivant une 
chronique manufciite , I^uis XI prit 



dt, Google 



24 



ORI 



encore' VerSjlaMMt en 146$ i mus let 
bifhiTient du temps n'en Aiin 

Les Boltandiftes dérivent le mot erp- 
fiuKmi du celtique & tiidefquc^n,/ni 
on van , qui ligniGe une hanniire , m 
Utniari, & d'où l'on a ^it fiaitm 01 
fmvn, ^ui veut dire 1» même chofe . 
la première fjilabc ori vient du latin 
auTum , c'eft donc it Aat ftmiariJari . 
parce qn'îl itoît enrichi d'or. 
t Le leAeur p«nt confulter Galant , 
Trttili it FarifiiamMi BoTel , du Tillet, 
ft les Aléifeirti dtt iajcripticia. ( D. J. ) 

ORIGAN, C m. , Hifi. nat. bat. , ori- 
ganum, gcnxt de plante à fleur monopé- 
Ule , labiée., dont là tevre fiipérieure eft 
relevée, arrondie & divifée en deux par- 
ties , & l'iiiférieure en troii. Le pillil 
fort du calice, il eft attaché comme ui 
don i la partie poKjrieure de U fleur 
& entouré de quatre embryons ou 
deviennent dans k fuite autant de le- 
mencei arrondies & renfermées dans 
me'capfule qui a fervi de calice k la 
fleur. Ajoutez aux caraderes de ce genr», 
que les fleurs naifTant dans des épis 
écailleiix qui forment des bouquets au 
haut des branches & des tiges. Toiir- 
nefort, Infi. reibtrb. V. Plante. (/) 

Tournefiirt compte quatorze efpeccs 
de ce genre de plante , dont il faut me 
borner ici à ne décrire nue la fanvage 
commune : origamimjyhteflrtx/fifi' Iaxis, 
rrrSii , cmfertis , fanniculatit , II. Ciiff. 
50Î. Elle a fes racines meniifî , ligneu- 
les , fibicufcs, traçantes obUqncment 
en terre. Elles poulTcnt plulieurs tiges 
«{ni s'clevent i la hauteur de deux ou 
trois pieds, dures, qiiarrées, Tchiec. 
Sesfeuiliesfortcntoppofécs , des naiiris 
des tiges ; les plus grandes reflcmblent 
i celles du calament vulgaire , & les 
plus petites i celles de la marjolaine ; 
elles font velues, odorantes, d'un goût 
. Icre & aromatique. Ses fleurs nailTent 
comme en paralol aux fnmmités des 
tiges, dans des épis grêles &é<.'aillcux, 
^DÎ compoTent de gros bonqiiets; cha- 
cune de ces fleurs ell en gueule , ou en 
tnyan décmipé par le haut en deux Icvres 
de ci)ul eu r incarnate. Loilque Ici fleurs 
font pafiëes, il leur faccede des femen- 
ees ttés-menues , prefque rondes , enfer- ] 
nées dans nne capfnle oblongue qui a 
fervi de calice à la fleur. 
Cette plante cioit iioivi'ciilcnientdaat'i 



ORI 

let pays ebùids, tnaitanŒ datulespayr 

froids, comme en Allemagne, en An- 
gleterre , en France. On ta trouve anx 
lieux champêtres, montagneux, fecs, 
expofés au foleit i & elle fc plaît ptinci. 
paiement fur les coIJinei & les monta- 
gnes. Elle fleurit en été. 

Aureile, l'urig'nrr Ctuvage varie beait- 
coup, & par lès feuillet, & par fet 
fleiirs. Tragnsobrerve que fes fleurs font' 
de trois fortes ; l'une poneeau , l'autre 
rouge-blanchàtte , & la dernière tonte, 
blanche. Il y en a qui prétendent que ce« 
lui d'Efpa^e & d'Italie vaut mienx que 
le nôtre, & je crois qu'ils ont raifan. 

LepetitDi-rjroH, ou ta petite marjoUina 
fanvagc, arisauwfi/jtlvejlrt , tmmilt, de 
uns botaniltes , atâracineligncufe, ronl^' 
sitrc, fibrcnfc. Elle pouGTeunc petite ti- 
ge, ordinairement unique, ronde, rouf- 
sâtrc, un peu rude, haute de Cx à fcpt 
pouces, laquelle fe dtvife an fommet en 
plulieurs rameaux qui foutieunent dct 
fleurs en manière de paralol , mêlées de 
bien Se de purpurin ; elles font garniet 
de feuilles oppofées, petites, oblongues* 
velues, un pea fermes , affez Ê>uvent 
difpoféesfans ordre, d'une odeur aroma- 
tique & fuave, comme celle de t'm^os 
vulgaire. 

Qinnd les fleurs font paflëes , il leur 

ecede des fcmences très-menues, ar- 
rondies , de bonne odeur , Si d'un goût 
acre. Cette plante retrouve dans les fo- 
rêts: on peut Ufubltituer â la précéden- 
te; elle ftcurft dans le même tems. (Â.y.) 

OrIOAN, Pbarm.JIfat. mii. , grand 
erifutt, marjolaine lanvage ou bâtarde, 
marjolaine d'Angleterre, & petit 0ri;aft 
ou petite marjobine fauvage. 

Ces plantes poITedent A-peu.prè« let 
. imes vertus que b marjolaine, à la- 
quelle on peut les fubftitncr. 

La poudre de leurs feuilles & de leur* 
fleurs féehées , efi un aOcz bon errhtn. 
F. Erbhin. 

iploie prineipalement eesplantet 
pour l'ufa^e extérieur. On les fait entrer 
ilans les demi-bains , U-spédiluvcs , & 
fur-tout dans ta campofitiun des vins aro- 
matiques, qu'on applique, auÔi bien 
que leur marc, fur les membres attaque! 
deparaWrie, d'Œdeme.Cfc, 

Les ieiiilles d'origan entrent dans Tean 
générale & le firopd'annoire; lesfonui.i- 
tés fleudes dans l'eau vuluéraire &rhuile 



dt, Google 



ORI 

4MfiltcUeBs; IqiSenndun 1« finp 

OUGKNE , Htxatla A Crit. facrlt. 
Cdiinfi an'anBomoKdificreDtcs yer- 
fam des fivi« tàctis , lafllemblés pu 
OHpatto plnficnn colonnes. 

PoarconpreDiIrect quee'étoitqne les 
ttXÊfIrt i'Origtiu , il faut ixvoii qu'ou- 
tTEbtwIaétiondetSeptante, l'Ecriture 
mit icf-ais été traduite en grec p>r d'au- 
Det mtopretEs. La première de cet ver- 
ioni, ou plutât b Jeiixicme en comptant 
lo Septante, étoit celle d'Aquih. La 
traiCeuie ^toit celle de Symuiai^iie. La 
•uatTïeme étoit celle que Theodotion 
Mma {bus Commude. La cînqnieine fut 
Vmvéei Jciicho. La iixicau Futdccou- 
Terte i Ntcopolis. 

Orîgeae entreprit de r jdnire tautes ces 
verfioos en no corps avccle texte hébreu, 
enforte qu'on pût aiféinent & d'un coup- 
f<c)l confronter ces TtrCons & ce texte. 
Foarcela. , il mit d'aborcf en huit colon- 
oei I*. Il texte hébreu en cariftcrc!! hé- 
brens, pniile même teitf encataôeres 
fftts , & enfuitclei verftins dont i 
nom p*rlé. Tant cela ie répondoit 
fetparverlét , «u pbrafe par phraTc, vis- 
ifw rooe de l'autre , chacune dans fa 
cidoaae. Les verfions étoient placées en 
cet ordre: A^nila , Syramaque , les 
Septante, Theodotion, la cinquième, 
& b fixieni«) cet dernières marquées 
danioe par le chifiVe de leur nombre. 
Dam lespfeanaies, ilyaToitone neu- 
vicoie colonne pour la feptierae veHion. 
Or^tnr «ppella cet onvrase Htxofiii , 
t^>^ i e"eft-à-dire , fixtuflet , ou ou- 
Tiageàlix colonnes, parce qu'il n'avoit 
tguii qu'aux &x premières verCons 
grtcqaes. 

Il ^nt encore (avoir qn'Or^mmeraf- 
ftnbU d'ahord en un vdlumc que quatre 
TR&oiis, enleiDiettant enquatrecolon- 
Bcs, l'une à cAté de l'autre, dans h mi- 
nepage; cequi fîtdonner àcetteédition 
le nom de léraflr. La première de ce» 
colonnes étoit la verGon d'Aquila; dans 
la féconde, celle de Synimaqiie ; dans 
la troilieine, 1rs Septante; & dans la 
deraio-e, celle de Théodotiau. 

Quelque teuis après il €t une autre édi- 
iieii, oA il ajoute deux antres colonnes j 
& cette édition portoit tanfiit le nom 
Sitxafk, & tantôt celui d'ccinpJr. Dans 
iàie-ci, iapivoiicrccoloiiiie^tottle tez- 



ORI 



«5 



te 11 jbren en lettres hébraïqoei ; dinsla 



de fa ittrapU dans le même ordre i dans 
la feptiemc étnit se qu'on appellolt la 
citiguiemt vrrfioKgrtcqtit i & dans la hui- 
tième Adcrnierc, ce qu'on appellojt la 
Jixitmt, En quelques endroits il avoit 
ajouté une ncuviemecolonne, où il avoit 
mis cEqu'onappelloitla^ftmf -utr/àn. 
La cinquième & lafixîcme n'étoient paa 
de tout le vieux Teftament: ni l'une ni 
l'autre, par exemple, n'avoitlaloi, de 
forte qu'^elle commencioit par fix colon' 
nés. Le nombre s'augmentoit enfuitc i 
mefure que ces verlions s'a'usmeutoient. 
Ceft pourqooi anCG tantôt on l'ippeUe 
hixirfii. Si tantôt tBufU, félon qiron 
envirageoit fci &x ou fes huit colonnes i 
car c'elt la même édition , & il ne faut 
pass"y tromper. Quoiqn'enqnelqueten-. 
droits elle en eûtjufqu'àneuf , on ne lui 
donna pourtant jamaiile nom d'tnn/afli, 
parce que cette neuvième étoit en peu 
d'endroits; quelques-uns même préten- 
dent qu'elle iJlDtoitqu'aux pfeanmet; on 
n'y entaucutnËgnrd pourle nom de tout 
l'ouvrage. 

Dans cette édition, Origtiu changea 
l'ordre de plufieors endroits des Septante, 
oïl il fe troiTvoit différent de celui de 
rh^reu. Car cnmme dans cette verfion 
il y avoit plulieun paflages tranTpofé*, 
fur-tout dans Jérémie , Ton dcifein de- 
mandait abfolument qu'is fuffisnt remis 
dans le même ordre que l'original hébreu, 
pour pouvoir les comparer. Son but , 
en rauemblant toutes ces verCona aveo 
l'original, étoit de faire voir laditFéren- 
ceqaife tronvoit entr'clles & l'original, 
■fin d'y changer cequ'ilponvuit y avoir 
encore de défe deux , &defaireavec tous 
ces fecours une verlîon plus correfte & 
plus partaite pour l'iifagedcs églifesgrec- 

?uei. Four en juger , il fallolt donc que 
ontroorSt en chaque colonne le même 
palTage fous lès yeux , & qu'une ligue on 
un Tcrfet répondit il l'autre; & puifqn'il 
fc trouvait des tranTpcfitions dans quel- 
ques vcrfions , il étoit naturel dans ce 
ce plan, de les nmener à l'ordre de 
l'original. 

La cinquième & la Gxirme verfion dont 
on vient deparlerfiiventtroiîvées, l'une 
ilKicopolisprèsd'AâinmenEpire, fous 
IcregnedcCaracalla, fi: l'autre i Jérifha 



dt, Google 



a« 



ORl 



en Jpdie, foa» celui d'Alownâre iivt- 
le. Pour U Teptieme , on ne {ait pu d'oiï 
eUcTcnoit, ni qui en étoit l'auteur, nos 
pliK que ceux des deux autres. Ls pre- 
mière de ces trois contenait les petits pro- 
phètes , les pfeaames , te cintiqne des 
cautlqnes , & le livre de Job i la fecon- 
, <le, les petits prophètes & le cantique 
des cantiques. La troîGeme, iêloaqueU 
ques auteurs , n'avoit que lei pfeauines. 



ORt 

Mllt eatnme ce qu'on nont dît Je ett tnlr 
Verfians dt fort taceitain&fe contredit 
mime quelenefbli, & que d'ailletut 1* 
chofe n'eft d'aueuac conréquence puiE- 

Ïi'etles {ontperdnet, il n'eft pat nécef- 
ire de nous ta embarralTer. La figuro 
fuivinte peut donner uoe idée jufte de U 
manière dmt Ûrignatvoitâiisafé le bmt 
dans cette édition. , 



L 

Colonne. 


IL 


m. 


IV. 


V. 


VL 


vn. 


Vin. IX. 


bial^aei 


inntt 


VecOoD 


Verflon 


VnGon 
tante. 


VïrilDD 

dation. 


L« cm- 

quicme 
verfion 
gtecsue. 


Gon Eiec- ««fion 
qat. |B«cqu*. 



Or^medonn* les trait dernières Ter- 
lions, & celles d'Aquila, de Symmaqne 
& de Tbéodotian , telles qn'illes rencon- 
tra. Tans y apporter beaucoup de fiiqon. 
Mais pour celle des Septante, qui étoit 
dans la cinquième colonne ^ comme c'é- 
toit poui'elle qu'il pnblioit toutes les an- 
tres, Uyipporta tous fes Inini cour U 
donner auHi correâe &auffi acheréc qu'il 
lui étoit poflibie. 

Les eKcmplairei qu'on en aroit com- 
niiinJment alors parmi les Juifs helUnif- 
tes & les Chrrtiena . & qui le lifoientpar- 
mi lesuQs & les autres dani leurs aSem- 
blc'es publii^QCi , aufTi bien qu'en parti- 
culier, étoient pleins de fiiutei qui t'y 
^toient glifTées iniènGblement , & aeen- 
mulées par la négligence des copiftci , 
dansuneClongueruited'annéct, oil cet- 
te verGan avolt palTé par tant de mains 
diSërentes. Foortui rendre donc fa purc- 
téuaturclle, ilpritlapeiae dccoUation- 
ner pluGeurs copiei & de les examiner 
«tteativenwnt , pour corriger l'une par 
l'ancre. Ce fut une copie iiaii revue & 
corrige, qu'il mit iins fon btxt»lt i la 
cinquième colouoe. Elle fut tellement 
cftimée , qu'on la regarda toujours de- 
puis ce tems-U comme la Tiule bonne & 
véritable verGondes Septante; &toutes 
les Butresqui couroient, lâns avoir été 
revues & faites Tur la Henné , prirent le 
nom de commuât ou fulguirt, pour les 
diftinguer de colle-ci. 

Cïpcnilant Orifetii ne borna pas 11 fan 
tniviil; aanJéulemeut il dicha^ea ha 



édition des Elûtes des copifies , nuis 
Tonlnt encore la perfeâtonner &«orrig« 
les fantet des traduâeurs ens-mimet( 

Far la comparaîlbn qu'il en fsiEoit avec 
original hébreu. Il t'y entrouvoitbean- 
eoDj) de cesrdtmieres ; il j avoit det 
omifGoni , des additt»ni, & det en- 
droits tris-mal traduits. La loi elle-mf- 
me qui étoit pourtant ce qui «voit été tra- 
duit avec le plus de foin dans cette ver- 
lion, avoit plufieurs de cet déBiotL Le 
refte en avoit encore bien davantage. Il 
vouloit donc remédiera lontceU, fins 
rien changer an texte original det 
Septante. 

Pour cet eSêt , il fe fervit de quatre 
diffcreotet efpecesde marques, déjà en 
uragealoriparmi lEsgrammairiens : l'o- 
bélifqtie, Vaftérifque , le lemnifque , 
& l'nypolemnifque. L'obélifque étoit 
aneligne droite, comme une petite bro- 
che ^ — ) ou comme une lame d'épéef 
&c'eftau(G de tàqu'elle prend fon nom. 
L'aftérifque était une petite étoile (*} ; 
le lemnirque étoit une liene entre deux 
pointa C~^)> & l'hvpoTemDifque, une 
ligne droite , avec feulement un point 
deffons C— ). 

L'obélifque lui fervoit i marquer ee 
qu'il falloit retrancher dans les Septante, 
parce qu'il ne fe trouvoit pat dani l'hé- 
breu. L'étoile étOJt pour ce qu'il y Falloit 

jouter, tiré de l'hébreu, & ces aJdi- 
iontil les prenoitprefqae toujours deU 
verfion de Théodotionj ce n'ctoit qud 
qiund^ne U ttoUToit pas juHc t %n'tl 



dt, Google 



ORI 

■nitreconninx astres. Four In Icot- 
Btfqiin & les hypoleauùfquM , il 
Invoit, i ce qu'on croit. poDraurqucT 
kifBiirâits oiklex traduÂcnrs n'avoient 
piaStTXft tdcmdcl'ori^nal. Mali on 
s'a pai tr«p bioi écliirti jnfqa'à piéfcnt 
ioDoi eetdcn marques fetToient pr«- 

Enfifl , pour montrer ïnTqD'où t'ften- 
Mt le retrinchement d'un obélirqni 
m J'vldïtion d'une étoile , i) avoit ui 
aBbentmrqoe^, dani quelques exen. 
pbÎKt , font deux points (0 , & dans 
fKJqncsT autres, nu dud la pointe en- 
Mc C'f }■ Avec le lecours de ces inar- 
faes , an T0y«t rà finïflbit ce qu'il y 
arcit de trop on de trop peu , co 
avec l'obélifqoe Se l'étoile on voyoi. 
Ecii coinincni;oit. Mais tout ceu fe fit 
bus rien changer dans la lerfioa urigi- 
Dik des Septante. Car , en retnachut 
tiKtcx ces nurqoes & les aJditioni des 
cEcdes, vous aviez l'édition des Septan- 



VoiU ce qu'on ipiielloit l'édition d'O- 
r^fxei âcaiifedes loinsqu'ils'étoit don- 
Bct pour U corriger & la réfbrmer. Ci. 
toit an travail immenfe ; anΠlui fit-il 
donner le lamom A'Aiamiatiut , qui 
veot dire în/àtigabU , & qui a été d'une 
{rande utilité i l'églife. On i<e fait pas 
^ jnfte quand il mit la dernière main à 
cet ouvrage ; mail il y i apparence 
«ne ce fut Tan ajo , quatre ans avant 

L'oris^al de cette tmduâioo fat mU 
itns la bibliothèque de l'églife de Céik- 
lie en Paleftiue, aik faint JérAme le 
trouva encore long-temi après, & en 
e copie. Mais apparemment qoe 



ctnre qu'elle y fut bien cinquante 
uns qu'n paroiiTe qu'on y fbngeât , juf- 
qn'à ce que Finiphile & Eufebe l'y déter. 
rerent , en prirent de* copies , & firent 
connoitie cette édition. Depnii lors on 
n connut le prix & l'excellence ; les co- 
ftEs l'en multiplièrent, & fe répandi- 
rent daoi les autre* églifes. Enfin, elle 
futrtçnepar tout avec ane approbation 
téoérale & de grands applaudi Sêm cm. 
Il irriva néasmoins que la çrofleur ilc 
Tonviage, £Ia peine & la depenfe qu'il 
Writfow W avflir iti copies complç- 



ORI 



S7 



tes , h firent Uentdt tomber. Outre la 
dépenfe, il étoit embarrafTuit de iaire 
copier tant de volumes, & trèt^ilifficile 
de trouver parmi lei chrétiens , des c»< 
pîftcs aOèz habiles pour écrire fhfbreii 
avec fes carafletet propre*. "Tout cela 
Fntcture que la plupart fe contentèrent 
de faire copier fimptemcnt la cinquième 
colonne , on les Septante , avec Ici étoi- 
les, &'c. qu'Oi'^Me yavoitmifei, par- 
ce qu'avec eeU on avoit en quelque oia- 
uiererabrégédetoutl'onvrage. Ain& il 
te fit trés-peu de copies du g[raiid ouvra- 
ge , & beaucoDp de cette dpece d'abré- 
gé. Et comme en coi>iant il arrivait .û)u- 
vent de ne pas marquer avec enaâitude 
les étoiles , il s'eit trouvé dans quantité 
de Mpies des Septante, faîtes dans )a 
fuite, biendeschofesruppofées de cette 
vcrfion , qui n'y étoicnt pu d'abord , 
ft qui n'y font entrées que par voie d« 
{upplénient avec cette marque. 

Cependant il y avait encore plofienra 
cepies dé l'ouvrage entier, tant de la tH 
tràflt qoe de ïbtxuflt , dans les bibliothè- 
ques, oil onalloit les confulter, jurqu'ù 
ce que, vertkmUien duTeptieme fieclt, 
l'inondation de* Sarrafini dan; l'orient 

Ïint détruit les biblioEhcques par-tout 
ils paflbicnt , on n'en a j^ui entendu 
parler. Il n'en eft parvenu jurqu'à nous 
que quelque fragmens qu'ont recueillis 
FlamiDius, Nobilius, Druliua, Su le 
père Bernard de MoolÉiucon. Ce dernier, 
dans une livre qu'il a publié , prefqu'aufll 
gros qUe l'étoit Vbrxtfk , & d'une ira- 
prellion magnifique , non) avoit ^it eC> 
pérer beaucoup , & nous A donné fort 
peu de chofcs. 



V Hixiale i' Or^eni dans la bibliothèque 
de CéUrée, on, fdon d'autres auteurs . 
qui l'apportèrent de Tyr & la mirent 
dans cette bibUuthcque, corrigèrent fur 
cette édition la verGon des Septan- 
te, telle qu'on la voit communément. 
yoyt% Septante. Lt cbivaiitr de 
Jaucoukt. 

ORIGENISTES , C m. pi. , H^. tccL, 
anciens hérétiques , dont les abomiua- 
tions rurpalTercnt celles des gnoftiqucs. 

Saint Ëpiphane en parle tomme d'une 
lèâe qui tubfiltoit encore de fon temst 
mais en très-petit nombre. Il fcmble 
^u'il fixe Hur origiiK au tenu dn grand 



dt, Google 



î8 



ORI 



Origcne; mni^ tlnedit pis ^ne cVft Vie 
lui qu'ils ont tiré leDrnom: au contraire, 
}| les lUftingiie d'mtres orighàfiu, niix- 
queU il donne pour chef Ori^cDe Ada- 
mantius. Il njotite qa'i la v^ritJ les pre- 
miers tiroient leur nom d'un certain Or i- 
gene. S: par-là il fait cannoitre que ce 
n'étoir pas du grand Origene. D'aLlleuTs, 
fnint Anguilin dit exprelTeinent ^ue c'en 
^toit un autre. 

A l'égard de leur doftrine i tout ce 
quelamodcûie nous permet d'en dire 
c'efl qu'ils condamnoient le mariage , 
qu'ils fe feTvoitnt de plitlieiirs livres apo- 
cryphes, comme lesaâes de S. Anilr^, 
eff. & qne pour exenfer la publicité & 
rénormlté de leur» crimes , ils accu- 
fuicnt les catholiques de Faire la même 
chofe en^particulier. 

ObigÉnistes , fuivantl'hiftoîre ec- 
clélîaftjquc , étoientles feâateurs d'Orî- 
gene, qui fauttnoient que Jéfus-Chrift 
n'étoitfilsdc'Dîcu que par adoption i que 
l'ame des hommes exifbe , & a péché dans 
le ciel avant la création de leurcorps} que 
les tourmeni des damné< ne feront point 
éternels, & que tes démons feront enBn 
délivrés eui-mêmei des peines de l'enlët. 

Saint Epiphane réfute amplement les 
erreurs de ce père de l'églife ; mais il le 
fnit, comme il en eonvient lui-même , 
avec trop de chaleur \ de forte qu'il peut 
bien y avoir de l'exagératioa dans ce qu'il 
a dit du grand Origene. Il paroit même 
que &int Jérôme & Théophile d'Alexan- 
drie , parlant dece grand homme, n'ont 
point donné â leur xele les homes con- 
venahles « St fans doute , c'eft la raifon 
pour laquelle faint Jcan-Chryfoltome Fut 
accnfé lui-même d'être mir^ryî< , comme 
n'ayant point déclamé avec affcide véhé- 
nenee contre OiigeRC. 

Xj'orisénifiui Fut adopté principalement 
parmi les moines d'Egypte & de Nubie, 
qui avoient tiré diverfes opinions erro- 
nées ou ilngulieres, de la le^are d'un 
trtité d'Origene , intitulé, itt frincifit. 
On peutcompler parmi ces opinions fai- 
farret, que lefoleil, la Inné, les étoi- 
1m & les eaux , qui font an-deinit du 
lirmanfent , ont des âmes , & qu'à la ré- 
furreétton tous les corps auront une for- 
me ronde. Les' livres d'Origenc Furent 
condamnés, & la leâure en fvt détendue 
dans le cinquième concile général , qui 
«ft le deuxième dj Cooftantioople , tenu 



ORI 

en'<f3. Divers auteurs U font attacha» 
depuisàjaftifierladoârined'Origene, & 
d'autres i prouver la réalité de fes er- 
reurs i maison ne peut difcon venir qu'il 
ne fc (oit égaré fur hiendes chefc, 

ORIGINAIRE, adj., Gramm. , qui 
a pris fon origine en 'queliju'endroit 
Exemple, c'eit iinefamilleon^'nuiv de 
Flandres. Il fe dit anffi de ce qui nous 
vient A'originn c'eft an vice oripamt 
dans cette maifon. 

OiiGiHAiiE. Quelques narchindt 
appellent marchandife originaire , celle 
qui croit DU qui fe fsiiriqvedans un paye 
avec des matières même dn pays i mais 
ce terme cfl peu u&té. DiBiami. dt mm. 
tome m, pag. 644- 

ORIGINAL , F. m. , eft le premier 
deflîn , ou inftrument authentique de 
quelque chofe, &qui doit fervir comme 
de modèle ou d'exemple i être copié ou 
imité. F. DnssiN, Modèle, f^c. 

Aujourd'hui l'on trouve à peine aucun 
titre ancien de poiTeQîoD , mféodation , 
i^c. iMiioix mrigituit; ce ne font que det 
viitmtu , on copies coUationnéet fur lec 
originaux. 

OiiGINAL, L m., Grtmm. Feyt* ' 
OlICIN ALITÉ. 

Okiginaux, écritt. Ce termepeut 
reprendre en diffïrens fens. i". Pour le 
manufïrit authentique d'un ouvrage, 
tel qii'il cil forti des mains de fon auteur. 
Ainli , quoique nous ayons plufieurs 
manulcritsdc la bible, on ne peut pas 
affurerqncnouscn ayons les vrigàiaio: : 
pour faire une copie exaâe, il faut la 
col]adonnerfur1cs«rictnna:e. 

a". On peut appellei icritt originaux 
ceux même qui ayant été tranfcrits ou 
imprimés > l'ont ^té avec tant de fidélité 
qu'ils n'ont fouSert aucune altération , 
changement , addition ou fupprelËon de 
quelque partie. Pouvons-nous nons flat- 
ter d'avoir,! es originaux de Cicéron, de 
Tite-Live ? D'hahiles commentateurs 
onttentéderelfituer les lei^ns fautives, 
& d'éclaircir les paflages ohfcnrs ; mais 
ily relie encore beaucoup de lacunes. 

3°. On appelle écriti origiitaux , dei 
pièces uniques dont on n'a jamais tiré de 
captes. AinFi l'on rapporte que les origi- 
du procès de Ravaillac furent bru. 
vcc ce régicide , par desraifons li'p- 
tat fur lerquelles on a débité bien de feuf- 
fetCDDJeâtircs. 



dt, Google 



ORI 

OuoîHu., Ptim. , b dHÀei éhota 
f iprcs kr<|iidlet on copie ; on dit : U 
iB erigpial ; ce ddHa , ce U- 



tua tableau qu'un peintre fut d'imagic»^ 
tian, de gôiie , ^oique chacune de 
Jraninnies Toit copiée d'aptp nitnrc. 
Pântme , tablnn tripaai, ie prctid n 
b(iaae& ea mauvaifè part) en bonne, 
Iorli)BC dsus un tableau tout y t& grand , 
ingttliétenicnt oonveau j & en manvai» 
&, loifqn'oa n'y lencontre qu'une GD' 
gnlarité bilârTcmentf^teTqne. Letpein- 
ma. t^petent quelquefois les miniet ûi- 
jcti, & l-pni-prjs de la même fa^o , 
bm qu'aucune de ces répétitiont ibit ap- 
pcUée eafit. On appelle encoie origimU 
kscftunpca Ëiitet A'Xfth des deâîm on 
dea taUeamc trigpmx. Il eft ttjs-diffi- 
cilededifliDgner lei tableaux vripH 
d'avec de homies copies. K. Copies. 

Obigihaux, m ttrmu 4* réMqtâer, 
i^nifie les taénuâm ou eatriits qn'on 
cnnâe aa biireau det ftcietuiei de la 
dianccUcrie. 

Us (ont diffi^ens de* lâes totigîRtiv, 

El coatieanent les ju^emeni & pUi- 
Ten dca ptocis Jusét par les barona. 
ORiMNAUTE, C f Gramm., 
■anâcre d'exécnter nne chofc commune , 
d'âne maoieie fiognliere & diftingn je : 
Var^hMlUédk très-rare. La plupart des 
kMnmei ne Ikoten tout genres , que des 
copes les nos det autres. Le titre d'm- 
fiëai fe donne en bonne & en manvaife 
part. 
ORIGINE, £ f. , Gramm. , eommcn- 
' , naiflânce , |«rme, principe de 



«oditie 



a d'abord Été fort 

Les pratiques tcl^eules de nos jours 
pidqachMites leni ar^int dans lelpaea- 
Btfme. Une mauraile plailanterie a été 
^arigmtA'm traita fatal i la nation, & 
d'une purre fiuglaate , où plufieurt mil- 
lien dlomaaea Mit perdu la vie. Ménage 
a éctit de* ar^nii de notre langue. 

OXIGIME, Ohm., Te dit du peint par 
Icqnd OD commence k décrire une courbe, 
bn^u'oa la. décrit par un mouvement 
cHitioa. /-'. DiciiaBËj'ENeENsxsx. 

On appelle auffi alTez Ibnveiit ongÎHe 
de la courbe ion boimet, c'eft-â-dire , 
IcpointA,^. Il, lataijf. oil l'en fup- 



les ^ftll&i. V. Abscissb , Oxdon. 

NEE, fij-e. (0) 

. ORIGINEL , adj. , qu'a» à êmfinr. 
Péché nriginti , elt le crime qoi nou» 
rend coupables dct le moment de notre 
naiflânce, par imputation de la défobéil^ 
iànce d'Adam, yoytz PÉcuà fif Im- 
putation. 

La natnre du Péché erigittil ell abffi 
difficile à fonder que bn exillence eft (iu 
cileiétablir, Iclon Uremirque de bint 
Anguftin: tgnibiladfi-itdicandumiutiuf, 
nihil ad inttOistniumftcTeliui. AuiE elt- 
il peu de queftioot fur lefquellet Ici thé»- 
lofiens aient été plus partagés. 

lUyricus , un du centuriateun de 
Magdebourg, a prétendu que le péché 
«r^'m/eftone fubJbmce prodaite par le 
détaon, & qui eft imprimée i l'ame de 
chaque homme, à caoTe de la débbéif. 
laDcedapremierhomms: fentiment qui 
approche du manichéifme , Si que d'ûU 
Iturs lllyricns ne prouve nullement. 

On lit dans la conFdEon d'Augsbourg, 
que le péché «Tginr/n'eft autre chofeque 
U corruption de notre nature , répandue 
dans tontes les parties de notre amc; & 
^u« cette corruption qui exclut toute 
jiiftice intérieure, fe réduit i la concu- 
pifcence habituelle, qui fe révolte fans 
ceffe «ontre refprit , & qui follicite con- 
tinuellemeiil au mnl. Mais cette concu- 
pifcence eft l'effet du péché d'Adam , & . 
non pal le péché même d'Adam. Quoiqiû 
mauvaife en elle-même, ellen'elt crirai- 
uelle aux yeux de Dieu que quand on ac- 
quiefce aux mauvais defirs qu'eUe fng- 
, Âqu'onen fuitlea ImprefTioni dé. 
_ es. Mais oil eft ce confeutement li- 
bre & cet acquiefcement dans lesenfàns? 

Henri de Gand & Grégoire ds Rimîni 
;g»tdent le péché urigintl comme une 
ouïlité malailive qui a infeflé la chair 
d'Adam en mangeant du fruit défendu, 

qu'il a communiquée à Tes defcendaos 
par la voie de la génétation. Ce fentiment 
pèche par les mêmes raifoni que le pré- 
cédent, & n'a d'ailleurs aucun fonde- 
ment dans l'Ecriture ni dans les Feres. 

Saint AnTelme a avancé que le péché 

igutrJeft la privationde la luftice ou'A- 

um avoit reque de Dieu en fertant de fin 

main* , ou au moins quelques moment 

avant£i chute : mais cette privation efi 

UptiAcdela dé&béifiiuwe d'Adam, eU« 



dt, Google 



3» 



ORI 



en eft 11 Faite , & par confifqnent cite 
n'enpntfiiTmer haatursaureflence. 

Le fentiment le plus eommon pumi 
les th^to^cns catholiques, eft que le 
péeh^ erigttirt n'eft lutte chote <jae la pré. 
ViHcation même d'Adam , qui nous eft 
Imputée intrinréqueraent, c'eft-à-di , 
dojit nous fummes réellement coupables, 
parce que nous l'avons commis en lui, en 
ce que toutes nos volontés étoicut renier- 
nées dans la fieitne. 

On n'eft guère moins partagé Tnr la ma- 
tiiete dont fe communique le péché eri- 

Le P. Mallebtanche déduit le péché 
wri^ntl de caufet natUTelles , & prétend 
-qne les hommes eonfervent dans leur 
cervean tontes les tncei & imprelSons de 
leurs premiers parens. Comme Us ani- 
maux proiluifent laurfemblableavec les 
mêmes traces dans le cerveau , & que 
ceux de la même efpece font fnieti aux 
mimes fympatfaiei & antipathies , & 
qu'ils font les mimes choies dans les 
mêmes occiGous , de mime , dit ce pete , 
nos premiers parent , aprfs avoir tnitil^ 
greUe le commandement de Dieu , reçu* 
lent dans leur cervedii des traces profon- 
des par l'impreffion des objets fen&bles , 
je loTtc qu'il y a beaucoup d'apparence 
qu'ils aient communiqué ces imprelEons 
il leurs enfiins. 

Or, comme fuîvant l'ordre établi par 
la nature, les penféet de l'ame font né- 
ceÉiirement conformes aux traces, du 
cerveau , on peut dire qu'anEG - tût que 
nous fommes formés dans le feln de 
notre mère , nous devenons inlrâét de 
la cormption de nos pareus, paifqu'iyant 
dans notre cerveau des traces fembla- 



Dous ayons In mîmes penfées & les 
mimes inclinations par rapport aux ob- 
jets fenfibles ; par conféqucnt nous de> 
vons naître avec la «mcupifcence ft le 

Eéché origintL Avec ta concupifCence , 
ippoTé qu'elle ne con^de que dans l'ef- 
fort naturel que les traces du cerveau 
font fur l'ame de l'homme pour l'attacher 
anx chofes fenfibles ; & avec le péché 
erigiml, fnppofé que ce péché ne foit 
autre choTc que l'efncacité de la concu- 
pifcence, comme en effet ce n'eft autre 
ehofe que les effets de la concupirceuce , 
confidcrét comme viilorieox À mnUns 



O&I 

de FeTprit & dn cenir des enfens. Et II y 
a grande apparence, ajoute cet auteur f^ 
que le règne de la conçu pifcence, on iK 
viftoire de la concupifcence , eft ce qu'on 
appelle */cW erigintl dans les enfant, ft 
ficbi aauel daiK les hommes libres. JZ*> 
cherches it la vériii, I. Il, c. 7, n, f . 

Ce fentiment paroit fondé ftir ce qu'en* 
feil^eS. Auguftin, 1.1, de nnpf. ch. 34. 
Ex bac cancirfifcentia carait tMt^uaoi Jllia 
feccati , ^ piamh US ad tttrpia cari/Mi' 
hcr , Miam feccaterum ntatrt imiltonm , 
quiecumjue ii<ifcîtiir frsUi eriginati tfi «k» 
Ugtta ftccata. 

Parmi les anciens, quelqncs'ims, cmn* 
meTertullien, Apollinaire & d'anCtes , 
an rapport de 5. Auguftin, efifi. lad 
JUarctuin. ont cm que dans !a généraH'oil 
l'ame des enfàns provenant de celle de 
leurs pareni, comme le corps dtienfam 
provient de celui de lenrs pères & merea, 
— ux-ci communiqnoieut aux premien 

leamefonilléedu péché «ti^iimJ. 

D'aiftresant penfé que le péché erigU 
nel fe communique , parce que l'ame 
que Dieu crée eft par 1^ deftination uni* 
corpsinfeâédcKpéché, à-peu-pri« 
me une liqueur fe cite quand on IK 
verfe dans un va& inleelé. On trouva 
quelques traces decette opinion dans S. 
Augiiftin, Hb. V.cmtr. JuUaii. c.4. Ut 
irgo, dit ce père, èfatiima car» parittr 
utTUmijut funiatur , mfi ifiiei na/citur, 
rrnafcenàa emtniitur , frofiâtaut titmm- 
ijiu viliatupi ex bemint trahitur , atU ajtf' 
in aitrrt , lanquam te vitiaU vafi 
mfitur : uhi occulta juftitU ihiùue 
Itriï iHcludilur. Mais il n'approuve ni n« 
dérappronve ce fentiment, ftfecnntent* 
'c dire qu'il n'eft pu contraire à la fbi. 

Enfin les théologiens catholiques , qui 
(bnt confifter la nature dn péché an^'w/ 
en ce que celui d'Adam eft impnté â Cet 
defctndans . parce que Mates leurs «e» 
lontét étoient contenues dans la ficnna* 
en expliquent la propagation, en dibiie 
que Dieu, par la fuprène volonté, a ftaïuj 

Sue tontes le* volontés étant contenuM 
ans celle d'Adam, elles fe trouveraient 
tontes Coupables du péché de ce premier 
homme . de mime qu'etlei «uroient éîtf 
jnftes, s'il n'eût point prévariqué. 

Les eflïts du péché eritinil font l'i^O* 
rance, la concupifcence on l'ioclinacioa 
au mal, lesmiferet d« cette vit, ft la 
■écefBtédamsaïk. 



dt, Google 



OSI 

CUGSthL, BifL %tt. , suai ttû- 
tatl qiudmpede ^ui fe treuTC dans les 
wliei {cptcntrioulM àt l'An^ri^tie. 
Qpcl^Da antenn ont confondu cet ani- 
ùl avec ceM aa'en appelle miM) mais 
ie meîUeDn oDlcrrateurt non) dil'ent 

e'ilaediSèrede l'éUn que par (à grof- 
r ^ épi* celle d'nn chcTil. L'cri- 
(saJab enmpelaiSE, la qoeuen'a qu'an 
popciJe Inagncori ilalts jambei& Ici 
vieil iTaa cerf. Un Isng pail lui couvre 
k nn , le gariit & le haut dn jarret Sa 
VSc a enviTon ileux pifiis de long ; ''~~ 
«gflc eft gioi & rabatm par le haut 
w'.eaiix font fbit larges : Ton boia eft 
btaacoDp {dm large que cclni d'un cerf; 
Kiiï il eft fourchu comme celai d'un 
tùa : ce boûfc ranoDvcUe Ions let ans. 
Or prét«BtI ane cet animal eft fojet i 
répÛEpfie ; & comme daos les accès il 
fcgntte l'oreille deibn pied île derrière, 
«a CB a Mucla qne la corne ftoit un tfé- 
dfiqoe eontre cette naladie ; on en vante 
les vcTtm coûte let palpitations, les 
vertiges, Is tileDrélie, le coars de ventre, 
t^e. Le poil de l'orr^uj eft mél j de gril 
Uaoc ft de rouge noir t >1 conCerve lou- 
jenrs une certaine flaftieiti, ce qui le 
rend très-propteàliiirc drtmatelu, &fc. 
Sa dnir eft d'nn très-bon gaùt : & peau 
Màrarie efl douce , forte & moelleule. , 

ORlGVÈLk, GécgT. . m ORIHUE- 
lA , comme écrivent les Efpagnots > ville 
f E^agne m royaume de Valence , avec 
■a cvécfaérnfingantdc Valence. EllecR 
^innecampagnefertlle, fnrlariviere 
deSégnn, i i4lienes N.£. de Csrtha- 
SCM, 14 S. O. de Valence. £01^, 17.3. 
*<• 37- îl- 

Cette rïle eft indeiuie, âee qnepti- 
tendeottctg' 

tt&VOrtrBi 

iaà évCdté eft moderne . 
bit racnne menliDD da&s les trots anden- 
aet notices ccclé&ftiqnes d'Erpagne. 
Ht > lien depenTer ipie l'^gl'fed'Oi-iijr'Ai 
frt (ÏMd^ en colléj^ale l'an 1414, & ^1- 
géc encatÛdmleparAIphonCe, dnquie- 
ne roi d'Argon. Son xonvememcnt eft 
tadépeadmt de Valence , & & jnrirdic- 
tûns'^nd for environ donze lieues de 
baj^Deiir ft fisde largeur. (D.J.) 

GRILLON, £ m.. Fini/., partie 
anacéedn fl*ne vers l'épaoledn bail ion, 
fri eft arraBdie. , & qm fert i couvrir le 
idedBSapc. tori^n* cctto.partîa avai»- 



ORI 



3' 



c^ eft tenûaée par nne ligne droite, oa 

hnonimt éfMuitmiHl. V. EpaulEMENT. 

On fait des BtiMonî inondii , afin de 
couvrir davantage le flanc , de rendre let 
angles qoi font tuporés aux batteries de» 
ennemi;, plnsforti, &qn'ilyaitni(iins 
de parties qui pniflent être battues per- 
peniiicvlurement par une même batterie. 
Un ne tait des oriBati qu'aux places r^ 
vêtue* deBia(;onneric« parcequela terre 
atroppeudefolidit^poiir qu'tll puilIênC 
fe fontenir long-tenis. 

Lesingjnieurt avancent plus ou moins 
learoriJbn. M. deVauban l'avance de y 
toifes , &M. deCoehom de 14, devint 
fnn flanc haut, ponr le mieux garantir 
desGOopscToiféi. VoritenAt cet illuftre 
ingénieur eftunetourifepierre. avecoR 
fouterrein où il fait des cafemates poui 
fix pièces de canon, lefquctles d^Feadeiie 
le folTé & la face du retranchement de 
maçonnerie qu'il fait dans fon tuQion. 

Four tracer VtriUe», fuivant M. la 
maréchal de Vanban, il faut divifér le 
flanccp,p;./, df/n-d/./j-, 7,enttoi» 
pilrtiei égales. Sur k miti«u C 1 du tiers 
du flanc , vers l'épaule du baftjon , on 
élèvera nne perpendiculaire .OK indéfi- 
nie , an-dedans le baltion ; & au point 
C , extrémité de la face fiC , une autre 
perpendiculaire C'K, qui coupe la pre- 
mière dans un point K. De ce point pris 
pour centre, & de l'intervalle KC, on 
dccrira un arc CI qui donnera la partie 
antérienre dcl'srîUMi. OnpoferacnfuiCa 
la règle i l'antile ftanqué A À an point I , 
& on tirera dans cette polition en-de- 
diBi le bdtiOQ , la Hçne IH , à laquelle 
on donnera cinq toiles. Cette ligne fe 
nonme le revrrt de toritb» , ou h irti- 
tuTtitfifituU. Si l'on veut en fui te décri- 
re le flanc couvert , on prdongera In 
ligne de défenfe AD de cinq toifes. juf' 

În'en G , un tirera HO , fur laqncÙc on 
écrira un triangit éqnilatéral LOU , 



GFH, qulferaleflanccc .__ 

Le parapet de VarilUn doit être plus 
épais que let antres parapets, &il doit 
être en licne droite en-dedans , i irminc 
que IVt^nne foltevtrêmenentEiand« 
comme celai de M. Coehorn. A régariî 
de la droiture de l'épaule, clic rie doit 
avoir ^'nn petit parapet àe maçaoncfie 
d'un pted d'^aiJ^Di. _ 



dt, Google 



3Î 



ORI 



ORI 



On pratique éua le rererS ieVarUlM, 
des portes fecretes appellies fotmas , 

3ui (.-onilaifent les toldaU d« U ville 
ans t«fb[ré,parun Toaterreln pratiqué 
■àiOK l'intérienr du lemparL Veyn Fo- 
TERNES. 

Par la conftruâion de VariUon^'A y a 
vne partie du flanc coavett, ptactiele 
point H , qui ne peut être Tue de U 
contrefcarpe de U place. EUe eft fizf- 
fifante pour y pratiquer une embrarure , 
dont le nnon fert beaucoup à la défenfe 
du palTage da fôCï & du pied de la 
brèche. ISO 

Oni,i.0H , Aiguilletlier , bouSettesde 
Xoie on de laine , prifet au bout d'un 
Tiiban de laine; pat le moyen d'un fer- 
ret à embraffer. F. Fber^t i-f Em- 
SKASSES. Les BrilUai, ainli i»mmés 
de l'endroit oil il fe placent, fervent 
à araet les oreilles des chevaun. 

Grillons , C. m, pi. , Stitrit , ma- 
chines mouvantes au moyen d'une cou- 
lifTe , qui fert à élever ou baiiTer la 
banquette; on appelle ces erill/pti ,oril- 
iomi de dtfui ; les ariOani de derrière (bat 
des efpecescie talTeaux creulïs, qui lup- 
portent Les înfuples de ebaine & de poil. 

ORlKouHOIRIN, i. m. , Marine, 
c'eft une groffe corde attachée à la croi- 
fée de l'ancre par un de fes bouts & 
qui tient pat l'autre bout i une bouée , 
qui marque l'endroit précis «il eft l'an- 
cre, c^. 

ORINE , ff/op-. Jiurft. Pline , 1. V , 
c. 14, nomme ainii la contrée de la Pa- 
leftine oil étoil Jériifalcm. C'eft ce que 
S. Luc,^h. 1, jt. ji) , appelle wsB/uBa 
Judaa, lorTqu'il parle delà fainteV»«ge, 
qni alla iHîter Ëlifabctb. Il y avoi 

SluGeurs villes dans ces montagnes . 
érufaUm, Rama, Bethléhem, et. Le 
pec de S. Luc porte riç toV O'ptan , d'oii 
■ pu aifémeat s'écrire en lettres Latifles 
OriW. (D. J.) 
ORIO. y. LoilOT. 
O&io, G^. , rivière ou plutdttor- 
lent impétueux d'Erpaene , dans la 

Ïrinclpauté de Bifbaie. Il a u fource i 
. Adrien , & fe perd dans la mer , 
au couchant de S. Sébaftien. (D. /.) 
ORIOU r. LOBIOT. 
ORIOK, r. m., AJhaiwm., c'eii le 
nom qu'on donne dans l'altronomie i 
un* coo&eUatton de l'hémiTphere auf- 
UaL i^eytx CQHSTS.l.kKTlQa. Letta- 



uffiirgmt nimbqfiu arion : Tajaxa- 
d'hui l'on cil revenu de cette erreur, 
plus à l'efièt des conflel- 
lations, ni àceluidei étoilet. J^.Cami- 
cuLE & Caniculaikes. 
Les étoiles de la conftellatton i'orimi 
Ht au nombre de trente-fept dans le 
catalogue de Ptniémée , de loixante-deux 
dans celui de Tj cho , & de qoatre-vinft 
dam celui de Flamileed. (0) 
Okion , Myth. , fils de NeptDne 8c 
m des plus beaux hommes de fan 
temps. Il fe rendit lâmeux par fou fa- 
voir en aftronomte qu'il avoit ipprife 
d'Atlas, par fon goût pour là chalTe, 
& par ik mort que les mythologues at- 
tribventàhmaladeDiane. Cette dé elTe, 
affligée d'avoir âté la vie au bel Orien, 
obtint de Jupiter qu'il fût placé dasi 
le ciel , où il forme nne des plut bril- 
lantes conftellations , compofée de trente- 
huit étoiles. Comme elle y occupe un 
grand efpace, félon cette exprefUon da 
poète Manilius , megai fari maxima wA', 
ce phénomène pourroit avoit fbnrni 
ridée de cette taille avantageufe que 
Virgile donne 1 Orim, qui marehant 
au milieu de la mer, avoit la. tète & 
fes épaules élevées au-defTut des eaux > 
parce que cette conflellatïon eft ta moitié 
fans l'horiTon , & l'autre au-deflus. 

Lei Arabes font, dans leurs fables, 
de cette conftellation , une fenunetrb- 
délicate, taudis que les Grecs en font 
nn héros x^inqiienr des bétes Féroces, 
& qui dans fes galanteries s'étoit rendu 
reiloutable aux lages nymphes & aux 
révères dfelTes. Diane, dit Hygin. eut 
peine à fe fauver de fes mains ; lorf- 
qulil eut été tranfpoité dans ie eielaa- 
I près des pléiades , Ion voifinage panit 
encore fi redoutable à la divine Klec- 
tra, que ce fut pour échapper à fet 
pourfuites qu'elle abandonna lès feort 
& alla fe caclier au polc arftique. 

M. Fourmont a donné , dans VAcad. 
ils infcrip. tom XIV , In-^". un mé- 
moire où il rappone la ^ble i'Orian i 
rtiilloire corrompue du patriarche Abi*- 
bam. Le difcours dont je parle elt plein 
d'érudition, mais aufli de conjeétures 
& de fuppoiitions li rcchetchéei , qu'etlr 
ne peut conlrebaJnncer le fcntimcnt de 
ceux ^ penlènt )ue l'aoeieue Grec; 



dt, Google 



DRl 

_ ,,-„^ ...^ -_s patri 

Èdc INen, & qu'elle 
BOTItt. (D. J.) 

ORJPgAU .Cm., JmtiJI., lame de 
bitoa foTt mince & fort battn , qu'on 
oiflo^oît lutrefoii duu les étoRei de 
faux or. On ne s'en fert plai ; & le ooiii 
n'en c& relit que pour méptifer les vieil* 
ks étoS:! on i;ïlsn9 d'or qui ne (ont 
flu de mode , & pour tourner en riâi. 
(Die ceux qm en purtent 

ORISSAVA, GéM^., Tîile de l'Ame- 
tif De lu Mexique , fur le chemin de 
Tcn-Cnix à Mexico, entre Cordoua 
£ la PiKbU de I(k An^eUï; SUe eil 
snprès d'nne haute mont^g^ne qOi porte 
&M nom t & ifontlefoinmet eft toujours 
couvert de nei^e , quoique rons la zone 
iBrride. Zmg. 177. jo. lotit. 19. o. 
. ORISTAGNI, c;^., ancienne TiU#. 
it l'isle de Sardaigne , avec un ari-hevê- 
«bé. for le g.ilfé Je même nom, A 17 
liencsN. O. Je Cagliari, ii'S.de&oxa. 
i*^. a«i 33. lot. 19. îî. 

Cette Tille eft Vt/liliii de Ptolomfe, 
doot Ici habitant ont été appelles U/el- 
EUmi. Le oom d'Ori/tax»' on Orifiagiu 
loi vieiK TTaifenblabUment d'un étans 
fbmé par la rivière de Sacro , dans Un 
lied oomnié Orli , d'où eft venu le nom 
tatin OriftaptmsH, qui a formé te nom 
Orifl^Mi. Cette ville eft dans une plaine 
ipen de diftance de la mer, mais dans 
m air très-nalfaitl, ce qui &it qu'elle 
et déplie f B; y.) . 

ORITËS , Èijloirt nat^ , pierre dont 
|Hle Pline , & dont il ne nous apprend 
rien , finon qu'elle eft ronde , Se ne fouf- 
Irott Stiniile altération dans le Feu, Les 
antenn mwdeniet ont attribué pluQenr» 
Wtiu cictnordinairet i cette pierre in- 



Dri 



a 



Dé, & fis nous apprenoeni qD'il j 
trab efpeccs i la première eft rondtf 
EU u>i>re , on la vante comme un remti 
de puilTant contre les morfures det 
bétel vcnimeufès, après avoir été FroU 
tée avec de 1 huile de rorej la féconda 
étoit verte ou mouchetée de blanc ; ou 
tiaverfée par des veinel bllncheti lÉ 
troifieme étoit compol'ée de couches pa^ 
raltelei, nn prétend q^u'eUcfaifuit avor' 
*'t lorfqu'on la portoit fur foi. ( — ) 

URITHVE , Mythol. ;, fille de f aiM 
dion, ou. Félon d'autres, d'Ëriéthée « 
lixieme roi d'Atheiiesi fut enlevée Fur 
le* bords de l'IlilTus par Borée qui 
l'emmtna euThrace, l'époulà & la rendit 
mcre de deux lils , Calais & Zéthés. 
Ce prince, dam la Fuite, en reconooif' 
fknce de cette alKaiice avec let Atbé-i 
niens , leur rendit le bun office decoui 
1er ilbndplutieurs galères desbarbaresi 

Je n'ignore pis que ce trait J'hiftoire 
palTe pour une hblc, parce que Bores 
a Fouvent été conFcindu avec le vent 
du nord. ( * ) Je connais auGî ce pa£- 
fa^e de Platsn dans le Pbairus, tome 
!I(, p. 319. „ Que peofex-voui, diË 
Phtelrus ) Socnce, de l'enlèvement 
d'Ort'lf^e par Burée? L'hiltoire qn'oil 
nous en débite eft elle vriie? Quand 
je la Fuutieodroiifaune, répond Sociate, 
je ne ferait rien d'étranse, & dont les 
lâvans ne me donnent l'exempte; en- 
fuite examinant la chofe de pres,ro$». 
âf utv®-. je dirais t{\i' Orintbye jouant aved 
Phiruiacce là compagne, fut précipités 
par Dn coup de vent du riard,dedelfut 
ces rochers prochains , Si que ponr ev 
cher fd mort & en adoucir les rcfreti t 
on pnlilii que le dieu Borée, ameuens 
d'elle , l'avoit enlevée. " 



(•3 Ovide dit que Borie devenu âmourenx A'Orithyt, fit tout Ton poflihlif 
t»nr l'obtenir de Fon pete par Tes aOiduités ft par fes foins j mais voyant qu'il 
n'avanqait rien par cette voie, part* que t« pays froid oi» il régnoit. Se \t 
lonvenir de Térée nettoient nbftacle i fon bonheur , il fe laiffa tranfpotter k 
cette Fureur qui lui eft fi naturelle; & l'étant couvert il'un nuage ebFcut^ it 
porta par-tout l'agitation & \f trouble, baUya la terre, £ Ht tbulever de tous 
côtés des tsurbjllons de poiiffîere , dans un defqiiels il enleva Oritlye. ,P1âton 
dit que cette ftble n'eft qu'une allégorie qui noui apprend le malheur "arrivé 
I fa jenne princefTe que le vent fit tomber dam la mer, oit elle k nova. Mais 
il eft certain, par rhîfteite. que Bnrée, roi de "Thrace, époufa la fille durai 
fAHienef. yeyt» BoREE. te jardin des Tuileries, à Paris , fait voir un 
ngnifiqne ^onppe de l'ouvraee d'Anfelme FUmen, qui rcptéfeate cA cnlcvc- 
mat SOriOiyt par le vent Borée. (+) 

Tmm XXJV. g»ik T. C. ' 



j=, Google 



H 



ORL 



ORL 



Mail, mHjjé tous cet tf moii^fM , 
je r>(is auUi nue ilant l'antiquité Borée 
■ été regardé cotnme un prince Je Thn- 
Ae , & que les ilU^nrics qu'on a for- 
gées ne fe trouvent Fonilées que fur ce 
Ïic le vent du nonl foufBoit dans la 
tece en pnlEint pu la Thrace , oit 
régnait Borée. 

Q.uoi qu'il en Toit, tes peintrei &les 
fculpteun Te ùmt phi à tepr^fentcr l'cn- 
levemeot d'Oritbyi par le Tent Borée. 
Tel cft le beaa gronppe de la main 
d'Anfelme Flnmen, qu'on voit an jorilin 
detTtiiL-ries. (D. /) 

ORirUKIENNE,PiE»E, hpii ort- 
tvriui , rnSi. nat. , nom donné pnr quel- 

3aes auteurs i âne efpecc de pierre 
■aiRle ou d'étite . bnme & liiTe i la 

fartacc, quieftcomporée Je petites cou- 1_ , .. _. , 

ehes minces ftoalTantes .ftonireirfénn^^un filet qui eA 
nn novan d'une marne grilltre. f~} 

ORIX .Cm., Grammatrt. Hifi. nat. , 
wiimil cruel & bronche , fabuleux vtai- 
fèinblablemcnt. Applin qui n'en aeoil 
pRivn.l'adégrit. Ariftote qui n'en avoit 
pas vn divintai;e, lui place une come 
au milien du Front. Pline lui rebroulTe 
le poil de Is queue i la tfte. Albert le 
grand lui met de la barbe au menton. 
Appiin le Teqd fupérieuT aux tigres Si 
ttUK lions. Belon prétend que c'eft la 
gazelle. 

ORIXA, Cipr., reyïume de l'In- 
doufbn , fur le golfe de Bengale, à 
rextrémilé feptentrionalc de la cdte de 
Coromindel , entre le Ben^e & te 
royaume de Golconde. H efl borné au 
nord par U rivière de Ganga, i]uî le 
li^rcdei terrei du 8aia-Rotas, depuis 
lés 9%. lo. de hitf^it. jufnn'i 102. 10. 

Cet état peut avoir envimn 39 lieuea 
de cdtcs qni cnurent du fud-ouell: au 
nord-ïd. En allant du nord-eH au Aid- 
oneft, on y trouve Baram ville capi- 
tale , Ganiam autre ville, où IwAnglois 
ont nn comiitoir , & quelqnes bourgades ; 
Dinîc la ville iVOrixa , que MM. Sanfon , 
Baudrand & autres mettent dans ce 
royaume comme Ta capitale, eHuue ville 
chimérique. (D. J.) 

ORI.AMUNDE, ff/i^-, ville d'Aile- 
ira(;ne, dans le cercle de haute-Ssxe, 
ft dans la portion dn pafs d'Alten- 
ho'"^, qni appartient i Gotha. EHeelï 
fitocc 'trr une éminencei â l'embou- 
ekure de ta petite livicre d'Orla , Au» 



h S«ai , Se etK eft le fie^e ifitn bail» 
liage. C'eft une ville très-médiocre , mai* 
ancienne. Les propres comtes qu'eU* 
avilit autreFoii , & qui finirent l'annte 
147^, (e FaiFoicnt fott conlidérer dans 
la Thuringc: ils iouilToient même de 
l'éminentc prérogative de fc FubUitues 
des bourgi^ves dans Uur chiteau; Sc 
leur alliance étoit recherchée par \a 
plupart des princes leurs voifint. {D. J.). 

ORLE , ArMl. . mot dérivé de l't- 
ttlien erle, ourlet; c'eft un filet fbui 
l'ove d'un chapiteau: lorTqu'il eltdins 
te bas ou dans le haut dn fût d'un» 
cidonne , on l'appelle auΠetintur^ 
(D. J.) 

OtLE, Atarint, onilet autour des 

OïLB , r. m. , Blafi». Ce mot fe dil 
, un filet qui efl vers le boiJ del'écu. 
tl eft de moitié ptns étroit que la boi^ 
dure qui contient la fixicme partie de 
l'écn, & celui-ci la douzième Feule- 
ment; l'cr/reft éloigné du bord de l'écn 
i pareille diftancc que fa largeur con- 
tient. On en met quelqueFois an, deux 
nu trois i & quand il y en a trois ft 
plus, ils occupent tout l'écn. Vork 
a le même trait que l'écu. En général 
furie eft une eFpcce de ceinture qui ne 
touche poiiit tetr bords. Les Latins t'ont 
appelle arula. Il vient , Telon Ménage , 
du latin «rlum, dérivé de ffra,«,bora 

De Chandée du Ch&telet , de Vaflk. 
lieu en BrelTe , iTaxar i la bamlt lair , 
oci^mpefBA de fix itTant targent *m 

ORLÉANOIS , Ghfx. Il ne fmt pat 
confondre le f;anvernement i'OrUiui^s 
avec VOrllanais propre. I.e gouvernement 
contient outre VOrUaneii, la Sologne* 
la Bcince, le Dunois , le Vendomois , 
te Blaifoit, ta plus grande partie dn 
Gïtinois, & le Perche- G on et. Toot 
VOr)iamii! eft dn reffort du parlement 
de Parii. VOrUoMait propre eft une prt*- 
vince de France , bornée au N. par hl 
liante Beauce, E. par le Gïtinois, S. 
par la Sologne, O. par le Danois &t« 
Vendomois, La Loire le diviFe en hant 
ft en ht* OrUmms, Le haut eft au N. 
& le bas eft au S. de cette rivière. 
Orléans en eft la capitale. La fbrSt mA 
eft an nord de la ville , eft une des plna 
grandes ta r»;aiunes «lie pft&è p«v 



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ORÎi ' 

imttalr »« nïUe aipnu en boli ftltlfl , 
■MS eUc nnferme des plaines {oit ^en- 
iÊR & des vilbgcs , de forte qu'an lui 
teue If lîenes de longueur. SaUr^eur 
ci difiëtcnte, id d'une on de deux 
Eencs , & dû» quelques endroits de 
dnq 1 £x Jïeaes. Le prix des ventes 
de cette Arét , qoi peut mautei chaque 
■suée i to mille livres, eS de l'ipa- 
Bt^ da dsc d'Orléans. (J?. J.) 

OSIËANS , Gé^r. , ancieane ville 
«c France , capitale de l'Orléanais , 
«Ttc titre de duché , poETédé jiai le pre- 
■ici ptiace du fanu, & un evccbé fnf- 
fiasant de Paris. Il s'y Fait un grand 
: en vins, bledi & MuK-de- 



ORt 



Jf 



hr b Loire, à 1} lieues de Blois, ?c 
M. E. de Tours, 97 S. O. de Paris. 
/«c. 1». t$. 4î. iat. 47. Î4. fuivant 
CiffinL 

On croit qWOrUani fat érigée en 
far Aniclien , & en requt le nom 
Amvlîmw CTtritai, on AunHcmum^ 
fau-eAtendanto^p^JuiD. Elle devint alors 
indépendante des penples chartrains , & 
Eut l'nne dn plus con&Jêiables des 
fianle*. £Ue tomba au pouvoir des 
français apris que Clovia eut vaincu 
Stagriiu & ent détniit le refte del'en- 
piie romain dam Ici Gaules. Il 'l'elt 
teiTD A OrlÂmi pluGenrt conciles & ty- 
aedei. On compte onze «oncilet & qua- 
tre fyiM>dc« d'OrMoHi. Son école de droit 
«vil ft caoonjque eâ Ibrt an 
lepape ClémentVluiiccofda , ^ ., 
£Ter« privilège) ipte Philippe le Bel 



Scoi évicfaé eft nn des plus illnfti 
ée Prancei Ses évéquei furent attribués 
finis l'empereur Honotim à la quatrième 
hotmoire ft i la métropole de Sens, 
éoat Ortéam n'a été détaché^ que l'an 
2<33, lotl^oe Parii Fut érigé en arche> 
vi^é, auquel on donna pour TuâVagant 
la ^éqnei d'Orléuu , de Chartres, & 
dcMeaoK. Cehi d' Ot^Amt prétend avoir 
le droit, le jour de Ton entrée dans 
rég^ d'OrUoB! , d'abrondre un certain 
acoliTc de criminels qui font dans 1« 
piiloBS ; mais le parlement de Paris ne 
recDcnoit point les ablblntioiu & abo- 
liliaiw de cette e^ece. 

Le diocefe de cet évSché rtnferme 
dm cf jdt JÀiïaoM 4t <l«iu« fUsiSa», 



dbt chapîtret, cinq abbiyn f Eiorames , 
& trois de filles. ' 

Le chapitre de la cathédrale eftdédij 
i Jéfus-Chrift crucifié. Il eft remarqua, 
ble que notre Sanveur eft regardé com- 
me premier chanoine de ce chapitre S 
car il eft mis â la tête de toutes lea 
diftributioni, pour une double portion, 
qui eil donnée par forme d'aamdne î 
l'hâteMieu , dont le chapitre a la juriC- 
diâion fpirituelle & temporelle. 

Je fupprime toHi les détails qui Con> 
cernent la généralité , l'éleftion , & le 
bailliage d'OrUant; j'aime mieux np- 
p^ler aux leAeura franqois, que- c'eft 
dans cette ville que naquit le roi Ko- 
971. Il y tnt couronné en 99^, 

rut i Melun en 1031. 11 étoit 

humain, débonnaire, & uvant pouc 

^nfienn hymnes aue l'on chante 
_ .. àl'égtife. Enfin, ilentlaragelTe 
de refufcr l'empire & le royaume d'Ita- 
lie, qne les Italiens lui oSroient , & 
qu'il n'eût jamais gardé. 
On lait encore que Franqois U mon- 
it i OrUmi le { décembre i;5o,daiia 
la dis-huitîeme année. Son regnt, qnl 
ne Fut que de dix-fept mois, vitéclor-. 
re tous les maux qui depuis défolcrent 
la France, & dont la eau re principale 
Fut le nombre d'hommes pnîDans &eiiu 
bitieux qui vivoient alors. Lci Guifet 
abuferent de l'autorité dont ils jouif- 
foient. Le roi de Navarre & le prince 
de Cnudé eorent alTez de reflourcei 

Î'Our foutenir on parti contre eux , ^< 
es grands dn royaume afTei d'ambition 
pour chercher i profiter des troubka 
de l'état. Dans ces conjonctures , lei 
querelles de religion devinrent un pré- 
texte trop fpécienx pour n'être pas em- 
?loyé par les deux partis, OrUant 
prouva bientôt les trifles efi'etsde leai* 
rage ) Franqois , duc de Guife , en fit 
lefiegeeniîfis , &y futalTafliné. Mai» 
il but détourner nos yeux de ces hor- 
reuTt , pour nommer quelques favant 
illnfires dont Orifeu a été la patrie» 
car je crains que It temps de la fpleo- 
denr en ce genre ne Jolt paiK. 

Nicolas Amrlat it la Houffajt y naquit 
en i6}4. Set traduaions Si. ici hiftoires 
font encore recherchées. 11 eft le premier 



f VenJic aux Fran^. S'il fit s 



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3* 



ORL 



grand poUb'qaf , ce fut parfoii eftirit, 
& non par Ton caraâère ; car il n'en mivit 
ÏHmais les artifice*, & mODtut Fort pan- 
vreven '704. 

Jacques BMigrri, Bàngarpai, protif- 
tant, a été ud des favans hommcj da 
feiziene ficelé. Il s'attacha i l'étude de 
la cridijue, qui étolt le goût dominant 
de fon tems. S'il n'alla pas luffi loin 
que les Lipfe & les Cafauhon , il ne 
lailTa pas d'y acquérir bcauconp de gloire; 
& peut-être il les eût atteints dans ce 
genre d'érudition, fans les afFaires d'état 

3ui t'occupèrent , & rempécherent d'y 
onner, comme eux, toutes Tes veilles. 
Il fut employé près de trente ans dans 
les plus importantes iiégociation>^ d'Henri 
IV, & acquit cependant de grandes con- 
nâiflïnces en livres , Toit manufcrits , 
foit imprimés, dont il Te fit une trés- 
belie bibliothe^ne. Il procura une bonne 
édition de Juftm , imprimée à Paris en 
If II , in-t". avec des notes pleines d'ém- 
dJtiont mais on cftime fur-tout les lettres 



latin en François par M. l'Abbé de Brian- 
ville, qui en a donné la meilleure édi- 
tion i la Haye en ifijî- Bongars mou- 
lut à Farii en i6ia., à cinquante - huit 
ans. 

Etienne ifcirt, né vers l'an 1509, £toit 
imprimeur , poète & grammairien. Il Fut 
brillé à Paris i la place Maubcrt le ? 
Août 1^4^, à trente -fept ans, pour fes 
opinionsfur la religion calvinifte.Les ou- 
vrages ((u'il mit au jour font ; 1°. C#)»- 
funtarii Uiiftt« htiiut , a vol. >n .fiL 
T^res. ï°. D- n «M/ali. 3°. CarMimm , 
lib. IV. 4". Des lettres qui fout rareS) 
& d'un goût fingulier. 

Gérard DuiniV , compatriote de Dolet, 

rrètre de l'oratoire , a donné l'hifloire de 
éelrfede Paris; il mourut en 1696, M 
de roixatite-Fept ans. 
. Nicotns Gfinyn naquit i OrUani en 
1667. Il a été jéfuitr, enfnite chanoine 
de la Sainte-Chapelle il Pan^, &. enfin 
M)i commendatnire de N. D, i Betu- 
iency ; mais , ce qni vautbcaucoup mirnx, 
il eft auteur d'une excellente traduÔion 
de Quinlilien & de PaiiTanias , outre plu- 
fienrs mémoires- inférés dans le lecneil 
de l'académie in belki - lettttt. n «ft 
JBOtt ca I744> 



ORL 

Simjon de JfTuii, (avant intèrpiïlè 
de l'Ëcrinire fainte , mort en 1^44. Son 
Commentaire fur les pfeaumes eft un 
des meilleun qu'on ait fur ce livre de 
TE cri turf. 

Denis Ptttta, Pitaviui , jéfaîtCi un 
des meilleurs critiqne) & des plus (àvaii* 
de fon Gecle. Outre qu'il a réformé la 
chronologie, on a de iHi un grand nom-^ 
bre d'ouvrages fur d'autres fujets, & d# 
belles éditions des œuvres" de Synélius, 
de ThemiCtins , de Nicéphore , de S. Epi< 
Bhane, de l'empereur Julien , fifc. for 
leFqiiels on trouvera tous les détails qui 
y ont rapport dans le tome 37 des mé- 
moires du P. Nioeron. Le P. Petau cft 
mort en i£f 1 , igé de fixante - oeuF 
ans. 

Nicolas Tbeynirri , {avant dant Ids 
langues, dans l'hiftoire, dans les anti- 
quités, fi dans la chronologie, mourut 
en 1706, âgé de foixante-dtn-fept ans, 
On prétend lu'îl a eu grande part ttt 
traité du cardinal Korris fut les époques 
fyriennes. Sa concordance des qtiatre 
évangéliftes en grec, pafle pour un on» 

Michel le r«j/ôr, de l'oratoire, fere» 
fugia en Angleterre , où il obtint une pen- 
Gon du roi Guillaume, i la foUicitatiod 
de Burnet, évSque de Saliibnry, &y 
mourut en i?ig . igé de plus de (cC 
xante - dix ans. Son Hifitirt it Lmâi 
XIII. e& trop difl'ufé, car elle forme 
vingt volumes «i-ia selle eft cependant 
tifs-recherchée„ c'cft qu'il ne fe tran^ 
que fur un petit nombre de faits. 

Or/ifaru eft encore la patrie d'une dame,' 
Alarit Tmcbtt, qui a Fait grand bruit 
dans ce roynume. Elle donna des enfant 
i Charles IX . & époufa enfuite un hom- 
me de qualité. Son efprit, dit le Laboii- 
reur, étoît auŒ incomparable que f*a 
beauté; & l'anagramme de fon nom, y» 
charmt tout, fiit trouvée fort jufte. Le» 
biftortens racontent qu'après avoir bien 
examiné le portrait d'Elifabeth d'Auttu 
che, dans te tems qu'on traitait dn ina- 
riage dn roi avec cette prince(re < elle 
le rendit en difant, jt n'ai fat Pfur ii 
crtlt AUrmonde. Elle eut denx filles lé* 
gitimes, dont l'une (Henriette de BaU 
zacmarquife deVen)euil)fQtma(trelT« 
d'Henri IV; & l'antre, dn mvéchal i$ 



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ORM 

4b pent afDBter aax ftvmiH ûrléinaîa, 
k*. Robei^Jor^h Pothier, conrdlleriD 
fiifuliil ,pto{cuear en droit (rinqois ,un 
des plnih^nlnjurifconfulteift des plus 
h nâétM homnies de France, mort en 
1771 , imïveHellenient regretta. On peut 
toii ioa Son à U tète du tnîtéi d( la 
t4ÏS^ & it la trt/criftien , imprimés 
a 1771. Kom nous contenterons Je rap- 
poner ba épitapbc grav^ par ordre dcf 

- "rats, m 

jant Sthrtmi Jafitbui Potbitr , 



, . . t f^mplicitati mo- 

na , vitM JimSitatt , fraclarai. Oiviiiis 
^MgMHi t froUi amnibui, Jhiiiôfie juvm- 
titi, me imtiime faitferihut quanin gratis 
Mtfrr iffr i.ixit , ^tnacm fui dtSitrium 
nHjml ,um. M. D. C(k LXXII. Mat. 

erafrâm ^itdibs, taoi crtntatii qium 
fim M4,miat , fofutrr. 

:'. M. deGaienne,Or]ài)oii, ivocit 
Kpulemcnt, dcâear en l'unirerfit^ d« 
hns, mort en 171S7, ig£ de fï ans,*i 
beaocoDpûdé M. Potliier dans fon grand 
cnvia)^ intitulé Pandtilit Jafimiana in 
mvumeriiarm Mgrjtm, 174g , en J Vol. 

v-M U eft mteur Je k beUe préface 
es cent piseï, &des tiubx; de plu&eurs 
«MBoiies pleins de recherches Tavintei 
&rb tnrifdiftioide laprévâtédcl'hdtd, 
br l«t <lroits & fonâioni des ofBciers 
du foet de Faris. Cétoit un homme éga- 
kiâeiit e&inable par ies qualités du caut 
£rv celtes de l'eTprit, auxqueUet était 
jamte nne piété mte. 

3°. M. Beanvais qni avoit ralîemhlj 
BK fuite nombreufe de méilailles , & 
fâ nous a donné en 1767 trois volumet 
f>-is pour explîitaer les médailles re- 
■ainei , Se -aa mémoire pour difccrner 
Ici réritables niéJaillei intiquec de celles 
pi Qmt contrefaites : il eft mort en 

OlLEAHS , fa Xouvrlk , Giug. , ville 
it L'Amériqne, capitale de la Louifiane. 
Elle fut bâtie {uus la régence du duc 
tOrliatt. Ccft la refidence du gouver- 
KBT. Elle eft fiir le bord oriental du 
MiSSipi. Lat. nari. 3% lË. ( Z>. y. ) 

ORMAIE , f. £ , Gramm. , lien planté 
d'armes. 

ORME, uimuf, f. m.,Jlifi.n3t.hot., 
pare de pbntc à fleur monopctale , en 
broie de pu-âîbl , & garnie à'ctaïuiniis. 



ORM 



»7 



te plftil fort dn fond de cette flenr, ft 
devient dans la fuite un buit membra- 
neux, on femblableà une Quille qui z 
la figure d'un cceur t ce fruit a ilant 
fon milien une capfule mcmbraneufe en 
forme de poire, dans laquelle on trouve 
w\e femenee de la même forme. Tuur- 
aefbrt,/»/!. rti btrb. Voyez Plante. 
il) 

OlME, Jariin.f grand arbre qui 
vient naturellement dans plu&eurs can- 
tons de l'Europe , dans une partie do 
i'AGe, & dans l'Amérique feptentrion^ei 
mai) qui retrouve placé de main<l'hom- 
me prefque par-tout dans ces différon» 

Eaji , par le grand cas que l'on en Fait, 
l'erme devient on trJs-grOE & très-grand 
arbre, d'une tige droite dont la tète eft 
garnie de bcauconp de rameaux. Si dont 
les racines s'étendent au loin entre .l^ux 
terres. Son écorce , qui eft roulTàtce , 
fe couvre, dès fa jeuneOe, de ridc« Sl 
d'inégalité qui augmentent avec l'à^e. 
Sa fleur, qui n'a nul agrément, paraît 
au mois de Mars , & bientût elle eft 
remplacée par une fntlicule nrronJic , 
membraneufe, plate & Fort légcre. qui 
contient dans fon milieu une petite ijriinCi 
dont la maturité l'ac^mplit dès le conu 
meiuiemtnt de Mai : circcnltnnce parti- 
tieulicre & remarquable dans l'orme , 
dont on recueille les graines avnnt la 
venue des fiEuilltïs. En effet, elles ne 
commencent i fe développer i^k Aani 
le tems de la' chiite des femenccs. S:s 
feuilles font ovalei , dentelées , fillcuinécs 
en-deftîii . & relevées de fortes nervu- 
res en.deflàus i ellci! font f'yncs , rudei 
au touclier, & d'un verd biun. 

Cet arbre, par ta ftature, par le vo- 
Inme & l'utilité de Ton bois, a mérité 
d'être mis su nombre des arbres qui tien- 
nent le premier rane dans les furiitî. On 
cunvient que le chine & le châtaigncr 
lui font (ûpéricurc \ julte titre 4 mais 1< 
bois de l'oi-iw convenant particulièrement 
il certiiins ouvrages , il eft d'un plus grand 
prix que le boi* de chêne & de chfttai- 
gncr : ce qui fait que ces iruis fort^ 
d'arbres font ik-peu-prcs dans un même 
degré d'îftime. 

L'priHf fe phit dans nn terrein p'at Si 
découvert , bas ft aqueux ; (!2us {■:■. lames 
noires & humides , dans les pluies mê- 
lées de limon, & fur-tout l'aiistli'S 'trrcs 
douces & fcrtues , péncttrablos. & Ijumi- 



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tt 



ORM 



des , oit lepïtunge cflbon, ft pirtîralij- 
rcmcntle long des chemiiu, des riiilTmix 
ft [des rÎTiercs. On le voit aufli rénffir 
fonvent dans les cniet humides mêlées 
degUife, d«ns les terres tnéléet de&ble 
& de crxvier, où il y a des fuintemens 
j'eaa. Il Te contente ^'un fol médiacrc 
& de peu de profondeur, &il vient afTez 
hien dan? toute foTtei de terreint; mais 
j1 ne profite piis dans )ei terres trop fe- 
ches, trop fablonenfes & trop chaude*, 
ni dans celles qui font trop froides & 
trop fpatigietires, & il ctoH bien lente- 
ment lianshgbife pure &dan« les terres 
trop Fortes & trop dures. 

II cft très-aifé da multiplier cet arbre. 
On petit le faire venir de la gnine , 
de rejeton , de brsnchc couchie , de bou- 
t'jrc & de racine : on ptut auQi le gref- 
fer. Ce dernier expédient ne s'emploie 
r,ai pour multiplier les cTpeces â'emas 
rnrcs & cnrîeiifcs. Si l'on veut Te fervîr 
des racines, c'eft une (bible relTource 
nii «fige beaucoup de travail. Les bou- 
tures demandent autO des pr^arations 
fans pouvoir remplir l'objet en grand. 
Les brauches coucli^es fuppofentdes ar- 
rnniïcmens donnai. Les rejctom font la 
î'oiè la plus coirrte, quand on fe trouve 
S portée de s'en procurer. Mais In fe- 
mencé, quoique le. moyen le plus loni;, 

■ ft cependant le pins convenable poiir 
fournir une pépinière , St obtenir " 
j;rand nombre de plnnts. 

Si l'on prend le parti de femer , il Fi^t 
Tceuf-illir la graine lorfqu'elle commence 
r' tomber, ce qui arrive ordinairement 
entre le lo^le ta de Mai. Elle eft plus 
]>arf.iite , Si il vaut beaucoup mieux h 
vamafler après ta châte : mais on ne 
t-eut EUere fe fervir de cet expédient 
i|ue quaud on eft i portée d'un aflei grand 
liombre d'ormes raflembléï; car quand 
il n'y en * un'une petite quantité, le 
l'ent difperfc les çraînes de hqon qu'il 

■ il prefqu'ioipoflïble de le^ amufTer'. Il 
faudra l'éten.ire & h laiffer fécber à 
l'ombre pendant quelques jours. On ^f- 
j-ofcra des planches de quatre pieds de 
hrgueur dans unt bonne terre de pota- 
ger , gralTe , meuble & cultivée de longaî 
ma'u. Uii y formera fnr la lon'îneur av.-c 
In pioclic, des rnyons i-pen-près comme 
fi l'on voubit femer dei épinards. On 
< picera ces rayons de (ix ou huit pouces 
Ici uns det ■ntres , ifio d'avoir la hci- 



ORM 

lit* de fiirclet àveo la binette. On j ri- 
pinttra la graine i'omie uniformément 
& aife* épais. On la recouvrira enruite 
légèrement avec la main, d'un terreau 
trJs-Bn, trjs-léger & bien criblé, d'un 
doi^t d'épaiiTeur au plus : puis on h^ 
meftera largement toute la planche , i}iai( 
avec tel ménagement que la terre ne foit 
pas battue i car ici l'objet principal eft 
de donner i cette graine. Joutes les «- 
cilités pour lever : elldlWtt petite, & 
d'ailleurs entravée par une membmnCt 
enforte qu'on ne fauroit apporter trop Je 
ihin à ce premier arrangement qoi dé- 
cide du ùiccii. EiiEo , on lailTeni taplan- 
cbe en cet état fans la niveler, afin 
que les filions, en retenant l'eau dci 
pluies OH des arrofemens , putlTent wn- 
ferverplusde fmieheur. Il foudr* répéter 
deux rois par fema:ne les arraferaens , 
félon la fcchercdê, & farder au befoin, 
Les graines Icvernnt en moins de quinze 
jours, & la plupart auront en automne 
depnic un pied jnfqu'à deux de hautenr. 
On pourra de» cette première année tirer 
] la main les plants les plus forts, pour 
les mettre en pépinière} mais ce ne Tera 
qu'«prè« in féconde année qu'il faudra 
t<iut tranfplnnter. L'ormille aura alort 
trois ou quatre pieds de haut. On pourra 
y travailler dès l'automne , ou bien at. 
tendre le printems , fi la terre eft grafle- 
ft humide, il ftut qu'elle foit meuble 
& en bon état de culture. On réduit l'or- 
mille i un pied , & on aecourcit les raci- 
nes. On la plante avec un i^os piquet 
en rangée de deux pieds , oii les planta 
fnnt ctpacts â quatorze ou quinze ponces. 
Rien è y fiiire cette première année 
qu'une lé;;ere culture pour détruire le» 
mauvaifes herbe». L'un née fuivante, on re- 
tranchera avec beaucoup de ménagenteot 
les bnnches littérales; c'cft-à-dire, en 
bien petite quantité, & à proportion qne 
l'arbre fe foutient de lui-même; mais, il 
ne fnnt fitîre cette petite tailTe qu'» ceux 
qui marqueront de la liifpofition i for- 
mer une tige droite. Quant S Cfux qui 
fechiirjnncnt.ee qni n'arrive que trop , 
il faudra les laJffcr allrr jufqu^an prin- 
tems de la troiBeme année. Mors point 
de meltlear parti ) prendre que de let 
fo-iper entièrement (uf'iu'à un vouée de 
terre : c'eft le feu! msyen Je lei'faîre 
profiter. lU s'élpvemnt dès c;tte même 
'e nu double de la hauteat qn'tla 



dt, Google 



ORM 

iLLut y ft prradrontnitnreOeinenttine 
IKF lirc^. Aa bout de tcoit autre* in- 
»M(, ils auront ce DimiinéiQeDt deux poQ- 
ta de dtamette , & feioat ta ébt d'être 
banfplinttt i demeure. 

En [e bmiit det rejetons mil ni p^ 
finicre, £ cooduits coBtnie on vient de 
le dire, on p^eia deux années i enfotte 
«u'm iioot de cinq ani ils feront proptci 
a 11 tniHpIantatîon. Vn rejetons fe troc- 
nat, Emt. au pied des vieux, ormes, fait 
dm les ^ces où l'on a grraché de groi 
rirw de cette efpece , ou bien on pourri 
l'eu procurer en iaibnt onvrir la terre 
&r lei rvcin» des ^os arbres. 

Si l'on -vent mumplict l'ermr en coa- 
dont Ces branches , cette mt'thode prcn- 
ia antant Je tems que li on les Fiiloit 
*emr de graine. Les branches couchée* 
«'laront qu'au bout de deux ans des ii- 
dnes fuSIaiites pour être miles en fi' 
pnicrc, où on les conduira comme lei 
fhnti venus de renence. Feyn Mai- 

COTTBX. 

Pont ftire venir Yarmt de bouture , 
il &nt autant de tema que de femence, 
sait k double de travail. On ne doit Te 
fcrvir de cet cxpéili'ent que quand on 
ae peut faire autrement. F. fat la ^qon 
4r faire ce« boutures , le mol MEUlUt. 

Oo peut élever des armii par le moyen 
ta racines. Il faut les couper de )iujt 
«n dbc ponce» de lon^enr, le* choifir 
de la groSeuT du doigt pour le moins , 
la planter en pépinière comme les plants 
KBot de feir^nrc, fi ce n'eit qu'il faut 
M et t r e ce« racines du double plus proche , 
parce qu'il en manque beaucoup. C'cft 
■me bïi.n foible refTonrcc. 

Enfin , on peat greîTer les «mrs il ixr. 
ta feuilles fur l'erpece commune. On 
lefcrt pour cela de ta grctFc en écuTon 
i (dl éormant. Ce RrefFcs réiiflilTent 
air^mert , & pouTent l'année fuît-ante 
d'une force étonnante. Souvent elles 
t'êlevcnt à pliii Hc m-nf pieilst alnfi 11 
but les fuigiier babitiiellemeot ^eyer 
GiEfFEa. 

De tons le^ arbres {orètiers , Vonw fft 
etldiqui réîilBt lemiena à la franfi-Uit- 
tttion, Fiit-il âgé de vînçt an^ , il re- 
f rm-lra , pourvu qu'il ait été arrsché 
arec foin. Dans ce e.i^ , jl ne iàut point 
Ici été.-er, mais eooper toutes les hran- 
«het h-JrziM , & ne lenr conferver 
qu'un fommet fort petit. Cependant les 



ORM 



39 



■rbret (te deux i trois ponce* de dia- 
mètre font les plus pmpiei i tr^nfplan- 

ter. Il fàndrir l'y prendre de bonne heure 
en automne , & même iit la En d'Oc- 
tobre, li le tcrrein cft humide Ik gr^s^ 
car les racines de cet arbre font riiri.ttei 
i fe pourrir , quand ellet n''<nt pat en 
le tems de s'affermir , ft-Te lier à ta icrr*; 
On rifquera moins d'attendre les joun 
fereins qui annoncent le prinltmi. On 
fe gardera de planter cet arbre pro- 
fondément .- if vent vivre des W» 
les plus qualifiés de la Furfacc f d'oà il 
arrive qu'il envahit le terrcîn vutonvoi- 
fin, £^n'ileft très-nuilible lua plante* 
qu'on veut y faire venir. Fref'jue tous - 
les jarJiniert ont U furcui de couper i 
fept pieds tout les arbres qu'ils tranf- 
plantent : ils femble que ce fuit un point 
abfolu, au-del) duquel U nature fait 
dans l'ipuifament. lis ne voient pas que 
cette miférable routine de planter des 
arbres fi courts retarde Icnr sccroiffe- 
ment, & les prépare i une d^fcfluo- 
Gté qui n'efi pat réparable. De tels ar- 
bret font toujonri a la hauteur de fept 
pieds un genou difforme id'nnafpeft très- 
dcfagréable. U faut donc planter les ar- 
m/l avec quatorze pieds de tige, pouwn 
qu'ils aient deux on trois pouces de dia. 
mètre. On les liiffe pouffer. fi t'amufer 
pendant quelonei années au-deffons de 
dix pieds, emiiite on les élague pcu-i- 
peu , pour ne lenr liifTer que les prin.\ 
cipalcs tiges qui ^'élancent en tiîtc. C'eft 
ainfi qu'on en pont jonir promptemcnt, 
& qu'on Irur volt faire des progrès que 
l'agrément accompn^e tonjdurt. 

On peut tailler l'ertm ontant que l'on 
vent fans inconvénient , l'élagner , le pa- 
lifTader , l'étL-ter , au clfean , i la ferpc , 
au croiflànt; il fouffre la tonte en tout 
tenïpa , ponrvn que la fève ne foft pas en 
plein woi^vemcnt. Il croit même nuflî 
promptemcnt lorfqu'on le reftrefnt à une 
petite télc , que qnand on le laiffc aller 
avec toutes fcs branches. Je donne ce 
dcrn-er fait fnr le rapport de M. Ellis. 
auteur an^lois , lufli verfé qu'accrédite 
fur celito niflfiere.' 

Il HfpfTv^.iifficilederéglerlidîftanee 
qi''o]i doit donner aux anuri pour le» 
planter en ai'enuet, en quinconce, £"'f. 
Cela doit déi^endre principalement de )i 
qnalité dutctreii', cnfiute de la largeur 
^u'oo veut douncr aujt lignes j cnHn , du 



dt, Google 



«9 



ORM 



plui Ou moins d'empreflement que l'on 
R lie (ouir. La moindre diftince pour lec 
grands arbres cft de douze piedt : ce- 
pendant on peut encore rétlaire cet aibre 
!i lin moindre éloisnement, & même le 
planter aitOi ferré que l'on voudra. Let 
oTBtts , dit encore M. EUis , font de tous 
)n arbres ceux qui h nuifent le moins , 
&qni dani'le moindre efpace deviennent 
les plus gro» arbres; & cela, ajoiite- 
t-il, parce qu'on peut leurfbmier & ou'ili 
ont naturellement une petite tête. Il en 
donne encore d'autres raironi phyfiqnes , 
que retendue de cet ouvrage ne permet 

Sas de rapporter. L'orme, dît-il, arrive 
fa perFcâion en 70 an«. Ses racines 
n'épuifcnt pas la terre comme celle du 
chêne & du frêne. Son nombre eft faine, 
tant pour les hommes que pour le bétail, 
au lieu que le chêne , le frêne & le nojcr 
donnent un ombrage pernicieux- L'armi 
eft excellent â mettre dans les haies au- 
tour des bériiages : on en eomwra les 
greffes branches pour le chautfage. Ce 
jetruichement ne l|)i lailTant qu'une pe- 
tite tête , empScbera fcs racines de s'éten- 
dre & de nuire aux crains. Lorfque ces 
arbres feront trop Âges , il faudra les été- 
tcrponr les renonvellcr, mais îvoirgrand 
foin de faire la coupe tout près du tronc, 
& de couvrir le fommet de terre graife 
pour empêcher la pourriture. La racine 
dcl'cnxr pénètre anŒ proFoD'Iément dant 
la terre que celle du chêne: elle a fouvent 
une fourchette au lieu d'un tJivot, & quel- 
quefois deux & (rois i mail iln'appauviit 
pas la terre comme le frêne. 

LVinr cft d'une grande reflonrce pour 
la décoration des jardins. Il fe prêle & 
Se plie à toutes les formes. On en peut' 
Aire (les allées, des quinconces, des falles 
(le verdure, îsfc. mais il convient fur-tout 
i former de grande"! avenues par rap- 
port à fe vafte étendue &. à fo.T grand 
étalage. Cet arbre cft très-propre i faire 
des portiques en manière de galerie, tels 
qu'on les voit d'une exécution admirable 
Sans les jardins du ch.'tn.au de Marly. 
On en peut hitt suffi de très-hautes 
palifladcs qui rcii Diront dans des endroits 
«à la charmille & le petit érable refufent 
^e venir. On l'admet encore dans les 
s de jardin les 



^ntitfçV'w 



t lotis Ufùrmc d'un oranger, 



ORM 

dont le pied femhie forl^ d'un* caiSê d»- 

charmille^ mais cet arbre réunit encorfl 
l'utilité aux agrément les plus variés. 

Le bois de l'tfrmï eft jannStre, ferme, 
liant, très-fort & de lont^e durée. Il 
eft excellent pour (e charrounage. Cq 
bois fcul peut fervir à former tous let 
diférens ouvrages de ce métier. C'eft le 
meilleur bois qu'on puiffe employer ponp 
les canaux, les pompes, les moulins, 
& généralement pour (outei les pièce» 
qu'on veut faire ftrrir fous terre & dan» 
1 eau. On peut laifTct les ormis en grume 
pendant deux ou trois ans après qu'ils 
font abattus, bns qu'il y ait a craindro 
que le ver s'y mette , ni que la trop vivç 
ardeur du foleil les ^fle fendre. Durant 
ce temps même l'anbicr deviendra aufit 
jnune que le caur. Ce bois n'cft fujet ni 
i fe gerfer , ni à fe rompre , ni à fe tour.r . 
menter . ee qni le rend d'autant plus pro- 
pre à faire des moyciix , des toyaux , 
des pompes, & tous autres ouvrage» 
perces , qui léront de plus longue dures 
que le hêtre & le frine : mais on obfervç 
que le bois des ermri qui funt venus dam 
un terrain graveleux, eft caflknt; qnç 
les charrons le dédaignent, & préfèrent 
au contraire les arbres qui ont pris leur 
accroilTemeot dans la glaife. Les carrof. 
fiers, les mcnuifîers. Tes tourneurs, &fc, 
font ufage de ce bois. 11 entre autï dana 
la conftruâion des vailTeaux pour les par-, 
tiei qui touchent l'eau. On peut mettre 
eu œuvre des planches d'ormes fraicher 
ment travaillées, fans aiiciii) rifque de 
les voir fegercer, fe déjeter ou fe tour^ 
menter, C l'on prend ta précaution de 
les ^ire tremper pendant un molsdnn» 
l'eau. Enfin le bois de Vernit fait un très. 
bon chauffage. 

On prétend que fes fleurs fonti^nitibln 
aux abeilles , & fes graines aux pigeons : 
mais fes feuilles font n|ie excellente nour- 
riture en hiver pour les montons , les 
chèvres , & fur-tout pour les buufs . qui 
en font anfli friands que d'avoine. Four 
cQiifervN ces fciulles , on coupe le menu 
branchage i'erme à la fin d'août , & on 
(c fait féchcr au foleil. 

Par la piquure des infeftes auxquels 
\'*rme eft fujet, il fe forme alTci fou- 
vent des veffies creufes , dans leTqiielles 
on trouve un flic vifquBUX&balfamiqiie, . 
qui eftdcqnclqu'nCàge en médecine. Mai» 



dt, Google 



ORM 

(■bidonne deplns la propTÎAJ d*nilcTer' 
ht tadies da vif^e & â'erabetlïr le teint. 

On cooDtJt dinerentci efpcce* d'orme , 
itaa Toicî Ict principales. 

I^ L'oniH cbanrpHri : la feiiille e(l 
fctitc & mJe in tancber ; fon ccorce eft 
ridée, même liir les jeuiin rejetons. C'eft 
i cette e^icce qn' on doit princi^ement 
«PpUqiier ce qui a iié dit ci-detTui. 
°. rermt cbamtitn àjtuiliii tris-jali- 



J*. Carwu dt tnmitapit : fa feuille eSt 
(nsde & ttès-rude m toucher. 11 donne 

Sdté de rejètom. Ses lacincu'cten- 
ilaTurface delà terre comme cellei 
da FréDC. Il croît aulSproinptemeiitfue 
ic naTceatt. Il eft très-propre à faire du 
kiitaiUis. H eft tris-coiiTeiiablc à mettre 
dam le* haies. On pent te tailler & Vé- 
tétei (aoi iDconvénient , il y pouffera toa- 
jam vigoareuremeDt. Son bois cft en- 
core pltis dur, pins ferme & plus durable 
que celui d« Vermt champêtre i il eft ex. 
cclknt poor les ouvrages de charronn^e, 
ft DO le piéfere g^o^nlement au bois de 
tnOEt les autres efpeces i'amm. 

f.L'ormt-ttm-Ai fcuîlle eft pins II 
Stfoe celle du précédent i mais ellen'eft 
YU & rude au toucher , & elle a beaiir 
cnp de reflemblaoce avec celle du noife- 
tier. Cet arbre poufTe vigonrenfement, 
£ fiin accroiflement eft très-prompt. Il 
M donne point de rejetons du pied. Son 
bois eft tendre & prcfqu'auftî douK que 
ethii du noyer. 

f. Eonnt à ffâUti Ufti : oet arbre 
étnkl peu fet branches. 

6*. Vtavu ifatiUti Uftt , jdimaitf- 

f. L* frtit ormt i ftinUts jaiaiiirtt. 

1°. Z'orxr i'Hollandt : fa feuiUc eft 
nie an tonchcr, tTèii.grande A Irès- 
fcdle. La membrane de fes graines eft 
^DS étroite & plut pointue que dans les 
«FMn précédent. Il croit Q vite dans fa 
jeunet, qn'ïl furpiflé pendanrpluGeurs 
umécs toutes les autres efpeces A'armti 
de fon Sje. Mais au bout de vingt 
trente ans , les autres le gagnent de 
tcŒE.£ viennet de mieux en mieux. S 
bois a'cft pas fï faon. Son éoorce , tant de 
la ti^ noe des branches, eft toujours 
éraillée ,* gercée & pendante par lam- 
btaDi , ce qui lui donne un afpeft défa. 
péiUe. II donne fei feuilles fort tard 

« la qnitte àç botwe tworç.î 



ORM 41 

9*. L'orm tHoUani* k fimUtt fana- 
ebiei : il croît plus lentement que lé pré- 
cédent, £ Tint encore moini. 
. io°. Lt fHit trrmt à fruilUî Efil tf 
Aroitei , m terme fAitglrtcrri ': il fait 
un bel irbre, très-droit, & dont la tète 
prend une forme ilTez régulière. Set 
ftuilles ne tombent que tard en automne, 
". rarmeà graine (traite: oulenom- 
n Angleterre l'OTine ii France. Sa 
feuille eft grande & rude au toucher. On 
en f^it très-peu de cas , & on le dédaigne 
autant que celui d'Hollande; cepeniunt 
il eft ttès-vivace , car il réiiQît dans det 
terrains où toutes les autre» efpecet d'gr> 
met fe refnfent 

11°. Z'annt i korcehkaeht ; fa feuille 
eft grande, rude au toucher, & d'un vcrd 
très-vif. Son«c*rce eft trè<i-liflc & de cou- 
leur de cendres. On préfère cet ormt à 
beaucoup d'autres, i caufe de la belle ré- 
gularité de fon accroinemcnt. Il fait un* 
tige droite , & il garde fes feuilles plut 
long - temps qn'aucune autre dpece 

°. L'arme it yirpnie:h feuille eft 
irmément dentelée. C'eft tout- et 
qu'on fait encore de cet arbre. 

14*. Z'ertHi it Sibtrie ; fes feuilles ont 
aufB une dentelure uniforme, mais leur 
bafeçft égale i au lieu oue, dans tuutet 
les autres efpeces ci-deflus , la bafc eft 
inégale i o'en-i-dite, que vert la queue, 
l'un des câtés de la feuille s'alonge plus 
que l'autre. Cet arme eft très-petit : c'eft 
un arbre nain : ù feuille eft lifle , St 
fon écorce eft fpungieufc. 

O^ME, fJeeniit/ de r , Fhyfict-Betanl-. 
qae. Une merveille expofée aux yeux de 
tout le monde, que l'on a long-temps 
négligé d'obferver, dit M. de Foutenellc, 
eft lafécondîté des plantes, non pas feule- 
ment la fïcondité naturelle dci plantée 
aban'Ionnéci i clles-mémei. mais encore 
plus leur fécondité iTtiiicielle , procurée 
par la taille & pat 1* retranchement de 
quelques-unes de leurs parties. Cette U- 
condité artifif ielle n'eft au Fond que natu> 
relie: car enfin l'art du jardinier ne don- 
ne pas aux plantes ce qu'elles n'avoient 
point , il ne fait que leur aider il déve- 
lopper & à mettre au jour ce qu'elles 
RTolent. 1,'trme fournit un exemple de 
la fïcundité dont peut 'être un arbre , en 
hit de sraia» Icutenient, qui (ont la 



dt, Google 



41 ORM 

«temicr terme & l'objet de toatn In pio- 
iaSûons de l'arbre. 
On Ciit que tous le» «raesnii de l'w- 



Wf at (ont lue dci gUnet de boiMiieta 
de graines extiém émeut prelTées l'une 
contre l'autre. M. podard ayant prit tu 
iiiDirduavrfwdelixpoucei de diamètre , 
dt vingt piedi de haut jufqu'i la naif- 
r^nce des bnncliei i & qui pouvoit avoir 
douze ans, en fitabattre avec un croiC- 
Cint, & par la chute de la branche * fit 
Compter ce qui en reltoit. 

Il fe trouva filr cette branche feize 
Kille quatre cents cinquante graines. 

Il y a Tur UQ armr de Tix poL'ce» de 
(lîflinectre, plus de lo branches de huit 

Çieds ; mais rupporé qu'il n'y en ait que 
o, ce font pour ces lo bianchei ceut 
Ibinnte-quatce mille cinq cents. 

Toute» le» branches qui n'ont pas g 
fieds'] prifes eiifemble, fonCnne furface 

Î;ui eit beaucoup plu* qne double de 11 
ur^ce des dix brincbes de S piedt i mail 
en ne la rup^olini que double , parce qi'c 
peut-ttre tes branches moindre» font 
moins fécondes, ce font pour toutes les 
branches prifei enicmble , trois cents 
Tin!;t-neuf mille. 

Un #r»if petit aif^ment vivre cent ans ; 
& l'âge oî) il a fa iecondité moyenne , 
n'eft aflnr^ent pas celui de donze ans. 
On peut donc compter pour une annie 
fie ^condité moyenne, plus de 3:9000 
{raines, & n'en mettre, au lieu de ce 
nombre, que 3300G0, c'e& bien peu; 
mais il I^iut multiplier ces 3;;ooco par 
le» cent années de la vie de Varau, Ce 
font donc trente-trois millions de graines 
qu'un ertiu produit en toute fa vie, en 
mettant tout au plus bas pied , & ces 
trente-trois aiilUoas Ibnt venus d'une 
lêtile gnine. 

Ce n'oft 11 ijue la fécondité naturelle 
Ae l'arbre , qui n'a pas fait paroitre tout 
ce qu'il rcnF^rmoit, 

Si on l'ïvoit Mti , fl auroit repouff* 
ie fon trtinc autant de branches qu'il en 
■voit auparavant dan: fon état naturel , 
& ces nouveaux jets fctoient fortis dans 
l'efpace de lîx ligne» de hauteur ou en- 
Tihin , i VexUémiti dn tronc ^tèté. 

A quelqu'en lirait & i quelque hauteur 
qu'on l'eût ététd. tl auroit toujoun re- 
poullï également , ce qui paroit conftant 
par l'exemple des arbres naius qui font 
coup js pTefijfae rez-picd , rcz-terrt. 



ORM 



plein de principes ou de petits embryoi 
de branches, qui k la vérité ne peuvcii 
jamais paroitre à la Fois , mai» qui étau 
coucous, comme partagés par petit» an 
ncaux circulaires de ux lignes de han 
teuri'compofcnt autant d'anneaux, dan 
chacun en particulier ell prètàpaioltre 
& paroitra réellement, Ais que le re 
tnnchementféferaprécirémentau-denu 

Toutes ces branehes invifibles & ca 
chées n'eXlÂent pas moins que celles qu 
fe manifeftenti &1Î elles fe manifeftoient 
elles auraient un nombre égal de graines 
qu'il faut par conféquent qu'elles contien 
nent déjà en pt-it. 

Donc, en fuivant l'exeniple propofé . 
il y a dans cet ermi autant de (bis 3! 
millions de graines, que 6x ligoeï foni 
cintcnues dan» la batiteurde vinçt pieds; 
■ ïlt'à-dire, qu'ily aqiu'nzcmilliars huit 
cent» quarante millions de graines; & 
que cet arbre contient afluelljmemcnt Ci 
lui-même ile quui fe multirlier & fe re. 
proiluire un nombre de (bis fi étonnant. 
L'imagination eft épouvantée de fe voii 
conduire jufqne U par la raifon. 

St que fera-ce, fi l'on vient ipenfei 
que chaque (;rtiine d'un arbre Contient 
elle-même un fécond arbre qui contient 
le même nombre de graines ; que l'on 
ne peut jamais arriver ni i une graine 
qui ne contienne plus d'arbre, ni 1 un 
arbre qui iic cnntienne plus de graines i 
ou qui en contienne mnin» que le \iTi- 
cédent . & que par conférinent voitS une 
progrcflîon $r«oinélriiue croilTantc, dont 
le premier tprme eft un i le fecnml iç 
miUian 8 cenH 40 millinn» ) le trni- 
fieme, le qu^rré de i< miUiars 8 cent» 
40 millions ; le qi'atricme fnn nihe , ft 
ainfi de fuite â Vîntini ? ta raifon ft 
l'imapin^ion font éïnlcmînt periiuos & 
abymées dans cr caK-ul immcnfi'. jï en 
quelque forte plus qu'inimenfe. Itiff, it 
l-acal Hts/rienf. ann. 1700. ( D.J. ) 
Plufifun UHcttrs KBui fiuiwil pi de 

metlrr /eus l'iiri ynix Sr nawd artiett 
it M. df -/fil-Budi fi-r U C«r«iltTt 

fiairiqut it /"orme, Ê'jî» iîjiktutii 
tfftcn. 



dt, Google 



DEM 

tm. CmSirt ffn/r^tu. Le eilice eft 

ItninMit, it'uiK feule fcnille découpa 
n di] pitiés & colorie dant l'inté- 
B»; ilntpiirtepoiat depétain, mais 
ihtiemcbi étamînes en forme d'a- 
bts,&ftu ^tTent le calice de la noi~ 
Ixit LrgrlM^cur : cesétaminct font 
tanimipirtefoniineticciurts Adroit) 
ilBWillani. Au centre eft fitu^ un 
(pifTm dreit & orbiculaire , furmonti 
dçdnnlhlcsiwaQrbfa &contoanitit 
tKtiAa. Cet embryon devient nne 
i^olt ktttiniliire , conipriinje & ïiWe 
tetwlonr, ^ni renferme dans fon mi- 
fai ne femsnce de même tbrnie. 

E^m. Si le cara^re fpt'ciEique Te 
^J J'itnt diSërence notable daiw la 
traedei ftnillei , celle qu'on remarque 
to 1h renillet de diffëren» crvtrs eft H 
(M mafiJcrsble, qoe dans cette hypo- 
fet I» plupart des mwi ne peuvent 
pOïp'Uh- que pour des vari^KSi mai! 
» rm a pktôt égard i l'in variabilité de 
atacTW, il en eft quelques-uns qu'on 
frantnt rtjarJcr comme efpecei dif- 
^fe. Uplnpirt varient extrêmement 
^^'onlesTsmc. Nons n'eflkierons pas 
• nirt tonnoitre toutes ces variétés, 
■w nina atOclieroni aux principales , 
*Kn»nMt^n'onpeut legaider comme 
"•«TpecK. 

I- (W i feuilles obloiiçnet, pointues, 
~«n & lûrdentées , inégales i leur 

^^' fi& iHmgit aeumiitatii , in- 
J™*jj"»fe, hjl in^qatlibui, Mill. 

™^ *«itd wifjff tim. 

Ctponrtoit être I'ott»» n*. i de M. 
™intl i nais on ne peut pas l'alTurer, 
Wiwl'tpithete de fauvage ne dît rien 

^(^"f i fetrilles lAluns-ovales, iné- 
^mntdflttées , & dont les calices del 
^Tont fruniés. 

i^Mi fiBii tUeniro-owttis htiepialittr 
*^', Mfirifeo ftBtaii. MilL 

"WfJmri Wiû tfM. 
J^tft peut-être i'armt i Feuilles latves 
■iJ«Jm on i fenilles de noifwier. Il 
2|K trmive pas dans le Traité des ar- 
*^« arbnllet, de M. Duhamel. 

3- ftïK i fenillei ovales, pointues , 
^(m S Inrdentées , inégales k leur 

^^ifiUii tvath aeumiiiaHt iuflicat^ 

"^ ti/i iiuquaiilmi. 



ORM 



4> 



^■f bitmi tnfUtb tkn. 

4. Orrwri feuilles ovales, vnieilldenti 

ajtimsfeUîi «vtù glahù aeiÊttfimtir. 

Sinoelh itavtd ttbiU tlm, 

^. Ormes à fienlltnovatei, pointues, 
rigidei , inéealement dentées , dont 1'^ 
cotée eft galcure. C'eft Verm* que l«a 
Flamands appellent ormt jp'iif , ronge, 
llafutibn éoorcc des tubercuM 



maillé. : 



Cel. 



Dideb rlm. 

6. Omn i feuilles oblonv-oTiln ; 
unies , pointaea , dentées & (urdentéec 
C'eft l'omit droit ou pyramidal, le n*. 
8 de M. Duhamel. On l'appelle en FUa> 
drea orme maigri, 

Ubtui foliii obhitgO'Ovatit gMrû tatr 
miiiaHi dufUcat^/trraUs. 

SmoBth norme limid or ttfr^ht ebii. 

On a plufieurs vtriétéi i'enia i feuil- 
les panachées que rapporte M. Duha- 
mel : 1°. le petit erme i feuilles pana- 
chées de hUnc i 1'. Vormt k fèuîllci lif- 
fet panachées de bhnc; 3°. le petit 
ormti fcDllIes panachées dejaimei 4*. 
Vonne d'Hollande 1 grandes feuilles {«• 
nachées. 

Il eft peu d'arbres plut întérelTant qno 
Vermt. Il devint tris-gros, & très-haut , 
là tête s'étend au loin & procnre beau- 
coup d'ombrage ; il croit fort vite dan* 
les lieux où il fe plaît , & Ton bois eft 
de la plus GT>nde utilité. 

On le maltiplie par fa ri;mence,pai 
Tes boutures & Fes marcottes. Veillcx 
le moment de la maturité de fa graine. 
Ceft ordinairement vers la fin de mil. 
Il faut attendre qu'elle Fait bien rouOit 
& que le vent en ait déjï dîFperré quel- 
ques-unes. Cueillez celle qui e& oien 
pleine. Si vous voulez en avoir une 
erande quantité, vous pourrez l'amaHir 
fous les arbres avec des balajs. Vont 
préparerez une planche de terre Fraîche 
& légère , expofée au levant ou légère- . 
ment ombragée. Il faut la tcnirunp» 
creufe , la terre bien Ubourée , houce , 
Se luRïeau rateiu , vous Femerez votre 
gratne fort épais : vons la couvrirez d'un 
demi-pouce tu plus àe terre locale , 
mêlée de terreau de couche ft d^fible, ' 
enfuite vous utoIctcz. Cela f^t > vont 



i., Google 



4+ ORM 

iietnrptnz ie la monDè anc im ellcnx 
fiiT tonte la fuperficîe de h pUnche î 
Mt Im .£raiulM fécbcreHn, vous arro- 
lêrez votre femis qui lèvera dm au 
'bout [le troic femiiaei : eene méthode 
«ft infaillible. La troifietiie ann^e vous 
pmrrez eulever ce» ûraiet pont les met- 
tre en p^piolere. 

L'vrnw ) petitei feoîUet ne wit gttere, 
ft le s*. 6 point du tout. A l'égard dis 
autrea ermts , tant i feuilles larges qn'l 
Juillet moyenne!, leur graine vont 
donnera pluuents variétés. Celles i lar- 
gei Feuiitea vous le* mettrez en' pépi- 
nière enrcmble , & le lefle dans un 
■atre cantoo. Ces ermts-à fetvîroiit i 

Ernii dci liHeris, i faire dea hxies 
des cépées dans tes boi« & les remires, 
ns font propre) aufE à ractvoir les gief- 
4ét des belles efpeces. 

Les boutures & les marcottes ont l'a- 
vantage ,de, perpétuer Tans altération 
, ï'cftiece à'emit qui plajt Les boutons 
lé lotit en novembre & en février. La 
terre oiJ l'on fe propore de les planter, 
doit être couverte de Fumier i moitié 
coorumé. Au printemps on ajoutera pat- 
deiTus, e'eft-i-dire, entre ces boutures, 
de ta menue paille de l'épailTeur d'un 

Cauce. Les boutures FoumiOent dei ar- 
rêt plus droits ^ue les marcottes; & 
l'ormf étant de lui-même enclin i errer 
par fcs branches, il fant préffrer la 
voie det boutures pour le multiplier. 
Pour élever cet arbre de marcottes ; il 
iiut planter de jeunes orinti à huit pieda 
les uns des autres , & les couper â un 
pied de terre ; ils fourniront quantité 
de branches qu'on coucher? en oAobre, 
& qui feront oïen enracinées l'automne 
luivant. 

Ilfant, autant qu'on le pourra, placer 
les pépinières A'ormt dans une terre lé- 
gère s. onâuenfe de couleur de ooifet- 
te , les pbnter à deux pied) les uns 
des autres dans des rangées diftantet de 
quatre, & tenir la terre en labour- Un 
mrmt de quatre à Cx pouces de tour eft 



; quelque précaution. Uii 
prmt d'un pied de tout peut très-bien 
fe tranfplanter , ce qui convient auxper- 
ibnnet 4"'. <^t ^^ ^^ i»"û d'ua cou. 



ORM ^ 

tûtfipi'on plante' un enni, il&ntlut 
touper la tête: on aura foin , dès la 

Eremiere année , de diriger la nouvelle 
rancbe avec un bSton bien droit , atta.> 
ehé contre le tronc. L'orme, quand il 
eft recoupé, n'enpouiTe que plus vigou- 
renrement & plus droit. 

Les ermtt différent fingnliéremtnt en- 
tre eux par la grandeur de leurs fenil- 
lei. Celles de rormiUe n'ont gucre qu'uK 
demi-ponce de long ) ft la longuenr de 
ceUes de l'ome dcHolUnde eft foiivent 
de plus de huit pouces. Les uns ont 
l'écorce rigide, Êaleufe & fiUonnéc ; 
d'autres l'ont moins rude. Il s'en trouve 
qui jettent leurs branches irrégulière- 
ment, d'autres les étendent avec une 
forte de fymmétrie i quelques-uns 
les raflcmblent en faifceao. L'omr . fi 
ce n'eft l'efpece n°. 6, u'eft jamais ter- 
mbé par une flèche droite , fc) bran- 
ches forment des angles ouverts ; eiUbrte 
Îu'un jeune orme al» figure d'un verre 
boire : mais ces branches fe rappro- 
chent par ta fuite fur la ligne verticale, 
& la branche du milieu va atnfi ferc- 
dreffant peu-i-pcu pour continuer le 
tronc. Il faut l'aider avec le cioifTant 
coupant en juin 1 moitié de JclU 
longueur les branches trop divergentes , 
& choififfant pour les nire monter , 
pis les branches les plus droites , 
celles qui s'avancent un peu vert 
le eâté du vent régnant , dans le lien 
oii ell lituêe la plantation. 

Les M-ffl» pyramidaux font les plut 
ijelhieux : ils font d'un effet très- 
pittorefque dans les lointains. Lesorm» 
à tailles larges procurent l'ombre U 
plus épailfe: ils doivent être employés 
en quinconces Si en allées dans les jar- 
dins & les parcs. L'ormille eR admirable 
pour ce que j'appelle rarchittiturt tn 
fnilUti. Comme il pouffe fobrement & 
que fes feuiltei font très- rapprochées , 
il obéit à ia tonte & garnit prodigieu- 
fement fous le cifeaH ; de forte qu'il fe 
delTine nettement fous toutes figures 
on veut lui donner. Ou en forme 
\ haies d hauteur d'appui, des haute* 
ilTades , des murs il pilalhe , des bou- 
, des obélifquet , des touncllea , des 
pilaftrcs ccintrés j & fous toutes ccc 
es il eil d'un effet très-pi ttorcfq lie. 
_ Ttnt à feuilles romk-s doit être em- 
ployé dam les bof^cts d'ét.'. Scsfcuil- 



dt, Google 



OR M . 

la , ^ Ttït ronvent plus Urget jfc aoffi 
ko^ct ^ue la main , fonnentan l«ail' 
fa|c dMit répaîBenr brave lei feux de 
h miculc , ft ptifeate 1: plus bel 
tfpcft. Ce Ceuillasc eft d'nn beau vetd 
fmci j Si éaie long-temps frais. "SI l'on 
Tooloit jeter qoelques ormii dans ht 
hoGiiiets printaniers, il fàuilroit choilir 
Mix fBi fc revêtent le plus tdt. U y . 
a entre 1« orain «ne différence pro- 
i^eale dans les temi<s de leui pouITe. . 
En Hollande on a foin de ne compolét 
kt alléet d'onnri que >le ceux dont la 
lactation eft fijnnltanee ; on exige en- 
MK qu'ils aient le memi; port. Puut y 
prvenir . od cboifit l'eTpree iTarmr la 
plus printaniere , la plu> tuitSiie & Il 
|bB resulicre dans fon pnrt, & on U 
pefe for diffiren^ 'vmri: ce iont eeï 
w»n greffiîs que l'on emploie. On a 
tranré i Qiartres une variété d'/matt 
(ai prend Tes feuilles trois femaines 
avant lei antres. 

L'annr fe greffe en écolTon i la pooffe 
ta juin, «s en ail ilormant en xotL 
l'émliôn fait la première année an jet 
trà-droite de cinq ou lix pieds . qui 
fcrae à ces" omit! une tige pins belle 
ne n'en ont d'ordinaire ceux non greF- 
tei. Les ormet panachés ie multiplient 
par Us bontnres, les marcottes & U 
IffSe. L'omûlle panaché de blanc efl 
fc plus beau de Ions, Sa Itmille bordée 
de blanc pur, eft marbrée au milieu 
d'un verd de mer & d'un verd foncé. 
Ces petits onwt mêlés parmi de* arbres 
i Tcrdnra pleine & fombre , font d'un 
mSpeâ charmant dans les bofquets d'été. 
Oi pourroit en former des pibfîres 
Jefpacc en efpace for nn mur A'ormti' 
•omninn : ces pilaftres qui Irancheroîent , 
feraient de l'effet le plus niqnanf. Rien 
•'eft S difficile ^ue d'éciiflonner ee petit 
«TMT panaché : je le greffe en approche 
CB appartam avprjs un t 
plante en motte dant un panier. 

Eo séaéral Vorntt fe r'alt «ans une 
terre fraîche ft craint l'humidité (fciE- 
nante. La plus grande btite qu'on puitie 
faire en Je plantant, c'eft de le trop 
■DliMietr: il vant mieux rapporter de 
la terre eo tertres plats & les y planter ; 
■'çft la feule façon de les faire ré fiir 
*wa les terres imbiWcs. J'en ni vu en 
ïlaidre ^â , moyeiwiant cette prépara- 
***«, vigétoutit f aiTablemest dMi w 



ORM 



4f 



terrein mar^gcux. Lotfni'an «rmt ■ 
manqué deux hiis de fuile dans on lien « 
il faut lui liibJlituer nn Mat on un 

teuplicr blanc. Au refte, l'^rmeS feuiU 
:e larget aime une terre fertile & pro- 
fonde. L'crme pyramidal s'accommodtt 
d'une terre médiocre. Le petit ormr eft 
encore moins délicat. Ceux qui vou' 
droient avoir des emuti feuilles large* 
dans des terres femblables , n'auraient 
qu'i les greffer fut ce- dernier qui eft 
{ le plus febre de tous. Ions les «rmn 
fe plaifent finguUérement dans les ter' 
reins en pente. L'orme n". i , viendia 
bien fur les hauteurs. 
11 eft très-avantageux de planter de* 
près les uns des autres Ai enpla> 
rangs, i qu ' 

fins des jifUins a _ . 

oueft , peur biifer l'inpétuofité de* 

Le bois d'»f»w s'emploie pont In pi^ 
ces de ninulin> & celles des preffes ft 
pteffoin. On en fait aufli des pompe* 
pour la narine Se des tuyaux puur la 
conduite des eaux; il eft fur-tout excet< 



lyeux de roue. En Rnflîc on courbe 
des bouleaux ponr faire des jantes. Ne 
feroit-il pas utile de plier de même de 
jeunes ornus pour leur faire prendre de 
bonne heure la conrhnre convenable 7 

Les (èuillei de l'arme fnous tironi 
ces particularités de M. Duhamel} font 
nn peu mucilaginenfes & pâlTent pour 



l'ean , eft nn des meilleurs remède* 
qn'on pniffe employer contre la brûlnri.'. 
U fe forme fur les feuilles de Varmt', 
des gales cretifes , qui contiennent quel- 
ques gouttes d'une liqueur épiiiffe. On 
nomme cette liquenri iaumti'aTmtiàn 
on l'emploie avec fuccés pour ta gnéri- 
(bn des plaies récentes. M. h tarm ds 

TSCHOUDI. 

OiME , vfgt <f . ïlifl. fiai. , tubéro- 
fité formée fnr la feuille de cet arbre 
par la piettnre d'nn hifede : entrone 
dans le détail. Ces veflîcs membranen' 
fes, dont quelquefois les ormn fetroo» 
veut charités en certains endroits, com- 
me det pommiers le feroîent de thiita 
enauti'mne, font de différentes groffeM 
ft tonlti^^i In i)o<s TcrtM, fbu m 



;,.,ii;rt., Google 



4« ORM 

noûu pUe* 1 lu antres panich^ de 
fouge & 'Je jaune. Ell«s prennent naiC- 
fance de l'emlToit de la feuille où elle 
B été piquée par l'infeâe.' Tous les au- 
teurs en parlent, mais Malpighi eft le 
Ïremiet qui les ait obrervées en phy- 
cien , emnîte Toumefort , ii Gnale- 
incnt M. GeoRroj , dans les JUfai. de 
taeai. dut fcitncti , ann. 1744- 

Suivant lesoblervadontilc Malpighi, 
ces vefTies oc furment d'abord qu'"» 
petit enfbaccment qui Te fait en-derToiis 
«Je la Feuille , & qui s'accroît toujottis 
de plut en plus , jufqu'i di'venir qucl- 
^nefois de la grolTeiir du puins; Cette 
exctaiflance ne détruit pas entièrement 
la feuille ■ mais elle en dérange con- 
fidéntblement U confisniMion. Le petit 
enfoncement qui en a été la première 
origine, fe conferve i la bafe de la 
veffie i mais il fe rétrécit quelquefois li 
fort , qu'il ne laifle point d'ouverture 
Itnfible. 

M. Geoffroy a remarqué qu'à nefnre 
^uc la vcISe groflit, elle prend là pente 
comme une figue qui fe mûrit, & elle 
fe gerce i-peu-prés de même en diffé- 
rens endroits. La fupcrficie eft inégale, 
irréguliére , & hériflee d'un duvet très- 
ferre par fes diflerenles ouveiturei , ainll 
qnerarrorificeinférieur^il en tombe une 
poulEere aOêz bbnche, fine, avec des 
jouttes d'une eau mucilagineufe. Ces 
gouttes lè réparent en tombant, lans 
nnuillet le papier fur liquel on les 
re(;oit , i caule de la pouŒere dont elles 
font mêlées. On ne remarque dans cette 
eau qu'une odeur de fcve tris-tégcre , 
& une couleur roulsàtre qu'elle prend 
en s'épaiflilTant i en fe deflecbant elle 
durcit comme de la gomme de eerifier. 
FlnGcuis auteurs attribuent à l'eau 
des vt^fi iarmt, une vertu baltaoïique 
& vulnéraire, dent ils rantent leseScts 
pour U rénnion des plaies récentes, & 
fur-tout de celles des yeux. Caméra- 
rius t'eft donné de grands foins pour 
enfeifiocr la manière de la recueillir. 
Fallope dît avoir vu des merveilles de 
fca effet» : Mathiolc n'en parle pas avec 
moins d'éloge t mais tous les gens écUi~ 
ifs fe moquent de ces bdaifes. 

trouve avec cette eau beaucoup de ' 
pouQiere dont j'ai parlé. On ]> voit . — 
ItMunc tfaiu va dyvct , runuer plu&ciirs 



ORM 

petits Infèdes non ailés, oblongi , dlM 
couleur tannée. Ils ont Gx pattes avH 
deux cornes fur la tête , & font char- 
'és fur te dos comme de petits Horani 
le duvet blanc- Ctt infcâc pren^ m fe 
dépoAslIant , la forme d'un mouchtion 
qu'on appelle furrran d^orme. Sailépeuille 
telle tuute entière comme un fbutrean 
ouvert en deux dans là lon^cnr. On 
'oIt voler CCS pucerons autour de la 
-effia. Us ont quatre aile^ uaDfp arèn- 
es, deux courtes & deux longues ocel- 
les-ci font affez larges , & ont au botil 
extérieur un tUctrUoir, qui s'étend de- 
puis leur naiirance jufqu'enviton let 
lieux tiers de leurtoogueur, & feter- 
linc en forme de palette. Ces moiiche- 
itns qui font du mimbre des vivipatei , 
enfermés fous une cloehe.de verre, dé- 
pul'ent au bout de qnelcfues jours d'au- 
tres petits infeftei roufl^tres qu'on ap- 
perçoit remuer peu après leuroaiiTancet 
en un mot, il eft plaifant, dit M. d« 
Tournefort, que ces pucemni foient 
comme autant de mafques qui couvrent 
de nouveaux moucherons. 

Aprjs la fortie de cette efpece d'eC. 
fain , les vcOies fe flétrilfent & fe def- 
Icchent ; alors en les ouvrant, on y 
trouve, fnr-tout dans cellei qui (e font 
le mieux confervées , comme un mon- 
ceau des dépouilles d'où font fortii les 
mcherons dont on a parlé; & U lU 
lagneufe fe trouve rédnitQ 
1 " '-■--" 

des feuilles, de l'écorce & des racine* 
de cet arbre, ell regardée comme vol- 
néraire , afiringente , tant pour l'iifasa 
intérieur, que pour l'iifai^e extérieur. 
Ce remède pris pendant plufieurs jour* 
î grande dofc fous forme de tilâne , a 
été recommandé aiifiî ccmme un duré- 
tique très-utile contre V^citt, 

Unefubilanceballàmiquequ'oii trouve 
dans ces eïcroiflances ou veOtes qui Te 
formeut fur les feuilles , eft vantée par 
plufieurs auttun comme un excellent 



Ormtn'nin, village qui étoit au pied du 
mont Pélion . derrière le Eolfe Pagsféen , 
c'eft-à-dire , le golfe Pélagique . au norj 
& au levant duanel étoit la MagnéCb , 
dont le mont Fêlion oceuuoit une partie 



dt, Google 




^" 

L t«ittrent. 
' f tende, OH 

poat fon EU. 
■Joo, & fut 
Chaillot- Son 

le plus inte- 

jtlV, mort 

3 juillet 1770- 



ORM 

Knform^et dam une capfule «lii 
de calice* U Beur. TonrnefoR, 
rtiérrb. V. PlANTB. (/) 

ORMUZ , Ormuzia , Gfygr. , 
d'ACe , i Ventrée du golFe Perl 
bâtie fur un rocher (Mrile par un 
quénint arabe dans l'onzierae I 
devint avec le tempi capitale d'un r 
me <{iiL , d'un câté, s'étcndojt aAtz 
dam l'Arabie , & de l'autte , ila 
Pcrfe. Ormuz avuit deux bons p 
Il êtoit grand , peuplé, fortiltd. 
Jevoit fes richeffei & fa puilTanci 
fa fitiiatio[i : il fervoitd'entrepât au 
de la Perfe a\cc Ici Inde 
les dï'cuu vertes des Pojtu 
le commerce de Pcrfe étoit plus ] 
n'il ne l'a été depuis, parce qu< 
'erfans iâifoient paB'er les marchar 
le l'Inde par lea porta de Svrie a 
■aSh. 

Dans les nîfoni ^ni pennettoient I 
vée dtis aiarchandsïtnngers, OtlHU* 
la ville la plus brillante & la plua a 
ble de l'orient. On y voyoit des hor 
dcgiTefque toutes les parties de la t 
^irean échange de Icursdtnrées.fi 
ter leurs aSairci avec une polileflê l 
:égards peu connus dans .In auttea p 
de commnierce. 

Ce ton étoic donné par lei marci 
da port , qui communiqnoient aux é 
gers une partie de leur affabilité. 1 
manières, le bon ordre qu'ils enl 
noient dant leur ville, les commodité 

Elaifiis de toute efpece qu'ils ra 
loient , tout concouroh a y attirt 
négociani. Le pavé des rues ttoit coi 
de nattea très propre*, & en ouel 
endroit! de tapit i des toilét qui s'i 

Sient du haut des maifons, rend 
pportable l'ardeur du îoleil : ( " 
royoit det cabinets des Inde) mni 
rafet dorés ou de porcelaine dam 
quels étoient des arbritfcaux & de! 
bcs de fenteur. On trouvoit dan 
places , des chameaux charsis c 
On prodiguoit In vint de Pcrfe, 
que les rarfuma £ les alimeni le: 

[ exquis. On entendoit la meilleure 

I que de l'orienL 



^;fi 



^^^ 
.f'^ 



:s habitant font obligés, pour pouvoir 
& de Cl mettre dMU 1 wu jurqu'au c«h. 

c,qi,it!dt, Google. 



48 OfeN 

Ormia jtûit rempli de belles filin de 
diStreotes contrcei Je l'AGe. On y 
{«ûtoit toutes Ici délicei que peuvent 
'attirer & rJunir l'abord des richefTei, 
lin cominerce immenfe, un luxe ingé- 
nieux, un peuple poli, det femmes ga- 
lantes. 

A Ton arrivée dans les Indes , d'Al- 
bnquerqae allîégta cette ville, battit la 
flotte des Ormuziens avec cinq navires, 
b&tit une citadelle , & fbtqa une cour, 
corrompue & un pea amollie, àfe fon- 
raettre ta 1507. Le fouverain «le la 
FerTe envoya demander un tribut au 
vainqncur. Le viccTOi fit apporter de» 
Vant les ambiOàdeurs , des boulets, des 
grenades Se des Cabres : Vti& , leur ilît- 
il , la numnit iti tributt qat paît le toi 
et PertugaL Mais en \6i2, Scbah Ab- 
bas, roi de Perfe, s'empara^de la ville 
& de rîsie , qui Tont reliées aux Perfes, 
Bifteirt du cemmerct its Indei , tome 
I. IÏ7Î. Icng. ?9. «1. jo. lot. 37. 
?o. (C) 

ORNANS , G/eer. , petite Tille de b 
Franche-Comté , fiese d un bailliage; ref- 
lortilTant î Dole , luT la Louve , a trois 
lieues de fiefàn^an, d'enviton deux 
mille habitans. Long, ij. ^i.Zat. 47. 17 

Le puits qui eft aupréa d'OrB«w eft 
une des fingulaiités de la nature: il eft 
tiés-proFoniT; il arrive (bu vent qu'at)rès 
les grandes pluies il regorge de 
à inonder les campagnes voiQr 
eaux débordées de ce puits hlITent après 
elles Quantité de poilTons appelles nm6r« 
dans le pays, qui repeuplent la tiviei 

Montbier,lieu du bailliage, offre ai 
•nrieux, des caverne i aum belles Qi 
celles de Quîngey , & aulS rempli 
de congélations. La fontaine pétrifie 
tout ce (|ui i Ion approche , eft impi ' 
gné de Ion ean. On découvre au villa^ 
de Loz des entrooues, des ourfins, des 
Tertebres de poimins , des aftrindes S 
du boii pétrifié. (C) 

ORNE, Giag. , rivière de France, 
en Normandie. Elle prend fa fourcc 
an village d'Aunont, & après avoir fait 
Iteancoup de détours , fa jeté dans la 
Iner î trois lieuei au-deObus de Câcn. 
lâle a été nommée OIcim par les an- 

n y a une antre rivière dans le Maine, 
«n'»B aentne anlfi l'Onu. CctW «Itr- 



ORN 

ilere a ù. foarce anz frontières dH 
Perche, & tombe dans la Sarte. 

Okmb , f. m., Batan, , efpece de frjnê 
nommé Jraxinui hamilior , /w attiré 
Tbiofbrùfii , minore Qf tnadort AIm. 
C. B. P. ^. Frêne. 

ORNEE, Antùj. p'teq., Turnom que 
les Corinthiens donnèrent autrefois au 
dieu Priape, en l'honneur duquel ils 
célébroient des fêtes, & fiiiloient des 
(acrifices qu'on RppcUoit femblablement 
oméis i mail c'eft i Colophon , villtf 
d'Ionie , qu'on les folemiiiloit avec plue 
d'éclat. Le dieu n'avoit alors pour mU 
nifttes que des femmes mariées. 



GAç.. 






, --„ -, - .8*^ 
itif Orneorum, ville du Pcloponneie# 
Fimenfe par la bataille qui s'y donn> 
entre les Argiens & les Laeédémoniens. 
Diodore de Sicile, Faufaniie & Thu.* 
cjdide en font mention. Ce dernier ed 
particulier, L yj, nous Inftruitdela 
deftruftion de cette ville par In Ar.* 
giens. C jO. y. ) 

ORNEMENT, f. m., Grai^ , ce qui 
fcrt i parer une chofe quelle qu'elle 
Toit. Le grand principe c'eft que lea 
parties efientielles & principales le tour' 



pas hefoln A'amanm. Les habits 
dont les prêtres fe vétiiTent en officiant « 
s'appellent des oratmem. L'aTclûteéhira 
demande un grand choix d'oritemtru. 
On dit d'un grand homme, qu'il fera 
la gloirede fa nation, & qu'il eft l'ot^- 
nmuMt de fan (îeele. Les figures de 1* 
rhétorique (biit les orntmrni du difiours. 
La fcienee eft Vantemtnt de l'efprit. 
ObNEmEHS FUNBKIKS, Littfr. , ce 

font en génétal le lit , les habits , lea 
mirqnea de dignité, &. autres chofci 
de cette efpece, dent les anciens pa- 
roient un corps mOrt, & l'expofoïent à 
la vue du public avant que de le met- 
tre enterre, eu de le brûler; i cel 
ulage répond en partie ce qna noBS nonv 
mons le lit dt faraii des prineea & 
princefTcs avant leur enterrement' L< 
mot grec qni défigne ces arntmeni fu- 
nièns des anciens , eft lrr«0iet&tt,a 
DU hrà9m dont l'aftion d'emfaatimei 
iàiiMt une j^artie ebea kt Esnptttat 



ityGoo^^k 



FlalfnJE «niant orner tik effile f A. 
iHoadi* 4p'il svoit Ëùl bite â U place 
It &>a véritslile corpt , mît 1 cette t&- 
pcu B i a n t M y royal , Se Tcnricfait de 
orert aubn oriwrfwnj , iftjtl^tie ^u^ 
jugea prmm à Coa ddÉriii. AfailOilo> 
fotta àSanite, dans Ik prifoa, uo 
tnoïfiir A no mantcan fort riche t & 
\t priiot de s'en revitii avant que de 
btre la cicBc , il Imi dit aa'il ea nfait 
ie b Tarte . ami 411'îl ne tut pu f itFé 
ta a r mt mt tu fioAnti mil fit oior 
lt(inr«& ■'Aoit-elle pat le plut IkI «m» 
tim futiArt, le plut beau ataulôlée. 
Il plut hononblc Hmtluuv , couiok 
dit XUaa ? C i)- /- ) 

(taMBM£l(T 0£S 1*MEI, UtJL «H 

B. , les «rsnwaj du btiku aat iti in. 
«ortéc* ponr donner aux ame* de ta 



B te* calquet. Les lambrequiDi itoient 
orare oa fmn mtat de caT^ue. 

Cet ^» tt m t»t a paflc daut lu innai- 
ikt, Mifi-bïen que le cafque. On met- 
toit qnelqucfoii ilet pierres prcdeufes au 
c*r^, mais it ia.it de la pruilencc de 
(dui qui le portait , de let Ater pour la 
loreté, ^naad il altolt au combat. Aux 
«iert luccédercDt les parocbet ou bou- 
(ucti de plnmei en touffe au haut du 
alfne. Cêtoit un *r«nnrn/de l'amure 
de tète dct falilats rninains. Lm pana- 
chei forçat aufli mit fur la tête dci 
cbrvanx au-delTiK du cbampirain. Ud 
antre amraunt dts armti étoit U cotte 
d'tnncï. Dani la fuite des tenu on fe 
cuottnta d'orn-r U cuirallê d'une écbvpe, 
qui tintât fiit portée eo baudrier, tan- 
Et eu ceiotarou. Ce qui diCiagnoit 
encore nos aticien* cbevalten, c'étaient 
Jet éperons dorés. Let écuveri ca par* 
toieut d'argent. Les annoiriet du che- 
valier, on de l'ccuyer, étoieat fur Ton 
bcucUer, et qui biToit encore bd «tm- 
man. Tout ce qu'on volt aujourJ'liul 
tn n em mt , c'cft w plumet an chapeau 
dca offcieri, ft ilei cbevamErîchcuent 
caparaçonnai , nais plut ou moins , fui* 
Tant te rang & la dÙBÎté de emx ^ 
ks maotaot (V.J-J 

OsNiHENr, ÂrMt. &^dft., mm 
painl qu'on âimae à U iculptuie qui 
iitOTt l'ucbitcéme. Vitruve & Viiaoit 
HauTcantat {bm c« nom VmMimiwt.- 



ORN 



49 



Onwmtià te crim. Ormmim qu'on 
met tu coin des chambiaakt, autour 
dei portes ou Jet feojtrei, forme't de* 
membres de rarchiteâure , loHqn'ou 
ne 1m fait pat unis & ntallelet aux 
cdtét . nuit qu'on les btlu aux colni. 
On djftingue cet tntmau ea fimpletft 
eo doubiû. Leur madule cft com- 
munément & [ à î dj Urgent. 

OnMMTKi dt rUkf. Onttmtm taillés 
fur les coBtmndes nuulutnt connu 
les fenilles d'où & de reftud, les jMm* 
les coquilles , fgf. 

Onammu tn artmx. Otmmtm {iniilUt 
dans les moalnre*. eoaat Jei aves* 
rai* de «Mr. (^e. 

Owwrw mtr ki m u. Oa *Welle alnS 
Ict gtaqent, «tfoaroBi. mnOm», fief- 
tvns, coqHiUagM &e. qui ïcrrent i di- 
coter les ^ttei A In fvntaiiMS. 

^^tntve gfmft (àr beortnptioi du pAt 
eaFait d'erwMentd'arcUtMine; cegoÂt 
t'eft eacore bien pfan JépraW dcpnit cet 
écrÎTain , Giit par les pvtcfqnes quf 
Morto peintte a mit en u&ge * ibit par 
d'kntres Idées de cap riee qui ne tet pas 
mieux jaifonnées. Des trophée* ft du 
armutvt employés 1 décorer une maifon 
de chnffe font suffi déplieét , «ne Gaat- 
mefie & l'aide , Jupiter & LMa, ^n'on 
veltfnrlesrelieli des portes deS. Pterre 
de Rome. Les eolificfaeti ft le> coqnllla- 
nsdefiiutii&edantm croît anjsvrd'hai 
décider leiapparttncns, font iuffi pca 
oatuieH queles iuftres dn tens de Vitru- 
ve, que l'on eh&geoit d%pctit> li- 
teaux & de petits palais. *^ 

OxxivtlNT , Ftint. , ce mot Te dit 
en général des peintures dont 00 oroe n«* 
appattement, & en particulier de celui 
d^Dirt ipktic pour fnvir iTaccompagae- 
mentanfujetprincîpal, au tablcin prin» 
cipal, làns e» faire ccpenilant partir. 
Notre eoùt d'^mtMnu en peioture n'elt 
pa*«KHnszttéqD'«aanihiteaufc. Dans 
nos plaIbnSi , pti exemple , ft dans nof 
defTusd* fottett on aeïe prapote ord*. 
oairenentd'aactebut, que celni de cou- 
vrir de* places voidet, qui nepoavoleot 
SitItrccatiérMneot chargées de doinres- 
ijK-reuleiAcatcetpeiiitnmii'ent aucun 
rapport H'tetftiUfituadoaihi poITtC* 
&nr , nuis tanveat nlme elles prifrn- 
tent de* idiet 9al lui (oM préjudicfaUes > 
•^fUuUat naatm d» nida ns^W 



t, Google 



fo. 



ORN 



Us aivn ie pcintuies vuid^ ile ((«. 

c-0- y.) 

Oknzmems. âilhibutÛH f, Arehk. 
Décer. , e'ell t'efpacenient égal des vme- 
tfiens , & fibres pRTcill*! & réptté» 
duns quel que partie d'ïrchitefture ( com- 
mcdansla frife iloriqiie , la dïftribiition 
des triglvphes & métopes; darrehicor- 
nîGbe corinthienne, celte det nioditloiii , 
&c. Dai'iltr. 

OrnsmbmSj Hydftul. , ce font lei 
figurH , les vahs , Ut confoles , l<s 
fiiUftres., leiatcadcs, les inari(ii«s , les 
glai;i)n«, les coguilUges & autres nor- 
«Eiiix d'architcttOTe qui d^eoiemlcs fbn- 
tùnes&lesnfcade;. (JfJ 

Obnemënt, Woh. ,fe dit d( tout 
ce <)iu eft hors de l'écu ■ comioe lec tim- 
bres , les bourrelet*, les Igmbrequiiis , 
les cimiers, tes fuppô^, colliers, man- 
teaux , pavillons , Êp'c. 

ORNER, V. aa,, Gramm., embellir 
par U ft;caurs de l'art t^. OkNBMENt. 

ORMEY , Gi>r- . r'»i"e de France 
en Champagne; elleprcndlarource duis 
It; \ jlb'^e , & va fe joûdre à la Maroc , 
au cunchant de ViUy-le-biùU , où tllc 
palTc. 

0SSJCPSLAFI& , ffi^î. w*. , nom 
dt>nnâ par quelques auteurs i une pierre 
qui elï , dit-on > le^j'i InuU. 

ORSIS, Cm., Comm., forte de toi- 
leidecot/>aouilcinoufreline, qui fe Font 
àBiuinvibur, ville de riniloRan, entre 
Surate&A3ia.'C«s tuiles funt par ban- 
das, m iliç coton & moitié or & argent II 
y en iidepuijqninicjurqirà vingt aunes. 

OîiNrrtnÉS, Giw"^':-', «rmthU- 
'\hiii, les vents 
■X\ arrivent les 
ifeaitx de palfa- 
i»nli Toufflent 
utrcs les apj-ei- 
es au cnntrairî 
Sent du nord , 

r. m., mft. 

me 1 fleur en 
lies difpofïs en 
milieu ùc cette 
fuite un fruit 
trois loges. & 
iccs nrrondic; 
de ce genre , 
101 en ce <iii'i! 
.ou ^bttfreijfe. 



yORN 

Twroefort, lift, rei birb. X.VlatH. 

Ccgenire dephnteftahll par Tourne 
fort, eft des plus étendus i ear il renfer 
me, félon lui, %9 efpeces diffïrentU! 
par leÔTS fleurs on leurï oignons : de ci 
nombre on en conuoitdeux principale; 
dans Icibcintiques, qu'on nomme y^uiU 
rougt Bc fquilU bluncbe. V: SQ.UILL& . 
betan. I ■ 
ORNITHOGLOSS. f. xa.,Ph<rrvac., or 
donne ce noiiiKuxremeiJccs du frêne. (i>> 
ORNJTHOLOOIE , 11 f. , H.Jl.n^t., 
:'elVU partie de rhiUoircnatnrelle. qui ■ 
pour obiiit Ic^ oileaux. Une ccnnoillance 
diltinâB :£ 'kifthedique de ces aniniiiux 
doit en ^te le but > dèj li elle doit com. 

CTendreanedlftributi(lnmi'(hûdi(iu<;,ébi- 
lie, s'il ft peut, furies rarpurts les plus 
natnrcls & en inémc teins le s plut faciles 
àlâi!:r: dcsitefcriptions Cxaftcs de cha- 
que individu, &rnîlt0iredes mœurs ou 
ilcî h-ibituilcs propres i chacun ou com- 
munes inhificucs : maisil eft trè'i-diflî- 
cile de reunir cei objets dans un certain 
dc^rj de pCrfeAion. La minière de vi- 
[les oifcaux les met la plupart telle- 
t hors de notre portée , la acuité 
iiu'ils ont de s'élever à de prodigieufes 
h:iutcurs&dcfnnchireupci| de temsdc 
très-gTiuids efpaces , les fouflrait fi aifé- 
ment i nos recherches, ^u'un grand nom- 
bre de faits de leur hiftoirc nous échappe 
efTaircment. La dilHuâioIi des efpe- 
&dcsgbnre5, ou la nomenclature, 
. . (buRre pas m((ins de diiliciiltés; les 
couleurs du plumage font ^refque les 
feuls catafleres bien marques, pa- '"'" 
quels an peut diftinguer les cfncce: 
elles varient fi fort dans ui 
ce, félon le fexe, & qm 
un m£me indivirlu , félon les dilférens 
■iges, fur-tout patmilesoifeaiix de proie, 
ou'ilefttrès.facilc de t'y méprendre, & 
de regarder deux individus d'une même 
erpece, & même un fcul individu vu 
dansdiffërens l]jes, comme des ïfpeces 
diilinétet , amuins qu'on nefe foit habi- 
tué , en obfervant de près ces oifeinx & 
en Aiivsnt fturs aceroilfemcns &leur gé- 
nération, â reconnuitre fous ces diSeien- 
tes livrées tes individus de cha'jue efpece. 
L'orMt'tfobjriialansdoute lamêmeori- 
ginc que les autres parties de l'hiftoire 
naturelle. Dès que tes hommes ont pcnfé 
4 ftke une étude dei ètt» naturels , li;s 



e%S 



j=, Google 



ORN 

,l£MtTMtt4a itrt aalB les objeti lie lent 
sttcaaoo. Ariftote les a embraflcs daus 
In Tïctaerches, & a jeCt les premîeri 
{onikm-u de l^pmùkoùigit , en dunnant 
dniercTiptioni & l'hiftôirc de pliificurs 
«ïftsBx qo'il avoit nOcmbléi , quoique , 
MBme G'eS le fuTt île toutes les C.ieuces 
BU bcTcean , il y eût dans Ton travail 
bcaaoonpiJ'iiBpeTfeâioiis , Toit par l'in- 
eiaâiaije dci defcriptious qui ne pré- 
{aOent pat des caïaâetes fumlaos, IbJt 
par le début de Bguies qui luppléent 
uadefcriptions, i^c. 

Après iin vuide de plulïeurs fiecles , 
fmt Pline, éminemment diltingué dans 



ORN 



If 



h petit nombre de eeux qui étudîKvnt la 

nature i & dans le deuxième livre de (on 
Hifiairt «alurtUe , iladonnéheauconpde 
bonnet cbofes fur les oifeaux , lerquelles 
cependant n'ont pasfcrvide beaucoup à 
U petieAlun de la Tcience , pu le défaut ' 
de defcriptions , & par U crédulît: fu- 
perftitieule avec laquelle 11 a recueilli 
toutes fortes de FabUs.. 

C'ell U tout ce qne ï'amitbebgit doit 
aux anciens: car iï ^uel^ues autres en 
petit nombre en ont dit quelque chore , 
ils n'ont f^ût que copier ou commenter 
Ariftote {'). Ce n'eil qu'au n.ilieu du 
feizieme liecle de notre «re , que Venti- 



(•5 AriKoCcIes , it animalibui ptet ^ latine, Bafilez , iî54, '"-fii- édit pré- 
«ofc. Item ex intrrfntal, i^ cum tutii Scatif^erii , ToloCe, 161S1 in-foL 

AUrovandus I^Uljâes) , OntiAaIagia., Bonoo. l{99, idoo Si 1603, trois vol. 
Ai -Ai. 

Aibius CEléazar) , Â natural bijlary efUrdi , Lond. 173 1 , in-Fol. G^res loi. 

BeUon fFierre) , Hiftoirede la naiure desoifeaux avec leun portraits, Paris, 
iflt, fol. fibres. Item Portraits d'tiifeaui & autt es animaux d'Arabie &d'Ëg;pte, 
Jiris, IÇÎ7, »"-4- 

Blalins (Gcrtuudui}, Aaatamt anmaUum vektilium , aqualilium ,■ &c. Amftel. 
Ugi , in-4. €g. 

Catc:>by C-^larc.) • dans Ton failIoiTenatureUe, ofCaralina, Flm-ida, and Ibt Bif 
Anu, Lond. 17)1 , in-Fbl. &g. 100 de la plus grande beautc. 

Caralerius^joh. Bapt.), Awt ^mtii tyfii inçfjit , Romx ^ i^y^, Fbrm. ob, in-4. 

Coctes (GeiunimoJ , Tratuda de lot animaUi ttmfiret j veiatilts, Valencix, 
M73, iB-8. 

Edward's, KitiiTalhiJloryefbiTdiy Londoa, [743, in>4. £17;!, in-^. fig. 

Ericiu; (Ericuï}, EfifieUi dt avibui, HafTn. i<!7i , in-g.- 

Gefiicrus (ConradusJ ; lihri tnt it avibta, Tisuri, 15;^ , in-Fel. édit. piim, 
fr^BcoFartî, t>tï, edit. fecunJa. 

JauÛoiiui(J«hanncO, Di ainhui Shrifix , PrancoF. ifijo, in-Fol. fig. 

HeinCIae. Theodor.J, llifioria aoiim, Lube«e, 1710', J11-4. hg, 

LanguEus (Gi&bert) , Diulagus dt avibus cum «aminiiiu grucis , iaiioli ijt gtrma*. 
Mn'i , Colonix , I>44, in.g. 

Lonicems .Adaoïus}, Ui/iaria naturalit , tthiievatattUbut, &a. FrancoF. IffI, 
fa~&l. fig- 

MaKcbalens , (Nicolaus) , AquatiUtint isl fi/eium bijlaria , Roftochli , I$i0* 
ïa-FoL tî^- 

Mochnn§iusCPbïUppus-Henric.) Jwnm fwf™ , Aricx, tyçî, in-S. 
^Marlïgli i^comtede) dan* Ibn Oinubc & ion tiiltoire phylique de U mer, dCDX 
pavra^M magnifiques. 

Mîna(Gio.-Pietro), Occiiitra, avéra difcerfe délia natura di iiverfiucc^, Ro* 
«^, i6t>, in-4< Ibid. i£g4, in-fol, fig. 

Perrault , dani Fes Mémoires fur l'hilEoire des animaux , Puit tS^S , imp. rojaL 
fai'fbl. fig. & Paris, 1722, in-4. fig. 

Petiver (Jicob) , dans (on ouvrage intitulé, Oaztfhylacium naturu f^ arlii, 
I-oiu. 1702 , ïn-fol. £g. hem Aquatitium aMimalium An^itut , &c. ictnii ijf notnir 
ma, to t^buUs, Lond, 171?, fcft. 

Ratut CJohall.^ S^'itaf&mftbtdicaaviumi^ pifdum , Lond.TTiS, in-g. fig. 

TumeruR (Oiûllcim.), H\^niit»viWfiianim^udFliBiwH^Ji\jtatilimftHH% 
#f, CoioBix, IS-H I Ùh>> 



dt, Google 



î» 



OBN 



le reflturiMnr, & ta auel^ue ftqr 
père. Il recueillit , obt«rv> benucmcp, 
f éiligeaee ^«'«voient donné lc« Hnciens , 
ft forma du tout nn eotps d'hfltoirir ran^é 
inia lin ordre aiiflà m^hodi^ue que ces 
tems le pernettoient., &Rcl:OTnii»gnédii 
fèeoart des gravures en bois. Bclon , 
conteinponiin de GofTner ,■ contribua 
beaiicûiip de Ton côté n'a»|TiieiiiatIoR- 
des cDnnsifTances , par les oofervations 
qti'ilfildansfes voyages, parles dcTcrip- 
tions S: les figures <pi'il donna d'oifcaui 
ntiparavRnt peu on point connaK. Alilro- 
vandc venu apris eu» , ne fit pt: fqiie 
qU'abriget Geflhcr. Johntton , i'o(H- 
rïeur encore il celui-ci , ne Et p rcfque 

Ïi'endonDerdeseitTïits , An'eulguere 
autre mérite que de donner des fi^,^1res 
mietix gravées , mais cependant rapiéci. 
■WUlughhy., gentilhomme «rjglofï, fut 
le premier qui chercha k réduire Vomi' 
(h^> eu fj^tcme. Il fit, dans cette 
Tve , divers voyages par l'Europe ; il 
obferva bcaitcnnp , & aidé Je Rïiy , il 
ionr.» ime hîBoire plut régulière , «vcc 
de bonnes dt-rcriotions. Ray pcrfeftion- 
na h méthode de Willughby. Dès lors le 
f«<lt de cette C-ience s'étani pins répandu, 
pinfieurs («vans ont contrihné i la ptr- 
^â-ionner, lesiiu* par des ilrfeription^ 
cxaftesde qmrlqnes oifciiix, ou par des 
Ati&at iTaprès nature , camme MM. Do- 
dart, Brmilley, Seba ,_ Edwards, les 
auteurs de la Zeet^ b'itaimiqut , M. 
Pennant. M. Frifch . i-fc. Toit en tni- 
Vïflhnt ï former ki diftributîons métho- 
diqiie* , comme MM. Klein, Mochring, 
Eriffiin, Linné, «t antre*. Maiî rien, 
fans dmite, n'égaleia-l'oiivras^ commen- 
eé par MM. de BulFon & d'Anbenton , 



ORN 

qui , â une hîftoJre dei •îfcKnx , (tant 
laquelle brillent également la clarté, l'é- 
loquence , la précirion Se une faine cTîti* 
que , réunit une colleâion de planche* 
coloriées it'nne magnifique cxcctition. 

Tel eft l'iitat aftuel de Voi^itheUfir. 
Il nons refte i defîrcr que la nomencla- 
ture Te débrouille & fe perfuttionnct ft 
que le Pline franqciis piiilTe finir dv 
moins encore cctie partie Je la vafle 
carricfc qu'il a embraflëc dana fon 
plan. iD) 

ORNITHOMANCIE, f. f . , Dii'!- 
na*. , divination qu'on tirolt delà 1an;pte, 
dnvnl, dncrl ou du chant desotleaux. 
"Ofïiî, efViSt;) eiftaa, i^xm',, dn-in,- 
noin que les Grecs donnoient k ce ^nl 
s'appelloit chez les Romains wn mifurt' 
Jlstiroientdesprérages heurenxou mal- 
heureux des oifuauk , & cela de deux 
msnicres; on deleurcrl, dcliiir chant, 
on de leur vol. Les oireaux dont ou co»- 
fwltoit le crible chant , étoient nroprc- 
ment nommes cHiiiti t cmimc le cor- 
beau , la carncille , le hibou : ceux dont 
on ne confultoitque le vol, étoient ap- 
pelles ii/>i» Sifrufiftrit comme l'aigle, 
lebu'ard, le^'Antonr. 11 y eu avoit qui 
étaient i^nnfi Se atittr, luli étoient le 
pivert, le corbeau, i^c. 

Mais Xmii les gens un peu fcnfés Te mo- 
inoient de ces priTages & dcx augures 
qui les tirnient. Pacuve pTloit trèi- 

Iflit qui linfUlaut n/iaru inttlli^unt 
FtiiSqai ex aliniB jKert fi'fiunt quam rx 

Mugis Bhiiritàfin quam aifjctiltanium 
cmfie. ^ 

„ Pour CCS devins qui fc piqircnt d'en- 
tendre Il langage des oireaux , & qui 



■Willnghby(F^and^.)0^ri^^l*p'a. Lond. ntyS, în-fbl. fig. C'eftlc meilleur de 
tous les ouvrages Jur WmitHUi^t. 

7iuanni (comte Gitofoppe) JJ»* ««"' ittmMiizIt «cctU , m Vcnetta, i7î7i 
in- . contavolc ::. ^ „ . w. 

- uefcriptionphilofiiphaledc la nature des oilcaiix, Rouen, 1^41, m-i2. Lao- 
tenreftrefté anonyme, «Ton livre rare eft ttès-manvais. , . ,, , 

A ces ouvrnijes , il feut ajouter ce qiu fe trouve fur les oirenax dans les Mt^M» t 
Janslesrelaii.in<des*élebresVDy«igcur», comme l'hiftoire de la Jamaïque du che- 
valier Hans SlMne , Marggrave &- autres } ainli que dans lis Trauf. pliilorop. Ict 
^ émoiresdel'acad. desfcwaees, £^c. lesdift'crentestailles douces qui ont «é gra. 
•vées lui Us oifcnnx rares , & enlr'autres celle» de Robert , qoifont à labiWiutheque 
àutot, iiiétitentencowd'êtreeonnuwJti»r>iitlJi*«Mi. i.t>-J-) 



dt, Google 



ORN 

liratphit^rewda cosor ics irununx 
^ de tnit propre ccnir, je fuit «l'i- 
Tùfi'il nnJrvit minix leurpictct IV 
nllc ^K notre coaititct. " 

Ca trou ftn de Pacuve contiennent 
nricfliirai di^e Jet liccles échdiét, 
dftiiJm, mmiqe les mahilicide l'et- 
piit oci çncTÎflcnt i;uere pirmi les 
Wm, riftrol[i};îe & l'Rrl de préiUic 
pirlaoliten TU. iMmc ri'ii, fuccéilc' 
i.-U An In chrétieni aux cxtifpi- 
w, c'e&i^'re , ux Jiviiiitioat par 
taentnilln Jm viâimet & i l'oi-Hi- 

Jcrnodniiibid) n'avoir pat 1 repro- 
iktlManai^-oeun Jilcours piEd^ntile , 
M.fcIaDlni, de ton'i.'s tel ptidiétiont, 
fci pini cer»incs jtoimt eellcs qui fc 
IJiMcntAiToldcs oircHuv. ,, Noip ii'a- 
t'HitriM. diUI, defi'Jminb'e: cetU' 
n;le. cnuriiredu bianlcr de leurs li- 
1b, drat on tire des confé<|Uiiie<t ies 
ttofei fiitarw . il faut bien qu'il fo 
tinimt MT qneli[oe excellciit moyen à 
*nte nnble opération; car l'iRrihuer " 
ne otdmnnce miu relie, ce feront ui 
AhUnmtatfiiotrii. " 

pckf\^!intic voir va pyrrhorticn , 
^li fc jeat de l'hiftoîre , traiter d'idée 
"iiemmtathuSk t celledei phyfiri 
irtMiilnlget, Montaigne dcvuit b 
•wpbyficien lutaat que Virgile. 
i'atrîbue >]n'i lu diverRlé de l'ùc 
ài*Semtm régWt du mouTemcst 
nniilet, doot on peut tirer qnehjuei 
f^ft&sBts pgur U ploie Si. k tetni Te- 
■ràti Mnnnis^e, dît-jc, devait con- 
•^ iDlIi bten qiM Pioi , cet beaux 
^dnGmr^net: 

^'mifuicm errda ^majlt iivhihu iUii 
"iOttum , tal rtrmm fato pvJtBtm «a. 

"HM M ttmftfUt & caU mtUlù bu. 

u '^ 

AitMvrr vmi , £tf Jnfitrr bumiial 

•M/Mt. 

OnA>, (TCTf ««r 






ORN 



51 



Enfln , li Montaigne , n'a pu cm n* 
laotdcce^n'il difuit ( il eft înMcurabl* 
de t'itrc ]oné tinG de Tel leâenis, en 
leur inTpinnt de fautTct ft de tuii'ùn 
opinions. (D.J.') 

OSNITHOPODE, BWo. , entre lei 
fix erpecei il'«r«n<f|^0d( , ou Jefird^*j> 
ftuu que compte "Touniefort, irrêtoo»- 
Dout i la principale, U Kraitde, orni. 
ibofedimii m»jai t {■ racine eft blanche^ 
Cmple, fibreulé, chuveiue, accompa- 
gnée de tiiheroulei. Elle pouflè pliiQeurt 
petites tiget menuet, fàiblei, rasieufet, 
prcrijue conchfct àierre, longuet d'eu* 
viron un demi piad , mndes & vcliiet. 
Sci Feuillet font plus pctîtci que celle* 
delalcntitle, rang^ei i l'oppoGie l'une 
derantrelclangd'uncôté, dont l'extri. 
mité c!t occapée par iinc feule Feuille, 
bel Seurs font petites, légumineafet , 
jointesplufieurscnfcmbiecn manicre de 
parafol an bnimet det rameaux fur de 
courts pédicule) de couleur jaune mîlie 
ilepurpurin & de blanc. Leur calice eft 
un cornet dentelé. 

Lorfquclet tlvurtfont piiréet, illenr 
fi'cccde antant Aa {ili.|iitf applatici, cuur- 
béot en foncile , & réHéctri^t par ei»- 
hatit , compsféet chtcune de cinq , fix 
□D fept pièces attichtes bout-D-hout , 
termiiiéet par une forte de petit on;lM 
pointu ; cet Cliquet najlfcnt deux ou 
trois enfimble, difporéct comme lea 
ferret d'un oifeau , d'où Ini ?ient foo 
nom. On trouYe diiii cl)aciinc,.de leun 
piecet une femence menue , prefque 
ronde , rc(reinl>lante 1 celle du navet. 

Cette plante fleurit l'cté, ordinaire- 
ment en juin i elle croit daii) letchimpt 
aux lieux fcct ft incnltei, fur let colU> 
ntt , dont l«t pr^ arides , dans (let lablea 
& le long de« chemhii. (D. J.) 

ORNITHOSCOPË , r. m. , Divinat. 
Let Greci Donmoiant emUb^cefti , ifii- 
jonu'irw •mittMHanitf, triifi^cofii , ceux 

£ii fe méloicnt de former det prédiâiunt 
de tirer des préfaptdes oifcaux. Pot- 
ier , Arcbmi, griK. I. 11 , C ij , tom. 

OKNITOUTES , Hifi. nat., nom 
donné par qMlqucs nanirallflet i dei 
oifeani , à qualquet-naet de Icuri para 
tiet, I leurs nu , i leun oi, ou i 
leuri nids , que l'on rurpofv avoir été pi- 
tribét : ce qui denuiideroit i être GMcu- 
femcnt examiné , pour ^l'aOùier de b 



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n 



ORO 



léalitf de ces p^trificirions. on fait 
ouriquefois paOtr pour des nidi d'à 
feaux pétrifiés, ceux qui ont été irtil 
ciellement rcvètui d'nne croûte fembli 
bteâdela pierre, ce qui Te bit en li 
pltiqunt dans tes chiunbres gradn^es des 
lalines , où l'eau chirgée de fd , en pif- 
tant cDiittnuellement par-(leflu5, dépofe 
fur ces nids un'rnduit qui les enveloppe & 
qui incrulle. f^.lNCiusTATlON. (■ — ) 

OnOANDA , eA?. ane. , ville d'Afie, 
dan,': la Pifidie. Tîte-Live en parle, ^. 
X^XVJII, cb. 7 s mnis il paroit que 
cette rille ne fnbGllait plus. du temps de 
Ftaloméc , tui Te cuiitentc d'en nommer 
le peuple Orapdki. (D. J. } 

OIÎOATIS , Glog. OBC. , rivière de 
Perfc, dans la Sufiane. Pline, ii«. VI, 
ch. î5 , liit qu'elle fcjjaroit la Perfide de 
l'Eliinaidc. Saumaifc croit , avec alTcz de 
VTaiieinblance,quc c'eftlaméme rivière 
que le fajitigrîs 

OKOBA, Gi<^. ane.y nom de deux 
villes de la Sytie , l'une pr^i du Tigre , 
l'autre dans les terres. Selon Ptolomée, 
Uv. VI, cb. 1 , la hng. A'Oroba prit du 
Tii;re efl 79. ». lai. 30. so. La fcnp. 
^'0;-aba d.ms lei terres t& 79. ao. let. 
38. io.(D.J.) 

OROBANCHE , orobancht , f. f. , Hifi- 
ntt. bot. , genre de plante à fleur mcno- 
pjtale, anomaie, en mifque, & divlfée, 
«n derx lerte», dont la fnpJTienre a- 
la hfm d'un caf^ue , & l'infi-rieure eft 
j«rta?;ie en. trois pièces. Le piftil s'élève 
du ioni de la fieuT, & devient dans h 
■fuitaun ftuit oWonB-qui n'a qu'une feule 
«apfule, qui s'ouvre en' deux loges, &, 
■qui renferme des femenCes très-mennes 
■pour r^rdinaïTc. Tonm'efort, Infiit. m' 
berh. V. PLANTE. 

■ Il ftilfin de oawaérHer l'oroiimctr , 
fai)<: «trtrcT dan^ffs détails. -Si ricineeli 
frailleute; la niante paroit' comme dj-; 
po'.iiWc de feuilles ; l'extrémité du pédi' 
cule forme en Te ^dils'tïinti im cilicc à' 
^liilieuit fegmens i fa fleur eft mono-! 
liécalc, irréguliere.bîlsbiéo, en cafque 
creli» , Si dont h barbe i trots divifions 
eft *n -épi , & cmbntin: utt ovaire long . 
■jftïnî-d'un lonj Kihe m'ouocajifnlaire à 
'dcnfc 'vMTOtesi Ici deux v»tvule< s'ou- 
VïniSSMis le tempi de h maturité. S: 
h ntiTnlC elt pleine &t femencct très- 
pctit.i. . < ■ ■ 



ORO 

La principale erpece A'ùrAiacbt eft 
nommée BroiaHchttnajoreariBfhyUumoUttt 
par Toum. /njî. 17^. Elle croit fcéqoem- 
jne^t attacbée aux ritcinM du 'genêt d'E(^ 
pagne : on en fait un lirop d'iiTage dans 
icsdouleuri de coliques & d'hypacsndrei. 

OROBANCHOIDES. f. f-, Hijl. nùt. 
bol., watt de plante i fleur en rofe, 
compotee ordinairement de huit tenilles, 
dont quatre font pliéei en gouttière, ft 
Gteureei en fabot à leur bafe , les autres 
quatre font toutes fimples : du milieu da 
ces feuilles l'élevc un piffil qui dans la 
fuite devient un fruit oblong , dïvifé ca 
quatre loges, lequel s'ouvre de la pointa 
à la faafe eu autant de parties; ccsloget 
font remplies d'une fcmence très-meiuie. 
Toumef, Miipoirei ii facarf. roya!» âêi 
JHfncfj, année 1706. V. Plante. 

OROBE, C m. , Hift. nal. bot., tro- 
us , [cnre de plante à fleur papillonnée, . 
dont Ta pièce rupérieure rcuemble à on 
pavillon, & les latérales à la forme de 
la carcne d'un vailfeiu. 11 fort du calice 
un piftil enveloppé d'une membrane qui 
devient dans U mte une filique roncfe 
qni renferme des femences le plus fou- 
vent ovoïdes ; ajoutez aux caraâates de 

genre aue les feuilles font attachée* 

¥ir paires a uiiecâte terminée en pointo. 
oiwnefort , /b/Ï. rritwri. f. Plante. 

in 

On diftingne quatre efpeces dVstr ou 
d'm -■ la principale nommée pu Tourne. 
fort rrouM verum , J. R. H. "9) , a Ift 
cnuc, délicate & blanchâtre. 
Elle pOutTe plufieurs tiçes il la hauteur 
d'environ un pied, qui s'étendent au large. 
Ses fouille» font fembUbles à celles de U 

cAte. Ses fleurs font légtim: 

titi-s, purpurines, inilquefbis blanche*, 

rayées de pourpre tileu , (hutcnues nac 

:des calices fnrmés «n cornets dentelés, 

Lorfquc les fleurs font paHëcs, il leur 

fucced* des goullïs longms d'un ponft, 

menues, pendantes, ondées de cba^Bc 

c6té,^ blanchàtrcB d^ns la maturilé. 

Ces goWes renferment d« femences prcf- 

leVondes fembiables â de |«rits pois 

un rouge-brun , ft d'un grjut de legu- 

9 qui' n'ell ni amer ni déftaréahle. 

Ccfc (.Isnre fe feme «ans 1« ch«mps , 

I ^)ul(tursprovinceep»urUnourriIuT« 

des bcftiiiux i elle, ci^t nïiurclUmtat 



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ORO 

S en Efpairne _ -.. 

; Bcurit Ml Avril , Mai & Ji 
t «ft mûre tfn Jmllît." t'eft' 
Boai m on trts-açrialile au if pige 
L'vaic ic pVaît en terre maigre', légère 
ft fablonoenre. 

La prtitc efpece qu'on ap^îl'* eimmit- 
nimrr.t m-oie di'Car.iit, n'eft qu'une va- 
Héré <fc la préc'Jrffnte , fiiirant le fenti- 
^tat Je J. Bauhio, de Farkinron & ée 
tiax: 

Vtreie TaTiTagé , vroha; fyhalicKS. nof. 
tras Bc Ray, a été décrit" pti'mïirnnent 
$ fiiffiramnicnt V*' ^^ habile botanifte , 
enfoite iautileitfent & fort ai) long Jani 
lei Aléttioirt, ^ racadimiciei Jlificei 
aoBâc 1706, 

La Ci^incnce i'erabr ell la [culc parti 
de cette plante^^u'on emploie en medt 
cioe i elle «k rcTolutive , 'déterUve & 
apérïtivc. Lfs anciens médecins la, té- 
giiKbignt CD fopdre, & là dafipjDJeat IR' 
corporee avec ',Ië miel , .daof iV^biiV 
Imniide, pour &dli ter i'cxpc^tUiui 
c9 eu a bit àa pair djos d^s aw^ tl^ 
difettc, mait ^e mauvais' ^ùt & ^ 
feBmiubit peii^Uc naurrituro. Auiot 
aTbiu cette (emsace cft .une d» quai 
CaiiocK rcra'auî|(es qa'an/einpl<^ au 
â»iii«ment en .cïtlrurgie r' &,ç^.loii 
principal uft^e. C lî. y. > ,. , - 

* OSQBIAS., |. m., nifi.n^., nom 
doBiié pat^Uflq'ucs.autMS.^ ^.pierreab 

»i la-E: ; • . , - 1 

. OROE&KS , eiafprapt'if ànt,.x OrcbH , 

S:D))les,.iIe.la Caule Cilâliiijiiî , fclan 
lh,i,j.ii-^m„c. J7- II» flvoient une 
Tillc utiue )l^<^let mûDtsgaes , qui toai- 
6oït 'eii'rn'irie di'i temps de CitiiH,^& qui 
mlnMitçit Aij?, plusdlf ((tupsicriine." 



. OÏÔÔE, mjl. ans. mjÇiei r.^lht(, 
roi des Fartlies, firt élevé, pat le fu& 

Frage des peuple* , fur un troue que (uà 
rreie'Mithrid'tc avoii Touillé de Tes eri. 
mc!!. Le prince dégradé U rcfnçna dans 
Babf loiie , dut fut aulli-tôt aflié'gée. I.a 
ville, prellce par la famine, fe rendit 
après une longue rériifance. Mithridate 
fc flattant que les droits du fang Béc\\i, 
roient fon vainqueur , fe remet a fa dif> 
crétion : mais Orodrne voyiint enliii que 
le rival de fa puifTunce, kfit maffacrer 
i. tes yenK. Les Romaias lui décLircrCiit 
là guerre , & le riche Craflus entretint 
à fus ifépcns l'armée qui marcha ix>ntre 
lui, Orodr lui oppolj des troupes noin- 
breufes f>us U eondnite'de Ton fîls l'a- 
corus i.'iui.s'ivamà daùs la Syrie avec 
ôr.lfs.d'evfcrûijmr "foiis"Ieï Komains. 
Crsflurv'âirtcii'dana un camliat fuiglaiit, 
y. perdjl; J4 vie avec fu» fils"; toute» K's 
aigles romaines tomlcïcnt au "lonveir 
dn va^Bq'uQur, qui fit prirnnniçrs tout 
cclix 'qui avoient échapi^é à. la m'^rt dani 
la mêl.'e. Le roi barbare s'éiinf l'ait apr 
porter h tête de Ctagiis , fit fonilte Je 
l'or dan^ifj bouche , jwur.l'iji fopfochct 
l'.avajiOE crïmïnells «Ici'ni, (1 avùit ttt dér 
vdré. Pa»rus , couvert ;ji; ilolr» , devint 
fi" " ■ ' ppella au- 

pi ,4ue(tciif 

di éiiïc dk- c( 

is lhcs,jiIout 



'â 



: Pompéf 
ilc, Orod* 
,i|'il a voit 
Cl lithiidate. 

t: âiTet^cttf 

V timciri d^ 

i' :\ui pou» 

Cl . . , '"•''t' S"''! 

envoya iin fccôurs ^ CaJriuî£; Brunis 
conlr» 4upijle & Anta^< Vtrfjot la 
jouriiée 4lc FhJiippes cutjleùilé du, f^rt 
des Bo^niaiiis, tes PartlicsaéFiir-tul pi< 
moi^s ^foiiftans dans leur..' atachemeitt 
pOjUt Jcs. v^iikcus. Ils fe joignirent h I,a- 
W^nTis, & tavaserent fa Syriv :.iU in-. 
fultereut Même Vendi^us dnn.t fou camp. 
Paco'rus ,'qiif sVoît ttejapjtellé- ?ii ï(inM 
ma^dçjiwmv lG.cûrapoVg ca.Krqnii e»fi- 
tiine^:' itiaïs étaiit mal f-iunJiiT jl (oip^ 
ba pere^ dj couplet *^ J^! ^"P- l'cngai 
les _Rj>jB?in<,(lc_la irPije..(i».prsl|i.(. . 
■«frîtitTi 'vivèïnenT tiHiclTê*i(ê In pei le 

L:,<,l,;<»i:, Google 



l« 



ORO 



ib lôflfilf ft^cla djhita deioa.vm^, 
^»'H toBibt tu Jcmeo». Toui lu hura- 
«iM hi dtrtartntodittn ; Si d^i'aignant 
di leur parler, il ac Tortoit >!e b nci< 
Imnilé ftre poDf prononcer le Bom de 
t»nna ipj^I crdyait Toû & eotcnJtc. 
Qnnnl le tevpi eut un \ta slouci h 
diStear, iïlcfiiRitUcTorédeaouTcltes 
ûtipiMtn^es. U i*oi[ trente fih , ft Ton 
ffprit flottant ne pouvait fe déterminer 
i hire choix d'an racccfTcor. Ses mal 
treSci rcmptilToient fa cour d'jotrlguet 
A rtKrjBt de l'arccnifaot que la beauté 
far t'écrit d'un Ticillard, chscnne le 
IslHeiioit d'Élever foa fili. La deftÎDJe 
«Ici Parthci fut d'être toujoun gonveio^ 
par de* roii parricidci. Oroii fixa ton 
dnis Tui f hnate, le plas Tcilérat de Tit 
ib. Ce prin» dénainré , impatient de 
it{Kr, nanta fnr le trdnc , ibuilU du 
fiuuE d* foa père. ( 7-n ) 

OKO}JTE, Giv- ">«• . Reuve de Syrie. 
Pline, iJ*. ^jCb.iJ, le fait nAltrc entre 
U Liltaii & l'Antiliban, luprès d'Hclio- 
polii , qni cft laiotirif hni Balbec i maie 
cet RBteur a it< mil infonné. M. de la 



use ptaine 1 4 <nt ï lieues {e dfftuii 
«ont Liban , entre l'orient £ le midi , 
A i onéleiptcmentcoaTideriblc dt tontes 
k« montagnes qu'on peut ttipellcr And- 
libao. C'eaicOTlroiit4]ieue9deB)dbec 

3 ne font les finircei de VOrante ut emirt 
'ibofdnirerpcntuitTmleDoff , ptlTe 
2 denlîeiiisd'£incl'e,tnverre ApamJe, 
■noTe enruite les mnri: d'AntJocbe. & 
fe jette enfin dans la mer. (Ù.J.S 

OROPE, Gkg. tac, Or^s. Of 
pluJîenrt liUci de ce non; nout parle- 
rOfw d'abord de U principale tlau l'hif. 
toire de la Grèce. 

Elle <toit dam tt B^otie , aux confins 
de l'Attiqne , anprè» de la mer. Etant 
fi TOiCne de rAttiqne , fou territoire fut 
mis en litige par lei Atbhdtm, i qui 
rhiUppe radjugea i mai) lei Athéniens 

Srétendoiiiit itiffi d'ttre en p<rf&ffiAn de 
\ ville, & ils tronverent le noyea de 
h l'approprier : de U vient «l'elle eft 
aommte viOr ài TÂuiqMt pu Tite-Livc , 
Jni. XZf, ci. if, 

Mail U fint fiiroîr que ThenidÎM , 
tyran d'EritrIe, l'ardtprirernrlesAtbé. 
■rient In trcificme taait de ji cent trot- 
fiemc olympiade, ft que lei AthàdcM- 



ORO 

ne la. recatmereut que par la libJmlitf 
At Philippe aui la leur rendit après la 
batiiUe de Cléionéc 

Je dois, encore remarquer que noue 
avons en paiûc robligntion i Orofti'm- 
voir ^it DémofEhene orateur i car ce (bt 
après avoir entendu les appliudi>r*mtas 
infiais qu'eut un difconrs dut Calliftrate 
l'ur OrQft , que OémoCIbEne dit un der- 
nier ndicu i t'jcole de Platon , fe ilétacba 
entièrement de la philofopliie , & léiblut 
de fe ïoutr ;1 l'éloquence. 

La îainit ville, dam la fuite des temps, 
fonriiitiux Greui uneuccafiond'tppreu' 
dre à leurt vaini^neurs, que la force & 
l'aiitoiité Je U parole r^Iidoieiit encore 
dans lïs vaincus. Lf Atbénicus, prelTés 
d'une extrême difettc, néKligncnt les 
bienKancn, â pillèrent (ans fin;on On*» 
leur alliée. Oroft fe plaint au fénat de 
Kome. La nufe des Athénicni avoit bc 
foin d'nn bon avocat, ils le trouvèrent 
en la ptrfonne de Ciruéadn , cheÊ de 
leur ambafiïde. Cet excellent orïteur , 

Eir Tes toui & par fcs Sgnrei, Tuppléa 
mervcUlcufement ani taifitni , & faT- 
cina fi bitn l'eTprit des Romaini , qne le 
fénat dif*tt ; „ Athènes nous envnie det 
ambafl'adeurs , nnn pour fe jnftifier on 
pour nous perruader, maîi pour noua 
ctfntrtindre de faire ce iti'il lujplait ft 
ce qui lui uinvicnt ". 

Le no.Tl moderne fOnpt eft Sef», 
village de Grèce , 1 2 milles de la mer. 
Se i6 d'un autre village, nommé /tfer. 
etfamlti â tne linre plot loin efinnepe- 



grand vtUa^ appelle Sytnima , qui 
eft vraifemblablement la peâte Vflle de 
Béotie , qu'an nommoît anciennement 
jycmmiuim. 

Venons mx atilres lieux qui portoïent 
le nom d'Oreft. U y avoit une ville de 
ce nom en Syrie ; une antre ea Macé- 
doine ! une troifieme en Eubée ; une 
quatrième dans la Terprotie ; enfin une 
cinquième an Félaponae& dans l'Argie. 

ORÔreSA , GiBg. , ville d'Efpa'gne , 
dani la nonnlle Cillille, près des Fron- 
tJeret de l'EIIramadure , avec titre de 
comté. £U« eft entre Talavtra & Fla- 
aentia, ) neuf lieues delà Jetniere, au 
aati du Xbijc. {ik af^aitient 1 la. fa> 



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ORP 

Bi9* rwfale 4c Portnsal. Z^g. 13. €. 
ht. î9- '40. 

O&OSANGE , f. m. , ZïH. , titre ^ne 
let Perla donnoionî « Inin bienfùtnin 
ib ccrivaieni leurs bienfaiti itins l«ii re 
pftns pnUia, comneDoai l'ippreaont 
^ictémrisiu^dei hiftoriciu; Jorephe 
Htciptctt trafiai^r par le mot grec fotr- 
(ctr, qoï feDt dire Htu/aiUMr. 

OROSTEDh , Géof. anc. , ancien mm 
taae cfcaine de oionrignM de l'£fpis"e. 
StnJMm, i ///, eonijirend fbni ce Dom 
kl fiTcrfes bnnchcj de nionta;nR ^ai 
(aireDtdepiiiil'Ani!;r>n parles deux Cif- 
tSI», jnrqueidinil'AndilouGe; toute* 
es montagnes ne font qa'uoe estenlioii 
dtt Prrrnées. (D.J.) 

ORPAILLEURS , Hifl. nat. , c'efl 
llofi qu'on Domcne en France ceux qni 
l'MïDpcntl retirer par le lavage les nail- 
letics J'or qu\ Te troDvent dans le fable 
év certalaci rivières qui en charrient, 
tellâf que leRhâne, l'Ariegc, (^c. V. 
b nan-ere dont on Fut ce travail, dans 
{ÊTiicit Oi. C — ) 

QRPHâNDS LAPfS^HiJi. »at.,ntm 
inaaé par quelques ancieii» naturaliUcc . 
i lUK pierre Uitealè & de cculear de 
vin. que l'on croit ètra le gir^fol ou une 
gnSc opale. Oa dit qu'U «'eu trouve en 
BooEiie. y. GikASOL. 

OTPHE, e*ybtinvttfrtm,tn.,ntji. 
*«. Jcbi. , poiflbn de mer lut reueinhie 
•n pt?re par le nombre ft par la poG. 
lÎBnrfesoa— -'- -"^ •- 

rp«>rpr; 
nichoire fapérit .. 

eïUe de la mâchoire iiiFiricure quand li 
fcoueh* eft fermfc ; les yeux font Erawtsj 
fanni eft ftrt petit, & il n'eft apparent 
qne lorlqii'on preffe le rentre, t'erfht 
wt de poifion , & il prend fbn actroiflè- 
>wnt en trèit-pen de tcmpi. Ronilclcl , 
jgr. dfi fBif. part, I, i V, cliap. as- 
y. Poissow. 

OPHifi , MyiM.Bifi. Un. , som dei 
ylin £aiiunx £ des p(ui anoieacdans la 
m)£que & ùiM la po^^t dea Gn». 
Ceft peu de dire que les bfte* It* plui 
iiiottt k rendaicKt feafiblci i Ta mé- 
JMlie î lu vents fe tournoicnl de ce edt^ 
u, ft iex arbre» daalmeBtUx dut» ac- 
(•rdt de & lyre. Le* vflti ùàinm m 
tut la brUlMOU pcinttac. 



ORP. n 

Sri cbùMli affrivefjlitai lit tigrti f^ la 

Ln xifhin rttnoievl leur fm^t ftur 

ttnttadrt , 
Et Iti Mm iti luanti f'tmfrrSâiial it 
it/ctfiJrt. 
Aiiifi Ut fahU nuii fif^i 
Lit rachm inaa di Jtt /mu , 
Ft jtffrju'n fa cavtnu ahfcurt 
Votai Ktlndri far fis dmu/îun t 
' Aitifi du cheatri de la Grtet 
Juiii la fyri otehiatttreft 
Eltva kt mûri dti Tl.Oaitil ) 
Tuklti Jjftnioliqtut imiifti , 
ûiH netu ff^ftit kl MiantBgcl 
Sfiai art II ttaitrt dis buinaiiu / 
Ctl art aux flui J'agts maxhnfS 
, Jiànt Iti accriu wÀaJtrujr t 
Ai accerdi font ieitiihatii , Jûtlinitt ^ 
'Cifi aii[fi que varient Iti diiax. 
Sa dtucrur inciioMt FurtilU , 
Cbatoulit It çmur , U ttutilii , 
XêpaHd par-Jout PaittiHitl: 
Tujtdis qur/u Mlii mjjUrti, 
S9.ll des fitîi^tu fnlittatrti , 
N us font brilitr la vérité. 
Je ne m'amulcrai point à raflènbler 
tout ce que Ici puctes &.lcs mjthulo- 
giftet ont il«bité d« (abuLuK au rajet de 
ce nuficicn : oc Ibnt des fiiits trop cminui 
de t(Hit le monil* , pour les répéter ici. 
je ne boriurai i (apporter bnUment 
et que quelque* ^uteiir^ Gîte*, tels que ' 
Diodore, Paufànivs & Pliitarque u»ut ca 
It conlervé J'bilturi^u*. 
Orp«^étoitSI.(J'tEasre,raidcTltrace, . 
& de la mufc Calitavc , ii on le fait.pcre 
•le MuTée. Il excella dan« la pocEe, & . 
lar-tnnt dans la muli^c. ayant cultivo 
la cithare par pNréreooc 1 tous lei autres 
inllruniens. AuffîcEiixqui vinrent aprci . 
piirent-ih A tiiidM de l'ùnitcr eu 
pattlei an liea qn'il ne fe yropoEa . 
peifonne p<rar modèle, dit Plntaf^i'e, 
puifi^u'avut lui on ne traiire que d«« 
compofiteari d'at(( pour la flûte. On dit 
qu'il re^t de Mereorc ou d'Ap<dl0> vi<- ■ 
me U hre ou h cithare ï lept cM-<tct , 
atixqiielle* il ea ajônta dcm nourdtci T 
& qu'il Alt l'iarentear du vers hn»- ' 
raetrtï La giuidc Kaifun de la poclle dan( 
cet preinicn temps avec Ici IcieDCM )e« 
plni âdiUain, lit it'Ûr^i-À non-fculc- 
pieatiuipiiiIoloylic,BuuuuU<ologicR. ' 



j=, Google 



î» 



OttP 



n t'abftcnoi't de manger de la chaï , 
& il avoit en horreur les œufs en qua- 
lité d'altmensv itant pntvaié qne lŒuf 
étoit plusanciea que la poule, & le prin- 
cipe de tout In êtres. K l'épri de la 
théologie, [on père Usigre Ini en ilonni 
les premieree kçôns , en l'inltruif^nt Jes 
myfteres Je Bacchus , teU qu'on les pra- 
tjquoit alors dans 1* Thrtce. R devint 
enfuite le difclnle de<: Daftyles du mont 
Ida çn Crite , S: il puiPa ikns leiir.Cunv- 
metcE de nouvelles idécï fur tes cérémo- 
nies de la rdigirin ; mais rien ne crintiiJ 
bua davantage i le perfeâionner en ce 
Eeiire,'que Ton voTage «i fcgypte. Ce 
fut U que n'étant fait initier dans lei 
myfteres d'I&s on Cérè«^ & d'OGrit ou 
' fiacchns , il acqoit fur les initiations , fur 
les expiations, fut lei Funérailleti fnr 
d'autres points du calte Teligicnx , 4es 
Inmiercs fort fupérienies i celles qu'il 
avoit eues jufqu'alors. 

De retour chez les Grecs, il le; leur 
GommDniqtia en lesàcMmniodant h leurs 
notions ; & il fe rendit refpeAable parmi 
eux , e» leur jierlvradsnt qu'il avort dé- 
couvert Il fccrct d'expier le» triines , 



tiens , il imagina mt enftrr dont 
répandit dans tontffla Grèce. Il tnlUtua 
les myfteres & le culte d'Hécite chei 
les Ejfinetes , & celui de Cér^ à Sparte. 
Sa femme (nat norte, il alla dans un 
lien de la Thefprotie, nommé Aintat , 
' j opacle rendoit Tes réponfoi 



' évoquant leî m 



. Ily 



vit fl cher 



ÊuridiL'e ; & croyant l'ivoir enfin 
vée. il <<i fhtta qa'eIle1elnivoiti.inaii. 
ayant regnN'j derrière hri & ne la voyant' 
phis,il en fut n affligé qu'il fe tua lui- 
irïémc de ilél'efpair. 

Queliuei auteuri Le Font périr d'un, 
citnp'de faudryi-on pnnitioad'tniirréi 
vêlé â des proÈue.i lei mylleits les pin* 
i^rets. Suivant iine.aBtre tradition, les 
femmes de Tkt^ce , fàchéee de ce que 
letirs marie Itt abindonnoient pow le 
îuivre, lui drelTcreiiLjleK emliùchett & 
limité la crainte «rut les retint- pendant 
quelque tems, elles l'csivrerent.ponE 
s'encourager, <% le. tucrtnt. Plutaïque 
aflure que iv^fqa'i fan tems les Tkracei 
nigmatiCoient lennfEmats , pour VOiier 
tettc m«t.. . ,.j.^. .^- i ,...-■:•.. 



'■ S'aulres le font tttpt encore pai* if9 
femmes, miis en Macédoinr, prèii drll^ 
ville de Dion', oti l'onvôyoît îttn fe^lllcre, 
qui conQltoit enuneume de matbrr po-i 
fée far «ne colonne. On dit ponruuit fjue 
cette (épulnire étnit d'abord près dcLi->' 
bélhre, où naquit Orfhft, fur le mont 
Olympe, d'où elle fut transférée à DioBi 
par les Macédunieni , après la mille de. 
l.ibéthre cnrevelie fbus le; eauxdini un 
débordement fiibit, caufé par un oiaf^ 
effroyable. PauJanias raconte au long cet; 
événement. . ,; 

Quant aux poéfici d'Orpl^, fc* hymnes 
Jitle même hiftorien .étoient fortronf.} 
tes & en nctJt nombre. Les Lycomide»^ 
fnmille itbénicnne , les favoient par essuri^ 
& les chantoient en cclébrinl leuit myi- 
teres. Du c6té de l'élésance, continu^. 
Pinrnnias, ces hymnrs le cèdent Â;cellec 
d'HoDiere; cepen<1ant la religion, ayané 
adopté les premières , 'n'a pas fait le r.icififf 
honneur aux dernières. ' -, \ 

■ H faut confulter M. Fabricios dali; 'K 
EiiEofhique frfcqiie , fur le jugement 
qu'on doit faire dts hymnes qui nourf 
relïentfnjonr(riii:nrouilénom i'Otfhfe^ 
ainfi que de plufienr» mtres poéfies atJ 
tribuées à hii ou ïi Unomwcrite , contem' 
porajn'dePtfHirati, trïici que les Ar^n' 
nautiques , le poème fnr Ie»pierreE , Se d|J 
,Tenita^ensqninéfetra«vent nulle HurC 
iffin- 

- . - , .^>)i'*^ 

'ici d'ffrphif, h dilTi-rt^tinn d'André-Chf é-> 
tien Erchenlwch , Intitulée', Epifijiltt^ 
fo^ ac pbiiqfopl-it orfHcK , £: imprimÉ;q( 
p Nuremberg en 170:, 10-4°. ;.., 

' Le célèbre Cad uot th . i los foa ouvra^qi 
B]i);Iois du ryl!éme intcltcnuel. a de ioi^ 
':£t^ traité aQez au long A fort-bien twt, 
je qui regarde .Orpbii. l'tyn tuiiùi 1er 
Jfrcaâl de Aicmf.', dn itifcrift. tom. X Hir 
KVI,ia-4*. ;.. :■, -, 

,re i^iRiiofe pas que qncîqncs littér»^ 
teurs ont révoqué en doute fi Orfl/r a 
jamalt txifié. ' Pont inoî, je n'imntibe 
paR oommenirPindarï , Ruripide . AVifl'^ 
phane, Platony t»mécrÎTani) d'Ktte «tt** 
toritérefpeftàtlleiT'I'KqileJs jepui' afoti-* 
(er Ifocrate; Pïfbiniasi ft pluireiirraiw.-. 
Irei, s'accotc'ent'il eiler un pnëlc-.'rrt' 
auteur dtf ««MginiM tun fonduleuf de* 
feâc* a-(tne"(e pnéte,' cet ai|teiir' *è' 
reliKioD, et f*lfMMMd«4èélfe,' Sek*Ba^ 



dt, Google 



«nfonnage înij^naîre. HfroJote aprJs 
Hamcn & HéCode , nom prit d'0:fiUr 
«ciirne J'anp«rfonnaptrè«-T^I. Dindore 
««m ippitad qu'il voyagea en E^pte, 
^nîl e> apporta dans la Grcce tout ce 
^oi Tv rûdît & ftmetii dans la faitt, 
b th«olotie, ta pocGe, la mnfiquc; & 
Mc foT )e plan dei myllerei égyptiens 
4'llîs & dX)lîris , il înftitaa i AthcnK 
kf of^'ei de Bacchos & de Cérès, coa- 
mxs fnBs le aomitdiemjnqmi ft d'/irv- 
JoKi. Pythagore ftit mention des oo- 
n^n d'Or^bA. Epigenei qne Pline cite 



tcU d*Knc Toii unanime <{\i'Orfhk a 
ttiftc. 

Ariftate fnvit peut-être le feni qui en 
tèt fait on perronnage imirinaire , s'il 
UkHtprrndrcaaren!! littéral ce paiTage 
M Cicéron : Orfhtuai fnHam liorrt Arif- 
Uria MKBquiai faift. Mats ontre que 
ranarit^ d'Ariftote ne peut ' 



ORP 



^9 



. . , àMas un de tes ourraçes qai t'eit 
perdu , reconnotfroit qu'il atnrtt exîlt^ xm 
OTfHr. Ainfi, lorfqu'il l'a ni* qnelqne 
pïii Car Cicéron ne cite point l'ou- 
Trm), il Faut l'entendre, non Aa/\f^ 
BD feas abfola, mai^ en ce fens, qu'il 
n'yeat jamaixd'Or^/r, telqnelespnètcs 
Toitt r^iréfenté, tninant aprjv lut le« 
arbres & les rochert , &. pénétrant jnf- 
«c'anx etifm, 1 la Faveur de Fm chants 
kamonienx. Ze cbtvtUer se Jau- 
c o tr K T. 

ORPHELIN, f. m., Gramm. Anltq. 
f"1- 1 en^nt mineur qui a perdn Fan 
père & Fa mère. On prenoit nn Foin par- 
Ikctierdcs at^iv/isrdsnspliîGenrs Tille» 
de Grc«e, m ah 'Fur-tout à Aclicnet, tant 
«ne cet état Fut bien soovcrn*. Les en- 
rtm d<nH let pcm avoient été tuïs i la 



leltc étoïènt élerés anx dépens du pu- 
ic, jnFqn'i ce «ni'ili FtifTent piirTenu<!^ 
l'ainMccHCe : alnrs on les prodoifoit' 



(lie. 



fwT le théâtre pendmt les fît»» de Bae- 
c'ùmi & ipfèr leur aroir donné une 
RTonire compile, on les renvoyoil dans 
leors naiFon;. Ërchine non^ a confervé 
la fcelle formole rfont le héraut Fe Fer- 
f oit pour les con^-éilicr. ParoiiTant avec 
ni fhr b Jï^nc, it difbic à linuto 
^; n <pf ces ji^nnes /tr^lvEns , i qui 
Ktwrtpréamttirvt avok ravi mi mj-: 



l'en des liaf^rds leurs pères IFInltrés pat 
de» exploits guerriers , ont retrouvé dam 



, . la fin de leur enfance i . 
maintenant il les renvoie armé» de pied 
en cap , pour vaquer Fom dlieurem 
auFpIcei i ieors aiFaires, & les convte 
de mériter chacun i l'envi les prenùeret 
places de la Tépobll'ine. " On n'a point 
imité , d»ns nos gouvernemens moder- 
nes , de (î nobles inftitudons politiqtiet. 
CD, /.) 

ORPiiEON , £u(K . inftranient icor- 
des de boyanx : on le fait parler pac 
le moyen d'une roue & d'nn clavier, 
comme celui d'un claveifin ; c'eil pr»- 
prement une cFpêce de grande vielle. 

ORPHEORON , ÏMth. , inftrnmeitt i 
cordci pin» petit qne la nnndore , maii 
qui d'ailleurs lui eft entièrement f/r»- 
b'able. On accorde comme au luth, la 
chanterelle m r«l. (F. D- C ) 

ORPHHOTELISTE , F. m. , AMi>>. 
JT''^. , les Grecs nommoient trfhfaû- 
UJlri, c'f lEsrtjje-ai , ceux qiri éloient ini- 
tiée , aux mvfteres d'Orphée. On Icnr 
promettoit le bonheur après la mort, 
& cependant on ne re^nérnit d'eux pfcF- 
qn'autre choFe ijne le Ferment ilu Fecret. 
Potter, Arcbicfl. fxtc- tom. I, p. 49?- 



ORPklES, 



ORPIïiES, Ffchi, thtce de poîfTon. 
Voici la manière d'en faire la pèche ■* 
la ligne & i pieil. 

On plante âenx ou troi* haute» perchet 
de quinze à dix-hcit pi^ils, le plti» k la 
bafTe eau qu'il elt poffible, éloignées les 
unes de» autreit 1 volonté , feloti h Ion* 
gueur de la tiOnre qu'on veut fermer. 
Il faut que eti perche» Foient unies Se 
hn\ aucun nœud. 

On prend ime liçfne tin pea forte, de 
la nature des appelets. que l'on nomnie 
pcliM cûrdei. On y met de diftance en 
diflance de* pHes ou empile* éloignées 
leïunsdes antre» efrvircn de denri-braffe, 
avec nn hain 1 orfhitt, Feaiblableâ cem 
dont fa Fefvenl les pécheurs bas Nor- 
mands, qtii font In pèche de^ mêmes 
poiffoni paflajen, i la lijne flottante, 
nvcc appSts de vers marin». On pent 
Mfli employer dei piles roulantes i on 
les frnppe fiir nn netit morcean de hais 
percé p«r le milieb, large d'un pouce 
an plu», arrondi par nn bont, & de 
l'antre veniint en pointe émoulTce où- la 



dt, Google 



*o ORP 

file ift iRitrrf c. La pofEe Itgne piffe un 
Iraveis ilii trou , ci; qui rend les piles 
voUçet , libret, & pluii i la portée des 
erfhiii qui font tonjouts i fleur d'cRU i 
d'efpacc 13 cfpn« on Frappe rurlagronî: 
ligne , quclquei fortes flottei de lïtge 
pour la fbutenir élevée : à chique bout 
de celte ligne il y a un organcau fait 
debeictars, bien uni, ou à Ci place un 
■noroGiu lie buin troué, & parcillcoient 
bien uni & beaucoup plut ouvert que 
de la grolTcur de la perche fur la- 
quelle cet crgancHU fera paflie , de ma- 
sier* qu'elle y fuit libre. Quand la 
marée coniDieAce i monter , on frap- 
pera Ici dïux boute Je 11 li^ne fur les 
or^uicaiiK de* pcrchet i la li^^'nc (c le- 
Tera avec le fiot ; & lui pilet'qui ferunt 
earnUs cbacunc d'un petit correrun de 
fi«je, BoEteruut à fleur d'ïiiu, comme 
let ligne! flatCantci. L«t nrpiHei qui n'ap- 

£TDchi.iit itc la câte que de pleine mer , 
T preadront de mime que cetlei qui fc 
panent avec bateau. L<» pëchenti vien- 
nent à la balTe eau relever Icun lignes , 
& détacher le poiHbn qui a marJu aux 
hanit<;oiis. 

Les orphilieres de pied peuvent fe ten- 
dre de la même maniçre, avec cet avan- 
tage qu'elles ne fc dïchîrent pas. 

ORPHILIERES <•« HARANGUIK- 
RES , Fkht , filets ainiî nomniÉi , parce 
qu'ils Tervcnt é^^alcmcnt à la pêclic des 
orpbies & ifc( harengs. 

La maille de l'orfhilitre ett comporée 
d'un fil tréi-£n & non retors. Elle n'a 
que itouie lîauM au plus en qiinrré. Le rct 
elt flotté , plombe À piclic i la dérive, 
comme Ici maiiets i maquereaux, ibnt 
on prend aullî quelques-uns 1 i'ûrfhiliert^ 
mais petits, Se de ceux que les Nur- 
. maïuU appdlcBtM/ônwii, & le» Picards , 

On pécbe encore lex nrphicx que Ici 
Bretons nomment tguiBiitci, {au feu ~ 
pendant h nuit, avec le dard ou 
ioiunoe. 

Pour cette pêcV, qui dure depuis le 
mois de Mars jufqu'au miiii de Juin , plus 
ou moins , Tuivnnt l'etablilTcment & \\ 
pulition des cdtcs que le poitTon vit 
ranger. Us pèchenrs fc mettent la nuit 
quatre dans un bateau; il y en a u 
placéâ l'avant, avecun brandon depailli . 
dont l'éclat attire les orpliici; Ici trois 
/autres les frappent avec leurs dards 



ORP 

flraannct iaitct en lateanx, avec- nav 
douille de fer & un manche. LaFbuanne 
qui fertà cette pccl:e, a au moiw viugt 
tiges ou lirinchcs cordcléct de fix pouce* 

' aut £: fort predcet. La lêtc du n~ 
n'a au plus que treize à qitatorse 
es de lon^'. Se le maiicliC cit de la 
longueur de huit à doiiïe pieds.- Quaiul 
les pJchcurs voient les orphie* ou égUîU 
Icttes attroupe», ils laiîccut leiir:dar>li, 
prennent queluucFois pluficiin d'ua 
coup. Comme te bntein dé'ive dnu- 
nt, Il manicnvre de la pcche n'cfi^ 
roiiche point les pdiTuns. Dans les p«> 
ches heurnifex , un t» prend jufqit'il doiii« 
t quioxt cent dam une nuit. Pour cet 
effet, il faut que l'ubicurtté fuit grjiiiiie 
Si. le tCDis trèc-c»)mei deux conditions 
rcquifcs pour toutes les. pêches au fi;u. 
Cette manŒUvrc cU la même que la piîcbc 

I farillon , expliquée à ce mot. 

OKPtUQUE, \ïs., Litlhr., »B»«â; 

91:, forte de vie pure, relii^icule, & 
dont une des prati^uei ciinfiiloit à ns 
point mui;er la chair das animaux. 

Orphée , dit Efchyl* dajii Ariftophan* , 
nous a montré les oùémonies, .& noue 
a enCéignéii nous ahllenir de tout meurtre. 
Horace exprime la mkmt idée eii^ra«. 
plus élégamment : 

Sylocfins bemittti Jiictr iultrfrf/qui de*. 

C^diiiu f/ viiiufiiiti detmmit Or- 



tre , & leur lit quitter le genre de vie 
bïutal qu'ils mcnoiCnt. " Il eompnra des 
hymnes en l'honneur des dieux, & ap- 
prit aux mortels ks cérémonies de U 
religion. Les poèt«s furent les premiers 
prêtres, les frcmiers philufophet,& ka 
premiers législateurs., 

Platon , après avoir raifonné, dans le 
livre VI de les loix , fur la brutalité Je 
plafîcurs peuples , & fur l'ubge quequct- 
qucs-uns avoient encore d'imoMiler de* 
hommes, ajoute que les.aaciens Greoa 
tout au contraire n'auroicnt pas nGi tuer 
un ba-uf,& qu'alors un nc CicriEoft poiist 
d'animaux aux dieux. Les gitcaux, dit- 
il. KS fruits trempés dans le miel, &: 
telles autics oRïandcs pures étoient «e 
qu'on leur préfentoit. On s'abftenoit iW 
la chair, & c'eût été vn aâc impie que 
d'en manger, ou de loutllcr de lang Im 



dt, Google 



ORT? 

■titris. Alan t« hnna parmi nom , con- 
DoBc-t-U y nne forte il« vie nominie vie 
T fHy , où l'ura^e dci cbofri ioani- 
^éei ctoit ,libie & pirmu i ■□ lieu que 
rnûfT àt celles qui avuient en «ie , ^toit 

Cette Fnti^w d'iuftéiité mérite le 
«rm d'srfiè^itf , & perce qu'Orphée eft 
•taïEl'm&ititeiir, Si parce qiiele même 
Ot^ûc, le fUiE ancien des bseï , pou- 
vait zrDÎr lionne ton notn k tnui ceux 

Ceit ce qne l'on voit clairement 
«bMOnpaflk^iI'Kiiripidei carTh^rée, 
^ftv-prèf contemporain ifOrphée , re. 
fracbaat à Toa CU Hîppolite le pcii Hi 
■(i f Tt qn'il j a entre l'iâion intàmo' 
int il le croit coupable, &rauftere fs^ 
«fle dtMMt ce jeune homme fîiifolt pro; 
b(B<Hi : r- Toil donc ect homme > lut 
£t-il> qnt efteti crnimerce avec les dieux 
«•«aie un [Yribnnase d'éminentc verni 
todli cet exemple de tenpénince , S d'u«e 
CDBjnïte ïiréprochabU. N'efpere pas 
B'impofeT plai lorn^- trms par ce viiti 
Jdat, ni qne j'attribue aoi dieux nn 
eimmerce ^ feroil nne preuve de leur 
felîc. Tmopc-noui, lî tu peux, miin- 
Itoant p«T tt>n ifieâition de ne rien man- 
fs qui ait en rie; & fonmnà tan Gt- 
Aée, jone l'înfpiré. Se te remplit de 
a AnBcedii vain (âTair,puirqiie te voîll 
p» dans le crime. " 
Oo trouve dam ce piflagç lei trpli 
ni cnnftitnoieut la irit prfhïgnt, 
a teligiDa, l'abftinencc de ce qui 
iroiteavïe, tt la fcieace. 

Les Httfi d'Orphie , qiiijaftifïaîent fa 
beoce , font cîtéi par toàs les ancicni 
tattim. Euripide , àms un chreiit de 
bn ÂkfÛe , aprit avoir dit que la ai- 
teffité el{ inrannuntable , ajoute que let 
Uvmd'Orphéen'indiqaentaucua remède 
Mntie ce «lal. Ceft de l'ftude de cet 
lirret & de leur intcltigencc , autant 
que de l'attachement pour la chalTe & 
rvc la décfTe qui y pr^Ude , dont Tb4ff« 
KBt parler loffqu'il reproche 1 Hippo- 
''e iaa prétntdu commerce avec le* 
eov 

Eannraot, Orph^ fiit uaetfpecede 
nfvnialenr , qui, i l'aide de la po^e 
6 Je II mufiquc , ayant itlauci det hom- 
ttt fïrecet , doniM naifiânce i uie feâe 



UBntMt par fon attachement t l'étude M. GeOber , »uqtte> 
khtt^poa, & F» UDc snfiôU dclblc, n'a p«int «** *° 



ORP ^i 

«ïe , dont la pratique éloignant let hom- 

let portoJt 1 une haute pcrfec' 
notn t'HippoIite d'Euripide , qui, 
libre de bmte pathon , aima mieux per- 
dre la vie , que de manquct au (éctet 

'il avoit promit. ' 

Il fait lui-même, an commencement 
de la pièce, une peinture charmante de 
la tnt orptiqat , foui l'allégorie d'une 
prairie M nrervée contre tout ce qui petit 
en altérer la fiajchcut , dant laquelle 
il vient de cueillir le couronne qu'il 
o&re 1 Diane. „ Recevci , lui dit-il , 
de ma main, diMc rcrpeftahle, la cov> 
ronnc de flcurt que j'ai cueillie dant une ' 

-— '-ie où la fnkheur de l'beibe n'a ja- 
été livrée i l'avidité dei troupeaux , 
ni au tranchant d'un faux fàerilef e ï U , 
feule abeille en Tnce let Scnn , que la 
pudeur lïlle -mf me prend foin d'arrofet 
d'une eau tonjonr!; pnre. Ceux en qui 
la tempérance efl no don du ciel, ont 
Tenlt le droit d'en cueillir : raceén en 
eft déEendu aux méchaat. Omet-tn vot 
beaux ctKrreux , Se Toyca propice i \i 
main pleiiie d'Innocence <|ui vons l'offre. 
SenI entre Ici mortcli , j'ai l'avantage 
de vivre avec nont, de vous entendre 
ft de «ont Tétmndre. Ôaoiqne privé de 
Votre vne , accordes-moi, grande déHTe . 
de terminer ma carrière comne je l'ai 
CQUimencée ! " 

tl la terminn m effet par tme aéHoa 

: vertu , & fit voir en ta pert'onne re 
que la jtifiice peut fur nne ame qui, 
ayant requ de nailTance de grande» dif- 
pofitioni tu b'ien , Ici a noorriet par la 
pratique d'une vie pure, qu'on appelluit 
alors & qu'on a tppeUée depnit U vit 

oiemovES If orphée. /..«fr. 

Nfjff., on défisne ordinairement par la 
terme tOrf^nq^i 1" poiimei & \*m 
ven déuché» qv» 1":» '""•^? '^ 
modemet ont attribué» à OrfWr. ft 
dont nom ttrfierons de d*nnej: ici un* 
notion plut préelfe que cet eqo °n P«;^ 

s.rr.''™-.7-".:r"p;,^.£ 
M. Gri&«,. ■w'j! iiZa " »iii;. 



dt, Google 



S^ ORP 

■flcz poDT pouvoir la publier , Mlin^tot 
qu'un Je les amis a dû Te cbarget île 
l'cditioit. Aprèi tout cela , noua éclait- 
cicons t'hiftoire même d'Orfbée, pet{un- 
nagc aOTez célèbre pour iutciefltr la 
cutîakite des philofoiihes. 

Les Orphiques, dans l'état où ils fout 
âujourii'iiui , comprennent en tout un 
poème de mille trois cents foiiante & 
treize vers , Intitulé Arganautiqurs , quî- 
tie-vin^tix liTnuics , un fecoud poemc 
oil l'on traite des propriétés des pierres 
précieufes, eu vingt erjicces de chants 
ou de feâious , & entin ïi\ fragmens 
Se des vers détachés , recueillit des écrits 
Ht diiTéreuï auteurs anciens, contue 
I*lutarqne,Macrobe, SextusEmpIricus, 
Lufebe, Porphyre, Ptoclus, Clément 
d'Alexandrie, Stobée, i^c. qui ont cité 
CCS vers & ces fragmens comme étant 
réellement à'Orfbit. 

D'abord les Argonautiques forment un 
poème aQcz bllarie, qui a quelque ci- 
raâeies oe l'épopée, mais il s'en faut 
(jeaucoup qu'il les ait tous. On y iléciit 
l'expédition dus Argonautes, fujet qu'un 
jïit aullï avoir été traité par Apolloniui 
deRbodcs & par Valcrius Flaccus, qui 
|ie parlent que d'aptèt l'hiltoire ou d'a- 
près la tradition i mais ici ou introduit 
/ Orfbét parlant luï-mémc de ce qu'il a 
vu, de ce qu'il a fait, desdangen qu'il a 
courus, des prodiges que fes vers & h 
lyre toujours incbantée ont opérés. Ibit 
pour faciliter l 'enlèvement de la.Toiron 
il'or, foit pour prévenir le sauFrage du na- 
vire Aiga , qui étoit trè*-fouvcnt fur le 
point de faire nau^ge. La partie géo- 
grapliiqueell fiugu lié rement mal-traitée 
dans ce peeme , & la proFuCon du mer- 
vcilIniK y furnalTe les fiâions les plus 
hardies d'Apollonius de Rtiodes, qui 
tranfportele navire ijr^a de U mer Noire 
dans le golphe Adriatique , par une ri- 
Tiere qni communiquoii avecle Danube , 
&qui Te déchari;;edt dans le terrein qu'oc- 
cupe de nos )i'urs Vcnife, oii jamais 
;iucune rivière qui communique avec le 
Danube ne s'eft déchargée. Mais k pré- 
tendu Orfbh décrit tine route e/ieore 
bien plus incoueevable , par le centre 
du continent, od l'on perd les Argo- 
nantes de vue : on ne fait plus ce qu'ils 
font devenus , & tout-â-cuuii ils ;repa- 
iw0tiU dans l'Océan du c6t^ dt Vit- 



ORP 

Itnde , ^n'on ruppofe être d^gnéedafli 
le texte grec par le terme d'ii^nSa, 

Cet débiili fnfliroieat pour ilemoatrr^ 
que jamais ni Orfbét, ni aucun compa* 
gnon des Argonautes n'a écrit ni penf* 
à écrire un poème de cette nature ; d'ail* 
leurs le nom de 2'irrj/àiïr qu'on y donne « 
vers î9, i l'jEmoiuc ou â U terre de* 
Myrmidous, qu'où n'appcl loi t point en- 
core Tbtjlàlit alors, & l'cpithete detor- 
bore qu'on y applique à des nations 
d'origine fcythique , ufage qui ne s'eft 
introduit que liing-tems après Homère^ 
prouvent alfcz clairement la fuppolition, 
quoique M. GeiTner n'ait pas étï fort 
incliné i U reconnotire, parce quel'ob- 
fervation dont nous venons de parlerai! 
fujct de laTheHalie, nes'cft point pré- 
fentée à fa mémoire. Mail tout ceU 
n'em|>ëche pas que cet ouvrage ne (bit 
CrÉs-ancien[: il a de grandes beautis: Il 
vertîlicatioa en elt naturelle, & iqud- 
que&is même elle elt mélodieufe. Si 
l'un y a violé comme nous l'avons dît, 
toutes, let notions de la géographie po- 
litive, on y a en revanche obiervé le 
coftume ave* une attention icrupuleufe , 
jiifqu'au point de ne. pas même donner 
au navire Argo; & en effet. 



été bien connu dans ia marine des Grecs. 
Quelques critiques ont foupt^oanéOno' 
macrite , qui étoit contemporain des 
PiÛftratides, d'avoir fuppofe les Argonxiw 
tiques , ou de les avoir compilés de diF- 
(èrens mémoires: maii ce foUption n'eft 
pas encore bien conforme à l'hiftoire , 
& noui ne lavons rien de certain à cet 
é^ard; car tout ce qu'on peut conclure 
d'un paflàge que nous avons dans Is 
fepticme livre d'Hérodote , c'efV qu'Ona- 
rtuicrite a récUement forgé des vers de 
Muféc ; mais les vers de Mnfée n'ont 
rien de commun avec ceux d'OrpWr. 
Quant au hymnes, TMNOl, ilconvien* 
droit T'Iut^t de les appeUer en fran^îx 
des iavatatiûHi que le Cictilicateiir pro> 
nonqoit, fuivant toutes l<ts apparences* 
au moment qu'il ré"anduit l'encens fut 
l'autel allumé.- Auffi déCgne-t-on ordi- 
nairement à U tcte de icï invocationg 
l'erpece de parhim dont il faut fc ierrir, 
comme le fturax, les maticret aromati- 
ques, la rcdria ou b réftne du Liban, 
ft oniaie la {raioc de pavotï car toM 



dt, Google 



tSi Tiné &l<u) k natiire dn dkn 
y cft imploré. 
Oo croit aflêz ^jnénleroent que ces 

JanâoaîrM du figaaiUme luOi long-tems 
^Bt ie Tccrn des m V Itères & da initiations 
2 InbQflz parmi Inanciens, & qu'c 
wCenmoi afin à lei publier pour 
pauflêr lo reproches des chrétiens , qui 
afcnfoicTii tuut» ces pritiaues d'être 
iboaiîaables , & qui le perFitaJoient ai 
Tolgairie tpionnt. Mais il nous fiiahli 
qD'aafetcnmpe ici, & i l'éjjard Je ceux 
qui B'tftoieat point chrétiens, & à l'é- 
prd de ceux quii'étoient: car cethfm- 
ae» n'ont aucun rapport ivi:c II doârini 
fa lEïftcres, ils pnroUTent même être 
iiamétr 3! cirent oppoCés à cette c!oftrinc> 
On y cite,, on y invoque vnc foule tU 
iiTiiiift-î fDhalKrne; qu'OrpiMr, feOa. 
ICDr rîgonrcux de la théotugie égyptien- 
ne, ou n'a Joie tïoit pJS , ou ne eonnoif- 
Jait pas. An refle, fi les prêtres de la 
Cfeoe ont eu. quelque tnodF pour tenir 
eti invocations !ouii-ti,Tns '.ecrettes , ils 
b'soi pu en iroir aucun pour tes ren- 
ie pDbliques; car quoiqu'elles ne cho- 
^(ÇDt, abfolument parlant, ni les loix 
*ï»il«, ni kl principes de la morale, 
b bçerftition grofSete qui ; re^'ne ue 
^roit trouvée d'exeure. 

U pvéme intitulé HEPI AI0flN, 
' eS cgsleinent rempli Je préjugés aufli 
«^for^cs qu'anciens touchant les quali- 
tés médicinales ou ûirnaturellet de cer. 
tainei pierre* précicures ou fingulicres 
qs'ini portoit en forme d'amulette , ou 
,^'on prcDoit même à l'intérieur, ce 
qui a dti BaJrc périr beaucoup de mala- 
des, dont la fauté k feroit rétablie s'ils 
iToient eu la fiirce de s'ablleiiir d'un 
tel reoiciie. U y a des phll^rophes 
•m l'imaginent que. les propriétés (ciiG- 
Ues de l'aimant ont donné lieu aux 
anciens do fuppT>fer que la plupart des 
pierres rcnfermoidiit tout de même quel- 
que vertu cjchM, qu'il ne s'agilToit 
.que de deviner pour opérer Je) effets 
aoin proiligieux que pourroient l'être 
ki pbéaitmcnes ric l'attraâion magnéti' 
911e ou ceux delà tourmaline aux yrfiv 
d'un homaie quï les verrait pour II pre- 
mière fois. Ivous croyoQs tout au ton- 
taire que cette ihiâTinc , qui paroit n^e 
caEgj'^te, ell pottcrieure à l'invention 
ieh gravure en pierres fioea, & ^ue 



ORt 



.S} 



parmi 



fculptoit fur les' amuîe 
cent auttei etrenri, produit aiîfli'cèttë 
erteur-là qni, malgré toutes les' lu- 
mières de la phyGque, rejne encore 
plus DU moins en Europe de nos jours. 

Jl n'efl: pat quellion dans ces lithi- 
qocs attribués i Orfkti, de pierre «ui 
Toit maintenant inconnue, linon de la 
lépMotis , qu'aucun naturalifte ne doit 
Te flatter d'avoir retrouvée depuis le 
[ems de Pline, qui en parle eueoreiTa 
couleur arjjeutine paroit avoir peu d'ana- 
logie avec les écailles de la cirpe lifiJoia/, 
Jofit on croit quele nom lui a élé impoîé. 

Il rtHeroit S parler net fr^Emens , 
AnOSriASMATIA i mai» le nom[)re 
cueftliaranj, qu'uane fturoit les ano- 
lyfer ; & le fujet en ifl fi varié , qu'on 
iielauroitfuppoier qu'un feiil homme aie 
cent lut des matières lï différentes. Eliea 
rapporte, HiJI. div. lih. VJU, cap. «, 
que les favans de l'ACe regardoient tru- 
ies les pièces qui compof*! les Orptiquei, 
comme des pièces luppoiêe» par des im- 
poiUurs , parce que , luivant eux , Ja- 
nais les lettres n'avaient été cultivéëa 
I.-.U1 laThracc, oil perfonne ne favoit 
TJifemblabieinentnilireni écrire dut 
la liecle où l'on y (ait vivre Or^b/e. La. 
luppoiition dt ces ouvrages eft aalli nla- 
nrtelte i nos yeux qu'elle ■ pu Télre 
lies favans de l'Afie du tehit 
d'AniIrotion : nous penlbns tout coAt* 
comme eux , que cent ans avant le fiege 
de Troye on n'avoit pas la moindre idée 
des Icicnces en aucun canton de la Thfa- 
aîsitne fuit nullement de tout ceci 
homme né dans cette contrée , 
quelque barbare qu'on fe la figure , nïit 
pu voyager pour le faire inftruire, coh- 
me le Scythe Anacharfii. Or voilà pré- 
cifémentlecajd'OrpWï, qu'Arîltotcata 
irand tort de traiter de ptrionnage im». 
;inaire: il eft vrai que l'endroit où; il 
'expliquoit i cetégardn'exiftc plus au- 
jourd'hui i on ne l'ait même dans «net 
dans quel livre il a eu occafion 
!J<pliqu«r} mail un paffage Je 
Licéron (de nai. dtar.) nous ■ confervé 
lepatTage do ce philorophe, qui avant 
tcms réjourné dans la Macédoîne , 

. 1, s'il l'a voulu, y recueillir beau- 
coup deconuoiflaiices relativement i la 
Thrace , qui en cil limitrophe i mais 
nous verront bientôt et qui l'a induit en 



dt, Google 



«♦ 



ORP 



nneentar IÎCTo(G«rei ctr enfin, AnY 
■uroit plus d'hiltoire, G l'on pottoit le 
pyrrhonifme hiftoriqiie jurqu'ati point de 
ttnger Oi^bét pirmi Ici êtres r'"«"ent 
mjtholopquïs. S> r^pntation t'efi trop 
coulUsimïat fouteniie dant l'antiquité : 
on a va nnr ît&e d'hommes porter Ton 
non, c'cft-i-dire, let Orfbéotil^ei : 
on fe fervoit de quelauei-unei de fet 
nuîmet dint les tnvRerei : on avoit 
nénie dant les icvla qnetqoe rcfpeû 
pour fcm rvftime touchant la iiiture dei 
corpi cileltes, fifuT-tout celle delà lu- 
ne, qu'il tepriloit comme auetene ha- 
bit t: opiaionqpiil^celcpliiidecoaooir- 
faoce* & de r^exion* qu'on ne £tto)t 
tcoti de le croire. 

Il fiiot bien obrerver ici qu'un Egyp- 
tien dont il ell fait mentinn dani les Elin- 
AMi de Paubuias, butcDoit qu'Or*Wé 
étoit n^ en Egypte, tout comme Helio- 
dore y ftit nafirp Homère. Cette ci rconf- 
tance fingntvre a donné lieu i M: de 
Scbmidt d'ami yfcr enBn ce mot d'Or- 



ORP 

n font/ perfifler A ctofre ^'Orfl'ie « 
pris tniOance dam la -Thrace : c'eft l« 
Tentiment univer&l & conftant de l'anti- 
quité, contre lequel l'autorité d'un étran- 
Cer cité par PaiHani», ne fi);mfie rieni 
mais nJee de fe faire inftroire dans l«i 
fciencesde l'orient le détermina, comme 
Diodore le dit, tome 1 , 107, i voyv. 
ger en Egypte ; & on fait que ces voya- 
ges étoient trjt-irjqneni parmi les Grecs: 
aufli rien n'eft-ilplDi conforme k la tm- 
ditioninlïrée dans les érganamtiqi^i , où 
l'on introduit Or^f-A qui parle de lni-nit> 
me , & qui y déclare deux fois de la taa^ 
niere la plus pofitive qn'il a féjonrné en 
Egypte , qu'il y a vu Memphis , & les 
viliei facrits d'Âpù, tmiirtmiétt f*r kt 
braiiuNiL (") 

Amie;» £t ■rifi TiitMs àixfl*K t^^ 



ci«nne langue d'Egypte ; de forte qu'il 
ne Ggnifie autre chofeque/ùiTOnuM, 
Ceux qni ont examiné avec attention le 
canon d« roin de Thcbcs pur EratoftJie- 
Bc, ont dû s'appercCToif que c'étoit nne 
coutume aflei générale parmi les Egyp- 
tiens , de donner :<ux perfonnes de 1 u 
& de l'nutre fexe le nom de leurs dieu: 
& de leun dëelTes iadigcnes. Mais '. 
Orp(<^ ell né RI Egypte, quel motif a pu 
l'engager i quitter ta pitrie , ce pa« Û 
fertile & fi police , pour aller habiter 
parmi de* {knvages qni mangcoïent en- 
core de* glands > & qui parloîent nne 
langue dont il n'eût pu comprendre un 
mot! Tout cela, quoiqu'en puilTe dir« 
M.deSchmidt, elt inconcevable. Mali 
fi l'on fuit ropiniondeDiodaredeSicile, 
cet difficulté difparoitront , & nons 
parviendrons i nn decré de vraifemhlan- 
ce où ptriimiw s'cft parvenu jusqu'à 
prcicnt. 



Pour gagner la confiance det prêtre* de 
ee pays, il ftlloit (é réfbudre 1 refter 
pinlieurs annéet ehes eux t & l'on lait 

Sue PythRgore, Endoxe & Platon ont 
ûyfaireunlongféjonT: aînfi Onbit m 
pH pendant ce tems-U, on prendre aa 
nom ^ptien , ou les prêtres lui en ont 
Impofé un tu l'initiant 1 leurs myftctes, 
dont il rapporta le fecr«t & le( dogme* 
(ïanElaGrecei de forte que c'eft par une 
impropriété d'eicrriEwi qu'on appelle 
I ces myfteres erfMjau , au lien de lec 
appeller ffsftiaqmi , quoique nous M 
prétendions pasdireqtte let hiérophante* 
grecs n'aientahéré la doftrine primitive, 
loit en yajoutant quelques articles, foît 
en en retranchant quelques-uns. 

On voit maintenant qn'il eft poQîble 
qu'Ariftote, enfupptJantqu'ila fût det 
recberehet dans h Thrtce, uni: puy 
trouver quelque indice touchant nnhom. 
me nommé Orthk , puifqne ce ne fM 
qu'après Ton ilépart de ce pavs qu'il prit 
le titre de fiU tOmt ou irApeUn, tue 
Pindare lui donne aulC dans nne de Tei 
Ddet. Entin les Thrwes ont pu diretve« 
rcrité 



d'Apollonius de Rhodes, Ménechme & Pindare appellent-iû Onbir, 
d'Apollon. 

(**) On ne connoh maintenant ^d'an feu) endroit de l'Egypte où H y eût ini bonf 
ippellé Jmi, qui avoit fon ternie inempbismjme. Maisune ville fituéc au fui 
«uUcdcuMuicote, pottMtau]&leiiMid'j^F& 

L:m'i,z.d=, Google 



ORP 

yiiiti i. Ariftote ,^ qac îamA ee mot 
d'O'fkie n'.ivuit étt cunnu dxiis li:ur ' 



pic. Tout e.-U a 
i«mrj'bui, û ''on entrepr^noit en 4uel- 
^omiroit 'le la Tartarie que ce foitt 
jei rcciterjhiï for tes opinions & in per- 
ibanc d'AB*^twrlu > qui portait certal- 
BCBC-it iioiure nom d.tsis & langui 
tcrncU; £ pdrai les co.npacrïoCi:!. 

.KoRi ne tenterons point .d'expliqnef 
tomes l«ï fables qu'on a inventées pour 
Hlaïrer l'hiftoire J'OryWf, perfinnuge 
d'iilleiiTS aSex iDnftre , & ([ai ■ indiKi 
tlJiliniirat concribocà police! les Grec< 
teqnile rcnu plusrefprftsble aux yeux 
f on hafnmi f îtifé , qne tous ces conque- 
tuviqDe le vulgaire imbïcille appelle des 
Ictot. Sa adcente mix enfers l'eml " 
iroir linéique ra|ipaft a»ec ies cryptes 
lesCbmerrciRsoùlesprefres de l'Egypte 
bhiacai sstrer ceux i^u'ils inittoienc à 
IcQfx myfteres , & où ils paRbient eux' 
>ime« une partie de leur vie , fan: 
^'on pailTe bien favoirà quoi lis s'y oc- 
fBpoîeiit: OD dit qu'étant entré dan.^ Ces 
foabret ileoieilTes , ily chantalcslounn- 
m de tous les dieuK, honnis celles de 
Baccbm : Noël le Comte, 8i cent my 
tMogiftei de !b force . n'ont fu ilévetop. 
per c«ttcéai^me, doiitlefens cfinéan- 
moia^ très-aile à ntruver , dèi qu'on fait 
fn'une toi dtirégimeili«têtiqne, adoptée 

E- la clalTc l'aCerdotàle île i'E);ypte , y 
terJîfoît l'nfage du vin. Orfh/f k cOn- 
fereiaàcetteloii camae l'on vil enfuîte 
Pythagorc t'y confbrmer auS; bat 
iûoiiti n'enflent pu cdnlnlDniquer arec 
m prêtres. 

De retour dans la Grèce , Orfb/t y 
inâSa beaucoup fur l'abihiicnctf du vin; 
& ce fut là, parmi piu£ears autres , une 
«aale ieb mort, fuiTànC le plus grpHd 
■Mmbre des autenrt i au, ce qui eft la 
bCoic ehoCe , fuivant U tradition h plus 
coaftame, îlfatdécliirc par des femmes 
cm par des t^cchantes. Le fentiment de 
ceux qui le font périr d'un coup de fou- 
dre, on par une mort yolontairs, cOm- 
nc AgataTcbide {rerum ajatkaram Hifi. ) 
n'eft pas adopté , St nom doutons qu'on 
aJopie auŒ les motifs qii'Ovide prête 
anbicchantes, qui fe défirent il' Orp(</r, 
('it-i', panVçfnil exhortoit les hommes 
^^piongeràittsanv débauche qui cho* 
^l'ordre h plus poritif de U natuce. 



m i 



\ Tbraeum fetuUi,fiiil aotvt 
U} àtrofiltjit* 



latntrai triatifirrt ma 

vmtian 

JElatis trmt ver , (^ frinUt ctrftr* 
fitrit. 

M^taotorph. X. 
Onpourrottfnupqonner, à la vérité* 
qu'une telle iollitution avoit quelque 
rapport avec le» loix des Cretois , attrw 
buéesà Minas , au fujet'le la pédéraltie | 
msiscela n't'Il point probable, puirqu'on 
voit qu'0rpi7ff fuivoit fcrupuTcufemcnJ 
la dodriiK-aes prêtres de l'Egypte , qui 
étaient ennomi; détlarés du céJilrat, ft 
obfervateursrîgonreuxdes préceptes du 
mariage] on ne les a jamais acdurfs da 
quelque dé fordre au milieu d'un peupU 
quicncommdttoitfonTentf Aies exeat< 
l<les les plus propres 1 les corrompre . 
ne les corrampitunt point: anflS fiiit-il 
les diftinguer de tous les autres prftres du 
paganiCme . qui ne leUr reflcntblent pu« 
Je quelque coté qu'on les confideie. 

Conlme Qrfhft condamnoit l'intmtlltj 
tiond'un grand nombre de viâimvs, £ 
fur-tout celle des vachei, il a dû par-U 
Te flire dant la Gfece , [fois fortes d'en- 
is: îlirritoLt ceux diii vendaient le* 
met: il irritait les Tacrifîçitcurs qui 
lesnlaiigçoient: il îrritoit les dévots ido- 
lâtres qui avaient envie d'en offrir , dani 
refpérani« d'eitpiert par cet idatils 
mo«en , les crirtes dont les dévots n« 
font que tropfouvent Conpableii II n'elt 
donf pas étonnant que des fanatique^ 
l'aient ftît périr i car l'un fecoonolt dani 
toutes les cîiconftances rapprichées ds 
cette fin tragique l'effet de l'intolérance 
" " ine fureur de religion , s'il eft per- 
e parler delà (brtî. Fythagoreadû, 
jiar une dodrine i.peli-prés fenlblafale, 
s'attirerH haincdetCaaiGcateurs de l'I-i 
falie: aiiffi ne mOurul-il pasdefd morf 
naturelle, non plus qu'Orpb/f, qui pré* 

l'ablHni'nee du vin & des liqueufc eni- 
vrantes , & cela il des peuples ilotit l'hif-- 
toireneEiltjdiu*iK mention, fan; parlée 
enmémetems de leur extrême Intempi- 
rancedàns le buire. Oii fait aujourd'hui* 
par les relations des voyageurs , Com- 
bien ee vice règne chez tous les fauvagn 
en général, ou ilocciGonne des meur- 
ttet, det combats, ft enfin des gueirei. 



dt, Google 



l\ 



€6 • ORP 

comme parmi Ici Amétieaînï.Q.iioiqQ'Hi>- 
nceparoiOè infmuer que le cfaxntre de 
la Thrace rcfbtina tous ces ilélordrei 

SI 11 pui(&iii.e & les charmes de fon art, 
_ htflrii betniitts fictr interfrtfqtii ita- 

Caiihus & /-cJo viHu ietrmlt Orfhtut. 
•n peut nMnmoins aifément Te fignret 
qu'il l'cKpofi encoie pit'i au rcuenti' 
ment ou plutût à li brutalité des plus bu- 
bares .l'entre ces barbares là. 

Quant aii tem» où Orfhie doit avoir vé- 
ea , les {kvani s'imagiaenl que l'époque 
en cft fixce pu l'expédition des Argo- 
aautïs; mais quand enfutte en confuttc 
lesclitonologiltesfurladate de cette ex- 
péaitian , oa n'en trouve pat trois qui 
■'accordeut : Scaliger ne la place que 
vingt ans * va nt la prife de Troye , & il 
n'cft point polEble delà placer plus lard^ 

que Kcflor aflaroit avoir connu 

__ _ei & le fils de Ctenée, dit-on, 
^toit un des Ar^nautet , auxquels toKte 
l'antiquité afibcie aulE Orfbét , Uni que 
nous aurons pu , malgré nos recherches, 
découvrir le véritable fondement de cette 
tiidition. Aurelte, le defii de s'inficui- 
re , qui le guida en Egypte , a on le [ui- 
det jul& dans la Colchide qui eft mainte- 
nant une contrée inculte & défolée ; 
mais alors on y vojoit des villes florif- 
fanti;squîcom[ncri;aient juTquesen Phé- 
nicie , & même jnrques aux Indes: aiiiC 
hcuricfité d'Ot-j-i'^àcet é^rd n'eftpas 
plus extraordinaire que celle d'Hérodote, 
qui fitaulT), comm; l'on fait, un vova- 
ee dans la Colchide, dont 11 vouloit 
eelaiicir l'hiitoire , qu'il n'a cependant 
pas étlaircie. CD. F.) 

Orphiques, adj. , llnér., fumom 
des orgies de Bacchus : il leur Ait donné, 
les uni difent en oiémoiTe de ce qu'Or- 
phée avoit perdu la vie dans la célébra- 
tion des srgits : d'autres parce qu'il avoit 
intToiluit dansia Grèce la pratique de ces 
&ites Giigtilicrei dont l'Egypte étoit le 
bercean. (D. y.) 

ORPHITIEN, SÉNATrs -Consul- 
té. Juriffruicnte. Voytï SiNATUS- 
CONSUi, TE- 
ORPIMENT eu ORPIN , Hifl. Mt. 
JHiiUral. , en latin aurifigmttituui , Jhn- 
duT^riiii , rcjif,xBam , ria^at , arJinicuiH 
Jltvutn . i-rjh.i.um ruItTum , &e. En al- 
Icmaiid Optrmrnti fulillaiice minérale 
d'un jaune plus ou moins vif, en tvnil- 



ORP 



fi d'arfenic, & d'iuie quantité tantôt pi 
tantât moins grande de loufre, qui lui 
donne la couleur, foit d'un jaune de ci- 
tron.foit d'un jaitne orangé, foit d'un rou- 
ge vif comme le ciniiabre que l'on y Tt- 
marque.L'erpjnifMt naturel «I) un minéral 
très-rare; cependant on le trouve, fuit 
en mafles , foit en ['Ctitcs venulcs , Init 
attache il 11 farfacc des Fentea des mi- 
nes en Hongrie , en Turquie, k Kri-n- 
nitz , 1 Neufol & CoranOry. 

Quelques anteuTi ont conlôndu l'ar^ 
'ntmt, dont on vient de donner la defcnp- 
tion, avec l'arfenic jaune, lyaVerpiitimt 
(délice, qui eii un produit de l'art, 
comme nous le feroas voir dans cet arti- 
cle i mais il diffère de ce dernier par la 
beauté de fa couleur & même par fon 
tiffu : celui de l'utfiment naturel eft 
communément par lamrs ou Feuillets , 
tandii que Vmyiitmt laâicc n'a jamais ce 
tiflii. AulE lei peintres Jonnent-ils la 

Ïiréfétence i Vùrfiinml naturel ; ilt l'en 
cr vent pour peindre; en le mêlant sves 
de l'indigo , lU en Font du verd. 

L'orpiMiéfif étoit le feularbnic que con- 
nuffent les incicns, il ne paroit )iDint 
qu'ils cufTent connoiffance de l'arfenic 
que nom connoiQbni dans dlfiëreds états. 
Comme iVartklt AiSKSiC on n'Adonai 
qu'une defcription très ■ incomplète de 
cette fubftance , noBS ationi ticher d'y 
fupplécT & d'entrer dans quelques détaiw 
futunedeiliibllances lei plus importan- 
tes du règne minéral. 

L'arfenic efl un demi-métal d'un grîc 
luilant, 1-peu-près comme le fer, mais 
compufé d'un amas de lames ou de feuil- 
lets. Ilperd fon éclat &fe noircit i l'air, 
il fedidoutdanstoui les dilTolvans & les 
liqueurs, il entre en fuGon dans le feu, 
& il s'y diffipe fous la forme d'une fumée 
blanche, épailfe , accompi^ée d'une 
odeur d'ail très-forte ; c'cft lur-tout i 
cette odeur que l'on peut reconnoître fit 
préfence. C'eft un poifon très-violent. 
On voit pat CCS propriétés de l'arfenic. 

S'il efr un vrai ptotée qui, à de certains 
rds, approche de la nature des fels, 
tandis i]Depar d'antres iladeseataâcree 
qui conviennent aux métaux & aux demi- 
métaux : c'eft ce qu'on verra encore plu* 
clairement par les détails que nom doit- 
ncronsdefes effets. M. Brindt, favant 
cbymiAe fiiédmt , eft le premier qui i 



dt, Google 



tAvair qne VaTfenis ^it on JntiUmj' 
bli avant ini on ne îavoit point daa* 
^ocl raa; on devott le pUccr. Voyei 
jlâa Httrrarit Vpfalitnjta «ni iji2- 

L'ariènie {e trouve (ousilifierenicsfor- 
sn du» le foin de U terre. i°. Il fc 
ttvttve tout pur , c'eft ce qu'on na 
trfmic nati/; alors il n'eft combiné 
mcnneuitrc fublbinceilu çc nie minéral ) 
m JerccoaDolt à faconleiir griCè, à la 
hmre blanche qu'il répand ilinxle fni, 
ft à fon odcui d'ail ; cet arfenic expolé 
aufenfe {ublimeentitrement EmslailTer 
UcHD léfidu. On le trouve aii^ tout par 
bvi ta forme d'na crylbl blanc & tniir- 
fn«nt, fcmblableidu verre Manci enSa 
M k trouve encore tout pur Ibus ta for- 
■e (Tan^ poudre blanche ou d'une farine. 

3°. L'arfenîc fe trouve combina avec 
dafonfrc, &alorsilefl oujaune citron, 
•n ifun jaune orangé, au d'un ronce 
fuelqnefoix auiG vif <]iie celui d'unrubisi 
alar* on le nomme w/tnic f'atint, or- 
fimnii , ri/tgaliiim i fa couleur plui 

•■ moiin rou^e vient du plut ou du 
■aim (le foufre avec lequel il elt com- 
kiné. On a truuvéque l'arlénicfl'iin jau- 
Ae d« citron pouvoit ctmtenir un dixième 
4e foufre , & que l'arlénic rouge en con- 
tcBoit un cinquième. Willrriu) donne 
\c nom à'orfiitteat i de l'irlenic jaune , 
teoFermé. dans une pierre talque ufe ou 
pat feuillets comme le micaj il paruit 
que «ela ne change point la nature de 
Cette mine. 

;■- L'arfenic fe trouve dans une pierre 
noire , mêlée de bitume , que l'on nom- 
wttfirrrt arfmicaU : il paroit qu'il j eil 
tout pur , puifqne cette pierre cafTee tli 
hiifaiite comme du plomb Fraîchement 
toDp«- LeaAIIemandsl'appirlleDt^tgni- 
/râi , pierre aux monches , parce qu'on 
b pulvérifc , on II mêle aveo du Venu & 
éaiacre. on ta met lur une aHietti: , & 
ta infeftes vont en mander, ce qui let 
fûtperir. C'eA: à cette mine d'arfenic que 
Fon donne quelquefois le nom de ctbalt 
iciàiieiix oa coiait ttffaci , pnrce qu'elle a 
bbrmed'ecaîltes. En vénérai il but ub- 
frrTerqueleiniifleiirKrAlleoiaçnc, peu 
«uâi Jant leurs dénominations, don- 
vtatlt nom deceiait à preiquc toutes les 
BJiret d'arfenic. 

4°. L'arfenic fe trouve dans la pyrite 
Miaclie , que les Saxons nomment Kii/- 
tom ou fynttar/enicuie. UtK mine ctt 



ORP 



ey 



f^ L'arfenic fe trouve dans iine mine 
que tes Allemands appellent kufferiiikktl, 
qnieft d'un rouge fcmblabe il celui iln 
cuivre , & que l'on doit nommer an^ 
£arjhiic Smi rouge citivratx. 

6°. Ilfc trouve mêlé ou combiné avec 
de la terre que l'on nomme terri arfmi- 
cale-, on peut la rcconnoitre ilafitmée 
ou elle répand dans le feu, &à fon odeur 



VoiU les principales mines de l'arT». 
nie i nuis outre cela , il fe trouve Jane 
un nombre infini de mines des antret 
métaux , & furi-tout dans les mines 
d'argent, dans les minesdecuivre, dam 
les mines df plomb, de fer & il'étain; 
iljoue.anlli bien que le foufre, té 
princijial toie dans b mintralilatioa 
des métaux, c'eft-i-dire, qu'il leurl^it 
prendre des formes tuut-à-fjit étranjie- 
rËs. C'eft ainfi que l'arfenic combina 
avec Je l'argent, le change en cryftaiiit 
ronges & tranfparens , que l'on nomme 
rniHf li'mrgnl rouge. 11 fait premirt à 
l'étain une forme cryltallifée. f^ayre 
KlAïK. Il change teploinbèn cryilnux 
blancs & verdï. l^ayez Plomb. D'où 
l'on voit que l'arfenic a la propriété i!e 
s'unit trèi-iiitime oient avec Us fubihn- 
cei métalliques , derquclles on a bexii- 
icoiip de peine de le dcgagcr par le 

ÎtiUage & par les travaux Je la métal- 
jrgÎL-, /'. MiNE,MiNiKALisaTioiif, 
Mefauluegie. 

L'arfenic cft très- volatil , & il s'élève 
trÈs-facilement fous la forme dr vapeurs 
dans les fout^rreins Jes mines i c'eft k lui 
que font du^ en partie les eff.-ts funeftet 
des exhatailans min J raie I. l^oyrzcet arti- 
cle. Toutes ces propriétés de l'arfenic 
l'ont fiit reitarder comme un générateur 
ileinr'- - "■ 



:K & comme n 






lé. Le célèbre Hencktl dit avoir obtenn 
de l'argent, en traitant un méUnçe de 
craie Se d'arfenio. Les alchymilles ont 
cherché la pierre philofophale danscette 
fubftance. & lui ont attribué des vei' 

s tout-à-fait exttaurilinaires. 

Pour léparcr i'atfeiiia des fubfiancei 
auxquelles il eft joint dans le fein île 
la tL-rre , on calcine ces fubftaiiccs d.ms 
un fourneau de réverbère , que Kuucktl 
Ei) 



dt, Google 



«8 



ORP 



ORP 



a décrit le premier; & la fDin^e qui 
s'en ileve eft reçue dans une chemi- 
née horiContUe, qai e& hiU de pl»- 
chei eft feutenue p» des piUert : cette 
cheminée a qtietqnetbic pluueun centai- 
net de pieds ile longueur. Par U calci- 
■atioa , l'aHenicfedégage fout Lafarme 
d'une fumée blanche , épaiflè ; cette fu- 
mée eft reloue dans la cheminée , un 
dans le boyau hatirontal, aux parois 
duquel elle l'attache & k coodenlé 
fous la Ibrme d'une farine légère , one 
des ouvrier) vont balayer & nmalTer 
lorfqu'il s'y en eft accumulé une cer- 
taine quantité. Ces ouvriersentrentdaos 
la cheminée par des portes que l'on tient 
fermée! dans le teiipi que la fumée ar- 
fenicale eft reçue. Les ouvriers ont la 
.précaution de fe mettre un linge devant 
le nez & la bouche lorrc|u'ils vont ba- 
layer cette poudre arfenicale , qui efi 
un poifon trés-fubtile. 

Quand on a recueilli l'arfenlc qui 
s'étoit amafle danslacbemitiée, on porte 
cette poudre dam un autre attelier.' Là 
ou a un fourneau ; on met l'arfenic en 

EDudre dans des capfules de tAle ou de 
:i i on place au-dcflus de ces caprule« 
ou écuellet , des tuyaux de tôle ou de fer 
mince battu ; on courte ces tuyanx a.1ec 
dei calottes de fer , qui les ferment 
bien eiaftement : alon on (ait aller le 
feu , & l'arfenic fe fiiblime & s'attache 
dans l'intérieur de la calotte fous la 
forme d'une malTe de verre blanc & tranf* 
parent; c'eft là ce qu'on appelle W' 
finie crxfialUn. 

Qimnd on veut faire de l'arfenic janne 
•a de l'erpmtnl (a^ce , on joint i 
l'arfenic en poudre environ un dixième 
defoufre,queronmfle bien cxaftement 
^ avec lui, &ronfQblimecemélangequi 
forme une mafTe opoquc & jaune , qui 
n'eft jamais d'une combinaifon auflt par- 
faite qui celle de Varpinant natnreL 
Si on veut avoir de l'arfenic rouae , 
on augmente la dofe de fouFre , & l'on 
en mUe un cinquième, avec l'arfenic en 
poudre pour le ^re fubtimtr. Mais 
pour ^ue la combinaifon du fouEre & de 
l'arfenic fe FaHe dIui Intimement, il 
fera bon de hitt foiiJre Je nouveau ce 

3UV fera fublimé ; alora l'arrenic rouge 
eviendra traniparent comme un rubis. 
On voit par-li que l'arfenic a la pro- 
priété de u combinir avet le fbufec ; 



il > «iffi celle de te cooiiUner avec In 
métaux. Si un le joint avec du cuivre « 
il formera un alliage blanc comme de 
l'argent, mais il rend le nivrv aigre & 
caflant , & cet alliage noircit à l'air 1 
l'arfenic rend l'or & l'argent très-cat 
Tant, mais il a Ûir-tout beaucoup de 
difpofition à s'unir avec le feriîliunit 
aufll avec le plomb , mais non avec le 
mercure. L'ailenic («ndu avec le fon- 
fre & le régule d'antimonie , bit uns 
maflê vitrifiée , qu'on nomme amanttar- 
fmic ou magtiti arfinicalii i on lui donne 
auf& le nom de li^i fyrmiffou oo lafit 
de tribus. Peur letâire, on foad^eni* 
ble parties égales d'arfenic jaune on d'»r- 
fimtnt , &. d'antimoine erud , qui con« 
tiennent l'un & l'antre dn foutre. On 
prétend que la nuflê vitienfe qui réfidte 
de cette opération , eft propre ft décom- 
pofer ou à détruire le« métanx. Cet ai- 
mant d'arfenic eft un pmiflànt afeartti- 
que, il bit entrer en fnpuration les 
bnbons ^elUlentielt & empêche leur 
propagation ; il cotre dans l'emplâtre 
magnétique. 

M. Meuder , médecin de Drefde , a fait 
un pyrophore, en fublimant entemble 
parties ^les d'arfenic & de liimlUede 
ter, & en mêlant dix parties de ce fu- 
blimé avec douze parties de vitriol de 
tane, c'eft-è-dirc avec lefelqni réfulte 
de la combinaifon de l'argent avec'l'a- 
cide oitreux ; on triture ce méluige for 
un porphyre i on l'échauSe furun poêle 
ou de quclq}]'autre manière, & il s'en- 
flamme Tur-lc-champ. Vajtn la Fjrit^»* 
gie de Henckel , chapitre lo. 

Four elTayer fi une fubftancc contient 
de l'arfenic , il n'v aura qu'à la mettre 
dans iine cornue Je terre au fourneau 
de réverbère ) on donnera le feu par 
degrés, & il paBera dans le récipient, 
des fleurs ou une poudre blanebe qui 
n'eft autrechofe qu'une chaux d'arfènicâ 
on trouvera dans le cul de la cornue 
une poudre grife , ^ui eft une chaux 
d'arfenic qui n'eft point entièrement pri» 
vée de (on phlogifiiquei enfin on y 
trouve aolË du régule d'arfenic en ibr* 
me de cryftaux prifinatiques , dent le> 
angles Ibnt arrondis. 

La chaux d'arfenic eft extrtntement 
volatil} elle fe fublime à une chaleur 
médiocre, & fotmt des cryftaux qui 
bmt folublea dam l'can. Pour réduire U 



dt, Google 



ORP 

don d*arfeBrc ft lui rendre l'état de 
rcgjDie , OB a'anra qu'à mtler enremble 
Mrtin JgalN de clûiu d'irfcDic & de 
UToa ooîT, & la moitié d'alkali fixe; 
«1 mettra le tout dans un creufet fermé 
tua coumtle , an milieu dnqnel il i 
son UM petit traa i on lutera bien ce 
«oavcick avec de la terre glaib , le ré- 
gnle fariêiiic le fublimera ûir le cou- 
vercle du creu&L 

Qpand on vent eflayer nne aime d'ar- 
laàt dans nn niflniu onrcrt, on lui 
joint 4e la Uanille de f«r pour {érvir 
finterwcdc i jdon l'arfenic l'nnit au 
fa,& il réfiftc m fin le plui violent 
bas f« volatiliiér. 

Pour Bparer le fonfre de l'arienic 
dans VoTfixÊmt, on n'a qu'à le triturer 
tree dn mercure, & enTuite on met 
ce mélange en fnbtimation; l'arTenic (è 
kre tont feni , & le fonÀ-e uni avec 
fc mercure b fubtîme enfuïte', & Forme 
da cinaabre an-del&tu de l'aibnic qui 
^étoît lablimé. 

Le' régule d'arfenii détonne avec le 
«itre, n t'nnit avec la bife de ce fkl , 
ft forme ce qn'oo appelle tarftme fixi. 
Daat cette détonuation, leoitrc fe gonfle, 
& il en part une flamme daite & très- 
bhnche ; mais la ehana d'arfenic ne 
détonne & ne s'embrafe p«int avec le 
Bître. Si l'on broie enfembledena par- 
ties de chaus d'arfenic & nne partie 
de nitre dans un mortier de verre ou 
de marbre, & qu'on mette es mélange 
en diftillation dans nne cornue de terre 
<M de gris, i laquelle on adaptera nn 
balIoD , on aura un acide nilreua de 
conlenr bleue , dont les vapeurs brife- 
raient tes vaifleanx avec explofion , û 
les jointures étoient bien boDcniH- Cette 
couleur bleue £fp*raît très-piomptcmcnt 
à rair. Le célèbre Stahl croit qu'elle eft 
due à nne portion de cobalt qui étoit 
nai i l'arfenic. H s'agiroit d'obferver 
fi la Diéroe chofe arriveroit avec l'arfe- 
«ïc qui n'autoit été uni avec aucu: 
HTrion de cobalt, comme il j en 
beaucoup ; £ M. Rouelle, 1 qui ces 
Bbfervationi font dues , remarque avec 
nifon que ta couleur bleue peut aufli 
venir dn ftr & du cuivre. 

L'arlènic combiné avec l'acide du Tel 
«ïrin , forme ee qu'on appelle It brurn 
tarfenie ; c'efi une liqueur extrêmement 
M^'Ie , £ qni Ce di^pt il l'air Ibuc 



ORP 



«♦ 



la forme d'une Fumée : il Faut ponr cela 
que l'aoide dn fel maria (oit trés-coo-r 
centré. 

En mêlant enfemble deux parties de 
chaux vive & une partie Serfi»tnt ,'â 

ver&Qt par-defTus cinq ou fix partiel 

au bouillante, il Te fait nne effeivcC- 
cence i lorfqu'elle fera finie , on remuera 
le mélange, on le lailTera repofer , on 
décantera enlùite la liqueur ckire qui 
fnrnagera,& Ton aura ce qu'on appellt 
U fuit il fmifrt ar/tMicil, ou Fincfi <ti 
fjmfatbit. La vapeur feule de cette li- 
queur fait paroirrc en noir les caraétor 
~s qui ont été tracés avec nne difToln. 

m de fel de fiturne. Cette liqueur 

ippelle auffî Hii»ot fini frahatoriut , 
parce qu'elle peut fervir i découvrir fi 
du vin a été freUté ou adouci avec de 
la litharge ou avec du plomb i car eu 
y vertànt de cette encre ite fjmpatbie, 
le vin noircira fnr-le-chunp , pour peu 
qu'il contienne de plomb. 

Vorfiment aiélé avec rie la cbanx viva 
tft un dépilatoire , c'eEt-i'dire , que ce 
mélange fait tomber les poils du corps ; 
mail il faut avoir foin de ne pas le 
laiiTer K^uurncr trop long-tcmpi , de 
peur qu'il n'eudommaze la penu. 

Nous avons déji fuffirammetit averti 
aue l'arfenic , fous quelque Forme qu'il 
le trouve, eft un paifon trés-vifi fa 

rude volatilité fait qu'on ne doit jamais 
traiter qu'avec la plus gnude pré- 
caution, & l'on doit toujours Te défier 
même de ton ufage extérieur. Les pein- 
tre] qui emploient l'orfimenl , en font 
fouvenl très- incom mode f. Qnelqucs gens 
avoient propofé une préparation d'arfenic 
comme un remède extérieur pour la 
guérifon du cancer i mais M. Rouelle 
rejette cet ufage comme dangereux. 
Rien n'eft donc plus téméraire que de 
donner , fous quelque prétexte que ce 
Toit, l'arTenic intérieurement; la moin- 
dre quantité eft infiniment danicfeufe. 
En efiet, c'eft un violent corroht d'un 
goût afcrbe & auflcre. Ceux qui ont été 
empoifonnés par de l'arfenic , éprouvent 
d'abord rie grandes envies de vomir, 
& fentent une efpece d'étranglement i 
b gor; e i cnraite le malade eft ngité ; 
il vomit avee clfoit ; puis il tombe dana 
nn fommeil qui eft fuiri île violente* 
convulfiont, & qui terminent rnltnfa 
vy. En ouvrant les cadavres ile ceux ' 



j=, Google 



TO 



ORP 



qui font morts empaidinaé» par l'arTc' 
nie, on leur trouve rcftomac fphacélé 
& caiiterile. 

11 fiiiidra faire avaler du lait chaiiil 
tu maUdei l'arfenic le caille, & on 
le rend en caitleanx ; à ce figne on 
reconnoltra que le malade a été empoi- 
fonné par de rarfenic. Pour v remédier , 
l'il en ell encore temps , il Faudra hiire 
vomir le malade , en l^i donnant un 
peu de tartr« émétique avec de l'huile , 
du beurre fondu , on telle matière graffe 
que l'on aura fous fa main , au uifme 
du fuif , pour ne point perdre de temps ; 
enfuite on lui donner» des émuirions 
pour varier & pour prévenir le dégodt 
que caureni les matières gtalTes: il eft 
très-important de ne pis laiiTer dormir 
le malade , qui y eft Fort enclin. Lorf- 
qu'on a employé le lait , il Faut , fur 
la fin de l'aâion du poiCon , faire don- 
ner des lavemens pour Faire fortir des 
intcftins le lait gui s'y fera caillé. Lorf- 
qu'c tous les accidens auront difparu . 
«n donnera au malade des caïmans & 
de» inluftons légères de plantes cordia- 
les. Telle eft, fuivant M. Rouelle, la 
manière de traiter ceux qui ont pris de 
l'arfenic. 

Ctft i cette fnbllsnce dangereufe 
q-i'eii due que la phthIGe , & ces exulcéra- 
tions des poumons, qui font périr i la 
fleur de Viie lej ouvriers qui travail- 
lent aux mines , fur-tout en Saxe , où 
elles font très-irrenicates. Parmi eux, 
un homme ilo trente-cinq on quarante 
ans cft ilùji dans la décrépitude; ce qui 
doit être fur-tout attribué aux mine<; 
qu'ils détachent avec le cifeau & le 
maillet, & qu'ils rcTrirent perpétuelle- 
ment par le nez & par la bouche. Il 
paroit que , li dans ces mines on faifoit 
pins il'u&^e de la poudre à canon ponr 
détacher le minéral , les Jours de ces 
malheureux ouvriers ne leroient point 
li indignement prodigués, f — ) 

«RPIN , f. m., anaç«mff,roi , Hifi. nat. 
Bot. , genre de riante qui reilAnble i 
la jouharbe par In flmr& par le fruit. 
mais Vorpia poaflc îles tises dès qu'il 
ell ger«e , an lien que les feuilles de 
la joubarbe font ralTemblécs en globules 
qui reiTemblent à des yeux de bauF. 
Tournefort. Ii<)l. ni hnb. V. PuNTE. 

Il y a trciïe clpeces de ce genre de 
fiante , duut la plus commune fit son- 



ORP 

niée par les botaniUcs rniacaorf^et , J, 
R. a. 9<4. Cette plante a la racine for. 
mée de tubercules charnus & blancs; 
Tes tiges font droites , Cylindiiqnet, fo> 
lidcs , partagées en rameaux, haute* 
d'une ou de Jeux palmes, revêtues An 
beaucoup de Fenillcs droites, charnues , 
épalfles , fueculentes, plus longues qn* 
celles du pourpier, de couleur d'un verit 
pile.fouvent mêlées d'un peu de rouge, 
le plus foutent crénelées à leur bord , 
quoiqu'elles foient quelquefois entierej. 

Ses fleurs naiifent aux fommets dei 
tiges en gros bouquets , dilÎMifées eo 
manière de parafol ■■, elles font en r<^e 
à cin<i pétales, de couleur rouseître, 
& aflez fiiuvïiit blanchâtre, garnies da 
plufieurs ctamjnes. Du calice de la fleut 
il s'élève un piltil qui fe change ca 
un fruit- compon de cinq capfules ea 
manière de gaines , ramaflëes en une tête 
remplie de prainei tris.menue». 

L'srpin rellemble 1 la joubarbe par 
fa fleur , fon Fruit & fcs feuilles , qui 
font éi'aîiTeE & fucculentes. On l'eri 
dilHngue cependant, parce qu'aufS-tdt 
qu'elle poulie, elle monte en tige , an 
lieu que les Feuilles de la joubarbe fe 
ramniiênt en des globules quireffembleut 
à des yeux de bceuf. 

VBTfiu croit dans les lieux ombrageux 
& humides , fur-tout le long des haies. 
On fait ufage'de fcs racines & de f«s 
feuilles, (/i 

OïPIN , Mat. méd,, rifrlfi, f^afilir, 
f'oidiarbt lits vigitti. Cette plaute n'eft 



iployéc qu'extérieurement i elle éft 
omptée parmi les vulnéraires caïmans 
& rafraichil&ns. Etant pilée , réduite ' 
en cataplafme, & appliquée Fur les tu- 
meurs & fur les hémorrhoïdes tr^s-dour 
loureules, elle naiTe pour calmer tffica- 
cement les douleurs. On recommande 
auflî dans le même cas les racines cui- 
tes & réifùites avec du beurre ^ais à 
la coniilhnce d'onguent 

On carde dans 'luelques boutiques nne 
eau diuilléc de cette plante ; ctttc eau 
cfl de la claffe des parfaitement inutiles. 

Voyez ÏAU DISTILLÉE. 

Vorpin entre dans l'eau vulnéraire, 
& en etl un ingrédient ioit inutile, (b") 

Obpin ROSEtjf/ot. »,YJ. . onn'em- 
plcic que la racine de cette plante , qui 
a l'odeur & le iinût de roFc , & qui >fl " 
ccphaii'^ue Si aftriu);eiite. On l'em^lot^ 



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ORR 

fctlqnefbîs dans 1m décoftiaDi tftrin- 
|eatc>i on h piU & on It f^it bouillir 
me Vaa rore on de verveine J & on 
Vi^li^e Tur le front pour guérir les 
nuux de tête qui V'rnneiit de coups 
ii (oleiL. G^offroi , Mat. méd. 

Sappofî qae ce dernier lenieJe pof- 
{;de véritablement quelque venu , il 
{«oit beaucoup meilleur fans doiitl , fi 
as lira de la décoAion dont on parle, 
m n'employait que la micéntionouriD- 
fufion i car il n'elt pat bien de fournit^ 
bt à l'cbullitioa une ractne aroniJtique & 
«ne eau aromatiqae. ^''e^. DicocriON, 
Infusion Ê^OdoUNT ,frincipt. (b) 

URKUS , Betan. , nom donné par pfu- 
fi.-ors a:i ci cas au pin cultivé, parce qu'il 
eft rempli de fève. Le premier aateor 
qui a aomaié cet arbre orrui , eft Théo- 
pbrafte ï & en cela il n'a pas Tcnlcnient 
rti imité par les autres Grecs , mais 
auffî par les Latin;. (D. /.) 

ORSE , Jljrimi. c'eft un terme du' 
Levant, piiar dire iaj-Wd, oalagaacbe. 

Or/e, ternit de co mm in dément parmi 
les LeviotiDE , pour ilîte an la/, quand 
on a befain de ferrer & de tenir le 
vent 

Orjir , c'elt aller contre le vent , aller 
à vent cantraire par te moyen des ra- 
mes. Ces termes ne (ont en ufage qne 
parmi les navixateurs provençaux. (J?) 

ORSEILLE. L f.. Tw.ir. , IV/nïr 
ei une pâte molle, d'un rouie foncé, 
qui étant fimplïmcnt délayée dans l'eau 
chaBde Courait on ^ran J oanibre de nuan- 
ce* : il y en ade deux fortes ; l'une fc 
fabrique en Aaversne, elle eft la moins 
belle , & fe nomme erffiBt de terre ou 
JAin-ercne; l'autre qui tft b plusbelle. 
Se tire ifes îsles Cinaiies , ou de celles 
du Ca^Verd ■, on la aoaiait gr/tiSt â'hrrbi. 
Qk eft préférable i celle d' Auvergne , 
en ce qu'elle donne > tant fur la laine 
que fur U foie, une couleur plus belle 
fi: plus vive , rélille mieux aux épreu- 
ves du débouilli , contient plus de ma- 
tiere colorante , & (bifonne davantage 

Vtr/tiHt d'Auvergne, qu'on nomme 
aaflî fcrelit , fe fait avec jine cfpcce de 
liehen ou mou/Te très-commune fur Ici 
rochers Je cette province i celle des 
Caoïric! eft le lithcn gracm palyfaiies , 
(im^Bi ,Jkc.àJ.'ISi , ou le/ireca/ v:rru- 
n/iu liiifiorâts de J- Bauhin. L'une &- 
l'autre de «s f Untei fe préptriot ivcc 



ORS 71 

ta chaux & farine ferment je, aveclef- 
qnclles on'let mêle après les avoir puU 
vérifées : ce mélange prend au bout de 
q iclqne tcmpi , par U (ermcntation , 
une couleur rouge foncée, & pour lors 
elle eft en état de fervir i. la teinture. 
D'autres lichens ou moufTes peuvent 
être employés an(K avec fuccès i faire 
de VarfiilU , & M. Hellot cnfcign* les 
moyens de reconnoître faeilement ceux 
qui fout propres i cet ufage. 

L'une Sl l'antre vrfiiBt l'employent en 
les délayant dans de l'eau tieik't on 
aucmente enfnitc la chaleur jufqu'l ce 
que le bain Toit prêt à bouillir, & on y 
plonge l'étoffe, laiis aucune préparation 
que d'y tenir plus long-temps ce<te à 
laquelle on veut donner une nuance plus 
Foncée. La couleur naturelle de l'ar/iHk 
eft on beau gris de Un tirant fur le vio- 
let i mail en donnant précédemment â 
l'étoS'e une couleur lileue plus ou 
moins foncée , ou en tire la couliur de 
penfée , d'amatanthe, de violet, & de 
quelques autres femlilables. Ces cou. 
leurs font belles , mais elles n'ont au- 
cune fulrdiiéi un tcnteroit même inutil.'' 
ment de les alTurer, en préparant l'étulTe 
dans le bouillon de tartre &:d'alun. Il c(t 
vrai qu'on peut tirer de Var/iilU une 
couleur prefqu'aullî folide que celle 
du bon teint , en l'employant oomnie 
on fait la cochenille, ïvec la dilTuluiion 
d'étlin par l'efprit de nitre régalifé 4 mais 
cette couleur ne fera plus celle de Var/riBri 
au lieu du cris de lin , on aura une cuil- 
leur femblable à la demi-écarbte ; la 
chaux d'étain , blanche par cile-même, 
s'ell mêlée avec la matière colorante, & 
en a éclairci la nuance. 

L'in:/fiï'> des Canaries, fimplement dé- 
layée dans l'eau & appliquée à froid fut 
le marGre blanc , lui communique' une 
belle couleur bleue plus ou moins foncée 
en la lallfant plus ou moins de temps fur-— 
Je marbre. & en y en reniettinl it mefure 
qu'tllc fe fechc ; la couleur devient très- 
belle en moins de 14 heures , Se pénètre 
tr*it.aï3nt. 

Si l'an fe fcrt de IWriBt d'herbe ou des 
Canaries préparée â l' ordinaire c'e(t-<Udlre 
avfC la ch:tuii & l'urine, ou quelques 
autres in^rédiens femblabies, la couleur 
fera plutôt violtCte que bleue i mail pour 
avoir un vrai bleu, îl faut qu'elle fuit 
piiipacéi: avev Ju jus dï citron, & il u y a 



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7» 



ORS 



C 



point 1 crtindre qne cet acide eniloinniage 
te marbre , pnrce qu'il eft entièrement 
ëmouilï & abforbé , lotrqn'ila été traviil- 
]é avec l'eifiiHt altti long-tems pour U 
faire venir en coqlcur. 
Pour employer cttte couleur , (I faut 

Sue lé mvbre Toit «ntiérement froiil : on 
imëtavecUpinceauiinais comme elle 
ïVtcml beaucoup, on ne la peut emplryt-r 
qu'i Faire i.e grandes veines qui ne for 
jjas bieo exnâement terminées, à moin 
au'ellei ne touchent immédiatement .des 
!i colorées avec le ling de dragon oi 
la Romme-gutte i auqu J caï elle s'arrête, 
On la contient auQi avrc la ciré, foil 
colorée , fi l'on veut les veines colorées : 
Toit blanche , fi l'on veot que les veine; 
deiueurent MnnchM ; ce qui Te peut exé- 
cuter avec afleï de préelDon, 

Si cette couleur a l'inconvénient d( 
t'éiendréplits qu'on ne veut, elle a deux 
nvanta^ei ttès-conliitérnbles ) le premier 
eft qu'elle eft d'une grande beauté , & 
même au-deflûs de tout ce qui fc peut 
Teucontrer nsturellemcnt dan( le mar- 
bre i l'autre eft , qu'on peut la paflcr fur 
les veines de rouge, de brun, & de jaune, 
fans qu'elle les endommage, ftqu'ainfi 
elle eft extrêmement facile i employer. 
Il femble qu'on pourroit r(>upi;onner 
cette couleur de n'être pas des plus foli- 
des , parce que le tonmefol & l'er/iillt 
ihangcnt Fort vite, & pSIiiTent i l'air ■ 
cependant M. du Fay a vu dct morceav 
àe marbre teints de la forte depuis plL_ 
de deux ans', fans qu'ils aient fouffert 
aucune altération fenfible; au lien que 
(e fafrpn, le rocou, & quelques autr~- 
matières, p'erdoient en peu dc'joun ui 
grande partie de leur couleur, d'oi) l'i 
^eut conclure que, fi cette teinture n'elt 
pas auffi folide que le range Si le 
Jaune , elle ne laillbra pas de conferrer 
fort tong-tïmsfi beauté Se Ton £clat. 

M. .luFayfâitencoreuneobrenatii , 
c'en que cette caitlcur qui pénètre 
fxCr.iorUinairement le marbre , & quel- 
quefois de plus d'un pouce , le rend un 
peu plus tendre & plus friable qu'il 
n'étoit auparavant lorfqn'un fc fcrt 
de la lefUve de chaux ^ d'urine. Cet 
inroiivénicnt ne mérite aucune atten- 
tion, lorfqn'on ne veut faire que dés 
taches ou quelque! veinet bleues : mail 
il l'on vouloit tein'lrc toute une tnble 
lie cette coulcni, & U pendre eatrimer 



ORT 

ment fbnc je , en y remettant ptafienn 
couches , il feroit f craindre qn on ne la 
rendit par-li plus Facile à rompre eh U 
chargeant ; car il femble à l'expérience, 
qne le marbre extrêmement pénétré de 
cette teinture, Fe caiTe plus facilement 
qu'atipatiivBiit ; mais cela ne peut arrive^ 
dans des p]eces (blides comme des 
cheminées, ou lorfqu'on ne voudra pa> 
les teindre entièrement de cette couleur , 
ou lorfqu'on n'emploiera que Vor/cilU 
fimpleméntdilToute avec l'eau commune, 
(D. J.) 

ORSOY, CAf., peHte ville d'Aile, 
magne au pays de Cleves , fur le Rhin , 
xu-deiTus de Rhinberg, i diltance prefquv 
égale de Wefel & de Dulsbou^ , & aa 
nord du ccmt^ de Meurs. Le princ« 
d'Orange la prit en i6î4 ; Philippe àe 
France la reprit en 167=, & en fil 
démolir les fortifications. Elle appartient 
auroidePrulTe. Zeng. *4. 1%. lut. il. ss- 

ORSSA, GA^., ville de Pologne, 
dans le grand-duché de Lithnanie, aa 
palacinat de WiteFpk , fur un niilTean, 
proche le Nîépçr. long. 49. g, kt. ft. 31. 

(A y.) 

URÎ, tfrmt de iouatiti peTcr, orl , 
fiçnifie pcfer les marchandilcs avec le» 
emballages. Le tarif de idfi4,&!'ordon- 
des cinq groQes Fermes de i£g4 . 
portent que toutes marchandiFes qui 
paient les droits aux poids, â la réferve 
de celles d'or éï d'argent, & dei épicerie» 
feront pefées avec leur emballage. 

ORTA , Giogr, aire. , ville ancienne 
de l'Etrurie , au jonrd'hulidu patrimoine 
de S. Pierre, bStie par les Pelâtes de 
TheiFalie , fur une eoltiiie procho da 
l'endroit oit le NarFe fe jette dans le Ti* 
bre , à 40 milles de Rone. Son nom s'é- 
crit de phifieuts minierei, ffortovKHi, 
//ort* , - Ort^ Hona , Ortti , /lorli. 
Virgile inet les Uorttnfei parmi les peu- 
ples qui (bus 1| conduite de MefTape vin- 
rent au fecHurs de Turnus. 

tiurjia £^ kortin^ clafes pefuliqut ktinl. 
M- Fontanini qui a hit une favante 
difFerCatiunen i;og fur Orta , ne doute 
pas qu'ïllc ne Fdt unedcs doute dynaf. 
tiei de l'Kirur^e. Augnlle, apréi la ba- 
taille d'Aâium , y envoya ^lne colonie 
qu'il cpnfacra â Mars vengeur j il lit pc^ 
Icrd.-int le Tibre, pour rompre l'impé* 
ttioFité de ffin cours , deun piliers qi^i 
fiibfiftent «ncore, & qu'on appelle la 



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ORT 

r' lAmptfit. Orta ■ en d« d^cenntn 
des ùrrm ang^flaaz. Q. Nenniui , 
BD dd fnrîr* à'Orla, ayant perdu fi 
fiUiijcede quatre ans, Inifit cette Fa- 
»n& «Titane; 

M. F aate iM B Ï rapporte ptufienn an- 
Ém iDJcriptioni & aqcieni monument 
pi prouvent l'antiquité & la gloire de 
cniE ville devenue tpifcopale- 

La fâneuTe Proba Falconia IJortina a 
fait bonnear i fk patrie au qustrienie 
fcdepai lies po^ei: le centon de Vic- 
jile qu'elle cvaipoEi fqi le myftere de 
Mtre religioa, dont parle S. JJrAme, 
fa rendu* célèbre. Il Fut dédié i Ho- 
Mtin , SU de Thémlqlè le 6»i>d, 

S. Caffira , Alexandrin île naifTance , 
pvoit en avoir été évéque fous Jovien , 
CB )6ï. On croit que l'eft le même qui 
fat cvèque d'Autnu : mail les aâe* de S. 
Ciffiea , coafcrvéx manurcrits 1 Saint- 
Comaîa-des-Prés , difent que S. CalBen 
(toit iTOris , & qu'il Fut conlâcW évé- 
«Mpar an Mitre Coffien venu d'orient. 
Pija JoMm. it Trév. «S. tg nov. 



cetemtroit qu'ib complotent fOMX Te rî- 
Toltet , & Faire de «es éditions fouvent 
fi fi iiicitet aux Inltans. V. Castégûr, 
B^ ttemamr. 

OSTEGIA, Batnt., genre de pUnte 
^Bt la flenr n'a qu'un calice de cinq 
faâlks Ikat corolle, trois écamines & 
BB^ftïl, dont l'ovaite devient une cap. 
tidei Dde feule cavité , contenant plnr 
&e«n (emences , Lïnn. gm. pL trian. 
■wi iiy . On n'cB connoit qu'une elpeca 
qnî fetionve en Erpagne , & qui reltem- 
UeaffezponrlejMrt ausalium. (D) 

ORTEILS, {.m, , jiaat., eftlenoni 

ÎK l'on donne aui doigts du pied, feyn 
ICB. 

^LnartnùJt chaque pjed font compo- 
St de quatorze os ; le gros trttil en 
armtdeux, ft lex antres chacun troic. 
uf Mreflênblcntâ ceux dci ifMgti de t; 
"•in , fiaou qtt'iliJiiRt plus courte. K 
iloi«T. 



ORT 7J 

Les tritib, de mtmc que les doigta 
de la main, ont douze o* (èfàmoïdcs. 
rayi» Sesamoides. La goutte attaque 
principalement le gros arttiL V, Gout- 
te. (A) 

ORTELSBOURG , Gtaf. , vUle ilo 
Frôffi. dans l'ObcUand , fur la rivière 
de Welbufch , au voifinage de plnfieure 
lacs , & luT un fat fertile en grains & 
en foins. Elle eft munie d'un ancien châ- 
teau, oiiLaditlas, roi de Polngne, alU. 
conFérer en 1^39 avec George-Guillaume^ 
ckOcur de Brandebourg ; & elle eft 1« 
Gege d'un grand bailliage , dont la plu- 

Jart des habitans parlent polonoii. La 
crtilité de fes environ!, l'application de 
Tes habitans au travail , & l'attention que 
le gouvernement y donne lu commerce 
& a rindnftrie , en font une des bonnes 
villes du royaume. Son bailliage com- 
prend avec elle Ici villes de Palrenheini 
St de Wiltenberg , avec les mines de 
Ht de Kuttenberg. (D.G.) 

OttTENAU, G/ig.. contrée d'Aile* 
mai:n« , dans le cercle de Souabe , entre 
le Brifgau, la forêt Noire, le marquifat 
de Ba4e (t le Rhin. IHe divife en canon 
& en bailliage. Le bailliage 1 l'Autriche, 
qpi en a remisenfieFla plus grande par«' 
tie i la maîfon de Bade, mail qui ne 
laJETe pas que d'en entretenir toujours le 
baillifUans la ville impériale d'OfTen- 
bourg ; dans l'enceinte de ce Bailliage 
[c trouvent ?ui]i des terre» 8c feigneurica 
appartenantes les unes au landgrave de 
HefTe-DarmfUdt , & les autres à l'évêque 

S" Strasbourg. DÎs le règne de l'empereur 
;nri IV, ce bailliage A'OrMau étoît 
dijl réparé du du(hé de Souabe : les ducs 
de ZŒhringen en ^toient en pofTeflion) 
& ce fut i l'extinélion de leur race que 
la maifon d'Habsbourg en acquit lapro- 

Eritté, Lecanton d'OnfMauelcformiîpar 
. i partie de la nablelTe immédiate de 
Souabe , qui a fa chancellerie dans la 
ville de Tnblngen : il y a de même dans 
ce 'csnton , mais faut aucyne relation aveo 
ta conftitutîoti politiqae ou civile , lec 
villes impériale* d'ORenbonrg, de Go- 
ganbach & de Zell. (D, G.) 

ORTENBOURO , eA>jr. , état immi. 
diat du Saint-Empire, i titre de comté, 
lîtaé dans la Bavière inférieure , & en* 
clavé dans h préfeâure de Landthut. Il 
cft fort petit, i)e renFermant qu'un boui^ 
& un chitcu de fou nom , avec ^uet 



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74 



ORT- 



^Dcsvilhgn, &nenpp(>rt«ntqae(Ii>tiie 
A treize mille Boiins pir *ji. Il eft de la 
religion prolefbnCe i & fes comtes qui 
paient des uxes modiijues à l'Empire , 

£ minent pUce aux Jietes entre Haig & 
brenfcis. C D. (i. ) 
ORTHEZohObtEI, Rfcp-Bpt-., pe- 
tite fille itii B«2m, di'jcefe li'Aeqs , ficge 
d'iinerénechiiiflee^d'enviton 4000 amcs, 
i fept lieues <le Put. C'eft de cette viUc 
qil'étoit le vicomte la Biaae , 
dant de Baronne en t J7ï. Snr l'i 



a qu'un e^sès de fanatirmc <\ai puil 
fiiîte l'apolo^e, it écrim à la conr cet. 
littre qu'on ne peut trop cîtuT poni rioT' 
truftion rie nos nereuv. 

„ Site , j'ai f DoimuniqnJ le oommande- 
mcnt de V. M. à, fes fidellet habitans 
At Baronne & gens de guerre de la garni- 
fon : ;e n'y ai trouvé que île bons citoyens 
fi: de bravca foldats , mais pas un bour- 
leau i c'eft pourquoi eux & moi fiipplions 
très-humbleinent V. M. de vonloir em- 
rlover nos bras & nos vies en chofes 

Jioflïblet : quelque hnârdeufei ou'tlles 
aient, nous y mettront jurqu'àia der- 
nière goutte de notre Tang", 

Ce vicomte oe fut pas le feul ami de 
l'humanité qui rcFufa de verfer le faiig 
ii Tes concitoyens. Sa modération fut 
imitée pnr le comte de Ternie, en Pro- 
vence; \nx Gotdes, en Daupliiné; par 
Saint-Erein , en Auvergne ; par Philibert 
lie la Guiebe , ^ Micon ; par Chalot Cbar- 
ni, en Bourgogne ; par Hennuyer, évéqiie 
de Lizieux , & par Villars , conful i N«- 
ires. Un bon franqois qui voyage dans 
CCS provinces , Si i qui ta mémoire ilc 
ces fagcs gouverneurs cft chère, demanda' 
â Diîon.à MAcan, \ Bayonne, oli font 
les ftatues éUvécs ï ces pères de la patrie? 
Quel e(t fon etonncment de n'y trouver 
aucun monument qui rappelle la trace 
d'un F.iil li houotable ! Lung. 16. ji. ht. 
4;. 3^ C C. J 

OKTHŒN.^vyraucdcjiinc. Lt nome 
«rtbîtn, dans la m uuque grecque , étoit 
un nome daftylique inventé, félon les 
ans, par l'ancien Olympus le Phrygien, 
£e, félon i)'autre<! , par le Myfien. C'ell: 
fur MJiome aribieii, difent Hérodote & 
Aulugelle, que chantoit Arion, quand 
il fe précipita dans U nter. yey. fLUTEi 
Unir. (,S) 



ORT 

ORTHIENNE ou ORTmA , ^fylheL 
furaom de Di?ne, qi:i avoit un templ' 
àLaceJémone. Ileltvn>ifeniblablequ*ell 
eut ce fiirnom , h caufe de fa fétérici; 
car les Grecs appelloient «tSiiif tout C' 
quieftdur, tâcheun & .lifficiie. On {ai 
que les enfans de Laçédémone fe fonct 
toient quelquefois ctuellement. fiins fi 
plaindre , (k'vsnt l'autrl de cette décfTe 
mais un y faifoit aiilli des danfesi ca 
PUitarque ropijorte que Théfée devin 
amoureux d'Htltne en la voyant danl'e: 
avec les autres filles de Sparte devan 
l'autel de Diane Orthia, & que ce Fu 
après cette danfe qu'elle fut enlevée pou^ 
la presiierc ftiis. Cette belle crcaiuri 
t'emportoit encore fur foutes fus compa- 
gnes par fcs grâces fupirieures, dansée; 
exercices du ,corps. (D.J.) 

ORTHOCERATITE, f. f. , Ili/!. lat. 
nom donné par les natUTaliftes ï une en- 
quille, dont l'analogue vivant nous eli 
inconnu , ou qui ne le trouve que fuflilt 
pétrifiée ; on h nomme aulB tabuUi. 
camtratui felythalamium , ou tuyai 
chambré; elle cft droite, d'une fiifurt 
conique fans fpirales, & îaa intéiicui 
eft partagé en cellules ou chambres . 
ame cellei de la cornc-d'ammon 01 
nautile, au travers defquelles paJTi 
fyphon ou tuyau. QiielqueFuis , mnii 
rarement, fa pointe eit recourbée. Ccttt 
coquillcfe trouve dans un marbre brur 
des environs de Berlin; on en trouve auff 
dan^ un marbre uouvellcmemt découveti 
I Pruvence. 

Wallcrius compte trois cfpeces d'iit-- 
tW«-it<Vei :i*. celles qui r<nt toutes dri>l 
tes , rçâi ; a", celles qui font lecourbéc: 
à leur fommet qu'on nnnunc lituites . 

qu'ils refTemblent i une crnflc 01 

paftotal ; ;°. celle) qui font ap- 
platies ou comprimées , comme la queu< 
' "" fr^;. Voyez HlNÉ 



, ifiitaitm , mefute gncque qu. 
fnimoit la tuiigiicut de onze travers Je 
doigt,' fuivaut Aibuthnot. (_ D. J. ^ 

ORTHODOXE, a.r,., Gram. , celui qw. 
fe conforme aux décifioni de l'cglile. 
yoyr% Orthodoxie. 
Qt.rHODO\E,8etiitiifii, Eotan., M. dt 
inné appelle batani^ei trtbodexfi , le* 
fcuh éerivains fvftïraatiquesqni ont for- 
leurs méJiodGs en bottniqne,^r Ik,i 



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OET 

mi* fendemeni de la natnr* , ft qui 
cmficqueace oat partagé Its pUnCei 
ciiQcs £ en genres, conlbimcmcnt a. 
anâem de leurs parciei de fiudifîi:a< 
6». (D. J. > 

DRTHODOXIE, r. f., Thhl , pu- 
Tc^dc doctrine ou de croytuice, par rap- 
pvnnii point* ft article* de foi i-ce m'^* 
c6braié du grec ef6e%, irait, ht So'^a 

On fe fert de ce terme par oppofitic 
ÏM»Wo»> on Mrijit. V. HétÉsiE. 

OlTHODOXlE fisnifie aufii nne fê' 
UcmDdle de réEliié grecque, inftitui 
pr t'impératrice Thcodore ; on la célèbre 
msnre anjoard'hui le premier dimiocbe 
learême,en mcmoiredu rétabli (Té m eut 
faiiiBijeiilaiK les églifei, quel» ieono- 
dzftei eu vvoieotËut enlever, Foy. Ico- 

KOCLASTES. 

0RTHUDOX0GRAPH£,tm.. 
Snaii. , auteur qui a écrit fur les do;- 
■wa catfaoUqQes & fur les ouvrage* de 
(de clafTe û'écrivain», 

ORTHODROMIQUE, f. f. , Navi- 
pi. , eK l'jrt de navlger dans l'arc île 
tatlqne grand cercle : l'are de chaque 

S uhl cercle eft g^oJ>oAiAt,c'eft-i-dirc, 
JrRance la plot courte entre deux 
foiats quelconques fur la (ur&ce de la 

Ce mot eft formé des deux mots ^i 

iiHf , droit & S^'ua, , J> COI 
lit ISATION CIBCULAIKE 
TrGATION i au rctte ce mot ejl peu 

•Eté , & l'art qu'il exprime l'eii cucoie 



ORT 



rv 



IT. 



r qui eft perpendiculaire .... 

{let droits î «nifi une cuurbe qui a dec 
c»urdi>anées orthofonales , eft une cour- 
te dont les ibrciliés &lesordonnéesfi>nt 
■arr'cllcs des angles droit). Foj, Abs- 
eiisE, Ubdonnee, Cousbe. (0) 

Ukthogon&l figint&c aufQ la même 
ihofe que rtélannU, ou qui a des angks 
^it*. /«' Rectamcle. 

QiuinH ce inotre rapporte à une figure 
■line , il Cgnifie qu'un de* cdtés di: la 
Ëjure eft fuppofé perpendiculaire à l'au- 
tre. Quand aa l'applique aux foliiles , il 
(jniBc que Icui axe eft rnppolï periiun Ji' 
ciUire à l'horiron. Cbamicri. ( ) 

ORTHOGRAPHE, £ f., ce mot cR 
Pec d'ori^nc: c'pSîT'faJi'^, de l'adjeÛir 



tufh^. Ce nom, par fa valeur ^tymo- 
loiiiifue t^f^tiifie lioac fcîitturt ou ripréfta. 
tiilim régutitrt. Uani le lan^aj^e dts g[am> 
mairiena, qui Te fontappiopné ce terme, 
c'eft ou la reprélentation régulière de la 
parole, ou l'ait de repréfcnturiéguliéie. 

Il ne peut y avoir qu'un feul fyftfme 
de principes pour peindre la parole , qui 
foit le meilleur & le véritable} car il 7 
auruit [ropil'inconvéniïusà trouver bout 
tous ceux qu: l'on peut imai;incr. Ce- 
pendant on donne également le nom' 
i'/irthographi h tous les fyftêmcs d'écri- 
ture que diffcrens auteur* ont publiés \ 
& l'on dit Varihagrafbt de Dubois , de 
Melgret, de Pdietier, de Ramus, Se 
Ramoaiid, de Lefclache,de Lartigaut, 
de l'abbé de Saini-Fierre , de M. ilu Mar- 
iais , de M. Duclos , de M. de Voltaire , 
fifr. pour dcCijner les fyftvmeï particii- 
licrs que ce* écrivains ont publics riii 
fuivis. C'cii que la régulante indiquée 
pir rétymolo^ie du mot n'cll autre cfiofi; 
que celU qui fuit néccflâitïmcnt de tout 
corps fyftématique de principes , qui réu- 
nit tous les cas pareils fous la même 
loi. 

AuBî n'honore-t-on point du nom dW- 
tha^rnf^t, la manicre d'écrire des gens 
non inltiuits, qni Te rapprochent tint 

Sn'ils peuvent de !a valeur alph^ibcticjue 
es lettres ; qui s'en écartent en quel- 
i cas, lorlqu'iis fe rappellent \i ma- 
( dont ils ont vu écrire quelques mots} 
l'ont & ne peuvent avoir aucun é^^jatd 
._.. différent» manières d'écrire qui ré- 
fultent lie la difi'ércncc d^s genres , de* 
nombres dci perfnnnes , & autres acci- 
dcns grammaticaux i en un mot, qui 
n'ontaucun priiicipcftable, !c qui don- 
nent tout au hafard. On dit Gmplement 
qu'ils ne favent pas Vcrthegraplt \ qu'il* 
'ojit point iVtrlhei^raphf i qu'il n'y ea 
point dans leurs écrits. 
Si tout fyftème d'or/fcug-ritfJte n'eftpaii 
admilTihle, s'il.eneftun qni mérite fur 
tous les autres une préférence exelufive i 
feroit-il pofljble il'en alfignericl le fonde- 
ment , & d'iiiitiquer les caraéteres qui le 
rendent rcconn.iillabte? 

Une langue eft la tutaljté des u&ges 
propres à niie,natTi.n pour exprimer les 
penfées par la v>iix. C'eft b notion la 
plus précife & la plus vraie que l'on 
puilTc donner des lai.gucs ,, p^rcc que 



dt, Google 



7« 



ORT 



l'idàn feul en eft le léddatenr mtnrel, 
tiéceflkire & exclufiF. T^ii^m Langue, 
au camm. D'où vient cette n^efnté de 
ne reconnoitre dans les langues que les 
dMlîant de l'uTage ? C'eft qne l'on ne 
parle que pour itre entendu ; que l'on 
ne peut être entendu , qu'en employant 
les fignet dont ta ligni&cation eft connue 
' X pour qui on les emploie} qu'y 



nombre, on embarraflepirla diftinâion 
qu'il ftudroit en faire , il eft également 
«éceflaire d'uferdes lignes connu^&au- 
torifés par h multitude, '& que pour y 
parvenir, il n'y » pas d'autre moyen que 
d'emplayerceux qu'emploie Ij multitude 
elle-même, c'eft-i-dire i ceux qui font 
autoriHs par l'orage. 

Tont ce qui a la même fin & la même 
nniveifalité , doit avoir le même fonde- 
ment", &re'cTitureeIt danscecas. C'eft 
on autre moyen de communiqncF fes 
penfées , par ta peinture des fous uCuels 
qui en conftitiient l'expreflion orale. La 
pcnfée étant purement intellefluelle , ne 
peut être repréfentée par aucun ligne ma- 
tériel" ou tenfible, qui en ftiit le type 
naturel : elle ne peut l'être que pardeî 
lignes conventionnels, & la convention 
ne peut être autorifée ni connue que par 
l'ulage. Les produâions de la jvain ne 
pouvant être qne dn reiTort de l'ouie, ne 
peuvent pareillement être re pré fente es 
par aucune des chofei qui refTortifTcntan 
tribunal du autres fens , i moins d'une 
convention qui établiflë entre Ie»élé[nens 
de la voix & certaines fiçurcs vifibles , 
par exemple, ta relation néccfTaire pour 
^nder cette Cgnification, Or, cette con- 
vention eft de même nature que la pie- 
mietet c'eft l'ulage qui doit l'sutoiircr 
^ la t^ire connaître. 

Il yaun peut-être des articles de cette 
convention qui auroient pu être plus grf- 
nénuix , ^\nt analogues ) d'autres arti- 
cles antécédent , plus aifés à faifu- , plus 
faciles & plus fimples i exécuter. Qu'im- 
porte ? Vous devez vous conformer aux 
décifions de Tufage , quelque capricieufes 
& quelque î ne nnféqu entes qu'elles puif- 
fcRt VOUS paroitre. Vous pouvez, fans 
contredit, proporec vos projets en réfor- 
me , fut-tMit ii TOUS ivcz (bin , en en 



ORT 

démontrant les avantage*, de raéntgCr 
néanmoins avec refpeâ l'autorité dp 
Tufage national , & de foumettre vot 
idées à ce <]u'il lui plaira d'en ordonner : 
tout ce qui eft raiionné & qui penC éten- 
dre la fphere des idées, uiit en en pro- 
polÀnt de neuves, foit en donnant aux 
anciennes des combinaifons nouvelles, 
dait être regardé comme louable & l«qn 
avec reconnojRânce. 

Mais fi l'empreffemcnt de vrir votre 
fyftéme exécute , vous fait abandonnor 
'' ''ografbt ufuel 

s bien que v._ 

qnes d'être cenTurépar le grand nombre. 
Vous imitez celui qui viendrait vom 
parler une langue que vous n'entendriez 
pas , fous prétexte qi ' 
faite que celle que v 
férieE-vous ? Vous ririez d'abord; puis 
vous lui diriez qu'une langue que vont 
n'entendcE pat n'a pour vous nulle per- 
feftion , paroe que rien n'eft parnit , 
qu'autant ^u'il remplit bien là deftina- 
tion. Appliquez-vous cette réponfe i c'eft 
la même chofe en bit i'orthegrafbe ; c'eft 
pour les yeux un fyftime de lignes re- 
préfentatiis de la parole , & ce fyftême 
ne peut avoir pour la nation qu'il con- 
cerne , aucune perfeâion , qu'autant 
qu'il fera autnrile & connu par l'ulage 
national, parce que la perfeâion des 
figues dépend de la çonnoiffance de leuc 

Nul particnljer ne doit fe flatter d'o- 
pérer fiibitement une révolution dans let 
chofes qui intérelTent tonte une grande 
fociéte, fnr-taut fi ces cfaofes ont une 
exiftence permanente j & il ne doit pas 
plus fe promettre d'altérct le cours det 
variations des chorcs, dont l'exifttnce 
eft pa(&gere & dépendante de la multi- 
tude. Or , l'expreflion de la jienfée par 
I. — ;_ .ji _^„.ir.:^_...ii variable , par- 



X eft nécelTiin 



peut mettre dans l'imagination : virha 
vêlant. Au contraire, lexpreflion delà 
parole par l'écriture eft permanente , par- 
ce qu'elle offre aux yeux une Imace 
durable, que l'on fé repréfente aum 
fouvent & auflî long -temps qu'on le 
juge'il propos , & qui par conféquent 
fait dans l'Imai^ination det traces plus 
profondes ; ^fcrifta maïunt, Ccft donc 
une prétention clumé[ique,queiievui^ 



dt, Google 



ORT 

In mener Xiaitan paiall^lcmcnt avec 
b piole ; c'cft vouloir pervetlir la na- 
tnce des chofes , tlonnei de )a mobilité 
i ccUn qni font f (Tentietlemeat perma- 
■enta. S: de la (bbilicé à cellH qui font 
tffiadeUement changeantes & vaciablesi 
Deiooi-iKias naos plaistirc de l'in* 
«■patibilitf des natures de deux cbofes 
■ni odt faillcnrseotre elles d'antte» rt- 
bttMi fi intimes ? Ai>pUudiflbn^noui 
m Mobaire det avantsgei r^eli qui en 
rïilttnt. Si VirrthBgTiifbt eft moins fu- 
jeCK qncla Toixifubir des changcmens 
^fi>nar, elle devient pai 
pgStaire & tcmoia de l'ancienne pTO- 
. Kociatian des nott; elle facilite linli 
b eonaviàknet des étimologies, dont 
^ a démontre ailLcnrs l'importance, f. 

ÈrTMOLOOIB. 

„ Aiofi , dit M. le préGdent de Broiles, 
kts nitme qu'on ne retronve plus rien 
iuts le foo , on retrouve tout dans la 

firme , avec un pen d'examen 

Éam/b. Si je dis que le mot franijaii 
fM^ vient du latio AiUum, l'identité 
de fi^^fication me porte d'abord à croire 
que je disvraii l'oreilleHUContraireme 
itât fiiîrc juger que je dis F»ux, n'y ayant 
aucune réfiemblance entre le fonfo que 
nous prononçons, & le latin &ito»«. 
E«tre ces deux juges qui Tont d'opinion 
EonCraiie , je &is que le premier eft le 
meilleur que je puiffe avoir en p»r^''e 
entière , pourvu qu'il Toit îppuye d'ail- 
îcnrs i car il ne prouveroit rien Tenl. 
CooTultoni donc la figure, & Tachant que 
faocienne terminaifon franqoife en « a 
été réceminent changée en tati dans plu- 
Icora termes , qne l'on diroît feel, av 
KcTi de fceau , & que cette teroiinaîloi 

. z^u ^t^wO. ,^A^^ e.^nCitmif flanc lp4 



ORT 



77 



compoiei dn mot que j'examine , puifqi 
l'on dit contrr-fctl Se non pas cmtrr-fctai 
je retrouve alors dans le latin & dan» le 
îiaw^is la même fuite de confor 
tfarticnlations : fgl en latin ,/c( ( 
^Ls , prouvent que les mêmes organes 
ont agi dan» le même ordre en formant 
les deux mots : par où ■Je vois que j'ai 
eu nifon de déférer î l'identité du lent, 
phitdt qu'à la contrariété des fons ". 

Ce rai&nnement étymologique me pa- 
nit d'autant mieux Fondé & d'autant 
■Id! propre â devenir univerfel , que 
ron ioit regarder les atticuiatitni cuo- 



me la partie elTeotielte det Ung;net , Se 
les confonnes comme la partie elTcntieU 
le de leur erlbagra^t.' Une articnluion 
diffère d'une antre par un tnoUvement 
différent du même organe , ou plr le 
mouvement d'un autre organe; celi eft 
diftinâ & diftinâif, maisunfon diStre 
à peine d'un autre, parce que c'efttou- 
jours une {impie émilfion de l'air par 
l'auvertute delà bouche, variée i la 
vérité félon les ciconllances ; mais cet 
variations font & peu marquées, qu'el- 
les ne peuvent opérer que de* diïlinC' 
tionifort légères- De li le mot de Wacfr- 
ttr dans fon flafairi germaniqiu, preF. 
ad Gefm. %. X , not. k : Unguas a dif 
USit Jk dijtingm , »( iifertKlia Hnguu' 
ruinât a cen/manlihui , HialrUnruiii > vo- 
calibui. De U auffi l'ancienne manière 
d'écrire des Hébreux , des Chaldéeni, 
des Syriens, des Samaritains , qui ne 
peignoient guère que les confonnes , & 
qui fembloient linlî abandonner au Zfi 
dn leâeuf le choix des fons & de* voyel- 
les ; ce qni ■ occaGouné le fyfteme 
des point) mafloréti^ues, & depuis, le 
fyitême beaucimp plus fimple de Mifclef. 
On ponrroit ttoemcnter cet articU de 
plufieuts autres oofervations auffi con- 
cluante! pour Varthagrafbt nrntlte ft 
contre le néograpbiDne: mais il fufiit, 
ce me femble, en rentoyant aux arti- 
cles NâoGKAFHEE^NÉOGkAPHISME, 

d'avertir que l'on peut trouver de Fort 
bonnet cbofes fur cette matière dam 
les iTonmairet Jraimi/ei de M, l'abbé 
Relier & du père Buffier. Le premier 
rapporte billonqnement les efforts fuo- 
ceiSb de« néographes fïanqois pendant 
deux'fiecles: & met dans un fi grand 
jour l'inutilité, le ridicule & les lncon> 
véniens de leurs fyftêmes , que l'oi» 
frat bien qu'il n'y a de fur & de raifon- 
nable que celui de l'(nti<i^af>tr( uruelle: 
Traité dt rarthap. pag. 7'' Le fécond 
difcute, iveo une impxrtillité louable 
& avec beancMip de juflcITe , les raifon) 

Eour & contre les droits de l'ufage 'n 
lit à' arthefTùfbti & en permettant aux 
novateurs de courir toni les rifquc- '• 



néographifme , il indique avec alTcz de 
circonfpedion les cas où les Écrivain* 
fagei peuvent abandonner l'ufage an- 
cien, pour fe conformer 1 un autre 
plus approchant de la prononciation: 
n". itf , a09. 



dt, Google 



n 



ORT 



Le tnité dogmatique de ï'Brthorrafhe 
pent fe divifcT en deux psrtiet: la Iixi- 
cografhii, dont l'office elt de fixer le* 
caraôerei élémentaires & profadiquci qui 
doivent reprélenter les mots confidcrés 
dans leur ttit primitif, & avant qu'ils 
entrent dans l'enfemble de l'élocution j 
& h ia£agr<fhie, dont l'oflîce ell de dé- 
terminer les ciriâeres élémentaires qui 
doivent marouer les relations des mots 
dans renCimttlc lie l'énoncintion , &lrs 
ponAuations qui doivent déligiier les dif- 
lërcni dentés de la dépendance mutuel- 
le ries fcns particuliers, néceflaires i 
l'intégrité d'un difcours. T. Gbam- 

MAIBE. 

Si l'on tronvoit la chofe plus com- 
mode, on pourroît divifer ce même trai- 
té en trois parties : ta première cvpo- 
leroit l'uCigedes earaâcres éiémenUires 
«udeslettres, tant par rapportàta partir 
principale du matériel de> mots, qut 
par rapport aux variations qu'y intro- 
duifeut les divetfes relations qu ils peu- 
vent avoir dans la phrafe; u féconde 
«spliqueroit rufage des'carafteres pro- 
Ibdiquesj & la troifieme étaliliroit les 
principes fi délicats, mais fi fenllbles , 
de la ponAuition. 
I La première de ces deux fermes me 

Sarait plus propre à faciliter le caup- 
'ail philofophique far l'empire gram- 
natical ; e\& comme la cnrte de la ré- 
gion ortboCTOfbique , réduite à la même 
échelle que celle de la région ortholo- 
gîquei c'ell pourquoi l'on en i fait vùl- 
gc dans le tableau général que l'en a 
donné de la grammaire en (un lieu. 

La féconde forme me lêuible en eSét 
plus convenable pour le détail des prin- 
cipes de VoTtbo^rufhe ; les divifions en 
font plus diftinâes, ft le danger des 
ledites on de la coniiifîon y eft moins 
A craindre. Ceft une carte détaillée , on 
|>eut en changer l'échelle : il n'eit pas 
^iielKon ici de voir les relations exté- 
Ti~'urei de cette région , il ne s'agit que 
d'en connoitre les relations intérieures. 
L'encyclopédie ne doit fe charger 
d'aucun détail propre à quelque lan- 
gue que ce fott en pnrticulier, fût-ce 
même i !a ndtre. Ainli l'on ne doit pas 
f'attendre à trouver ici un traité de IW. 
t>t^apht franijoife. Cependant on peut 
trouver dam les difieicBs volnmei de | 



ORT 

cet onrrege les principaux tnat^riani 
qui doivent y entrer. 

Sur les lettres, on pent confulter lei 
arlidu AlphAHRT, CutACThBES , 

LeTTSES, Voyelles, Consunnës, 
Initial, &fur-tont Icsartrr/ri de cha- 
que lettre en particulier. Ajoutez-y ce 
qui peut fe trouver de relatif à l'aftto^ 

graphe tous 1» meti GSNBE, NOMSKH 
Peksonne . fift. 

Sur les caractères profodiqu<s , on 
peut confulter les artictis AcckNT* 
Apostbofhe, Cédille, Divisiuio > 
St fuMout Pbosodique. 

Sur les ponâuations, cotnm'e la cho^ 
fe eft commune i toutes les langues , 
on trouvera à ' l'urticie PoNCTUii« 
TioN tout ce qni peut convenir i cette 
partie. ( B. 'E. R. M. ) 

ORTHOGKAPHIE , C f. . Ptr/f. fe 
dit de l'art de repréfenter la partie an' 
•lérieure d'un objet, comme la faqaJe 
d'un bâtiment, en marquant les liau* 
leurs & les élévations de chaque partis 
par des lignes perpendiculaires au la- 
Ce mot vient du grec ôjS^i;, droit, 
& yfàiiii , je UltIi , parce nue dans 
Verthegrapbie chaque chofe fe marque 
par des lignes tirées perpendiculaire- 
ment , ou plutôt parce que toutes Itc 
lignes horifontales y (but droites SC 
parallèles , & non obliqucf , comme 
la perfptûiVe. Chan.heyl. (E) 
THOtiXAPHIE, An-lit., cft 1« 
plan ou le delBnd'un bâtiment, qui ea 
montre toutes les parties dans leurs véri- ' 
tables p to portions - 

Il y a artbopriLfhi» externe & irlbot 
graphit intcrnc- 

L'srihopufhie externe , qu'on appelle 
lufli éUvaii.,» , eft le deflin de I* ^ee 
ju du frontifpice d'an bâtiment, le- 
quel préfente fou principal mur, avec ' 

f. riures. Ion toit, fes orne mens, 

ce qu'on peut apperecvoir étant 
placé vis-à-vis du bïti'ncnt. 

L'ortfco^npi'if interne, qu'on appelle 
auiTi caupr ou feilian, cft le plaa ou le 
dclfin d'un bâtiment, tel qu'il pirol- 
t^lt G toute la partie du fruntifpice 
ctoit dtée ; c'eft proprement ce qu'on 
appcll* lu finit, ou en terme de l'art, 

Vichiu^iiphit. y. ICHNOGKAFHIE. 

Pour décrire Vanbi^rirpbic cattme 
d'un bâtiment , tliex uni Ujne A B , 



dt, Google 



I 



ORT 

rr baTe ÇPt ftrjh.^. 13. ) & ï I'od 



bs iurervalles fies portes , Hn fenêtres . 
^c. Sur U li£ne droite À D, marquez 
b hauteur de* principiles parties rifi- 
Va dans la fxce du bâtiment, pir 
fitBipk, les portti. Ira fenêtres, le 
toit, lu cheaiinfes, isfc. & appliquez 
Il re^lr â chaque point de diviuon. Les 
ÏBttriedîans communes' des lignes droi- 
te!, panllclcs aux lignes A B& A D, 
dmriiiineront Vortbtjprafbit externe du 
Utiiccat. P;.ur déciire l'orib*Krapbit in- 
trrTM, (ui procédera de U même ma- 
nière. L'intérieur de \»/igiirf reprifen- 
te Vorthcgraftii interne , ou ichnuj^ri' 
phje, qu'on appelle aittremenc flans & 
lei chiffres qu'on 7 voit expiiment 
Ira^enr & la largeur îles difiëren 
peci^. Ce» longueurs & largeurs l< 
np;«>ni;« fur les lignes A B , AD, 
pu des lignes ponâuées. r. PebsfkC- 

TIÏE, Clamberi. 

OR^rKOGtAPVK, Ferlificatiffn, eft le 
del&n de ta ceupe d'un ouvrage , Aite 
VCTticaleinent on du haut en-bai. Iir.:rt 
à faire connaître les hauteurs, les lar- 
purs dci ouvrages, l'epaiftèur des 
Biuri , la pToFoitJenr des folTés, &'c 

r. PlOFIL. f^) 

ORTHOGRAPÎIIQUE, Âjlr. , ^to- 
jeâion ttrthografhiqut Je la rphere , ell 
la irpréfent:ition des difFerens points de 
b fnriacc Je la fphere , lur un plan 
'^î la coupe par Ton milieu, en Çvn- 
poiint l'ceil à une diOancc infinie , & 
dans une ligne verticale au plan qui fé- 
pare les iIlds héniil'phcres ; c'ell-a-dire, 
ta Inppajanl «juc chaque |>oînt de la 
brface de la fphere fe projette fur le 
plaa dont il s'agit par une ligne per- 
pendiculaire à ce pian. 

On appelle cette projcftion, Orthep'a- 
jH^t, parce que les lignes de projec- 
tion , menées des puinti de la furtace 
{pcrique fur le plan de projeAion, Cnm- 
KDt toutes an-dedans de ce même plan, 
& *]uc tontes ces lignes funt nvec le plan 
de projeâion, des angles droits: C:ir le 

mot eriboprirfkiquf vient des ileux mots 
grecs , e'fS-eî irsit , & j-fsîjii jr iicrii. 
Voyw Pkojection. 

OlTHOGïAFHlQfE, adj., Ptrfpiii., 
fcdri de toiit ce qui a rapport à l'ortho- 
tftftàti aialî OK dit leprcftntation er- 



ORT 



79 



i3>ofn^qat, projeâion artbegrafbiqut ^ 
c'tft-a-dire , celle qui fe Fait par dee 
lignes menjei de l'objet perpendiculaire, 
ment au tableau. K OaTHOGlAPHIB 
6^ Pkojbction. 

ORTHOLOGiE , f. f . , ce mm eft 
l'un de ceux qqe l'on a cru devoir rifqutr 
dans le fr^^i général aue l'on adonna 
de la grammaire, foui le tact Gsam- 
KAIBE : on y a expliqué celui-ci par fon 
ét^malo^c, pour juftifier le fens qu'on 
y a attaché. 

'La grammaire confidere la parole din* 
deux états, ou comme prononcée, ou 
comme écrite: voilà ut) motif bien natu- 
rel de divifer en deuxctalTes le corps eo- 
ticrdes obfervatioDS grammiiii cales. Tou- 
tes cellct gui concernent la parole pra- 
nanrée, font de la première claQls, i 
laquelle on peut donner le nom iVortbjlo' 
git , parce que c'eft elle qui apprend tout 
ce qui appartient i l'art de parler. Tou- 
tes celles qui reg^dvnt U parole écrite 
font de la faconde clafTe , qui elt de tout 
tems appellée orliographt , parce %uc 
c'efl elle qui apprend l'art d'écrire. 
Onpeutvoir, art. Gbammaike, les 

Sremicresdivifions de l'orftaJcï'/r, & en 
livant les renvois qni y font indiqués, 
defcendre à toutes les {bus-divilians. 
Mnis ce qu'on a dit du traité de l'orthogra- 

Che, article Obthografrb, OU peut 
: dire ici île l'orthiiu^tr. La manière de 
la traiter, qui a été expofée dans le pra- 
fpeélui général de la grammaire, étoit 
plus propreâ faire embrafler d'un coiip- 
d.'u;)l toute l'étendue des vues gramma- 
ticales , qu'a les expofcr en détail: & 
pet:t-«tre que les principes dogmatiquea 
s'acco.nmoJeront plutdt de la divifîon 
que j'ai indiquée au mof Méthode, 
en rlquillant lef livres élémentaires 

Ïi'o'iiie celle «ue j'y expofe, (M £• 

OKTHON, Giter., grande rivier« 
d'Afiedans la Tartane. Elle a fa foorc« 
dans le parsdes Mongales, vers les 4^ 
deg. 40 min. dr^fidiilr, &conrt du fuil- 
fuJ-eit aLi nnrd-nord-uneft. Elle vient 
eni'uiiefe jeter dans la Selinga, i todeg. 
il ûuituit, C'eit fur cet bords que le kam 
des Kaicka-Mongales fait ordinairement 
fou féjour. C'eft encore aux environs de 
cette rivière que le kutuchta , ou grand- 
prêtre des Mongales de l'oueft, fe tient 
aprélent. 11 avult auUetviï accoutun-.é 



jt, Google 



80 



CRT 



de camper vcrsKerainskoi & im bordi 
ie la rivine d'Amur ; mais depuis que 
lei Rufles & fomt établis en ces quartieTs, 
H ne paflè plus eo-deq de SeUngiskoL 
C'efi aux environs de la rivière d'Otimi, 
& même vers la Selinga du cdté Je 
Sélinsiskoi , qu'on tcvuve abnndam- 
raent la rhubarbes toute» que la RuŒe 
en ibumit aux pays étrangers , vient 
des envirtins dï cette ville. Comme 
cette raciue eft fart eftimée en Europe 
le tréfbr xle la Sibérie n'a pas manque d 
l'emparer de ce commerce qui pourrait 
étretort svantageuxàlaKnlËe, t'iiétoî' 
fidèlement adminiltré ; car la rliubarbi 
croit en lî grande abandanct dans le ter- 
ritoire de Selingiikoi , qu'on dit que li 
trëfor de Sibérie en vend iufqu'i di) 
nulle livres à li\ fois. (D. /.) 

ORTHOPNEE .Cf., MUee. . re- 
fpîntion courte, laborieufe , bruyante, 
laquelle ne l'epcutfaire que la tête & le 
thorax élevés. Ces attaques Cint di&é- 
tentei les unes des autres , & pério- 
diques. 

Le mot ortbtfnMUi, pfSimUK, arthvp- 
nit. Tient de i^i^, droit ou Hrvé; & 
de tniw t rf/^Ttr. En effet , c'eft une 
maladie dans laquelle on eft obligé d'a- 
voir le cou dans une Ûtuation droite & 
élevée , pour rerpirer. La uécefTité de 
cette polhire vient de la grande difficul- 
té delà refpinition : dans toute autre Gtua- 
tion, le malade rifqueroit d'être rufibquéi 

Cette difficulté de refpircr a pourcaufe 
ordinaire l'étroiteire des posmons & de 
leunvaifTeaux , occaConnée par une in- 
flammation, ou par queiqli' humeur con- 
tenue dans les cavités de ce vifcere. Ga- 
lien dit, comm. II, in Frertbt. qu'Hip- 

Socrate&tousIesautresDtédecins enten- 
tntparrcftba^néct cette eTpece de AyC- 
pnée dans laquelle les malades fe Tentent 
luftoqués , lorTqu'iUfontcouchéià plat, 
& ne peuvent toutefois fe tenir la poitri- 
neélevée, bns avoir quelqu'appni fous 
leur dos. La trachée-artere , continue- 
t-il, qui commence au larynx , & auife 
diftribue dans les poumons , Te dilate | 
ainfi que le cou , lorfque la poitrine eft 
dans une poftnre élevée. Toutes tes 
braiichet difptrfées dans \a fnUiance des 
poumons , parta|;ent en même tems 
cette dilatation, & la capacité in^rlen- 
re de ce Tirccrv ta eS néetfiàirsatent 
kBgDicntéc 



ORT 

De là vient qu'il y a daiu la pêripn< 
monie, & dans toutes les affeélions no 

mées afthmati^es , une artbofnh. E 
arrive auflî necelTairement dans l'efqi 
naiicie Violente, & lorrque les inulc 
internes du larynx, étant en&ammt 
gênviitlepairagede la rerpiration. Da 
cette maladie, l'étroitelle des parb 



depeinei 

(jalien , expliquant « Mfftm. 7^', 
Uli. it ratiant iriéi. in açuL ce qu'Hip]: 
crate entend par, «ritrtBAyîffce, dit q 
c'eitunn forte de dylpnée dans laque) 
le malade ne touKe ni ne crache, mi 
refpiTe avec tant de peine, qu'il rifqu 
roit d'être fuffoqué s il étoit couché hoi 
fontalement. Kous lifons , Ub. FI. 
Efià. que lafoaurd'Harpalide, srolfe < 
quatre ou cinq mois , fut tourment 
^unetoux(cche, d'une n-tbopn/t , & r 
temsi autre d'une fuHbcatioo (i daii^ 
reufe, qu'elle étoit obligée de fe ten 
toujours afliTe far fen lit , & de dorm 
dans cette po^re; que cette Indirpui 
tion dura enviren deux mois, au boi 
defquels elleguéritpar des crachâtsd'i 
■ne grande quajittté de matière cuite r 
blanchâtre ) & qu'elle fut dans la Hiil 
rureufement délivrée d'une fille. 
h'srthofnée peut naître de toute mal: 
die capable d'aEFeâer quelque partie i 
' poitrine, fur-tout le cceur, les gro 
s artères & les poumons. Entre ci 
maladies, on peut compter l'inflamm; 
tion du poumon , les tubercules , les v< 
miques, les différentei matières pol' 
rufes , plitreufes) pitulteufes , puri 
ntes , toute tumeur inflammatoirt 
érélîpeiateufe , fuppunnte, skirrheuf 
dans le larynx , dans les poumons, dat 
la poitrine , l'adhérence des poumoi 
avec la plèvre , â'f. Ces canfei not 
blés (e manifeftent feulement dans 
difTeâioh des cadavres i on tflchr 
loins pendant la vie d'adoucir l 
de ce genre, dont l'orttiepHArérul 
inl^Illiblcmer.L 

Il arrive quelquefois que dans les M 
ladiei aiguiis, putrides, vflrioleur« 
fcarlatines, l'ortf-f^^i annonce une ci 
fe i alors il faut aider la refplratian p 
la làignée. par une abondante boiol 
antiphlogiltiquc parladérivation de 
matière qui ieic la icfpiration. 



t, Google 



, fr, «tni procède fane fnrt- 
htBibnee d'humeurs Tifqiimret, pitui- 
knfct , cacochymei , fcorbutiqiiei , èfc. 
auç;e l'e^acbatioD de en huoicuri , & 
kiT cxare&xoa par tei rc&KUx i 'sa bil- 
Eotiquei, & lespeâorans ippropriés. 

Qiuiul l'ortbofnit vient par m«'taftafe 
iuu le rhuotatilme, U goutte aithriti- 
^pc, In maladies de la pean, la fup- 
pieffios de qael qu'humeur morbifique , 
dt'x^t de procurer la dérivation ans 
paniei ordinaires , on Foimer det-émonc- 
iDirctaTti&cieli. 

VtTtbTfnét qui doit & fiaiETaoce à la 
fp^rathie dam Ici mmx de neri^ , daiu 
la pâffian hyftériquc & hypocondriaque, 
K^ert qn'aa apparfe les Tpabnet, & 
•■'oii Cacitite la rdpiiation par lei ans- 
fini, les nervliu ft le« adaociC&ns. 

ORfUDSIADE , Gmrr. aw. , . an- 
■Lcnne ville de Phcnicie fituée lu bord 
dt la mer, vis-i-vii de l'isle d'Arade. 
fa loin de Tripoli, lleaeftfaît mentioE 
nlirre des Maceabéei ,c.ij,fji;& 
37. Stiabon , Pline & Ptolontëe p arlnit 
fvae autre Ortbsjiadt , quî étoit ime 
nUed'AQedantlaCane. (d.J.^ 

CffiTHUS , Mytb., voUà le nom du 
tUen fidctc de Gcryon tut par Hercule, 
n fiUoît que ce chien en valût pluliean 
i tant égards , pntTnu'HéGode n'a pas dé- 
ifcùiînéde rapporter fort anlongfagénéa- 
iofie && parenté. lUtoitiltde Cerbe- 
R . c« cmcl gardien des enfert , £ c|< 
l'effroyable hydre de lernt. Tons troli 
étoknt tt(t de Thyphon, le plat impé. 
tneiia dcï vents, & d'Echidae, nym- 
litaernonfirueufe, moitié ftn m* " 
tic vipère. Héfiode bods conte', 
trét-beaux vers , tontes ces fornettes. 
Qiie veut-il donc nous apprendre pai 
cctteabrurdefiâion? Je l'ignnre, & « 
a'eft pas ) le chercher que je me calTcrai 
la tite. (D. J.) 

ORTï, G^r.. ville dltaUe d»nç le 
fitriiiMriM V S. Pierre, avec nn ivêché 
&Sraeant An paite , ft itni il ctlnideCit- 
•-Caftrflana. Elle eft près en. Tibre, 
l^imiltesdeRome, 9 de Citta-Cailel- 
lasi , & i 14 de Viterbe. On croit que 
«■eft rHartanum de Pline. Long, 30. 3. 

*(.4»."- (.D.j.y 

ORTIE, articH , f.f., ISH. nat. Bet.. 
(rare déplante i flenr rani pétales , & 
Kapotée tétaminv* f»ntnnie« par un 



ORT 



|r 



•aticé t (tttc flenr eft ftérile. I>es eov- 
bryoni nsiflentrur des indÎTidoi qui ne 
p«tCentpoinI de fleurs, ftliidevicnncnt 
dans la faite chacun une capCule compo- 
{ee de deux pièces qui renferment une 
femen^e. Dans qwlques efpeces les cap- 
fuies {ont réunies en forme de boucles i 
enEn ilyen ad'autrei dontles embryons 
devienneat un fruit qui rcflemblc i une 
pince entre les branches de laquelle un 
trouve nne femence. Tonrnefort, lajl. 

ibrei. Voyez Punte. (/J 

Oktig moiEte, J*mùini , %iKK de 
planteifleurmonopétnle, labiée, dont 
la lèvre Tupéricnre eft en forma de cuit 



tiQênt tontes les deuK i une (brte d 
gor;^ frangée. Le piftil fort du cnlice 
qm eft Mt en tuyau ft partagé en cinq 
parties. Ilcfl attaché comme un clou â 
la partie poftérieure de la fleur, & en- 
touré -de quatre embryons. Ils devien- 
nent dans la fuite autant de femencca 
tliangulilres , renfermées dans une cap- 
rnlequiarervidecaliceàlaflcnr. Taur- 
Hsfort, înft.TH btri. V. Plante. 

Eiitre les frtiti morttt , connues det 
hotani&es fou* le nom de lamitm, ily 
en a qnatte employées dans les bouti. 
((uesî ftvoir, la tta.'Khe , la tongc» 
la [aune & la puant*. 

Vertie mtrle à flenr blanche , lamitmi 
ndgrrt album, Jivt trchangiHca Jlnre tU 
bi>i--J. X. H. IS3, afe» racin«j nom- 
breiitei & ihtenfu. £tle s'étend par niv 
^nd nombre de rejeton» qni rampent 
obliquement fur terre, nrelque comme 
Uirieirthe. SestîfMfontfiiintet d'nnpîeil 
ou d'une coudée , quarrées , BrolTes , ce- 

Eendint fbthles, crcnfes, un peu ve- 
jc« , branchues & entrecoupée*) île 
Ïnelqueï noeuds purpurins vers la terre 
ins les lieuK CKporés nu folell. 
Sctfénilles fontdenu à deux S: nj-pn. 
(ïes, fombrables à celles âtVortif commii- 
neifnais celles du hn ut do» tiges font cou- 
vertes d'un invet court , ftnoopiquant. 
SesftenrsnailTentdesnœiids àpnr^--- 
ncSBX autour des tiçes,? elles font rIT^t 
grandes, d'une feule pièce, en gueule, 
blanches, & plus pUci en dehors qiie 
janne». Ltltvre fiipérieure ou locafqrr! 
ïftcrenfé en manierç de cuiller prniede 
poils , renfermapt en-dclars qnatre pf . 
litet étnminn, deux plm lonpin & 



dt, Google 



t* 



ORT 



Ô-RT 



Àmx pins Murtet. La lerre hffrleiiTe 
eft Jchanorjeen ctcuri elles foDtternu- 
ncei l'une & l'autre en manière de gorge 
bordée d'un feuillet. 

Les Tommcts des étamines font bord^ 
de Boir, &rcpréi«nteiit en quelque forte 
un g de cbilfre. Leur piftil eft un filet 
fourchu , pl^ entre les étamines i il 
i^éleve du rond du calice , & eft attacha 
à Ib partie pofte'rieure en manière de clou. 
Le calice ell ample, érafé en tu yai),canne- 
lé, partagé en cinq Tecmens oblongs, 
étroibi, terminés par cinq petites épines 
pointiKs , mais qui ne ibnt point de mal, 
Le piftil eft accompa^é au fond du calice 
deqoatre jembryon) qui f< ehan^nteo' 
fuite en autant, de graines angulaires, 
unit-'S infemble , cachées dans une cap- 
fule qui fcTvoit de calice à la flcni'. 

L'odeur de eette plante eft un peu for- 
te i on la tronve le lonj des haies^ des 
chemins, des murailles, dans leidccom. 
bret , les builToni , & allez dans les jar- 
dins qui ne font pas bien cultivés. 

Vorlit morte i fleur muge, OU à fleiir 
{lurpurine , iamiiim falàa eilùiifa , fort 
furpurtù, y. £. y/, ilî, ne diffère de la 
précédente que pat fa couleur purpurine. 

Vertu pierti à fleur jaune , lamitii» 
lutivmffatioablMigù^ C. B. P. 331. -6a- 
keffit i ^i urtiea iatrs /en luU» , I. R. 



t feule pièce 



H. iSï . a fes fli 
engueule &jaunes. 

Vartii mertt puante eft nommée par 
'Tournefort, lainitaii furfurtum/irtiâuin, 
Jitia Jiibrctundo , fiot raiaifSs- Dioscnri- 
dH, J.R. a. 183- Sa tagine eft menue, 
fibreufc, non rampante s &s tiges font 
nombrenfes , qiuirrécs, creujês, pref- 
queliiTes, alTi^zhautes, bnncbues pt£s 
de terre , enfuite garnie» d'une on de 
deux paires de feuilles, prefque nue» 
vers le fommet , & hautes d'un demi- 
pied. Sesfteursfontaufommct desbran- 
chex en grand nombre Sl par anneanx , 
d'une Iculc pièce en gueule, petites, 
purpurines , ayant la Icvre infétieute 
marquée Je tiches d'un noir foncé. 

Les calices des fleurs font courts, éva- 
fés , cuiudés, fans pédicules , partages 
en cinq parties > ils contiennent dansJeur 
fond quatre graines oblongues, tria 
laires , brunes & luifantes oiiand 
font mûres.- Ses ièuillcs reftemblent i) 
cclksderorfir , mais elles (ont plus pe- 
tites fie, fluï courtes, mollet, crénelées 



i leur bord, portée* fut des «ittiiea d*ai 
demi-pouce. Tonte eette praote • nu* 
odeot fétide ft défagréable; elJe vieni 
dans les haïes ft fur les niflrares, dan: 
les décombres Se, dans les licu)£ ïncnltei 
des jardins, (i). J.") 

Os'riE MOKTE, Jfrf. mfà,, Vftit 

blanche, fti* qui ne pique poiiït. Les 
médecins modernes recommandent cette 

Etante pour tes fleurs blanches » les mo- 
iilietdu poumon, lestnmeurs ^ tesdo- 
rttéi de la rate, & fur-tout pour arrê- 
ter les hémorrhagîe* de la matrice. Se 
pour cenfolider les plaies. L'expérience 
journalicreikitvoir que ces vertus font 
en effet tris-réelles , quant aux Acun 
blanches & aux pertes des Femmev. On 
fait macérer fes fommités fteuries dans 
de l'eau bouillante en guife de thé ^ & 
on doone un ou df ux verres de cettein- 
Fufion deux ou trois fois le jour- On en 
fait des bouillons, ou bien on fiùt une 
ciinferve de fes feuilles , dont on prend 
une once tous les jours. 

L'oriir Mvrfr i fleurs rou!;cs ne différa 
de la précédente 'que par la couleur Ak 
fes fti^tirs. On dit qu'elle eft utile comme 
la prétédcnte, mais elle eft moins em* 
pluyée. L'orfff merti puante eft auffi 
quelquefois fubftituéc aux deux autres, 
mais rarement. On en recommande d'ail- 
leurs là décoétion contre la dïfen:erte. 
On dit encore qu'étant pilée & appli- 
qnée extérienrcment , elle eft propre i 
4iilîper. toutes fartes de tumeurs, & mé- 
m'e à appaifer les inflammations , déter- 
ijer les ulcérés putrides , ft faire cicatii- 
fer les plaies. Geoffroi, Mat.mH. C'eft 
encore ici une des mille plantes exaltées 
par tous les botsniftcs, & qae peifonna 
n'emploie, (fl) 

Obtie PinuAHTB, Bat. , entre les 
neufefpeces d'ortir finurnirft que diftingue 
M. de Tonrnefort, il nous conricat de 
décrire ici la grande, la petite, & la 
nimaineon la grecque. 

La grande ar(j(pj^an(r on l'ertMCOaii 
mune , en anglois thtcomman ^h^fttf!- 
titttlr , eft nommée urtica urtwi nu» 
ma , C P. B. 133. J.R.H. ÎÎ4. Urtia 
mitgarii miyar. J. B. 3. 44^. Bail 
bi/l. léo. 

Sa ncine eft menue, fibrée, ferpea- 
tante au loin, d< couleur jannltre. £lle 
pniiflè des tiges à la hauteur de trois 
. piedi, qwtTéti, caqneléet, trouée», 



dt, Google 



ORT 

pibteiUi d^n pois pianiiit . crenre^, 
nmtuTet, revêtues de Fraillet oppoTéei 
4(«xàdcnjc , oUongnei, largn, poia- 
'taes, dcatclénen leurs borJt, garnies 
écfUii fort piqnans & brâlinï, atta- 
cbHtàdes qoenes un peu longues- Ses 
flcmBaiflèotaiixfominJté) des tigci & 
da nmtvxx duu les ailTellea dilpofêes 
«a grappn bianchnes , compofces ch,i- 
nne^plaiieiin étatnines fontenuei par 
la calice à quatre feuilles de cooleur 
Intmlê ; CCI âeun ne laitTent aucune 
fiaÏBe apris elles. 

Ainfi l'on diftingoe, comme ilans le 
cfaorre, les artia en mile & femelle. 
l'ortR mâle porte fur des pieds ^ni ne 
Xeoiiireiit point, des cafpoles pointues, 
bfmie* en fer de pique , brûlantes au 
ttnclier, qui contiennent chacune une 
ienence OTile appUtie , luiiànte. L'«r- 
jMfcmelLencpotteqaedesflenrs, & ne 
rroduitaBCUn huit • ^ce qni eft une mt- 
aicre de parier nfitéc feaiement chei te 
VB^ie: car les botaniRes appellent 
ftapfciaentjlnfrjmd^i celles qui nefbnt 

C'x Cmviet de graines, & leurs ièmel- 
ceUetqaien font fuivies. 
Cette poute croit prelqae par-tout er 
rtwhnrt, particulièrement aux lieux 
■accltcs & rablonnëni , dans les haies , 
an» in Saftés , contre le* moraillcs , dans 
fe bois m^me & dans les jardins ; elle 
fleurit en Juin , & la graine miirir en 
JaiHet & Août Ses f«Dllles fe fl^triSent 
•idiaatrement tout les ans en hiver ; mais 
& racine ne périt point, & repouiTe de 
aevrelles fetûllct dis le premier prln- 
fctts. On fait afâçe en médecine, defes 
ncÔKs , de (et feuilles & de fis remences. 
On pent auffi faire de la toile de Tes 
t^ , eoHiine l'on en Fait de celles de 
ckwvte^ L'eriit commune varie qnelqne- 
Im poDr ta coutenr de les tiges, de Tes 
ncinet & de fet fenilles; on l'appelle 
■Ion «rfir rnsgr, crtUjaunt, ou fmia- 

La petite ertir, ou t'srrir griichc, efl 
DMuui^c tirtica urns minar, par C. B. 
f. «31, A parTonrnefort, Itijt. R. H. 
S%y Sa racine eft fimplt, afTez gmlTe, 
Uaaefae, garnie de petite* fibre°, an- 
nuelle. ÉUe ponfle des tiges hautes d'un 
demi-pied, afiez grolTes , qnarréei , dures, 
«nndéet, lameafes , piqnintes , main* 
inâtes que celles de la pf^cfdente. Si;s 
é>>II» naificnt ofipof^ (tcnx à deux , 



ORT 



83 



ptnt courtes ft plus obtufes qne celle* 
de la grande orlit , profondément den- 
letéri le long des bords , fort brûlante* 
lU toucher, d'un verd bntn foncé , atta- 
chées à de longues qiieaes. Ses Heurt 
font 1 étamines dtrpofées par petites gnp. 
pes en forme de croix dans les aiffelles 
des fenilles, de couleur herbeule, les 
unes miles ou It^riles , les autres femeU 
les ou fertiles , toutes fur le même pied. 
Lorfoue ces dernières font pafTées, il 
lenr Tuccedc de petites caprnies formée* 
à deux teuillets appliqués l'un contre 
l'autre , qui enveloppent chacune une Te* 
[nence mei:ue, ublongne, applatie, lui. 
lànte, roulsâtfe. Cette plante croît fré- 
quemment le loHjg'des miiions, parmi 
les décombres des bïtimenE , dans le* jar- 
dins potagers , où elle fe renouvelle de 
mine tous le* ans , ne pouTant endurer 
la rigueur de l'hiver. L'herbe eft fur- 
tout J'ufage en médecine. 

L'brd'fjamaioe , autrement l'ertir grec- 
que , ou ['ôrtû mile , eft nommée nr- 
lica urmi , fibUai firrrtr , prima Die/co- 
ridit , fimiiit Uni , par C. B. P. :3i, & 
parToumelôrt, I. K, H. ;?!!. Ses fcuil- 
les font larges , pointues, profondément 
dentelées en leur bord , couvertes d'un 
poil rude, brilUnt & brûlant. Ses Heurt 
nailTent des ailTelles des Quilles vers les 
fommitét de la tige & des brincht!! , Tïm- 
blables A celles des deux efpeccs précé- 
dentes. Quand ces Btnrs font pailees.il 
leur fuocïde des globules ou pilules ver- 
tes , qnl font autant lie petits fruits ronde 
groi comme de* pois . tout hértlfé^ de 
pti|i»ns, attachés i de longs pédicules, 
compuTés de pluficiirs caprulea qui s'ou- 
vrent en deiis parties, & renferment 
chacune une femence ovale, pointue, 
applatie , lllfe , gliirante & douce au tou- 
cher comme de la graine de lin. Cett* 
plante croit aux paja froids, comme aux 
ipays chauds, dnns les nnies, dans les 
près , dans les bols taillis & ombrageux t 
eft plus rire que tes deux autres, &on 
la leme pour le plaifir dans les 'jardins ; 
elle fleurit en été, & fa graine mûrit en 
Juillet & Aoihi elle ne foutisnt point 
l'hiver , & périt tous les ans. Sa fomtnct 
eft fur-tnut en ufage. 

J'ai répété continuellement, que Ict 

FeuilUs d'orfî» piqnantes font ohargée* 

de pointes lignes qui pénètrent la ptju 

quand on les touche. Se canfeni de U 

Fij 

.,,!., Google 



84 



ORT 



«tral«ur t ite h iloulmr A de l'enflure. 
On croyoit atitr^foi; que ce^ fymptoinM 
dévoient t'nttribucraux pimiaiis ij'.ii ref- 
toicnt dans In blelTiire qails Jairutent, 
m^'S le niicrorcu[ie i découvert quelque 
Bhore lie bien plus étonnant dan* cette 
plante. Il mantre que ces piquant font 
ïbriiié? pour Rgir de la même manière 
que les aigiiitidni dct inimaiix. En efiet , 
chacun de cea piquant efi un corps roidc, 
creux , Se termina dans une pointe tr^- 
ti^iic , avec une ouverture i fou extré- 
mité. Au fond de celte pointe eft une 
vélîctilo pcitucide contenant une liqueur 



liqueur entredan;: la peauicllenrailiiit les 
«ccideni ci - deflut mentionnes , par la 
Dointe de Tes leU : de là vient que les 
reuillesdVtie, (fitaud elles oatétéun peu 
féche'es au. folcil , ne piquent prcrque 
point du tout, (D. y.) 

Ortie, J//.I., on emploie irdifFérem- 
nenl en médecine trois efpeces d'ertie: 
b gnndc *rtie piquante, on ertit com- 
mune 'i ta petite orlit ou ortit grieche ; 
& ï'ertie romaine , ortie grecque , ou 
mrtii mile. 

On croit que Vartit, en latin urtica, 
a ité ainll nommée du mot latin urrrr, 
briller, parce que cette plante eft courte, 
d'un poil (in, aigu & roide, qui étant 
appliqué i la peau , fait éprouver un 
lentiment de trûlure, & excite en effet 
de la ehalcur, de la rougeur, de la dé- 
iLansêairon & des pullules. Ces atciitcns 
(ont padài^ers, & on peut les adoucit 
chez ceux qui font tris-délicats ou très- 
Impatient, en frottât lége'rement la par- 
tie avec de l'huile d'olive ; d'autres dirent 
le fuc de tabac , une feuille d'ertie pilée , 
ou le fuc exprime de la même plante i 
mais ee dernier fecours a quelque chofe 
de myftérieus , d'acexilu, capable d'ébran- 
ler là conGance des penonncs raifonna- 
blet, ficelles qui font verfées dans ces 
matières peuvent conîeânrer avec vral- 
femhhnre qu'un fuc purement extraûif 
quelconque , feroit ici tout aufTi bien que 
te fuc iVertit. Au reftc , cet effet de Vercit 
appli^tuéc k la peau, a été procuré il deffcin 
par les anciens médecins & p^r quelques 
moiii'tnes . & mis au rang des rcITources 
thérapeutiques ou des remeiles. Ce fe- 
cours eil connu dans l'art fous le nom d'ur- 
ftn/i*n. Vsycs UxTlCATioii. ' 



ORT 

Les feuillet & les racmei fftrtit «ti 
un coût fade , gluant & légèrement IVyp 
tique. Le fus de ces parties dépuré pa 
le repos ou à l'aide d'une courte ébulli 
tion . eft employé Fort communément - 
ladofêdedeux jufiju'à quatre onces dan 
le crachement de lang, l'hcRtorragie ha 
bituelle du nez , & le fjux trop abondnn 
des hémorrhoides. Un le donne aiiIK pou 
les Heurs blanches « mais ordinairemcn 
avec beaucoup moins de fuccês. 

L'infnrion théiforme des Feuilles iVerlii 
eft d'aiU>;urs recommandée contre le rhii 
m:itifme, la goutte, la gravclte, ^-fc 
& fa décoAion pour hoillbn ordinain 
pour les licvrei malices , la petite-vé> 
rôle & la rougeole ; its feuilles pilies & 
réduites en catapbfme, & appliiiuées fui 
le cAté contre la pleutéiie, {Te Mai) 
tiius ces éloges font peu conBrmés pai 
rexpérlcncc , &. i'ertie eft peu emptoyM 

On emploie auCfi quelquefois cetU 
plante réduite fous forme de cataphrmi 
pour les aii'eiAions infiammatoires exté- 
rieures, &c'e& encore là un fccourapev 
ulité. 

La femence i'ertii, qui cft peu oi 
point employée dans les prefcriptioii- 
nuigiftralei , entre dans quelque* cona- 
poritinns ofÉcinales, telles que le Iïr0[ 
de guimauve compofé , ronguent mar^ 
tialam, ^c. 

Ortie puante. Botan., genre rfi 
plante nommée par Tourncfbrt gako^s. 



petite ortir putaitr. 

la gnnde eriit puante, F'Ittgfii fre 
ceritr,/»iida,/alcfila, J. S. H. lîî 
pouffe une racine qui rampe fur terre 
ti. donne quelque* Cbret ^les qui fur 
tent de fes nœuds. Ses lige* font haute 
d'unecoudée^demie,quarrées, velues 
ereufes , branchucs. Ses feuilles fon 
deux à deux, oppolÏM, un peu plu: 
lari^cs que celles de la grande orlh ordî 
nairc, pointues, cauvertei d'iui duve 
mol, dentelée* à leur bord, portcei 
fur de longues queues , même celle: 
qui nai Oient des tiges. Ses fleuri 
naiDènt à l'extrémité de* tiges & de; 
raipeaux, difpofées paranneaux écartés 
Se forment des épis longs & grêles 
elles font d'une pièce* w ipieulâ, pur 



dt, Google 



DUT 

ftHaei i Im Icrre fnp^rieurt rtt creàfÉi 
IB caîllcTon , & Diaïqaïe en - deflirt de 
b^ïi blzDctiESi & rinféricurï elL pir- 
te-jîc; en trois , dont le fegment do mi- 
U» t& obtDi, lor^, large , léSiichi des 
itn côtés 1 & les ûeax autres font petits 
ft cDOTts. Les étiDiiaei font parpunnei , 
& lépanJcat une odeur fétide & l'srte. 
Le calice eft découpa m cinq parties, 
infn il en fort un piiUl attaché i U 
fuiie r^itérienre de la Rem en manière 
^ de c'.oa , & comme accompagné de quatre 
' csbfyoBï qui Te changent en aatant de 
sriLKs oblongces , d'une grandcar aié- 
Aicre, nnires qiiand elles font marcs, 
tichces dans le fond du calice. Tonte 
(Rtc phntr ■ niK odenr fétide & fort 
iaâ^iblc : elU eft d'iifage. Elle vient 
cxsmuaément aux cnvirovt de Paris. 
Cette trtîi a uaa odeur fétide de bitume , 
»;c un goàt lilicibe un peu Talé & af- 
tiia^eut. lOn met cette plante aa rang 
4» vulnéraires , & on emploie l'huile 
dui laquelle on a macéré Tes feuilles 
ft in fiviirs, pour la brûhitc. 

La petite ertir puante , naltapjà fabif- 
fra irterât^ folie , jltnt vtrief;ata , J. 
X. H. ilîi jette une racine noueufe , 
TJmrante, inégale & bofTi'léc. Ses tiges 
' t hautes de deux ou ttois coudées , 



ORT 



85 



unpen ronnâttes, velues, nidcs, qu: 
ttet, crcales. Ses feuilles nailTent des 
•miii , op[M>rées. étroites, pointues, 
tcIdcs , molles , traverfées en . deflbus 
fv une câte rougcltre, un peu rudes, 
^entrlées à leurs bords, d'une odeur 
inné, d'nne favmr un peu amerc. Ses 
Énrs font difporécs en épï & par nn- 
anox, d'une feule pièce, en gueule, 

Cnurines , ayant les lèvres panachées : 
r calice eft court, partagée en cinq 
inrtîerG : les graines font au nomhrc 
de quatre, noire*, luifantcs, prcfque 
triupdaJrcs. Cette Haote vient naturel- 
Inxeiit dans les Farrts humides, & fut 
le bord des rnifTeaux. 

l<i feuilles de petite trtie fuantt font 
aancs & Féddes i lent fuc ne cn.nnge preC 
fite point le papier bleu : elles f aroiflent 
tanteeirnn fcJ efTeatid ammoniacal, en- 
tdoppc dans beaucoup d'huile. Un donne 
i cette plante les nêmet vertus qu'à la 
jntédente.iO.J.J t 

OiTiEs DE MEK , poiffons-Benrs, ur. 
•if, 3ifi. ma. Ichtiotag. , infcâe* de 
^ iaat il y a ua grand nombre d'ef* 



patn ^i difierent .entre elles par la for- 
me , par la couleur & par la nature de leur 
ruhftance. Lee anciens autuuis , teli 
qu'Ariftote, Pline, fjfc. prétcndoient qu« 
la plupart des ertirii» mcrrcftoicat too- 

fonrt attachées aux rochers , comme 
es plantes marines. M. de Réaumut a 
reconnu qu'elles avoieut tantes un mou- 
vement progieffif. Il les a divîfées «n 
deux claflcs ; la première comprend 
tontes leseTpecet d'orn'M qui relient tou- 
jours appliiuées contre les rochers î la 
féconde ctauc renferme les urtici erran- 
test c'eft-à-dire, celles qu'on trouve fiot- 
lautes. M. de RéaumuT a donné i eellet- 
ci le nom de gtUt ta mrr. La plupart dH 
«Ttiti de la première elalle le meuvent 
avec une telle lenteur , qu'on ne peut 
reconnoltre Uur mouvement progrilTiF, 
qu'en marquant l'endroit où la partiU de 
Vertu la plus alongée eft k une lertaine 
heure, & celui où cette même partie Ze 
quelque tcms après j elles par- 
I 1 peine la longueur d'un poiice 
heure. Kondelct dit qu'on a donné 
i ces eotps marins le nom ù'crtiti parce 
qu'ils caufisnt une dénHUigiailbn (.uifsnte , 
£:l'emblablc àccllequcl'on rt (Te nt quand i 
touche la plante qui FOr:e k mime 
n. M. de Kéaumur n'a pu éprouvé 
effet dans le: efpeecs à'unirs dt mer 
qu'il a eu occafion lie voir fur les cotes 
de Poitou & d'Aunis. 

11 n'ift guère pofTiblc de déterminer la 
i^ire deees ortiu ii mer , parce qu'elles 
■hangenttréi-rouventdeformcs la figure 
extérieure de leur corps approche de 
celle d'un c6ne tronqué , dont la bafe cil 
ppliqiiéc contre les rochers. Cette bafe 
qui paroit fouvent circulaire, eft aulQ 
elliptique , ou de figure irréguliere ; quel- 
quefois le cane eft perpendiculaire à fa 
bafe. Si. d'autres ibis oblique. Sa hau- 
teur diminue ou augmente a mcfuTe que 
la bafe a plus ou moins d'ttendue ; la 
fur Eace.fupé rien re eft ordinairement con- 
vexe i il y a au milieu de cette furface 
une mivcrture que l'ortir rend plus ou 
moins grande à fa volonté. Pour prendre 
une i.lre plus jufte de ce mjehanifme, 
on peut comparer Vertit à une boiirfe î 
jetons i elle fe ferme de même, mai* 
I intérieur ne forme point de plis . com- 
me Il bourfe. Plus l'ouverture eft grande, 
& plus on voit de parties intérieures. 
Si rm-fie replie en -dehots la partie qui 



dt, Google 



i€ ORT 

correrpond id contoBT d'une bonriè , la 
fdrbce JDtérieuie te trouve alors i l'ex- 
térieure, & l'on voit toutei les cornes 
je cet infeAe, anï renemble dins cet 
état i une fleur épanouie , ce qui lui a 
fait ilonner le nom de foiftn-fiiur. Les 
contours varient ■oD-fculementdanc let 
diftlrenles efpecei d'urlitt ie mrr, nuit 
encore ilu» les individus de U mine 
efpcce. Il y en ■ de veidlities , de blan- 
châtre* , d'autres de couUur de rofe , ou 
d'un brun île difi^rentei telntcE, U y H 
auïlqtiet ortiis dont toute la furfice eft 
d'une It'ule couleur^ d'aatics ont plu- 
{leurs couleurs pu taches ou par raiei 
qui Ibntdiftribuéesou régii lit reaient, on 
irréguliéreuitnL Lei ortitt vertes ont 
ordinaitemL-nt une buide bleue qui a une 
ligne de largeur, & qui t'étend tout 
autour de leitr bnfe. Les ortùs ii nur pa~ 
roilkiit fenfibles torfqu'on les touche. 
Elles fe nouiFiHcnt de la chair de petits 
poilTons Si ie difTilrfnt coquillaccsqu'elli:) 

dont nous avons parU plus hiiut, & 
qu'elles fliiKiflent à mefure de la -pr- 
ieur du coquillage! alors elles rftrtcii- 
feiit cette ouverture , & fucent l'animil 
de la coquille bivalve ouautrej enfuite 
elles rejettent In coquille par la mtme 
ouverture. Les ertitt font des animaux 
vivipares ; caf les petites (brteiit du 
coTpt de leur mvre auU bien formées 
qu'elle. 

Les crf f>( que M. de Réaumur appclU 
gtlie de mtr, diffèrent i tous égards de 
celtes dont nous venons de parler ; elles 
fontd'unefubnance trè»-moUe, quii 
dinaitenient U couleur & toujours la . 
fiflaiice d'une vraie ^elée : li on en prend 
un morceau avec Ick doi^i, la chaleur 
feule de la main fuflit pour difToudre 
cette fubllance , comme une gelée de 
bouillon qu'on mettroit fur le fou. Ces 
gelées font de vrais animaux, dont il y 
a pluDetirs efpeces trii-ditTéreates les 
unes des autres par leur conformation. 
Les indivi.lus de la même efpcce ont 
exafteirent la même fii.'ure : il y a de 
CCS geléen aui font d'une couleur verd^ 
tre , lênblable à celle itc la mer i d'antres 
ont tout . autour de leur circonférence 
une blinde de deux ou trois lignes de 
largeur & de couleur de pourpre ; enfin 
DU en voit aiiiri qui font vcriiâtres , & 
Hvi eut (les uclics brunes é^'ufts. 



ORT 

Le* »rtiti trraHtn ont l'une àct face 
convexe, & l'autre concave, à-pra-pré 
comme un champignon. On diftingne Tu 
la fur^ce convexe HUE infinité de graia 
ou petits mamelons qui font de la méin> 
cauttnr que le rrite de l'erfîi , &<hi voi 
fur l'antre furficedes parties organlTce* 
Il y a un peu aa-deli de fon bord , qu 
eft mince & décoapé , des cercles coiv 
eentiiques , qui ne régnent cependant pu 
tout autour de la circonFérence. Les plut 
près du centre fontdivifés enléize arcs, 
& les extérieurs feulement en huit. Ces 
féparationi font des efpecei de canaux , 
■u rélervoirs, toujours pleins d'eau, 
M. de Réaumur a fait bouillir dans d« 
l'eau une t^elée de mer dont la bafc avoit 
plus de deux pieds de diamètre i elle a 
lonfervé fa figure, mais fon diamètre 
.rétoit plus que d'un demi - pied y & 
fubftancc étoit devenue plus foljde. 

Les gelées de mer Jetées par les vs< 
gUN fur la côte , n'ont plus de monve- 
nient:leschocs qu'elle» éprouvent contre 
les pierres & le lable fnfîircnt fans doute 
pour leur 6ter la vie; alors elles vont 
au ^nd de ^'cau. Celles qui font vivan- 
tes fe foutiennent fur l'eiu par une es- 
pèce de mouvement de contraûion & de 
ililatatJon de leur corps. Elles battent 
l'eau de temi en tenu par le moyen de 
ces deux mouvement [épétés alternative. 
ment , qui fuffit pour les etnpêcher d'al. 
1er au fond. Mhn. it racai/ii-U rcfaU drt 
fcitimi, année 1710, par M. de Réau. 

ObtiB , Mkf, Ctmm. On appelle 
tailf Sortir, la toile qui eft faite de la 
RlalTc qui fe tire de cette plante i elle eft 
un peu grifàtre, & l'on s'en fat te plus 
fbnvent en écru. 

ORTIVE, adjeâ. f-i JA«.., l'am- 
plitude ortive ou oritntali d'une étoile , 
eft l'arc de l'horifon compris etitre le 
point où cette étoile fe levé , & le point 
E. de l'horifen; c'eft-i-ifire le point où 
rhnrifun coupe l'équatcur. Vejtz Am. 

PLITUDE, HOBISON, (0) 

URTNAU , Gée^. , pays d'AllemaEno 
dan;: la Su^be, le long <lu Rhin qui I9 
fépare de l'Alface. Il eft borné S. par 
leBrif^w; N. parle marj^viat de Bade) 
E. par le duché de Wurtemberij ; il coti. 
tient trois villes impériales ; Ufiïnbaurg, 
Gegcnbach &. Zell. Il appartient en pv* 
tic A ta maifoQ d'Autriche , en pinto 



dt, Google 



ORT 

i rév^nc de Spire, & en fmtie m 
amtt i Hman. 

ORTOLAN , ortalma, t m., ffiJI- ma. 
OniA. , oifean qni Tcflemble beaucoup 
t la bngcmnette. Le bec eft court s 
negàiit dans les miles ; U serge & 
k Hitrine font ceadrées ; tout le TcRe 
dcu^e infcrïenrf de l'oifeiu jufqu'i 
h fieiK cR roux. Les miln ont It poi- 
trine im peu rouftitre ; le croupion * 
tmt «mleur ronfle fôuc^ : il y a une 
tacbc jaune iiir le bec. La t^e eft d'une 
eonlnii cendrée verdàtre. Les plumei du 
te ont ie mtlieD noir, & les borda ex- 
tnïcnn ronfiitrec ou d'un cendre ver- 

L'*rt«/a» diSt.-re dti moincanà eollier, 
ta ce «u'il cfi pins roua , & qu'il a nne 
tictie ;anae fnr la gorge. Il ne reftï 

C, comme le ■noineiii à collier , dans 
endroits plantét de jonc , & il n'a pas 
ie cslUer , Raii Ji>no^ nw/fr. aviam. 
Tojea Oiseau. (/) 

Oktolan, iliitr. Ct({/:,«nneman^ 
wdinairaneiit cetoireau qu'après l'avoir 
agnitti dans des voUerei. Lorfqu'il J 
a été TiiMrrrî on certain temps , il ne 
pu«h pins qn'im petit pebMon de graiflè. 
On le fert râti , ou apièi l'avoir Imit 
Imiper pendant une ou deux minutes 
iin% dn jus bouillant ; car il eft fi di- 
Gcat , qae cette courte application d'une 
daknr IJ^ere fuRit pour le cuire par- 
Enumcnt. On pourroit aufn facilement 
renfermer dans des coques d'œiih de 
poult bien réanies , le enire >dant l'eau 



ORT 



S7 



en fout li-ondre, &rJpfter i peu d» 
fraie une des aiagnificenccs de Trfmal- 
cton , qui eft un jeu de Fcftin ifTcz pliû 
Tant. On rafTiifonne avec le Ici , le pui- 
vre & le jns de citron : malgré te *or- 
rcftif, ileftpoi de perfonnei qui puif- 
fent en man-jer nne certaine ^uantiti 
fans les trouver faftidieui : mais fi l'on 
n'en mange que deux ou troi< , on le* 
digefe eommaniment aflez hicv , c'elt- 
i-dire pourtant, Jei fftomaM accouttu 
mes aux rïanctea délicani; car VMehn 
eft éminemment & excluftvement con- 
facré aux fujeti de cet ordre. Les ma- 
nCBuvrei & leipafbni' ne fiuroient j'en 
accommoder. V. GlAIssE , iittt. 

On doit ranger avec Vartetan dam le 
m^me ordre des fujets diétttiquMi ptu< 
Ceure antrei petits oifeaux trèi-frat ^ 
que noDS avons coutume de mi«ger i 
tels que le bec-figue, le ronge-gorge, 
les meuHers de Gafirogne, la nuvetH 
& le rodÎEnol , qni font trè^-gnu ea 
antomne, le gnignard d« fieanccc?*^. 

ORTONE , Giotr.atic,, o'«-w, villa 
du Latium , fituéc lu-deU de TAIgidum , 
Fort près de Corbion, wix environs à» 
Prcnefte & de Labicum. C'eft aujourd'hui 
Ortmt fur mtr , qui a ^té érigée en 
érèchi en 1570 pu le pape Pie V. 

ORTUGUE.r. F., Comm., nonnoie 
de Danneraatck, de la valeur de deux 

ORTYGIE , Giegr. me. , (') petite 
isle iiir la sMe orientale de Sicile, 



(■3 Ceft ainlî que firt d'abord appellée l'iile de Délo». Le jnéme nom fiit 
donne 1 nne isle Gtuée Tur la cAte orientale de la Sicile. Le golfe dont parle 
Virgile, JEm. L 111, eft celui fnr lequel Fut depuis bitie la ville de Syracufe , 
la plas Borïirante dei colonies grecques. Fondée d'abord dans l'iile à.'Ortyeu 

rArchias de Corinthe , elle devint bientôt puiflânte par le commerce & par 
commoilité de fes poils, ft l'étendit dans fa terre Ferme. Par les iifFérens 
accroiOemens fn'eltc reçut, elle fut compofée de quatre parties, qui étoien^ 
comsie antant de villes fépar^n les unes des antres , mais rcunits fous une 
même enceinte. 

L'isle à'Oriygif fnt toujours la partie la plus confidérabla. Située entre tes 
denx {olfes de Syracufe , elle telurroit l'entrée do grand & la commandoii i i 
^oi cuntribnoit auffi le cap Flnuuyrium , i)ui lui était oppofé vers le midi. 
Do ca*al étroit qui la Kpiroit des antres parties de la ville , Faifoit la jonâion 
des deux corps qui ayant des entrées diSïrentei, comrouaiquoieiit aifément 
l'un à l'autre par le bras de mer. 
Ceft far le bord occidental de l'isle qu'étoît la célèbre Fontaine d'Afitinfi. ■ 
La ville de Syracufe eft aujourd'liui bornée i l'itle. On voit encore dari la 
.cUteau une gEolTe fourc: qu'on croit être Afft^fi. Mats k ucr a b^iicQU|) 



t, Google 



8S ORV 

joint» i Syricure pir nn pont, & 4 
l'emboiichure de l'AlphJ«. La footainc 
d'Ar£thure l'arrofoit Virgile noot ap- 
pTend toutes ces chofes : 

Sicasia fr^mta jGtu joctt i^/illa tait- 
■IPlenimyrium uni^um , nomtm iixrri 
"^ ' . Jipbatmjiffiia efi bue , Eli- 



Ortîji., 



Oeeuttas tgiji mai fiéltr mart qui 
On, Areth0i , tt» fitu^ eonflaiiitar 

"Nimiina magna lad j'uE' «Mrromwr. 
Maâà. LUI, V. «91. 
- „ Vis-i-Tïtdes toohen de Plemmyre 
eft une itlc que les premiers habitant 
de la Sicile ont nomm^ Ort^ie. On 
dit que le Renve Alphfe ; 'fui arrofe 
let champs d'Eliile. tinourenx rte «oui , 
t fbntainei d'Aréthufe , Te fraie une 
route fecrete fous la mer , & fe rend 
dans VOrtyfii pour ^ mêler Tes eaux 
Svec les vâtrcs. Lorfqu* nous Fùmct 
près de cette itie, nniic adrefllàmei d(« 
vaux aux divinités qu'on y révère. " 

Cette isle ù'Ortyrii te nomme au jour- 
d'hui VitU iefin Mtrciatio , qui CK de» 
vant le port de Siragufa. 

On fait que l'isle de Délos eft quet- 
quefuii appelle Ortygit , à caufl de 
l'abnndanoe des cailles qu'elle nonrtif- 

fo,>. (D. j.y 

ORVALA, Bftan., Tmdi donuf par 
M. de Linné à uç genre de plante que 
Mieheli appelle, pn^in. En voici les ci- 
riéteiei. Le calice particulier de lafieur 
eft en forme d'entonnoir ^vaGf au fom- 
■ met , tortD & jnrtagé en cinq fesmens , 
dont les deux inférieurs- font plus courts 
que les autres. La fleur eft monopétale, 
& n'eft pas du genre des labiées. Le 
tuyau eft de la t^ngueur du calice; il 
eft droit, long & féparé en quatre par- 
ties. Les étamlnes lont quatre fîlèti de, 
la lonitueuf de la fleur. Les bolTertes' 
des éiamînes font an nombre de deux. 
Le germe dn pilHI eft divifé en quatrej 
le ftyle eft fimyle , & de la même Ion- 
;pieur que les etaminei; te ftigma eft 



ORT 

fendu Cl deux', £ pointu. Les {^^nt 
font au nombre de quatre , & d'Xine for- 
me ovale, coupée en tnanicre de rein. 
Linnxi Gen. pûnt. p. 17g. 

ORVALE, Jîitfas., «'eft la principal* 
efpece du genre des fclarées de Taur- 
nefort , & c'cft celle qu'il déli«:ne fous le 
nom de fclarea fratnifii . Jlere cmrule». 
Sa racine eft unique, lii^eufe, Eamii 
de phjlieurs vfibret papilUires, brune, 
d'un* laveur qui n'eft pas dtfagréable 
& qui échauSi: le palais & la gorge. 
Sa tige eft haute de deux coudées, de 
la grotTcur du petit doigt, qHadrangU- 
laire , velue , noucufe ,. partagée en dn 
rameaux conjugués Se en fautoîr. rem- 
plie d'une moelle blanche. Ses feuillet 
l'ont deux à 'deux, oppofées, portéet 
fur de longues queues, elles font veines, 
gluantes, puantes, ovalairK , 



pointe, dentelées en queii^ue 
manière, & crénelées tout autour. 

Ses Beuri fortent des ailTellet dei 
feuilles. Elles font difpoféet en lonn 
lipis, & comme par anneaux d'une feule 
(iiece, en gueule, bleuâtres; la lèvre 
Uipérleure eft longue , coapéeenFeuille, 
&, cache un piftil grêle , recourbé , um 
peu Taillant , Fourchu , accompagné de 
quatre embryons & de deux étamines 
^rnies de (ommcis ofalon^.;s ; la Icvre 
mFérieure eft divifée en trois parties , 
dont celle du milieu eft cteuféc en cueil- 

Le calice eft un godet en tnyau canne- 
lé, gluant, parta-érnïinq petites poin- 
tes. Les embryons font caché* ati fond 
du calice à Forigine du piftil i ils fe chan- 
gent en quatre groITes gnincs arrondies , 
convexes d'un câté , nn^ideufes Je l'au- 
tre , de coulcni routlàtïe , liffesi a 

Au fommet de chaque t^e font d^ix 
feuilles oppofées, d'une fi«rc & (riniq- 
texture bien différente deslfeutHe* in. 
férienresi car elles font pcfces, crpu- 
fes , larges S leur bsfe, ftn\ qucne , 
terminées par une pointe, ° 
leur purpurine. Ce ' 
forte , p«ante & u 

Itagné fur ce rivage , comme il parolt par plufietirt fnurcies qu'on voit raitUr 
du fond de la mer, & qui groQinbient autrefois cette fameufe fontaine. GAnrg. 
lit Virs. -page i??, ( C> 



dt, Google 



ORV 

Ikfiswdmslei jarttim Se d>ni In vtr- 
fm. Elle eft toute d'u&ge. (D. J.) 

Okvale, J/sl. Tiiid. , toute-bonnet 
fe) ftDÎlki d'arfToic ont cne odcuy qui 
apfraciie de celle iu citron , vive , pé- 
nKTMte , ^aî pane à la tète, & une 
brem amete aromatiqae. 

L'envie cft connut fur-tont dei ca- 
bareden dlcniEniI] , dit Ëttmutter , pour 
fitfificr ttnrs vimi car Us ont coniu- 
BK de cfasn^ec le vin du Rhin en un 
râ Bgfcat par l'infulioD des fleura d'or- 
«df £ de fureui. 

On en fait beiucoup d'u&"e dans les 
ftp du nurd pour Faire de la bierre, 
fûnJ le houblon eft rare, on quand on 
nm lâire la bierrepliis Foite:labierTe 
éâ& préparée eft Fort enivrante, & 
sbire de la zaîeté qui tient de la fnlle. 

Vervaleeft far-tont recommanJée con- 
tre U fte'rilité de caufe Froide , ou l'iu- 
tempéiie froide de ta mitrice , contre 
Ici heurs blaachei Si les vapeurs, fuit 
oploTéc iutcrieuretnent , foit employée 
otôieiiTeiaient. F. UoSjian compte Vor- 
nlc parmi les remèdes inti-rpifinodi- 
«IN ^écifiques. On eu (ait boire l'eau 
iiliUee vn l'inFuGon, «u bien on les 
bit prendre en lavement. Cm remèdes 
fdnent efficacement lei coliques intcF- 
tinales. J. Ray prétend que des gâteaux 
&itii on des tFpeces de beignets pré- 

rb arec les Beurs i'orvale guériflent 
bibleOe des lombes , & portent il 
fraoBr. Ce même auteur dit, d'après 
SchwcnckFeld , que cette plante réduite 
n poudre & prile en ^life de tabac, 
fnerit l'épilepue i elle lait étemner. 

La graine d'orvaU eft très - mucilagi- 
wdê. Le mncilate qu'on en retire efl 
fort rceommaHdé ponr les maladies des 
jeoi- On dit même que cette graine 
atiere introduite dans l'iBil , en fait 
lÏMtïr les corps étrangers qni 7 font 
tombés. Extrait it h Mjt. mii. de 
6c«9roi. Le fnc d'arvab entre dans 
r emplâtre diabotannm. 

ORVANNE, G6^., rivière du Gi- 
finoii, qnlprCDdrafburce'prèsdti bourg 
deSaint-Vale'rien, à trois lieues de Sens, 
ren le couchant : au bout de cent pat , 
cite ^tttournerun Bionlrn , Si s'appelle 
bFiKiaiat irSaiiit-Blaiftjicavft d'une 
ckipelle voifine de Û ronrce; maisau- 
ietÉmi du moulin I elle commence i 
s'>PftUniarivitreitOrvaniu. EUepaOt 



ORV 



W 



enfnlte i Dollot, i Valéry, Blennes-i 
Diant, Voux, Férotes , Fla^: au foT- 
tir de Fla^y eft iint plaine à main 
gauche , qui règne jufqu'aLiprèsde Dor- 
m(ll«. Derrière l'émin:iicc oil etl itai 
cevilla^'e , on àppercoit une autre flaine 
i droite , qui s'étend du cittê de t'ell & 
du nord. C'eft danicettc dernière r'aine 
que Fut donné la batiiile Furnommée 
lie DarmtBt , où Théodebert & Thietri 
défirent Clocairc II en 600, Fnivant Is 
rapport de Frédé^ire. Sufer ArouMum 
!tc fracul a DoromtBo vito fraiio coif- 
jBgentii iiaixenmt. 

Le vallon qui arrofe cette rivkre 
s'appelle le vaSon d'Orvannr, Si. les pa- 
roiflcs qni y font fituées font nommée» 
ks faTBtjftt il lavnlih d" Ori>aBnfi mais au- 
deÙ de Dormelle, la livicre s'appelle 
Ravanni, pcut-ctre parce qu'elle pafTe 
dans un cliàtcan airci diltingiri, appelli 
le cbàtrau de Ravaime. Le nom du châ- 
teau cil neut-être celui même de la 
rivière ditïlTcmmejiljironencé , de même 

311'Aiinoin écrit aufb Son nom en latin 
'une autre manière que Frédéi;aire, 
fiipn- J!u-uiuii Arumnam. 11 eftincoutel- 
table qu'il s'agit dans ces deux auteurs , 
de 1b même rivière d'Oi^'anw, qui plus 
anciennement a dû être prononcée Ar. 
vatmt i ainC il but abandonn'^r la ri- 
vière d'Ovaine , éloignée (le Dormelle 
de plus de huit lieues, qui nrend Fa 
fource à quatre lieues d'Aiixerrc . & va 
fc jeter dans le Levain , an-denii<: de 
Montarftis, & dont le nom latin cil 
Odniù. Le P. Daniel a eu raifnn dédire 
que la bataille de l'an 600 Fut dionée 
fur une rivière qui fe lette dani le 
Lovain proche Motet 1 il ne s'eH trompé 
qu'en lui donnant le nom d'Oiwm, 
aulB bien que D. Ruinart. Ce n'eft cas 
non plus la rivière de V»nne que Vré- 
dêitairc a eoe en vue, comme l'a crn 
le P. le Cointe nprês Faucbeti encore 
moins VAro'éna llin-ielai, du 'puys du 
Miiine. fuyra Dijfcrt. de tf Batif, I. I. 

ORVET , ORVERT , ANVOYE , 
ffi/î. nui., ferpent aveusl'-, *aciUii i 
ferpent dont lamorfure n'eft point dan- 
eereufe. On lui a donné le nom de 
ferfent aveugle, parce qu'il a les yeux 
Fort petits. On le trouve dans les trous' 
& dans les fentes des rochers. Il a 
I ordinairement doiue on qttinM ponce' 



dt, Google 



s» ORV 

Ae loamnt ; il eft de forme ejMniti- 

Jue i il a U tète petite & l'ouTErturi; 
t la bcuche fort sraade. Le corps eft 
couvert en eotlcr de petites inities qui 
font en pnrtîe brunet , en partie blau- 
«het & m partie jaunes. La couleur de 
î'ùrvrt varie connie celle de( antrn 
lérpensirclonleut tge & félon la Ëtiroa. 
On voit dei orvtlt qui ont nne couleur 
jaune cendrée , ou mime blanchâtre ; 
(i'autrec font d'un gris mile de biun 
noiiitre. Le doa t& tonjonn plus Foncf 
qw les autres parties du corps. Les 
couleurs des ferpens font tovjonri clai- 
res & brillantes immédia' 
b mue, qui eft le temps 
gent de pea«. Ce renouveltement ar- 
rive au printemps. A mefute qu'ils 
s'éloignent du temps de la mDe.Ienrs 
couleurs deviennent de plus en pins 
foncées & plus obTcures. yayt» Sei- 

PENT. , 

ORVIETAN . C m-tPharm. , iàmenx 
antidote ou contre-poifon . aîii^ appelle 
parce au'il fnt inventé & débite par 
un opérateur qui étoit d'Orviete en 
Italie , qui eu fit des expériences pu- 
bliques fur lui>méme , en prenant dif- 
férentes dofes de poibn. l^. Amtidode, 
Foison. 

Dans la Pharmaeafit de Chans, il v 
B une méthode de faire Varviftan, ou 
il paroit que la thériaqne de Venileeft 
un des principaux tngréilicns qui y 
"entrent, V. Thkii*q.ijb. 

ORVIETE , (?A«r. mai. , ancienne 
ville d'Italie, capitale d'un petit pays 
dt oiémc nom , an patrimoine de S. Pier- 
le , avec un éviché {uffragant du papt. 
Cette vili* eft fur un rocher efcarpé , 
près du conRuent de la Faplia & de la 
Chiana, à So milles de Rome , 6 de 
Boircna, & lo deVitcrbe. L»ng. 3$. 4f> 
lot. 4J. 49. 

Orvirtt «ft VUrHotnlum des anciens. 
Iiudovico Monaldelco , ^ui fleiirifbit 
dans le treize & quatorzième fiecle , 
natif XOroitte , elt célèbre pour avoir 
écrit des mémoires de fon temps à l'âge 
ii cent quinze ans. 

ORVILLÂ, OrbaviOa , fîAgr. , village 
moitié en Bourgogne , moitié en Comte , 
fur la Ventile , annexe de Setangey , 
fur la grande toute de Dijon i Langres , 
entre les deux villes. Nous ne parlons 
lie cette parojOe qu* pogr refttfier !'«> 



ORU 

mtr de tons nos hiltorimt de FranW 
qui Font arrêter la reine Brunehaut pa 
Uotaire i Orbe, en Sniflè, pour 1 
conduire devant le prince quitenoitfai 
camp à Rhnova , que nos hlftoriens 
même l'abhé Velli , appellent Rian/t 
& qui n'eft autre que Reneve , i bai 
ou <^atre lieues d'Orvillt & à qnaran 
te-trois d'Orbe : toiitei ces fautes n 
viennent que de l'ignorance du local 
J'ai vu les deux endroits. 11 étoit natn 
rd que la malheureufe Brunebantiqu 
venoit d'AuAraHe pour fe rendre i Cb3 
laas-fat-Sdat , fi^ti OrviSt , fuiétoi 
l'tir la voie romainei elle y fut arrêté 
& conduite su camp du toi i Reneve 
dans le voil^nage. 

M. Mille, dans fon premier volnm 
de ïHiJleire dt Beicrgegnt, eft le pre 
mier qui ait rétafaU la vérité des lieux 

CC) 

ORVINIE, G^. «w. ,en latin Or 
viniumi ville d'Itidie dans le territoit 
d'Orviete. Elle devoit être entre Rieti 
Norcia, & les .frontières de l'Abruzz 
ultérieure. 

Denys d'HalioarnalTe , t /. r. 6,di 
que cette ville étoit autrefois la plu 
grande & h plus renommée de tont 1 
paya. Il ajoute : on découvre encore le 
tondemens de Tes mnra , anciens refte 
de fa ntaniifieence , & l'encelirte d 
plufienrs fépolcres qui s'étendent Foi 
ioin'fur les hauteurs; en y voitmêm 
nn temple antique de Minerve, bài 
dans l'endroit le plos élevé de la villi 

ORUBIUM, et ORNTUM, CA^p 
rnic. , promontoire de l'EIpagne tarn 

i;onnoifc , in pays des CaSaici lurnifii 
elon Ptotomée, /. II, r. 6. Ce pr< 
montoire doit être entre le cap Fini 
. terc & l'embouchure du Minbo. CD. J, 
ORULA, Rifi. mt. Bot., arbre < 
l'iite de Ceylan, qui ell ctelagrandei 
d'un pommier. 11 porte an irnlt allt 
fcmblable à une olive , mais qui I 
teminr en pointe par les deux bouts 
fa peau eft d'un verd rougeitre , 1 
couvre un noyau fort dur qui efl pn 
gatif , & propre i teindre en noir. ! 
on écraie ce noyeiu , & qu'on le lalf 
tremper dans l'eau , cette liqueur di 
vient propre à emporter la rouille i 
Fer, 81 elle prend une couleur lul 
noire qnc l'cDct*. ' 



dt, Google 



ORY 

OSirS, t m. , MftbeL 6ai*. , « 
nWv, Ëli d'O&ris '& d'l£, fut le 
Minier des dieux qui résnertat en Egyp. 
tE. 11 icdonU guerre in Titan Tjrphon, 
fBÎ iTDit fait périr Ofiris î & apiii IV 

for le tiAiie de fon père : mail il fuc- 
tmAn dans la fuite foni la puilliince 
iet princes TJtant , qui le mirent à 
■urt Ifis b mcie, qni poflïdoit let fe- 
cteti les plni xam , ayant trouva le 
mp* d'Onu dans le Nil , lui redonna 
h rie & Inî procura rimmortalité , en 
hi appmtaut, ditDicidore, lamidecine 
& l'art de ta divination. Onu en fit 
n bel ulâgc ; rendit fon nom i jamaû 
câebre , & combU l'univen de fci 
bienfaiti. Les figuret de ee dieu acconi' 
panent Ibnvenr celtes d'Ifii dam tes 
jnontimem égyptiens. Il eft ordinaire- 
nent reprifente fous l'apparence d'un 
jenœ enfant , tantdt vêtu d'une tuni- 
qne , tiBtAt eomaillotté & couvert d'uii 
lubit bigvTé en lofange. Il tient de fe* 
deux mains un blton dont te bont ell 
terminé par la tète d'an oifèan ft par 
un fouet. Ploûenri lavant croïentqn'O- 
m efi le même flii'Uarpoonte , & que 
llu & fauttene font que dei TymlMles 
da (bleiL (D.J.) 

ORYCTOLOGIÊ , t f. , 2^. nat., 
TtryStlc^ ou Varjâi^Bpbh , eft cette 
lonle de l'hifïoira naturelle qui traite 
& décrit. ]e< fbintM) car les fomtei 
c'ippeileiit en grec orySa. Sdue ce 
au génériqne , cft comptife la ia6 
àa Tels , des fouftei , de* marbres , des 
pierres eommiinei , des pierres précicu 
les, & dei méOux. M. Ë. Bertrand 
Membre de ptnficurs académies, apublié 
fons le titre de DiSianmâre myâti/^r- 
ma, un diâionnaire univerfet des f^- 
£kt. Il a anœ donné Tons le titre d'Eli- 
mtm toryânlogie , un fyfiéme complet & 
Taifonné dn règne minéral. ( D. J " 

ORYCTOGRAPHIE tm ORYC 
LOGŒ, Bifi. net., c'eft la partie de 
riûftaire nattirellequi s'occupe detadel^ 
crîpdon des (bflîlesi ces mots vienni 
du grec O'fveria/mlia. Ce font des fyi 
nynes de mïn/rahgit. Voyez cet arlicte. 

ORVGMA, ^itis- d'ethnies f tin; 
nom donne i la folu qu'on appelloii 
pins cammanénient BaratbroH, Cet 
■ne lôrte de précipice ténébreux , hér 

if pâattt aa fomsiet & %u fbmJ , >&o 



OS 



>ï 



de percer de tontet parts ceux qu'on y 
jetoit, pour tes (aire périr. Le maître 
desauvrts chargé de cetteexécntion, en 
prenoit le nom, J i^i tS gptr>-MJtri.Potter, 
^rcbjial. grxc. t. 1, cap. a; , t It P* 

. Géi^. ane. , indeone vfll» 
d'Efpagne dans U Bétique. Elleétoittr^ ' 
riche, dans an terroir Fertile', & aux 
confini de* Méteces félon Tite-Lîve , lih. 
XXVIII, c. %, qui raconte de quelle 
manière elle fut priié par L. Scipion, {ter* 
dii ertnd Scipion. 
ORZIL. Fojtx, taoLti. 

OS 

08 , £ m. , AiHt. c'eft une des partie* 
folides du corps, la plus dure , la plu* 
caflànte , laquelle eft faite pour la Ait 
feafe des partiel molles , & pour le fup- 

fort de toute ta nuuliine. F. CobpS , 
AKTIE. 

Tous tes 91 font couverts d'une mein> 
brane particulière que l'on appelle le fi» 
rioflt s Se [ilulieurs d'entre eux font creux 
£ remplis d'une fubftance huileufe, que 
l'on appelle la nfoiSi. Voyez Peuostk, 
Moelle. Le doâeur Havers, dans (à 
deferiptiondesiu, remarque qu'ils cenGEr 
tcnt en petites bandes placées les unes fur 
les autres , qui ont des fibres qui cou- 
rent en toni d'un bout des ât jufqu'i 
l'autre, & qui dans quelques-uns d'en- 
tre eux, ne vont pas fi toio) quoiqu» 
Îuelques-uni n'aient point leur fin ab- 
□luoient marquée comme elles femblent 
l'avoir : mais au lieu de cela , elles con> 
tinuent tranfverfalement , & fclon que 
les 01 font couchés , les fibres d'un ciité 
fe rencontrant & s'uniOTant avec celle» 
de l'antre â chaque extrémité; de forte 
que chaque fibre eft une continuation 
l'une de l'autre , quoique cette condnnv 
tionnefefafTe point uniformément, mait 
illipfés trés-longnes , puifqn'elles ne 



bandes plus courtes les unes que tes au» 
très. Cet petites bandes font diff^rcDW 
ment dirpofées félon les difFérens as : par 
exempte, dans ceux (jui ont une grande 
cavité, elles font coutiguèi les unes aux 
autres de cbaifue cdté , ft trèi-fcrrées let 
unes contre les autres. Dans les es dont 
Ip nvit^s fonï plut fetiteci en dont 



j=, Google 



'»I 



0» 



TintWenr ell rpingieux , plnlletn Sn 
tanilïs internes font placées à quelqnc 
^iftiDce les unes des antres , & ont en- 
tre elles de petites, cellules efleufiss ; & 
ffifaie dans les m dont la civile en: grande, 
on trouve quelques-unes de ees petites 
«ellutes à leurs extrémités. Les ei dont 
Içs bandes font contigué» , ont des pores 
tl fraTer» & entre cet niémes bandes , 
outre cenx qui fervent an paflàga des 
Taiiftaax ângnins : les premiers pores 
(ifiietretit tranrver&lement les bandes, 
& font fur la cavité de la fiithce exté- 
rieure de !>/. Les féconds couvrent lon- 
citiidinalemeat les bandes. Les premiers 
font Utiles entre chaque b.inde , quoique 
le plus grand nombre en fait plus proche 
delacivit^; mais ils ne font piî direôc- 
■nent les um fur les autres, en forte qu'ils 
forment un paflage continué de la cavité 
i la furiâce. Les féconds s'apperqojvent 
à t'aide de bons microfcooes. C'elï par 
Icut moyen que l'huile médullaire coule 
à travers tes bandes ; & les pores de la 
première forte fembknt leur être fubor- 
donnés en ce qu'ils fervent à leur porter 
1-huile, 

M. Moripjjni , oi<;'. ; , fnff Tî , "b- 
ferve que le doâcur Havers ne parte point 
des €bres perpendiculaires qui fe déta- 
chent de chaque tame, & que Milpighi 
«voit déjà oWervées , comme Gagliir.li 
en convient lui-même : d'où il conjeflurc 
que tes pores que Clopton Havers dit 
■voir oblervés dans les lames les plus 
compaâes, peuvent bien avoir été Fer- 
més, parce que c'eft dam un filet perj>en- 
diculidre qu'il ne conDoilToitpas. qu'ils 
s'étoient rompus ; & cela e d'autant 
ptui probable, continue notre auteur, 
que Gagliardi dans fa préface, avertit 
que cela luleftatfivé dans fei première: 
recherches lorfqu'il ; falfoit moins d'at- 
tention , mais qu'il nvoit enRn décou- 
vert que ces filets pafToient par ces trous. 
- LesMfboteffl général plus srosiileuri 
extrémités que dans te milieu , afin que 
leur* articmations foient plut Fermes, 
■& au'ils ne puiflent pas fe disloquer fi 
facilement : mais que ce milieu , qui elt 
le plus mince , foit néanmuins aflbz fort 
pour porter fa' charge, & pour être en 
état de rcfifter )dx accidens. 

Les fibres de cet endroit font plus fer- 
-ées les unet cootn les autres, & elles 



GS 

tt foDtïennent réciproqueinent On peut 
remarquer suffi que l'es étant creux , n'eft 
pat G facile à être brifé que s'il eut ét^ 
plein & plus petit : car de deux os de 
longueur égale , & qui ont le même nom- 
bre de fibres , ta Force de l'un ell à celle 
de l'autre en raifou de leur diamètre. 

F. GÉANT. 

Les 01 font diiTércmmcnt liés & atta- 
chés enfemble, félon leurs diilërensufa- 
ses. Quelques-uns font formés pour être 
mis en mouvement, & d'autres pour le 
repos , S: pour fupportcr feulement les 
parties qui y font attachées. Les ci foirt 
unis & artieulcs. L'articulition ell de 
deux fortes, la iiarthrofi & fyuaTthroft t 
& chacune de ces fortes fe fubdtvife en 

Êlufieurs autres. ^. ARTicui.ATinK , 
iiAKTHKosE. Iljs troisbrtcsd'unioB 
ou de fymphyfe , la fyfarci^i, UJy»^ 
cheniriji, laJy«Aw«/f. V. Sl'MPHVSe, 

Le nombre des a; eft ordinairement ie 
24: , quelques-uns difcitt ;do, d'autres' 
^07, d'autres 31g; maishs anatbmiftec 
modernes le fixent à 548 environ. II y 
en a6: dans la tête, %6 danS'le tronc, 
«4 dans les bras & les mains , & iSi dans 
les jambes & les pieds. Les ditTéreneet 
des nombres des 01, font dans les féC». ' 
nioides , les i{ents & le (lernum. Noiu^ 
allons donner les uomt des dilTércns 01 f 
voyex leur figure & le lieu où ils font 
placés, dans nos piattchii îimatinnii , ft 
leur defcripiion Fous leur article. Le 
coronal ou !'«« du Front 1 ; l'occipital ; 
les 01 pariétaux 3 i les os des tempos 3 } 
les petits as de l'ouïe 8 i \oi ethmotde 1 } 
l'oi fphénoïde 1 î les M des joues 3 i les 
es maxillaires > { les s] unguis 3 i les o* ' 
du nez : ; les cornets inférieurs du nez s i 
les os du palais 2 ; le vomer 1 ; Vos de 
la uiichoire inférieure i ; les dents in- 
cifives s 1 canines 4, molaires soi Vot 
hyoïde 1 , les vertèbres du cot 7 ; du dos 
~ : ; des loJiibes % \ Voi facrum i ; le coc.- 
ix I ; les omo)il.ites : ; les clavicules 
: ; les ciîtes :4 i le Iterinim i ; les pièces 
tes es des hanches 6 i tes clavicmes î j 
les radius :i les cubitus 3; les os du 
carpe 16; du. métacarpe 1%; des doigts 
;o ) les es de la cuirTe 1 ; les rotuLs : i 
les tibia : i les péronés : i les os du tarTe 
lii dumétatarle lOi des doigts as : î48. 
Vojtx-ea la dcicrtption à leur article pttw 
ticutier. 1 



dt, Google 



os ■ 

Oirtre les »t fiHkmoïJts , qnc l'on dît 
krc a» nombre i^e 48 . le'maiiidre de 
tnn^ tn » cft l'arbiculaire , & le plut 
Xr« dt le fémur. Quant î la maiiiLTC 
Seat In es s'«liiHeiit, vvjti OssiriCA- 

SlbK. 

Oa ien)3r^i:e fur les o;, oittrc leurs 
tkt'dci internes, des cavités externes, 
fcifcrynit à lei:rarticuliitiDn-, telles Tant 
b cari» ciit>Io[iIe des »i des tslts , Il 
ca^ii: gléauiiJe lie l'amoplMe, â£^e. D'au- 
tït TetTeiit \ Jéfen<lri.' Ict pHctiei molles, 
ct-uDC font lus fiifles otliituires, dnnt 
kfincllet les yens font placés , le cràiie 



n y a infli FnT les ot difîerentes émi- 
■eneti qui , en Jonnapt attache aux mnf- 
des , fervent i étendie leur aclion en 
ks claignanf du, centre Ju mouvement. 
Eatrc ces cminences les iiuei font eqnti- 
jBês à IW, & s'appellent ^^tj/f»! les 
ntres font continues, & on les nomme 

tEPIPHVSE. , 

'Os SUKNVMERAIIES , Anal., tel 
• Dominés firmumèrBiTci , el/fs ou ^ 
■aannana , fnÎTent , quand ils fe tran- 
vnt, la même analoiùe que les autres 
n éa erftoe. Comme ils font partie de la 
tcôtr du crâne, ils femblent plus grands 
n-dchayi qu'au-dedans ; & plus le crlnc 
ta ils fe tronreot eft fpais, plus leur 
liD&ce interne eSt petite à l'é^td de l'ex- 
terne. Les dents qu'ils avoic^t d'abord 
Evécs dans les deux tables, dUparoif' 
I pcD-à-pen de la table interne; & 
kor union avec le» autres es , ne «'y re- 
n»que que comme une ligne. Il leur 
imve encore avec l'ûge , ce qui arrive 
nx antres «i du crtne, c'eft Je s'unir 
avec eux ea-iledans , pendant qu'i ta fur- 
face convexe ils eu paroifTent diCtingués -, 
de Carte qu'on jugeroit d'abord qu'ils ne 
pénètrent pas , & qu'ils n'ont jamais péné- 
tré daos la concaviti du crâne. 

Je ttc nie point pour celaqii'il n'y ait 
4e ^titi al JurHHaiérairis , qui ne s'ctcn- 
ient p:is jufifu'au- dedans du crine. M- 
Uonanlil dit avoir vu des m funmmi- 
ratm tnut-it-f^it diSëiens de ces dec- 
aîeri. Ih étoient i l'intérieur du crâne, 
M s'éteadoient pas iiirqu'^ à la table ex- 
terne, &- étoient 1 l'endroit des futures. 
Ds tombent ordinairement , quand en 
Jiauwte 1» piesof du «ràaci A tort 



OS 



9i 



n Tcnu»te ces pitcei , An «nJt , faiM 

; trop d'attention , que le vuiJe qu'ill 
ont laiiié en le dél.icbant , eft ciuy pac 
U rupture d'une deuL (D. J.) 

Aiiitian à cet artkU , far JU. U htrtn 
DE Halls K. 

L'« lonE^eft compufé de fon corps A 
des épiphylet, la ftruifturc n'eft pas U 
même dans l'un & dans l'anire. Lti m 
courts , les vertèbres même Si tes ot du 
baffin ont en général la même Itruâur» 
que l'épi ph3fre. 

Le corps des (1 longl des extrémité* 
eft compofe de lames placées les nncs 
fur les autres , & l'upiréei par des fentei 
longitudinales, qui ari^ilnairement étoient 
remplies par des vailTeaux : ces fentes par- 
tagent lalsme&y diitinsnent les tihret. 

Les petits clous deltinés à lier Ici lamct 
des 01 n'cïiftent certainement pas, Maii 
on doit à Gagliardi la dégradation ftrc 
ceflivc des lamei intérieures. Elles com,- 
raencent par être creufées de petites fbf. 
fettes : des lames plus internes eneora 
ont des trous au lieu de ce* ^(Tettes: 
Ici fuivantes ne fgnt plus que des réfeaux 
de libres offeufes difFétemment entrela- 
cées , & qui avancent librement dans I» 
çavitejderoj. Pins elles approchent de 
la moelle, & plus ces fibre* font fines, 
& Ici mailles du réfeau plus Uches & 
plus, ou Ter te s. 

Le tuyau de J'at eft pins ample au mi- 
lieu f il fe rétrécit vers les extrémités. 
C elt tin cylindre Rraifleux feit par mm 
membrane cellulaire , & rempli d'une 
graiffe molle. Le périofte interne eft Aau. 
teuK encore, il me femble du moins que 
la malTe entière de la moelle fc détache 
fort aifement des parois de l'or. 

L'épiphyfe dilière du corps de l'or, par- 
ce que la creùte, ofTeure , dont elle ell 
revêtue, eft tris-mince, & que tout It 
rcfte de Vos n'eft qu'un tilfu cellulair» 
affei plem d'alvéoles revêtus d'une mem- 
brane vafculeufe â; remplis d'une hti- 
meur rouge plus aqiKafe que la moelle. 

Les os du carpe , du tarfe , les vertèbres 
ant à-pen-préi la même ftroâurc ; le» 
iôtes ont la croûte alfeufe phii ipalffe. 
Les or du crine ont les cellul es intértenret 
alTei Tcmblables dins jnelqnea si, mais 
beaucoup moins épaitles & moim nom^ 
breures dr.ni .(autres. On appelU eei oel . 
Iules iU£tMi. U iTtaa a d«^ itoAtn «t 



dt, Google 



s* 



ose 



ffiriii)f>ofccpt[rcrparlcc«)(reo<i paint 
fixe autour duquel 1« pendule »fciDe, 
Si qni cil perpendiculaire au plag où {é 

faUrorcillation. T. AXE. 

Si l'on fvlpcnd un peiiilQlt Gvple en- 
tre deux demi-c jcloides , dont Us cer- 
cles i:énératcurs aient leur diamètre égal 
ï la moitié de la longueur dif fil, toutes 
.le! olciUatiom de ce pendule, grandes & 
petites 1 feront ifochrones , e'eft-à-djre, 
relêrontcntemiétal. Z'. CvclqÏbk {t' 
IsochbOne. 

Le tcms d'une n/çtUatûm entière dans 
vn arc de cycioïde quelconque eft au 
teinsdc ta defcentc perpendiculaire par 
le diamètre du cercle générateur, comme 
la circouFÉrence du cercle eft au dii- 
metre. 

Si deux pendules décrivent des arcs 
fcmhhbles , les tems de leurs afcUlations 
.feront en taifon fous-doublée de leurs 
longneuti. 

Les nombres d'ordUalleni ifochrones, 
faites par deux pendules dans le vaimt 
temstontentreeux en raifon inverfd du 
tens que dprent les qliiUatiani prifei 
ieparément. 



tifcillitiiini du pendule Ûmple , c'eft-à- 
dire , du penûule campoië d'un feu? 
poids A Fort petit , & qu'on regardeeom- 
mcunpointi & d'uneven^eou fil CA, 
fig. î*;, mfihan. dont on confidcre la pe- 
fuiteur ou la nra'T: comme nulle. Il elt 
beaucoup plus difficile de déterminer le 
loix d'un pendule compofé , c'ell-à-dire 
.les ejcillatiani d'une verge B A , fe. as , 
que Ton r^arde comme fans pefanteur 
' & fans maftc , 8c qui efl charsée de plu- 
fieurspoidsD, F, H, B. Ueit certain 

3ue cette verge ne fait pas Tes iifciUatims 
e la mime manière que s'il n'y avoit 
În'itn feul poids, par exemple B; car 
upporons qu'il n'y ait en elFet qu'un 
poids B , ce poids tendra à décrire la pe- 
tite ligue BN au premier infhtnt: or, 
t'ily avoitd'auties poids enH, F, 0, 
' ces poids tcnJroientlt décrire dans le mê- 
me inlbnt les lignes H M, FL, OK, 
' égales àBN; de forte i{ue la portion DB 
tiela verse dcvroit fe trouver en KN, 
^ & par cauuquent la portion ADfe trou- 
vcToit ùans la fitiiation A K : or cela ne 
. feMurrAitfoiicEinsque la verge AOB 
bbfiUtenO} & cymaie on la fupEulê 



ose 

iofltitïble, ilelldoncimpofliUé qsc 
poids B , H , F , D , décrivent le« 
gnesBN, HM, FL, DK, ftfc. m 
il Faut «ue ces poids décrivent les Ugi 
"C, HI, FG, DE, qui foient tel 
le la ver^c ADB conterve toujoiit 
ns fe plier , la forme d'une Jro 
A B-C. Or on peut imaginer un pcnJi 
fimple d'iiue certaine longueur, < 
fjlle fes ofcillations ilans le tems que 
pendule compofé ADB fait les ficnn> 
AinG la difficulté fe réduit à trouver 
leur de ce pendule fimplc . ce q 
i mjme ehofe que ce que les gi 
es appellent trouvtr le cintre i 
ciltathn. 

Le célèbre M. Huyghenseftleptemi 
, li ait rérohi ce problème dans fon exci 
lent ouvrage de horaiagio efiiUntûr. 
Mais la méthode dont il l'cft fervi po 
le refondre, quoique bonne & exaéïi 
étoitfufceptil'lc de quelques difficultés. 
Toute la doftrine de ce grand géom 
trc fur le centre î^cillatian , elV fonii 
fur l'bypothefe fnivantc : que le cent 
de gravité commun de pluGeurs cor 
doit remonter à la même nauteur d'où 
cil tombé , foit que ces corps foient un^ 
on iïparés l'un de l'autre en remontan 
pourvu qu'ils commencent à remont 
chacun avec la vîtefle acqnife par 
chute. V. Centie de gkavitë. 

Cette hypothefe a été combattue p 
quelques auteurs , & récriée par J'a 
trcs comme fort douteufe. Ceux mên 
qni convenoi'eut de la vérité , ne po 
voient l'empêcher de reconnoltre qu'el 
étoit trop 'hardie pour être admite fa: 
preuve dans uDefcience oii l'on démo, 
trc tout. 

Ce même principe a été démontré d 
puis par plulieurs géomètres, & il n'( 
autre cbofeque le^meuxprincipecont 
autrement fous lenom de conjirv^ion d 
farcti vivri , dont les géomètres fe fo 
fervis depuis avec tant de fucoès dans 
filutiandesproblêmesdcdynamique. I 

DVNAMIQ.UE, FOSCES VIVES- 

Cependant, comme le principe de A 
Huyghens avoit paru incertain & ind 
rcA à pluficurs géomètres , ces confid 
rations engagèrent M. Jacques ïterbou 
li. profeflèurde m athéma tiques i Bil< 
motten 170;, à chercher une folutic 
du problème dont il s'agit. Il en trout 
uae aQ«a tmple , tirée 4el> nature 1! 
levier , 



dt, Google 



ose 

Iniff. &Iifitp«rtiitre daiulci Jttimai. 
mkhndJmiedttfiieneti it Farii, in. 
iniTo;, Après fx mort, fon frcrejein 
Eeiiallj B[ imprimer dans 1« mémoires 
it\immt>eitiitnie, année 1714, une 
un (blntiondu même problème, cn- 
«cplmbcilt ftplus ample. Non) ne 
^anpaiatoubljerdeiiïre, qu'environ 
ùmlf Biiat tems M. Taylor, célèbre 
^«KtR angtois , trouva une rolution- 
iffltjv^fèinblable à celle de M. Ber- 
M, &UStparoltre dans fon litre in* 
litiJt Mithniui incrtitmloram : ce qui 
falilaiit d'une difpute entre les deux 
{iuKtin, qui s'accuferent réciptoque- 
«H it s'être pillés. On peut voir tes 
pncsdcceproGès dans les aftes JeLcip- 
kdei7ii. & dïm les Œavrtt it A. 
loMalli, imprimées à Laufanne in-4*. 
ai;t3. Quoiqu'il en foit, voici le pré- 
Diitii Uicorie de M. Jean Bernoulli. 
Ekcmlilh en général i chercher d'a- 
Ind qntUe devroit être la gravité dans 
npadole fimple, de même longueui 
(•Itcompofé, pour que les deii.fpen- 
Ua SlTcDl leurs efciUathnt dans un 
tuéjil. Il But pour cela que le >>m- 
"Otiei deux pendules foit le même; 
nfûieiu lieu de ce pendule Hmple d'il- 
Kl»D"BtHr connue, & d'une pefiinteur 
k^iK, M. Bernoulli fubltitui 
)QJiile &mple , animé parla gravité 
BnriUe , & il trouve aifément par 
* fimple proportion la longueur que 
« gnuregu pendule doit avoir pour 
wtUt ïibrïlions en même tems 

QmiqDeU méthode de M. Bernoulli 
wiffciiiniple, elle peut encore être 
ufliEte , même en failant tifage de fon 
PMpc, comme je l'ai démontré dans 
"" Traiti dt iynatHiqul , L II, c. 3,. 
MI.I; &)'>J d'ailleurs donné en même 
toinntintthode particulière ectrême- 
"CT Impie ponr réfoudre ce problème. 
innMt idée de cette méthode. 

Il tftctrtain que les corps B, H, F, 
fl. ncponvant décrire les lignes B N , 
5"i 'L, DK, décrivent des lignes 
?'^-HI, FG, DE, qui fontentr'eU 
Jiwanie les diftancw A B , A H , A F, 
IB.ittpwnt de furpenlioniA; d'où il 
'«mt que tonte ia difficulté Te réduit à 
"«"litre une de ces lignes comme B C ; 
"w litn dt ruppofer que les corps B , 
"l 'i D , tendent i te mouvoir avec 



ose 97 

letTltefln BN, HM, PL, DK, on 

pcutfupporer . ce qui revient au même , 

Îu'ils tendent a fe mouvoir avec les vitef- 
rs BC — CN , HI — IM , F G + 
GL, D E + EK i & comme de ces vi< 
teCTes il ne réitéra que les vltefles B C , 
H I , F 6 , DE, il s'enfuit que fi lei 
corp« B, H, F, D, n'avoient eu qua 
lesvttefle! — CN — IM, GL, EK, 
la verge A B feroit demeurée en repos. 
feytx DVNAUiquE. Donc pur la natu- 
re du levie- on aura — .BX CNx AB 
— HxIMxAH+FxGLxAF+ 
DxEKxADi^o. Or dans cette 
équation il n'y a qu'une feule inconnue , 
puifqu'en TuppoEant BC donnée, tout la 
Telle elt donné ; on aura donc par cette 
équation la valeur de BC, étpar le rap- 
port de BC i EN, on connoitra le rap- 
port de la vltelTe du pendule comporé è 
ccUe d'un oendule Gmplc qui feroit de U 
longueur de BA; d'où 11 s'enfuit qu'on 
trouvera facilement 1% longueur du pen- 
dule CmpleifochTOne au pendule compo- 
fé, en cherchant uiuiendule dont la lon- 
^leur Toit ï AB cd&aie BN elt i BC. 
f'ojM fur cela mon Traitiit dynaitii^ia, 
1. 11 , ch. 3 , probl. I. Vous ; trouvères 
d'autres remarques curieules fur le pio- 
blême' dont il s'xgit ici. 

Crntri à'qfciBathn d'un pendule, eft 
donc proprement, fuïvant ce ^u'on vient 
de dire, un certain point pris dans ce 
pendule, prolongé, s'il eft nécenàire, 
& dont chaque vibration fe f.iit de la 
même manière que fi ce puint feul & ifoltf 
étoit fufpendu i la diiUnce oil il eft du 
point de futpenfion. 

Ou bien, c'cll: un point tel que, fi 00 
y fuppofe runaOée toute la gravité dn 
pendule compofé, fes diSiiienles «/W£»- 
f l'ont fe Feront dans le même tems qu'au- 
paravant. 

Ain&UdlftancedecepoJntau pofntde 



On appelle auflî en général tfàBalien 
lemonvementd'nncorpsqui va ft vient 
alternativement en fens contraire comme 
un pendule. Ainfi, par exemple, un 
corps folide placé fur un fluide peut 7 
^1 4<i 4/cTA<fn>" • loil^ne ce U^iif 



j=, Google 



s8 ose 

n'efl pis en repos parlait j fur quoi vtgira 
Flqttee. (O) 

OSCILLATIOM , Jaliq. fTW?. S/ 
rem, , erpccedebilancemcntqiic les an- 
ciens avoient imigiaf pour donner une 
appareocedefé^lturei ceux qui fe il£- 
faifoient eux-mémei ; nron crojoitqne 
leurs manïS ne pODVoient jouir iTaucnn 
repos. & Von y remédioic pat VafciUation, 
qui conlJUaitlattacheràunecordet, nne 
petite figure qui repr^fentoit le mort; 
on balan(;oit enfuite cette figure dans 
l'air, &enfinonIui bifoitdes fun^tail' 
les. Dans le beau tableau de la priTe de 
TroïeparPoIygnotte, on voit, ditPau- 
Tanias, Arîadoe aŒ{e fur une roche. 
' £lle jette les;cux fnr Phèdre (a rtrut, 
qui , e'ievée de terre , & fitrpendue à 
une corde Qu'elle tient des deux nuins, 
femble fe balancer dani let airs. C'eft 
ainfl, continue l'hiltorien,' que le pein- 
tre a voulu marquer le genre de mort', 
^ont on dit que lamalheurcuGi Phèdre 
Snitrn jours. (D.J.) 

OSCITATION , C f. , mot francifé 
ia latin ercittttio, qu'on cmploiequelque- 
Fois en médecine pour iàillmrnt. V. 
Bâillement. 

I 08CLAGE, Cm. , /nri^.. ftparcor- 
luptîon , aciâge, eufcUigt , auclagt, & 
ontlage, du Utin ^'cuÂhm, ell le nom 
que l'on donne au douaire dans qoei- 
qnci contâmes , comme celle de U Ro- 
chelle. 

Ce terme parott venir d* ce ^uj fe pra- 
tiqnoitautrefois-chcz les Romains. Api^s 
que les futurs conjoints avoient été ac- 
cordés , ils fc Jonnoient réciproquement 
unbaifer, quifairoitpartlerie lacérénu». 
nie: ce baifer étoll nommé ^culian. 
Celte ciérémonie étoit fuivie des préfeni 

Îue les futurs épons fe lâifoient l'un ) 
autre, &: comme le baifer, afeuban, 
étoit regardé comme le gage du mariage, 
tes dons fiuts de lu part du Futur épou 
ctoicnt cenlift Faits frt afaita , ce qi 
leur a apparemment fait donner le noi 
d'qfclagt, dans lej coutumes dont on a 
pa«(é. 

Le droit d'o/c^e tient lieu dit douaire. 
& relTemble plus particulièrement i 
l'aagroent de dut. 

Dans II coutume de la Rochelle , Vaf- 
chgtttt de la moitié de la dot qui entre 
en communauté, ce qui t'ippêUc fim 



osç 

Il n'efi pat dû Isns ItipalatiiMi , ts 
luelle ne peut être faite que par contra 
le mariage ) il n'ilieu qu'en cas de re 
lonciation i U communauté. 

De droit il ne fe régie qu'à proportiar 
de la partie de la dot aâuelle qui entr 
~i communauté, mais en peut par con 

intion le rendre plus fort 

11 efttoujours dû i la femme Eus re 

La Femme pent tonjonrt le demander 
quoique la dotn'ait pas été pavée, pooc 
-I qu'elle fût réelle- 

Le douaire &1'o/cto|re peuvent eoncou 

r enfcmble lorfqu'on êft aînlî conveni 
par le contrat de mariage. 
' Il n'eft pas ordinaire di ftipuler un «/ 
ciifr en ciu de fécondée noces de la ^m 
mci cependant cette convention n'el 
paiprohibée. 

Enfin l'4fi/i%(n'eftdûque par le décè 
du mari. 

Îui concerne ce droit, rejix , 
eLauriere, & M. Valin.'e: 
fan Ccjiimml.furhceututiititbiRacbtB* 

OS<fepfiÔRIES , C F. pL, Bifi. taie. 
fîtes inllituées par Théfée, en mémoit 
defaviâoire Tur leminotaure, par h 
quelle il avoit délivré les Athcniens d 
tribut de fept jeunes gens qn'ib et 
voyoient tons les ans en Crète, pou 
jtre dévotes pu ce monftre. V. MiNC 

TAUKE. 

Le nom A'qfcapheries vient des mol 
grecs tsxK tranche it vigni chargée d 
grappes, &ai(ajffme. Plntarqne d 
qneceifétes Furent ainQ nommées, pai 
ce que Théfée les infKtua i fon [etoai- 
Athènes, & qu'on étoit alors dans i 
tems des vendanges ; & d'autres par( 

Si'elles furent initituée» en l'honneur d 
inerve & de Baccbus qui «voient aflîF 
Théfée dans cette entreprife; quelque 
uns veulent qu'on y honorlt Bacchns l 
ArMdne. 
Dans les efeefhoritt , tons Its jeun 



temple de Bacchus& à celui de Mine 



mier étoit déclaré vainqneur, & oSïi 
imfacrifice en verfint une liqueur q 
étoit contenue dans une phiole, & cot 
pofécdc via, de miel, de Fromsgi 



dt, Google 



ose 

ie Seim & «Thnile. Vot» Oscho- 
raotiES. 

OSCPIUM PACIS, l n. , Tbht , 
bâbiik paix i c'ctnit autrefois Ift coa- 
tiae duû l'égtife qne peaiUnt la cétï- 
bnncKi àe la melTc , aprii que le prêtre 
tnut ^ilx coiiiecTatiun & proféré ces 
paiola , fax DoMiiu veUfcum, que la 
ran ia Sei^ear fait iveo voui, les 
uefei i'einan{rk)ii:at lei uns les autres, 
ctimi'ïppelloit le hai)tr it faix. 

Afràque cette coutume eut ité xbro- 
(K, onenintnhtuiiit une autre, quieft 
fne le prêtre ayant profL-ré les paroles 
ckddfiK , le Uncre on fouï-diacre don- 
■Mtàbaîferaa penple une image qu'on 
tppcUoicbfjîx: c'eftcequife pratique 
CKore en partie dan* l'^life de Paris, 
M, après Vagitus Dâ, deux icaly tes oi 
cn&iude rhoEiir vont préfcnter à baifei 
id cterge une efpcci.' de reliquaire. 

04ns d'autres diocefes, aux meSés fo- 
leanetles, le cclébnnt, après l'q^iM 
Ai, donne le iaifcr ii faix ta diacre , 
faloidibat, fax tibi, f rater , &f eccU 
ftpoB» Dri. Ct.'lui-d rtpund , i^ nu 
Aôkatiio. Le diacre la donne enfniteai 
jgniiacre , p"'' i» premier chorifte . 
tàai-â au fécond & ceux-ci donnent 
diKondelcaccotéle iaifer df faix i l'ec- 
defcafttqae qui occupe la première ftole, 
cdui-dàfoQ voifm, & afnli de fuite, en 
répétant les mêmes paroles. On voit que 
eette eérémooie retient l'Idée de l'union 
& de la charité que la primitive églife 
eiieeoit entre fct enfans, 

QSCULATEUK, adj., ff/om., rayon 
^mlalmr d'uat courbe, ell le rayon de 
tadéreloppéede cette courbe; & cercle 
qihifaftKrcftle cerdequi apûurrayon le 
rayon de la développée, n OscVLk- 
TIOK, DÉVELOPPE». 

Ona|n>elle ce cercle ofcutatntr, parce 
qu'il emtnaifc pour ainfi dire la dévelop- 
pée enbtoDchant; car il la touche & 11 
Uconp«tant-i-l«-fois, étant d'un cAtéâ 
b partie concave de la courbe, & de 
l'aatre i tapartie convexe. 

Daos le cercle tons les rayons «/cuie- 
teri lont égaux, & font le rayon même 
doeercle; la développée du cercle n'étant 
qu'un point. 

Lorfqne la courbe eft finie , le rayon 
^ttUtnr eft fini ■ brfqu'elle eft înfini- 
KHtpctite, le rayon efcidarinr eft inS- 
■i; & enfin Jsrf^u'tUa eft iuSoiment 



ose 



99 



graade, le njoa ttfaïkifio'Mz^o. F. 

C0U2BVKB. 

Noue avons prorois nHautËNGEM. 
DBER , que nous Jonocrioni ici de nou- 
velles remarques fur les touruei , qui 
en fe développant s'engendrent ei) elle»- 
mêmes; mjisajantvu depuis que le ÙL- 
vint M. Ëuler a traité profondément ce 
liijct dans le tome XII des anciens Mi- 
Bwtm lit i'rtfi''l>«iTTW>ouiyreavoyonk 
leledeur. (0) 

OSUDLAnoN. S.{. , oubaifement, 
terme en u&gc dans la tbéorie des déve- 
loppées. Soit P C Li dév loppée d'une 
Courbet uncercledécrit.lupoint C coin» 
me centre (PI. aaabf. .fr. la.) & du 
rayon de la développée M C , eft dit bai- 
ftr , en M, ladéve'oppée, &A1. Huyg- 
heni , inventeur dei développées, aap- 
pellé ce point \l,^ point i'^culatiin, oa 
ftint bai/ant. V. ïiEVEtOreéE. 

Laligne M C eit appelléc rayon efcub- 
leur , & le cercle diicrit dn rayon MC ,' 
crrck ofcuialeur ou circk bai/aàt, Vuyex 
OlCULATEUI. 

La développant* P C P , eft le lien des 
centres de tous les cercles qui baifent la 
développante A M , décrite par le déve- 
loppementdela courbe fiCF. r. DÎ- 
VELOPPEUENT, DÉVELOPPA^ TS. 

La théorie de l'ofcnlaiien eft due 1 AL 
Leibnitz , qui i le premier enl'ei^né la 
manière de Ct fctvir des développées ds 
t/l. Huygbens , pour mefurer la courbn- 

des courbes. V. Couibuke. 

On appelle auflî çfculatien en géomé- 
trie , le point d'attouchement de deux 
branches d'uue courbe qui Te touchent. 



Par exemple, li ona j= v'* -|- V 
r' , il eft Rifé de voir que la courbe a 
dcnx branches qui fe touchent au point 
oùr=o, à caulÀ: que les nilicaux cm- 
ortent chacun lefi,^ne-J-& — . y^yem 

.XANCHE &/ COUBBE. 
Le point d'ofaUiitian diffère du pofni 
de rebroufl'emm Cq"i eft aufn un poinc 
d'attonchement de deux branches) , en 
ce que dans celui-ci les deux branches 
finilfcnt an point de reb roulement. Si 
ne palTent point an-dclLl , au lieu que 
dans le point à'^culation le* deux bran- 
ches exiftent de part & d'antre de ce 
Eoint Danslafîg.' r4, n". I, d'ojiafyfi, 
I eft un point â^'q/l-alaiian-, & dans U 
j^. i , G ou C eft nn goint de rebniuflài 
C ij 

.,i-, Google 



100 OSE 

meot. Vajix Reeboussement. V^- 
ciilation s'appelle ttHbraJftmenl , quand 
la- concavité d'vne des branches embralTe 
h convexité ie l'autre, c'elti-ilirc , 

«naudlesdenx branches qui Te tauclient 
>nt concaves ou convexes du aiéaie 

côté, aoi 

OSÉ , participe d'OsEK. 

OSEK, v.aa., Gram., avoirlecou- 
nge d'entrcpienJre une chofe luidie, 
péril lïu te , difficile. Qu'il d/;. Celui qui 
^ameturé en lui-même fes Forces avec 
ioa eutreprire. 

OSÉt£, TbtaL, le premier des douze 
petits prophètes : on regarde fes livres 
comme les plus anciens , le« plut pro- 
phétiques que nous ayons. Quoiqu'Amos 
fi: I&ie aient paru fous le re^ne d'Ofiks, 
■înli qa'Q/iï, cclai-ci les aprécédés de 
quelques années. Il cft pathétique , 
court, viF, & fentencicux. Le prophè- 
te , qnoiqu'infpirj , a toujours le carac- 
terede l'homme i en parlant par fa bou- 
che. Dieu lui a laiQé Tes préjugés , fes 
idéci j fes pafllons. Ici expreOions, 
Ibn métier, s'il en a un. 

Osée ; Hifl. fiurh , fils d'Ela, 
ayant confpire contre Phacée, roi d'il- 
taël, le tua, fi^'empara de Ion royau- 
me ï mais il n'en- jouit pleinement que 
ncuFans après l'al^fGnat de ce prince , 
foit qu'il en FûtemEéché, par la fa^on 
lie quelque concurrent, on parce que les 
anciens du pays ayant pris en main le 
gouvernement , il lâilut beaucoup de 
tems àQ/%puarvemr à bout d'attirer à 
lui toute l'autorité. Ce prince fit le mal 
devant ie Seigneur ; cependant il n'alta 
f3<. milFi loin que let rois d'I&acl fes pié- 
décetlêurs, ^Reii, 17, a, c'eft-à-dire , 
^u'il n'empêtha pas fes fujets d'aller ado- 
rerDicu, &Falrelap^ue d JéruFalem. 
Maii^Gomme il ne travailla point à ban- 
aiirlafuperltition, à éteindre le fchifmc, 
& flriiunir IlVael lia niailon de David, 
il fe tendit complice de tous les crimes 
des rois auxquels il avoit fuccédé: it en 
porta la peine au tems marqué par le ju- 
gement de Dieu i & ce fiirejif fes démar- 
ches imprudentes qui y donnèrent lieu ; 
car Salmanafar , roi d'Alfyrie . dont 
0/ïr Était tribut.iire, ayant appris qu'il 

fcnfjità fe révolter, &imc, pour s'a f. 
raiichir de ce tribut, il avoit fait aU 
liaoce ayec Sui , rot d'Kgyptc , vint 



OSE 

Fondre, «omn^uu torrent , fnTlIiai 
ravagea tont le pays, & le remplie de c: 
nage, dedéfolaiion&de larmes. Ô'f 
renferma dans Samaric ; mais il y 1 
bientôt, affiégé par le roi d'Aflyrie qu 
après trois ans d'un fiege où la nminc 
la mortalitéfe firent fi:ntir, prit la villi 
m aidera tous fes habitans , &la rédui 
en un monceau de pierres. OJtc fut pri 
chargé de chaînes, & envoyé en prifo 
Les Uraélitcs furent transÉrés en AO' 
rie, i Hala& i Habor, villes du pa 
des Medes, prèsde larlviercdcGoiai 
oùils furentdifperlés parmi les natio 
barbares & idobtrcs, fans efpérance ■ 
réunion. C'eftainfi que Dieu accompl 
enfin la menace qu'il avc4t tait faire p 
fes prophètes contre ce peuple, que f 
infidélités continuelles enven fon libér 
teur , la licence effrénée avec laquelle 
i'étoitproflituéauxiiloles, & le mépr 
perfévcraut qu'il avoit Fait des plut fév 
res ch&(imei)s de Dieu , comme de f 
plus tend/es invitations , n'avoient qi 
trop tendu digne de là colère. Dieu i 
luidonna pas le moindre figne de fouv 
-. 11 lavoit dit dans OJfe: voui autrti 
mtaftreafluimanftufU, ^ je ni] 
plui votrt Ditv. Iln'avoitni prophe 
pour l'inftniire & le confoler, m m 
dlFrat de la nation pour le gouverne 
Les dix tribus qui, par leur fchifmi 
avoicnt abandonné la vraie religion , ri 
nonce folemnellement à la maifon de D 
vid & à l'efpérance du Meffie , ne fijre: 
jamais rappelles dans leur pays par ai 
cunédit, & leur pays fut toujours u- 
cupé pal des peuples étrangers que Sa 
manafar envoya pour les remplacer. C 
pendant, â la Faveur de l'édit de Cyn 
& de la liberté que les rois de Perfe a 
cordèrent aux Juifs de retourner dai 
leur pays , une multitude d'Uraélit 
revinrent peu à peu, s'affocierent à 
tribu de Juda , £: ne furent pli 
connus dans la fuite que Iodi le nom • 

USEILLË, f. f., Hifi. nal.Bst., Bnf« 
genre de plante i flenn (ans pétale: 
L'ompolée de pluCeuri étamines fout 
nues par un calice à fix feuilles. Le pifl 
devient dans la luile une femence tria 
gtilaire, c^velo|lp<^e d'une caplitte Fo 
méepartrois feuillet du calice, lestro 
auttcs fe flétrifT.nt. Tournefbit, /« 
r«fcert.V.PLANri. 



iiodt, Google 



OSE' 

ftnû les tredte-Dne cTpecei Jfofiillt 
^ii comptent les botaniftes , il ; en a 
dciu principales ^oi font en nSa^ dans 
UmBJcdne & dODi les cut&aes, Tavoir , 
t^aSi ordinaire & la tooile. 

L'^tilit aidin^te , acetofa uulgaris, 
tnt^Afratmfit , vxaks frateaJU ^ a la ta- 
daeSbreaTet longiie, jaunâtre , aine- 
Tf, SKyptïijac ; Tes Feuilles font alter- 
nn, ^ndes (l'niie palme & plus , poin- 
ORs, échaacréei, & à oreilles du cùlé 
ts'dleittenneotà leur quene, d'uiiverd 
Mtct , acides & raccukatei. Sa. tige cft 
aiulée , Imgne d'one coudée , & bran- 
due; elle porte des ftenrs fana pétales, 
diirgres d'etamincs garnies de fommets 
junàtres , & qui s'élèvent d'un calice 
csapaCi de Gx feuilles. 

Ray ofalërve que dans cette eTpcCï Je 
^te fl Y a >les fieuTS (iériles ou iu. 
cunptetes. Si. d'autre* fertiles ou com- 
piles. Les Seurs ftéulei ne portent point 
Je fruit, & le piltil de celles qui font 
(otilef te change en une graine trîao- 
phite, de couleur de chataiu'ue, lul- 
mce, enveloppée dans une ca^Uile fVuil- 
ki, campaTce de trois feuilles du calice , 
& dont les trois autres fe lànent. 

VcftiOt ronde, acito/a ^ oxaUs ratun- 
tfcln , Jiu harlenfi , a La racine menue , 
laaipante, d'une faveur altrini^nte i elle 
po«ïé des lises loD5:ues d'uni; eoutlée & 
plDi, menues , rampante'^. Ses feuilles 
nrient quelqucFuis; elles fuut prefque 
nxdes i d'autres fois elles fo::t à ortiBti, & 
^antres fois elles funt pointues comme 
tBiïUnce, de couleur veid de mer, un pen 
tnDét, d'une faveur aigrelette & délicate: 
Kl fleurs & les graines ne font pas difië- 
imtes de celles de l'ofâUi ordinaire. 

On cultive beauMup ces deux efpeces 
tiftilk , dont les feuilles, la racine & 
b |T>'iie font d'ufage médicinal. 

Ce Tac des racines donne la couleur 
de pourpre au papier bleu ; mais cette 
CMileur difparolc bientôt après, fiiilreft; 
eue tacbe brune i eaufe de la grande 
qoi.-icit^ fbnile qu'elles contiennent, la- 
qudle tache s'ftend peu i peu fur tes 
parties qui ont été développées par l'acide. 

Les racines contiennent en eoetprerque 
trois lins antajit d'huile & de terre que 
pi fimilles : elles enveloppent un fel 
tOtmiel aramoniacal, nitreux , td que 
(thiique l'on découvre dans les feuilles : 
/c li rient ce goût ftyptiqut & amer 



OSE ïoi 

des racines, c'ell aulC de lî que vient 
U vertu qu'ellw ont d'ouvrir & de lever 
lesobllniuians. Au contraire on découvre 
dansles feuilles qui canti<.'nneDt un avide 
plus développé , la vertu de nfraichir 
& de calmer le mouvemeat de fermcn- 
tatJon du fang & de U bile. 

La vertu cardiaque des sraiaes cil en- 
tièrement diKircntc de cette dei feuilles 
& des racines 4 cir elle dépend d'une 
huile abondance , mêlée avec une grands 
portion de fel ammoniacal ; les graines 
ont encore par leurs parties huiluufes la 
qiuilité d'adoucir les bumeun acres, d'a- 
mollir les fibres des parties, & de Ks' 
rendre plus flexibles. 

Il réfulte de ces détails, que le fnc. 
d'e/éiAr s'emploie avec fuccé$ dans les 
fièvres bllieufes, Ibit ftmplei, fuit pelti- 
Iciiciellet , & que c'clt en particulier un 
excellent remède dans le frotbitt allintrn. 
La racine d'aftiSe étant amerc & allrin- 
gcnte, convient dans les Jécoâions api- 
ritives : ks Feuilles i'oliiUt pilées ou. 
bouillies, appliquées extérieurement, 
font pnimmmcut réfolutivcs & matura- 
tives. (fl./.) 

OsBlLLE DE BOIS, Bottai., lesFran- 
<;ois des isles donnent ce nom à ta bc 
puma ebliqaa. Cette plante, alTez jolie, 
& commune dans lei buis de ht Marti- 
nique, a reçu ce nom impropre, parce 
que Tes Feuilles (îint fucculcnt<;i , & d'nn 
goût aigrelet i ce qui fait que quelques 
petfounes en ufent en guife d'qfiille. 
Voyez Jacquin, Okf. bat. p. II. C^J 

OSEILLB DE^vmiB , Bolunique £? 

yorJ. , c'eft le nom que ks François don- 
nent à une ef|>ece de ketmic i feuille 
de coton, hihijcus fahiarilfa Linn. Cette 
plante originaire de Guinée & des Indes, 
a une tige de la hauteur d'un homme, 
(ans épines , accompagnée de Feuilles den- 
telées en fcie, dont les inférieures font 
entières , & celles du haut divifécs en 
trois lobes : Tes fleuri font grandes , fc& 
files , & leurs caliceKont charnus , épais 
& fucculeni, cotorés'en rouge de lana 
ou plus foncé. Cette teinte fe répand 
aulTi fur la tige : toute la plante a un 
goût un peu aJgrduti mais ce font le» 
calices qui en ont le plus : on les cueille 
quand le fruit a pris tout fon accioif- 



avoir fait bouillir. Le jus é_ . , 
calices a bcaucoMp de goftt: fijl'o: 



dt, Google 



loj OSE 

en exprime Is jub , & qu'an le Ealte fer- 
menter avec du fucre, on en fait un vin 
fort igrjjble , mais qui fe garnie à peine 
nn mois. Se qu'on appelle fin £êfcittt. 
ConT. Jacqnia f Obf. btt. tara: II, p. lo. 
(D) 

OSEILLR, Dieti. Mat. mfâ. , ifriBt 

otdinajre , pftiit longue , vincûe , & 
i^riBt ronde. 

On preitil indilKreniment l'une & Vm- 
tncfeiBe, Toit ponr les ufiigcsde la cui- 
fine , foit pour ceux Ae la pharmacie. 
Ce n'efl que les feuilles de ces plantes 
qu'on emploie à titre d'aliment; & l'on 
ic fcrt comme remède, de leurs feuillei, 
de leitrs racines & de leurs femence*. 

Les feuilles d'«/riAr, donttout le monde 
cnnnoît le goût très-acide. Te mangent 
din<; les potaRCS arec les viande) , le 
poilTon , les Œufs , &c. Cet alDiifonne- 
ment eft rei:ardé avec rairon comme très 
ftlutaire. Si fur -tout en ili, tcmj au 
quel il cft principalement en ufage , 
parce que c'eu ta la faifon de XofiiBt. Il 
tempère, rafraîchit, donne de Tappitit , 
& réveille le jeu des parties rclichjes 
par k chaleur. Il n'cft cependant "'"" 
qu'aux fujeti vraiment faios^ car o 
doit point le permettre \ ceux qui 
fnjcts aux aigreurs de tleftomac, aux 
hypocondriaques , aux perfonnes du fexe 
qui Tout attaquas des p&lcs couleart ; i 
ceux qni font fnjets \iA toux, i \'«.{- 
thmt, au crachement de fsng, car ce 
font là les affeâion^ principales dans Icf- 
quellet lesalimens & les aflâilonnemeas 
ifidet font pernicieux. 

1,'e/fiBe, fe fert en Tubibnce, accom- 
modée i la manière des épinirds, & 
riiUc avec cette dernière plante on peut 
tempérer convenablement fon acidité ; 
la décoAion & le fuc de cette plante font 
recardés par tous les médecins comme i 
fpérifîque dans le forbut : ces mêm 
remèdes font très-utiles aufïï, lorfqu'i 
en combine Tarage avec celui des plan- 
tes alballnes, telles que le coctalmia, 
le cretTon , &fe. Le célèbre Thomas Bar- 
thalin a même ohfervé que i'^frite & le 
cochléaria croifToient en ahondince l'un 
à cdté de l'autre dans le Groenland, oii 
le fcoihut ell endémique i comme fi la 
namre avoit Fait naitre ces deux plantes 
cnfemble ponr que les hommes de ces 
eontréet pulTent commodément les tcm- 
■jiKi l'une par l'autre, & qu'ils tiouvif- 



OSE 

lent dans leur milange nn remède fàcU 

& BfTiiré. Cette obfervation botanfoue 
été vérifiée par les naturaliftes qui oi 
voyai^é poftéii cure ment dans la pinpai 
des pajs du nord. 

Les remèdes tirés des feuilles i'efeil 
dont nous venons de parler, pofTeder 
toutes les propriétés communes des acide 
végétaux fponfanés. Ils font raFraichil 
fans , anti-putrides , utiles dans les coli 
ques bilieufes, les chaleurs d'entrailles 
les digeftions la nguj (Tantes , les ficvrc 
ardente» continues , les (ievres tierces 
intermittentes, printinieret , &fe. 

On diltille une ean des Itnillet d'^/niTc 
qui eib de la claO'e des eaux dîftillées dé 
pouilléei de toute vertu («oynExo dis 
TILLES ) , & qu'il eft bien fingnlier i 
voir donner encore par GeoSVoi comm 
analogue au fiic & à la décoi9:ion de cctt 
plante , & feulement comme un peu plu 
fuible que ces remèdes. 

La racine d'e/HBi n'eft point acide 
elle a un goût amer & légèrement flyp 
tique. Onla compte parmi les remède 
apéritif) & diurétiques, & on l'emploi. 
communément à ce titre dans les'^bouil 
Ions & les apoxemes apéritiEi. Elle : 
h propriété jjnguliere, lorfqu'elle cl 
feche, de donner i l'eau dam laquelle 
on la fait bouillir, une belle couleu 
ronge délayée. On peut profiter de cetti 
propriété ponr fkîre une tiikne dont II 
couleur imite celle du vin, & trompe: 
avec cette boilTon certains malades qii 
demandent op in iltrem en t dii vin &3qn 
il pourroit être dangereiix d'en accorder 
11 ne Faut pas fe mettre en peine dan: 
ce c:is qu'ils puifTent découvrir la (randi 
par la différence dn goi'it, parce que ci 
n'efl communément que de la part dei 
mat.ides en délire qu'on a i fe dclivrei 
de cette forte d'ïmportunités , & qu'ai 
furplus on peut toujours leur Faire en. 
tendre que la maladie leur a perverti le 
eoât. Un apozeme apéritiF, Fort ufité foui 
le nom de hotàBen rùiif:e ^ doitficouleui 
a la racine à-qftiOt & à celle de fraîlier. 

La femcnce d'o/rift qui éft émulGve. 
eft comptée parmi les remèdes cordiaux 
ft attringcns , mais elle t& fort peo em. 
ptoyée i & certes il efl très-vairemblabli 
qu'elle eft négligée avec raifon , fur-tou- 
ii ces titres, & qu'elle ne polfcde qu< 
les qualités très-communes de» fublUii- 
ces émnlfivcs. Feytz Ëmulsion. 



dt, Google 



OSI 

ta fcttiUet d'iifiiie, appliqua «x- 
'— - — -aent en tbrice de cataplafme fur 
mirs inBiminatoirej , font pu if- 
E lifolutives & maturaHves. Ce 
iCBede ^ employé très-cooiiniinéineiit 
£ arec beaucoup de (uccès. 

On fait avec les feniUei d'eftiBr une 
toticne Se un firop fimple avec leur 
be. LehcTe ne fait qne tempérer l'aci- 
dité de c« Feuilles & de ce tue, mait 
•e II «Utroit point Ainû ces remèdes 
•ut let mêmes ub^ & à-peu-pr^i les 
■caec vertus que les feuilles & k fnc. 

laeoaferve i'ajaie entre dans l'oplate 
le SaloiBon , la graine dans la confec- 
tioe d'hnciitUie, ii -pDadre dlaiHargarili 
fi^idï, le diarcordiam, éff- de la plu- 
fart des phamucopjes ; eu ces ingré- 
£ais font bannis de tontes ces cotnpaQ- 
rï»:4|daiu la pharmacopée de Paru , on 
■e lait trop par qnelte préférence. (6) 

OSERAIE , r. £ , Jari. , eft une por- 
tjga deterreîn , plantée eu oficrs. fayn 
OtIEtS. 

OSERIETA, Giof. eue., isle que 
Kine, «t.. XXXriI, ehap. 3, met tnr 
la côte de Germanie, n dit qu'elle con- 
tenoit uae Farét dont le: irbres étaient 
Due efpece de ceilre, & qu'il en coiiloit 
4e l'ambre fnr les rochers. Q.i[el<]ues 
Céozniphei prennent cette isle pour être 
Kle A^OtT'i- (n.j.) 

OSI. Géfg.anc, ancien peuple ifAI- 
Innigae. Tacite inGnue qu'il n'étoit ré- 
part des Avarifques que par le Danube, 
& que ces dcun peuples étoient égale- 
ment pauvres & également libres ; mais il 
Bcdécide point lî les Qfi étoient des Ger- 
mains naturels, ou des étrangers établis en 
Pannonîe. Entre les conje^ureurs , les 
BBS mettent les O^ en Siléfie , les autres 
ans environs d'Oppcl & de NailTa,* J'aii- 
bcs encore i Ofenbourg en 'Wellphalie. 
(D./.) 

0SIANDRIEN3 , f. m. pi. , m- '<=- 
dif. , feAe de luthériens , qui tirent leur 
Mm d'André Ofiandcr , &>neDx théolo- 
gien allemand. ^. Luthériens. 

Il doârine qBÎ les diltinsue des au- 
tre» lathériens confifte à ftutenir que 
nuaiae eft j'urdfié formellement par la 
in&e elTcnticllc de Dieu. & non pas 
jwHSai oa l'impuiation de la jultice 
àe /éfûs-Chrîft, co.-nme le prétendoient 
Iniier & Calriii- ^- Justification. 



OSI 103 

Les itwî-êfiimirirm ne reqoivent l'opi- 
nion d'OIiander qu'à l'égard de l'autre 
yie,& prétendent «ue l'homme étant fur 
la terre cil juiliâe par l'imputation de 
la jiiltice de Jéfus-Chrilb, Si. dans le ciel 
par la jullice tflenticlle de Dieu, l-'ayee 

IMPUTATIOM. 

OSICEHDA, GA^. nnc ,' ancienne 
ville de l'Efpagne Tartasonnoife cheï 
les Uédetnins, félon Ptolomée, Uv. II., 
ch. «. On croit que c'eft Ofira, (D.J.) 

OSIER, f. m. , /arJ««. , cette efpecB 
de {aule vient dans tout» fortes de ter- 
roirs, & principalement dans les terres 
fartes & humides: on le plante (buvent en 
bordure fur des vignei ou vcrgersi & pour 
en tirer plus de profit, on fait des ofe- 
raies. On met ces plants dans un endroit 
frappa du folïil & moins bas que te 
laule i eu s'ils avoient U pied conti- 
nuellement humide, ils ne Feroient qu« 

Pour en élever, on laboure bien la 
terre , on en caRi; avee foin toutes les 
mottes, & on la met en rtyoni pour y 
pouvoir tenir l'eau tant & lî pcii qu'oi) 
voudra. On choi&t fur de beiux o^rr, 
des boutures bien vives d'un pied & 
demi de long. On In aiguifc par le gros 
bout ; ft après qu'elles ont trempé pen- 
dant quatre jours ditns l'eau ftaiehe , 
mais non pas crue, on les pique un 
pied en terre entre deux raÎM, fi le 
champ eft bien labouré i raies. On met 
chaque plant àdeux pieds l'un de l'autre, 
fur 3et lignes droites éloignée] entre elles 
de trois pieds. On garantit les afitri du 
dégât des bcflJBiix, parce qu'ifs s'élc- 
vcnt eu menus fclons fort tendres, dont 
le bJtail cil très-friand. 

On tond les qfiiri chaaue année , qnand 
h Feuille en efb tomb;* ; plus ils font 
mûrs , mieux ils valent. En coupant 
les a^eri, on eo fiit des battes; enfuit! 
on les trie , on les fépare en trois rangs 
fuivattt leur grandeur £ groOTeur. Au 
premier rang (ont les fciont lei plus lon;;t 
& les plus gros i ils ferrent entre au- 
tres ) lier des cercles. Ccm: de troiï i 
quatre pieds de long compofcnt le fé- 
cond rang i ils fervciii à lier de gros 
treillages, & i d'autres ouvrages; on 
les eftime félon qu'ils font minces. On 
fiiit le troifieme rang de petits brins qui 
n'ont pat plus de deux picdi & demi 
de long, & on met au r^'oitt ceux qui 



dt, Google 



ÏCJ4 OSI 

n'ont pas nn pied & detni. te* oArj éhnl 

triés & épluchés , on tes lie par poignées . 

four ne les pas nélcr , Se on les Fcni 
loifir avec le feniloir. yoytx. Fkn- 



Les vignerons fe fervent des alors poor 
attacher k vigne; les jardiniers, pour 

talifler les arbres & faire des berceaux; 
•s lunneliers , poul lier leurs cercles 
â tonneaux; les vanniers emploienC ' 

flus fin) pour &ire des paniers, des 
cilles , efc. C -D- /O 

OsiEâ FRANC, Batm., c'eA l'crpece 
àt faille nommé par Tourne(ort,i«Jùr 
valgarii, rtéini. Voyez Saule. 

Osier, ^rt. m/ch. , l'oAr fert aux 
ouvrages des vanniers & des tonneliers. 
Ceux-ci frndent les baguettes à'ejir en 
trois , & s'en fervent à lier les cercles 
& cerceaux qu'ils mettent aux cuves , 
cuviers, tonneaux & autres fortes d'ou- 
vrages de leur métier. 

Vo^tr fe vend par bottes on moles , 
qui lunt des pn^iiitts de qnatre pieds de 
long , contenant ;oo brins quand il eft 
fèndll. Foycz Us Dffcriptimi des arti fi/ 
mitirrs , augmcnt^ei par M. Bertrand , 
in-d". tome Vit, p. îBS- 

OSIHO , Giof. , ancienne viUe d'Italie 
dans la marche d'Ancône . avec un éi'l- 
ché fufi'ragant du pape. Elle cft fur une 
montagne pris du JVlufone , il 7 milles 
de Lcrette, 10 S. 0. d'Ancfinc, lio 
N. E, de Rome. Long. 31. is. lat. 43. îo. 

Les I,atins l'ont nommée Aiuàmnm 
& 4uxumnm-nc'e^ une des cinq villes 
de il Fentapole , mentionnées dans les 
donations de Pépin Si de Charlcmagne. 
Les revenus du fie;;e tl'OJïnw font con- 
, fi'lértbles , & c'ell ordinairement un car- 
dinal qui en eft évêque. Frocope parle 
beaucoup de cette ville i l'occaiian des 
GoUiï qui s'y retranchoient contre Béli- 
faire. CZ),i.) 

OSIRIS , f. m. , JITytbeL, xtn des grands 
dieux de* Eg^rpHens, & le plus généra- 
lement honore dans tout le pays. 

Je ne rappnrterai pas tout ce qu'en 
difctit les hiftoriens , je n'y trouve que 
dcscontradiélions; & d'ailleurs les tncr- 
vt illeufes conquêtes qu'on altrllnie A Ofi- 
Tii , ne me paroilTïnt guère moins ima- 

g'naires que les lonp voyages qu'on lui 
k entreprendre. Il y a ntcme tant de 
eoni'ormité cntn; les cxpbitt que la fable 



OSI 

prête \ fijlrii, & les exploits qoePhif 
toire raconte de Séfoftris , que l'on ef 
porté à penler que ceux-lil ont été co- 

Eiés fur ceux-ci pour relever davantagi 
I gloire de la principale divinité dei 
Egyptieos.'Quoi qu'il en foit, les voyagn 
fuppofés £'0/irii & d'ISs dans la plus 
grande partie du monde , donnèrent lien 
aux poètes & aux mythologues de lèin- 
dre que l'art de naviger avoit ^té trouva 
fous le règne de ces deux divinités. Ils 
publièrent que le navire fur lequel Ofi-it 
courut le monde , avoit été le premier 
vaiflcau long qui eût paru fur la mer.; 
& même pour en laider un monument 
éternel à la poftérité ,8u-deirus de l'in- 
jure des tems, les agronomes égyptiens 
mirent le navire i'OJhis au rang des 
conftellationseéleiles; c'eftquelcs Grec» 

~ merent dans la fuite la conj^Oa- 
du vaifTeaii d'Argo près de la cani- 
cule , appellée en Egypte SoOiit ou V&oite 
d'Ifis. 

Qfrî* S: Ifis font dan* la mythologie 

égyptienne deux divinités étroitement 

les enfcmblc, le foleil ft la lune. Les 

lits d'r^ijétotenl d'une feuletwuleur, 

ta couleur de la lumière ; on les gàr- 

doit précicufement , & on les expofoit 

qu'une feule fois chaque année à la vue 

de tout le monde. 

Comme les Egyptiens prétend oient que 
Qirif leur avuît enfeigné l'agriculture, 
ils lui donnèrent le bauFponr fymbole. 
On repréfentoit ce dieu différemment, 
de même qu'Ifis , dont il étoit le frère S; 
le mari. On le trouve quelquefois fur des 
marbres égyptiens , avec la tête d'un 
épervier & le corps d'un humme ; î Ton 
dos eft une table qui defcend jufqu'î la 
bafe qui foiitient fa ^'gate, & qui eft 
pleine de lettres hiéroglyphiques. Quel- 
quefois il eft rcpréfcnté prelqu'emmail- 
lotté,comme les momies d'Egypte, par- 
tant fur la tête un ornement Ides plua 
liugulicrs, au bas duquel fortent deux 
cornes. Il tient d'une main un fouet , 
& de l'autre une verge courbée qui rcf- 
femble à un bïton augurai. Comme Q^ii 
étoit pris pour le feleil, on lui donnoit 
un fouet pour animer Icf chevaux qui 
tiroient le char dont il fe fervoit poue 
hiin fft courfe. Quelques mylholosnei 
prétendent que toutes les divinités da 
pag.inifme n'étoicnt que des attributs 
d'W» & d'Q/S-ij. iD.J.) 



dt, Google 



os M 

«RMTENS, Gftjrr. oj»e. , OJfi«Hy 
udciipcaple de la. Gaule. Cifti, l. II, 
t. î4,tn parle dans fes commentaires , 
6 les nomme pîle.mèle avec des pen- 
pleifcla Normandie & de la Bretagne. 
Oi 1 employé bien des conjcftures pour 
bmmrccs Q^miati, fioa ne lest point 
CBcore découverts. Sanfon qui les met 
en Bcetai^tie, croit que In habitant des 
ttoij diocefes de Sainl-Pini-de-Léon , 
Tré^er &Saînt-Brienx , répondent aux 
O^miau, Ceux qui mettent ce peuple 
tabalTc Normandie t croient le trouver 
du; l'Hiémois ou t'Eximois. (D. X) 

OSHA, e£«r. , ancienne petiteville 
fEba^DC ilani la vieille Caftille , avec 
■ ira^é Tuff'ragint de Tolède. Elle eft 
Ik le Duero , dans une plaine ibon- 
iuae m tant ce qoi elï nécefliire â 
h Tic. i 4f li«ieB N. E. de Tolède , 
}i H. E. de Madrid. Lmtg. i;. a. lu. 
41- Ï4- 

Li cit^ d'Ofma était connue des Ro- 
■ûn; (bas le nam d'Uxama.. EUe eft 
loaiaée Oxenm dans les trois notices 
eccléHaftiqDes iI'Efpagne. Alphonfe d'.4- 



IfK bonrq à demi ruine'. (b.J.) 

OSMONDE , r. f. , Hifi. nat. Bot. , 
t^madn, 'genre de plante qui n'a point 
it flenr<, & dont les fruits rontratrem- 
Uâ en grappe. Tourncforl, Irift. rtï. 
te*. Voyez Plante. (/) 

Ce genre de plante , dam le fvllîme 
de M. de Linné , eft ainQ' caraâéfiré. 
Lei ;T3inea font produites daas les cap- 
bles ronilei , diftindes, nait rafle tnblées 
et^ppes far la branche, & t'ouvrent 
barifoDtalement qnand elles font mi- 
Ki. Ces sraines font très-menues, elles 
finten trjs-grand nombre, & elles ont 
ne forme avale. 



fira de décrire la plus commune , celle 
on'il nomme vulgari gf faln/lrii, I. 
k. H. {47. Elle a pour racine une amas 
de fibres lonEuei & noirâtres , entotcil- 
léei les une^ «lads les autres} Tes tiges 
bet oombrenrcE , hautes d« deux cou- 
dtn, rertc« , liAbs. canoelléos, ft^r- 
JÛn de tnucbKS fcnilléca qui s'étendent 



OSN 



K>f 



de toni e^te's, compofïei de hnit ou 
neuf paires de Feuilles , terminées pat 
une feuille impaire. 

Chaque feuille eft entière, droite ,' 
longue de trois ou quatre pouces , larjt 
d'un demi-pouce , terminée par ont 
pointe moufle , & ayant au milieu une 
cdte fui toute la longneur. 

Le haut de la tige eft partagé en queU 
ques pédicules , qui fouticnnenC chsciin 
de petites grappes longuet d'un pouce ,' 
chargée» de graines: cette plante n'a 
point de fleurs i car ce que les herbo- 
riftet appellent ;friir n'eft autre chore, 
félon Ray, que les feuilles non déve- 
loppées, & qui étant réfléchies cacbent 
les graines nalflautes. Les fruits ramat 
Tes comme en grappes , font dus cap-' 
fulet rpbériques , lemblables i celle* 
des fouçcres , qni fe rampent par la 
contraélion de leurs fibres , & qui jet> 
tent une poulSerc très-fine, comme oor 
l'obferve par le moyen du mîorofcopc. 

h'ofitundt profpere dans les endroit» 
humides , dans les fondrières, dans les 
marais ; les feuilles fe fanent en hiver. 

OSMONDe , Mat. mfà. , fougère flen- 
rie. La racine de cette plante a. été 
vantée comme un remède fpécifiqn* dif 
rachitis. Elle » été célébrée aulfi eom- 
me'un très-puilTante vulnéraire, cap^ 
blc lie dilToudre le fang arrêté & gru- 
melé dans let parties internet , par lea 
chûtes , les plaies piobndei, iyc. Oit 
s'en ell,aulli quelquefois fervi poar iet 
mêmes ufages auxquels on emploie lei 
autres fougères. Vefmendt eft nn renie« 
de fort peu ufité. (*) 

OSNABRUCK ou OSNABRUG , en, 
commed'antr es écrivent, OSëNBRUCK, 
Gieer., ville d'Allemagne au cercle de 
WèftphAlie , avec un évêché fondé par 
Cbarlemagne vert l'an 780, dont l'é- 
véque eft fonverain. Elle eft remarqua.! 
blcpar le traité ^Di s'y conclut '.n ïS^t^ 
entre les Suédois & l'empereur, La re- 
ligion catholique & proteftaute y font 
également fonlfertei. Elle eft fur h ri> 
viere de Hafe , i % milles N. £. de 
Munfter , ; d'Hervorden , 9 S, 0. de 
Brème, iang. 35. 4g. lat. f:. il. 



dt, Google 



io« osa 

■u mot hvci, qui fignîfic va ftnt , 
marque un pont far l'OCtn. 

ChirlemagBC ne fe contentt pu d'y 
énblir un ét£ch£ , il j foadi en outre 
me école pour y enféigner ta langne 
gcecijue & la latine. Cet afte répond i 
raa Sof , & eft fort curieux « on le 
trouve dans le DiOioiuuÙe de la Mu- 
tiniere. ( D. J.) 

OsNABiucK, Affct/f, f;^.,riege 
«piTcqp^ & principauté d'Allemagne, 
daoi le cercle de weftphalie , borné 
H. par le Bi« Munfier , E. par li prin- 
cipauté de Minden , S. par le haut Munf- 
ter, 0. partie par le même, & partie 
par le comté de Lingen. C'eit un paye 
abondant en bom pitarages. A la paix 
de WelVphalie , on convint qu'il feroit 
OoflSdé alternativement par un prince 
itia. maifon Je Brunrwickquielt luthé- 
tienne, & par un prince catholique, 
«e qui s'eit toujourt pratiqué depuis. 

OSORNO , Ghgr. , ville de l'Améri- 

Îue méridionale au Chili , fur la rive 
:ptei)trionale de Rio-Bueno, à qniiize 
Ijtuci de Baldivia. L"S-. jôi- }t. lai. 
méridiouek 40. 40. & lelon de Noort, 
par les 41 àeg. de latit. mérUionaU. 

OSOKO ou OSEKO , Giogr. , petite 
ville d'Italie, capitale d'une petite iile 
de même nom dn golïe de Venife, au 
S. de l'itle de Cherzo , dont elle n'eft 
lïparée que par un petit détroit qui 
n'a que cinq pas de large. Il y a un 
évÉchéruffïagantdeZara. Elle eftpref- 

!ne déferte , quoique l'iste abonde en 
ois , miel , beliiaux & Ardinei. Long. 
3ï. aa. Ut. 4+. î4, 

OSÇiUES, Ghfj. <iiv. , ancien peuple 
d'Italie, dan« la Campanic , entre Ca- 
poue Sl Naplea. On les appelloit to^ 
lement Ofà, Opjgi, Opici , Obfci. le 
mot d'o^coM, ûi/ltnui, vient de cepeu- 
ple, dont la corruption était extrême, 1 
& ie langage cantonne aux mcEurs; il ' 



OSR 

i*aban4onnoit i de honten&t déb au dit , 
& c'eft ce ou'Harace appelle morhui cant- 
fanai. Ferfanne O'ignore la defcription 
que nous ont laiiTce les anciens des dé- 
lices deNaples& deCapoue,quiÂoîenl 
les principales villes du pays dct OJf^ 
qutif & le féjour de ta volupté. OJbr 
io^i iïgnifioitégalement chez les Lattru ■ 
parler aune maaitrt dijhliu & tmplaytr 
dt viaix itKtj. 

Silius Italiens donne aux Ofquti to\ite% 
les places qui (ont le long de la côte 
de la Campani* , entre Terracine & 
Cumes. CD. J-) C) 

OSQUES ,>«!. Tbiatre ils Ramaîtii. 
Leijtux qfqms, iifà ludi, étoient de« 
jeuK feéniques qu'on repréfentoit fur 
les théâtres des Romains. On les nom- 
moit qfii, non parce qu'on y parloit la 
langue ^qiie , mais parce que c'étoïent 
des farces empruotéei de celles des an- 
ciens peuples. Cet jeux, ainG que les 
fatyriques , St repréfentoient le matiu 
avant qu'on jouit li grande pièce. 

OSRHOENE, CA^r. tmc. Les Gccca 
difent O/rhotnt & les Latins Ofirabate , 
contrée de la Méfopotamic le long de 
fËuphrate, depuis le mont Taunis an 
N. jufqu'au Chaborrai au midi & i Vo- 
rient Cclt là le fentiment de Cellarius , 
qui croit que V Aitthemufia de Ptolomée 
cil la même que ï'(ifrbomi. 

VOfrbetat & l'Adiabene furent fou- 
rnis à l'empire romain par Luciut Vérus { 
Sl m royaume fiit éteint l'an de l'ère 
chrétienne 316 par Caracalla, qui mit 
une colonie i EfdelTe capitale du pays. 

Comme V^rhttnt devint une grande 
province ecclélîaltique , les notices nous 
ont détaillé te nom An lieux qui re- 
connoiflbicnt EdelTe pour métropole ; 
mais elle* ne s'accordent ni fur le nom- 
bre, ni fur le rang des Ccgit qu'elles 
mettent dans cette province, (i>. /.) 



C ' ) Les villes de Cumi , , 

■nteuts de ce peuple étoient Fort cortumpues, & le lan^ge étoit 
mœurs; de là les Romains donnèrent le nom A'attfctnt i toute aâioa ou parole 
lieentîeiife. 

Les OJquei enrent on fart Gnsutier. en ce que la nation Fut détmitc & con. 
fondue avec Im peuples voifia) , Si que fa lant;ue fubfilta. Elle (è conferva â 
Borne dam des pièces de théâtre extrêmement libres & fatyriques , qu'on appelle 
AteOaiiti, parce qu'elles avoient prit DiiOàace à Atella, l'une des vilUt dct 



dt, Google 



oss 

OSI VOIK A , Géifr. , TÎUe (TAfie Jaat 
Il Tartsrie, au Mawanliishe, au-delà 
4e Samaitaad* , St l'une des métropo- 
in de la province dn nom d'Oniibiiab. 
Abnlfëiii dît que cette ptOTÎnce eft ter- 
nûêe ) rorient pai nne partie du Fcr- 
cn , n coachont pu les limites de 
Samaccande , au N. par une autre par- 
tie éa Fersan , an M. par In confins 
de Caih. La ville dQTrlBbnaeft i cinq 
j vm i a i e s de chemin de Saoïarcande. 
LMptmJk, Cclon Aliaras, $o. latil. 40. 

(AS, Giogr. , boui^ da Brabanthol- 
hadoii , dans la mairie de Boii-le-Dui; , 
■s quartier de Maetland. Je parle de 
« bourg , parce qu'il eft auffi confidé- 
laUe que bien des villes , qu'il eft le 
dM^lieu du quartier, qu'il jouit des 
frirUtges d'avoir des foires & marchés , 



OSS 



107 



qoe tn babitant forment quatre confti 
~' ' , Se qu'ils ont nn tribunal d'écb 
?8U et de jurés , avec d'autres préro- 



ptÎTei. Zd^. 33. ^i. latil. 51. 44. 

OSS A, Giogr. me. , montagne de 
Thcflâlie dans la Magnéfie , au midi 
•rieatal dn Fénéc, & an S. Ë. de h 
(allée de Tempe. Pline, L IV, e. S, 
ft Ptolomée, L III, e. 11, fbntmen- 
lk« de cette montagne fi nineufe dans 
kl fables dei poètes ; témoin ce 

EVii^ye dit des Titans : „ Troi» 
ili E*efrorcerent de mettre l'Q^ fur 
lePâîon, &le mont Olympe furPO^; 
ft tnus fois la fondre de Jupiter ren- 
vetfa ces montagnes ninement entaf- 

Ttr fiait eemati impmtrt FtS» Oflaf 

Oty inf a o ti &c. Georg. i. /, 
Strabon net un mont Oj» dans le 
KÏi^niwre i 1°. Offa eft le nom d'une 
ville de Macédfrint i l'orient du Stry- 
mm; %'. Ofa eft le nom d'ane rivière 
d'Italie dans Is ToTcine. (D. /.) 

OSSA-POLLA-MAUPS , Bifi. moi. 
Cmitt , c'eft le nom Tout lequel lei ba. 
faîtam de l'îsle de Ceyhn déQgnent 
rEtre fupréme, c'eft-â-dire , le Dieu 
qni a créé le ciel & la terre 
at finit pa* difficulté de lui afTocler 
d^ntret dienv qu'ils Inl croient fubor- 
iatiais, & uni font les mjnillres de 
(et Tolootcs i le principal d'entre eux 
ABicid^, qui eft le même oue '- 
Bada/o des Japonais , ou le Folii 



Chinois; Ion emploie efi de fanver les 
hommes, &, de les introduire après teai 

ort dans le féjout de h félicité. 

OSSEC , Jhaini , £ m. , Mmnt , 
_ ifi l'endroit au bas de la pompe oJk 
fe rei;o1vent toutes les eaux, ytyf 
Senti NE. 

On appelle aaS tfie fur les rîvîertt 
l'endroit où s'amflVnt les eaux do ba> 

au qu'on vuide ovei l'cfiwpt. ( 2') 

OSSÉEN «u OSSÉNIEN, £ m. , Gram. 
Eijl. eccL, fu'ih i demi chfétieas; on 
les confond avec let eflëens. Voyn 
EssiBNS. Ils kabltoient let environs 
de la mer Morte. On dit que Ions Trà~ 
jan, ven la fia du premier fiecle , nn 
juif d'origine, a^cllé Ekraxit leur en* 
feigna fes errenn. V. Elcesaite. 

OSSELET , C m. , Oam. , petit os. 

Osselets de rerHSi , Ama. , ce font 
les quatre petits 01 que l'on trouve dini 
la cailTe du tambour, &queronappclle 
le marttau, l'enclumt , Vitritr & it Un- 
tiCMlairt, ou Verhicuùiire. Voyez-en Ut 
mrticlei , linfi que le mat OlEILLB. 

Je voudrais bien Faire comprendre 
au leAeur comment cet ofttttt font Gtuét 
St articulés les uns avec les autres : 
mais je fuis convaincu qu'il eft Innwf- 
fibledefe fiiTmer une jutte idée de leur 
fituation , de leur connexion ft de leurs 
attaches , fi on ne les voit tous attitn- 
lés dans la cavité du tambour. 

Rnyfeh a non-Tcnlemcnt 'pronvé que 
les ajikti il Vvreiif étoLcnt revêtus de 
périofte , mais tl a fait voir encore par 
le moyen de Tes injtSions les vailTeaux 
nombreux qui Te diftribuent dans leur 
périofte. 

Nous avons remnrqné ailleurs que 
les ofeltts de FerriBi , de même que la 
coquille & lei trois canaiix demi-circu- 
laires, font dans lei enhns prcrqneaiinî 
grands Si aulTi durs que dans les adul- 
tes ; au lieu que tous les antret os font 
encore trèi-impat&itt dans le premier 
Ige. 

La découverte des ejfrktt appartient 
aux modernes. Jacobui Carpenus dfcon* 
vrit le marteau Si l'eiichime. Eulbche 
i Rome & iDgrafllas à Naplc!! trouvè- 
rent prerqu'en même temps l'étricr. I.a 
découverte du quatrième eH générale- 
ment attribuée a Fianfois Sylviut. 



dt, Google 



lo» 



OSS 



Ces eJftUls irticuléf curienreineot. ni- 
femble ont va mufcle externe, & un 
antre interne , qui fcrTent à les mettre 
en aâiaa. Cette aâion paroit être Je 
bander la mcmbiaae du taOïbiHir & de 
la relâcher. 

Dïni Us animnux , ces aftkti diffé- 
rent feton la ditFfrence de feur efpece ; 
le) quadrupèdes ontquiitte ajilets tiiaU 
que les bommes , mais perTonne ne 
l'eft occupé à en examiner les variété : 
pour ce qui regarde les aifeaux , la na- 
ture ne teiu a dnnné qu'un feut ofdrt, 
très-fubtile & très-menu, appuyé fut 
tine bafe plus large & ronde. A ceMe 
barc eft joint uu cartilage ttès-mobile, 

Îui piroîtfe terminer au tynpaii,feton 
;t obfervatians du doAenr Moulen , 
inférées dans les Tiimf. pbilof. n. toO. 

Ci), y.) 

O&SBLETS, petit b^ton au ttavers 
duquel onpafle une corde où il y a un 
irauJ coulant qu'on palTc au col ou au 
poignet de celui qu'an mené en prifon. 
{D. J.) 

Osselet, JUarfeh,, on appelle ainfi 
nne efpece de fut-os pUt qui Tientanx 
boulef^ des cbcvaux. J^. SUK-OS. 

UsSELETSi/rudri, Littiral., en latin 
iwJtii talerum , ou fimplemcnt tali. Ho- 

,_„rras oU 

dei feftju 

Suivant .__... 
ftoit connu Ues Greca di 
la guerre de Troye. Ils lui donnoient 
le nom A'iifrfiiyXKai , d'un os qui elt 
dans le piedilei animaux, & qu'ils em- 
plojoient i cet ula;ei cet os ell le pre- 
mier des os du tarie ; il eft çros , inéipil , 
conveKC en certains endroits , concave 
ei d'autres, & nous le nommons encore 

LiS cjfëleti n'avoient proprement que 
quaire cétés , fur lerquils ils puiOent 
a^H'meiit s'arrêter, les deux eiitrcDiités 
ét-iut irup arrondies pour cela. Cepen- 
dant la chorc n'était pas lmp'>(&bte ; oa 
appelloit ce coEip extraordinaire talai. 
Ttiiu!. De ces quatre cAtés . il y en 
a«oit deux plats Si deux larges , dont 
l'un valtit Bx , ft était appelle fente 

far les Latin* , & jjijs; par les Grecs i 
autre oppolc ne valait qu'un, & on 
lui donnait le nont de ranii ou vidtu- 
tUu ) c'eft le intme que 1k Grées ap- 



OSS 

peltoient xuùv on ^k , d'où ^toit ven 
le proverbe ^ro; «joç %uô*. unàjtx 
Des deux câtes plus étroits, l'un étoi 
convexe, ajipellé /uppwi» ou fufinutn 
qui valait trois ; l'autre concave , appell 
prenum, valoit quatre. 11 n'y avoit (1 
deux ni cinq dans les ajfileti.. 

On jouoit ordinairement avec quatri 
ofiltts, qui ne pouvaient produire qui 
j; coups i favoit 4 dans lefquels le 
quatre faces étaient femblabks, 18 dan 
lefquels il y en avait deux de parcï 
nombre, lî dans lefquels 11 yenavoî- 
troii ^;aux & un coup unique lorfqui 
If s ofcleti étoient difTe'rens , j'entendi ài 
lighrfiti nombres; c'clt' à- dire .qu'il fat 
lait faire un as, un j , un'^. Se ui 
6 : c'était le C3up le plus favorable . 
appelle finui', en zrec iitftlirti- Lci 
Grecs avoîent donné les noms des dieux . 
des héros , des bommes illuftres, & 
mène des courtifanes famcubs , à ee: 
coups (lilFérens. 

Le coup de Vénus étoit auflî nommi 
iqfiJicur , pirce qu'il Fallait l'amener poui 
être le roi de U table. Le coup oppof< 
^tolt les quatre ai , appelles iamn^ ca- 
nii. Entre les autres coups , il y en avnii 
d'heureux, de malheureux & d'indtSe. 
rens. Cétoît un ufage tequ parmi les 
jouturs d'invoquer les dieux ou iMrs 
maitrelTes avant «ue de jeter Xti^tlett. 

Pour empécber lu tours de main , oa 
Te fervoit de cornets, par leFquels on 
les hifoit palTer. Ils étoient ronds en 
forme de petites tours , plus larces en 
bas que par le haut, dont le col éloit 
étroiL On les appelloit turrii , tvrricala , 
irreà,fyrgiu ,pbiHiui. Us n'avoîent point 
de fond , mais plufieurs degrés au-<le- 
dans, qui faifoient bire aux c^tlm 

tlulieurs cafcades , avant que de tomber 
ir la table. 
ÂUrrnit rhitnl »iui fr*crfitmrit rtlattt 
Fundunt ixcift frr eavabuxB graJui. 
Cela fe Fiifoit avec grand bnnt; & 
ce htuU faifait encore donner au cor- 
net le nom ie frit f Bill. 

Les i^ltli n'étaient au commence- 
ment qu'un jeu d'enfans chez les Grecs ; 
c'eft pourquoi Phraites , roi des Parthes , 
envoya des tjfcltii d'or à Démétrius, 
roi de Syrie, porr lui reprocher fa 
légèreté. Cet amufement dcvenoit cepen- 
dant une affaire fcrienre dans l» divl- 



dt, Google 



oss 

AitiMis qui fe &ï{ôJcnt au Ibrt àtt des 
aâ àa fffrlrti -. c'eft ainfi qu'on con- 
Êiltùt Hi;r<.iile dans un temple qu'il 
init a Acfaûe , & c'efi ainâ que Te 
iraJoicnt les onclet de Geryon à la 
ibnciiiK d'Aponc , proche de Padoue. 

Il ne fiut pas coDiondre le jeu des 
ifitM, bUm— talorvnt , srec le jeu de 
àa, Was tr^èrartan j car an jouoit le 
ftaâir ivEc quatre affëitts , & l'autre 
nec troît dez : les «ftûts, comme on l'a 
iài, a'noieat qae quatre cÂC^s qui étoient 
suqnéi de quatre nombres toujours op- 
fofn l'na à l'autre > lavoir, du ; qui 
irait 4 pour côté oppoff, &d'unaidont 
le céié opporé étoit fix. Lei dez «voient 
i3.i3tci, dont quatre étoienC marquées 
le 11 mcmr mauiere que les ijuatre des 
^itts; & des deux 



OSS 



109 



, & l'autre u 






lop- 



p(n'> de forte que &»m l'un & 1' 

fm le nombre du c6te iaFcrJciir & celui 

fa cM fnpérictir taifoient toujours 7 

Let coup* des efrlilt ne pouvoiciit êt:i 
ymh que de trcn.tf-cinq manières : le 
itt ayant lix fices , ['roiliiiruicnt cin 
fBate-iix manières, farojr 6 ratlcs,30 
■ù il y a deux dez fembia^le: 
ks trois dez font diStlteas : r 
ini re^rdc les jeux de dez 
tôt chez les anciens , ■ iti épuift par 
Meordas dans (on livre de luiis Graco- 
nn, te par Diniet Souteriui dans fc 
filmmiie. CD- J) 

OSSKMENS , r. m. pi. , os décharnés 
ée* aniiuauK qui [ont morts. Les cîme- 
ti er ei ibnt pleins A'o^imtni. 

OSSEMENS FOSSILES, if(/î.(M(. Mi- 

abalpfit. On rencontre en plufieurspaf s 
itto^êment , tant de quaiitupedesquede 



poiflbns , enfouis dans le fein de la terre, 
& qui n'y ont fouvint éprouvé aucune 
altération : di cette efpece font les denti 
d'éléphant que l'on a rencontiées en Si- 
bérie , en Pologne , en France & en An- 
cletetre, f^r. Les 0; de mammoth que 
Ton trouve en Sibérie, la licorne faffile 
oui a élé trouvée pré» de Quedlimbaurg-, 
luivant le rapport de M. de Leibnilz , 

&C. T'iyrzIvOIIS t0SSILE,LlCOlNB 

OSSILE. 

Ces endroits ne font point les feuls oi 
es fortes d'ijirntni k reucoiitrcnt ; on 
rouve en France aux envir. ns de Dax, 
upieJ des Pyrénéen, unamastrcs-cunG- 
dérable li'ejhnmt de poilluns , de vertè- 
bres d'une gtofteur proJii,;Li!re ; & de- 
puis quelque temps, M. de Borda qui 
riiltife l'Iiiltûire naturelle clans ce pays, 
i envoyé â l'académit des Iciencesla m^ 
hofre d'un crocodile , trnuvée dans ce 
mime canton. S: que M, Bernard de 
JuJlicu rL'L^rdc comme de h même ef- 
ce que le crucoilile appelle garhl , qui 
trouve dans le Gan^c. On voit au mi- 
me endroit, des palais de poilTiins, des 
^loflbpetres d'une grolTeut prodigicufe, 
& une infinité de dépouilUs de pAJfToiu. 
Le même AI. Bernard de Juflîcu a vu ' 
près de Montpellier en Languedoc, des 
ijcintns de potflbns cétacés d'une gran- 
deur démefurée, qui étoicnt mêlés avce 
des c»qnillei. On a trouvé prés de Mary , 
village des environs de Meaux , un h 
(le ta tfte de l'hyppopotanie, Touiis ces 
choies femblent prouver dune manière 
tncontcftjble , des révolutions par Icf- 
quelles la mer qui coiivroit le «onlincnt 
que nous habitons, s'en êâ retin-e rour 
aller occuper d'auuei lieux, ft^nloi- 



( * } On découvre tous les jours de gnnds os qui , bien examinés , ne paroilTent 
pas être des os d'éléphans. Un a trouvé prés de Schartfeld des 01 trop courts pour 
être de cet animal i an les a foupqomiés d'appartenir au rhtnacéros. De grandi 
M trouvés fur Je bord de l'Ohio en Amérique, avoient été reganlés commï des 
M d'cléphans i mais une anatomie pins exaOe eu a montré ta ditférence. L'hippo- 
foOme , Je manati font peu connus encore ; (le très-gros os peuvent appartenir i 
cesanimanx. Peut-être même y a-t-il eu dans les premiers temps du monde, 
te nureaux & des élans plut hauts de ftature. L'homme ne les trnubloït pas 
encore dans In jouiirance des déferts immenfes , dans lelquels ils trouvoient uue 
Murilnre abondante, (iuel^ues cornes énormes du f,mit des baufs , & d'autres 
èthcltSe Je* cerfs, appuient cette conjeflure. ^ - , ^ - , 

Depuis qitellue temps on a tioiivé un Rrand nombre aogmitni humains dans 
hititt 4v golfe Àài'^V" * BléiSe «te la mm Ejée. Ces os fc trouvent dans 



dt, Google 



IIO 



OSS 



nimatix ^ue l'< 
tie la terre , il n'y en a gaeit de plus 
fingnliers, & dont l'origiiie {bit plus dif- 
ficile à expliquer , qnc ceux que l'on 
trouve 4 Canltadt, i une lieue de Stut- 
%itA, dans le duck' de Wirtemberg. Il 
y a en cet endroit une colline com^ofie 
d'une pierre à chans , fur laquelle on 
trouve les reftes d'un bitiment antique 
déforme hexagone, qne quelques-uns 
ctoient^avoir iténa teinple, & d'autres 
un fort dei Somains. Le duc Je Wit- 
temberg ayant fait fouiller dans cette 
colline en 1700, on y trouva uo amas 
prodigieui d'oj/îwnij de différentes gran- 
deurs; on 7 trouva d'abord d2n) une et 
pece de limon plus de foixante cornes 
on dents conrbées , depuis un pied juf- 
qn'î dix pieds de longueur; ces dents fe 
trouvoient confondues 1°. avec des mâ- 
choires des dents molaire) encore dans 
leurs alvéoles & d'autres détachées, des) 
omopUtes, des os fcmnr, des crlnes , 
det vertèbres d'animaux de la taille des 
éléphans; 1°. des dents, des mâchoires des 
vertèbres & d'autres os d'animaux d'une 
moindre gnindedr , tel^ que font des bêtes 
lÀnvages, des chiens, &f<:. J'. enfin des 
os de petits animaux , tels que des fouris, 
des mulots, £^c. Touicespj/mmiétoieni 
comme calcinés ou comme ayant un com- 
mencement de pétrification. La plupart 
étoient en fragmens, cependiuit quelques- 
uns étoient refl^ dans leur état naturel. 
On a auin trouvé dans la roche des envi- 
roni , qu'on fit fanter avec de la pondre , 
des tpmtni qui y étoient renfermés, aiiifi 
que des petites coquilles, fey. une difler- 
àtion latine qui a pour titre : Œiipus 
vfietUtbvl^ieus , fat diftrtatia it corniim 
&f iff^a ft/JSHbia CnfflaUtnJ^ia , par 
David Spleils. 
Quelques antnirsvnt m la fimplicité 



OSS 

de chiire que ces ejfimtni avoirnt aji— 
jtartenu i des gcans : d'autres ont con- 
jeâurc que les Romains avoient araen^ 
autrefois des éléphans en Germanie , SC 
que ces ejfemni en Jtoi:Dt le* débris : 
d'autres enSn ont imaginé que cei os 
étoient les relies des animaux qpi avoient 
iti immolés dans les facrifices des anciens 
Celtes. Mais tout ces fentimens liront 
guère de probabilité ; & il y a lieu de 
croire que les animaux à qui ces aft- 
nni ont appartenu, ont été cnGnrelis ea 
terre par quelque révolution arrivée à 
cette partie du continent. 

Près d'Ëtimpes il fe trouve un amas 
à'oftmmi de différentes grandeurs, trèt. 
femblable ï celuide CanOadt, qui vient 
d'itre décrit. 

Les ouvrages des naturalîlUs font rem- 

Silis d'exemples de pareils oftnwn qui fe 
iint trouvés enfouis dans la terre il dif* 
féicntes profondeurs , & dans diffïreua 
pays. En 1671 on trouva à Cambourg 
en Thuringe, & en i6gî près de Hild- 
bourghaufen , quelques dents d'éléphansï 
& mêmeen 169^ on déterra prés deTonnx 
en Thuringc, lin fquélL-tte entier d'élé- 
phant, avec quatre dents molaires, £ 
deux défenfes", chacune de huit pieds de 
longueur. Les Mi/beSanea Btreliae>i/m 
patient du fquélette d'un crocodile, qui 
fut trouvé dans les mines de la'Thurïn- 
ge. Dans la grotte de Baumann , & dans 
celle de Schartzfeld , ptès du Kartz , oa 
rencontre des vertèbres , des côtes, des 
omoplates, & une grande quantité d'aj/r- 
mmi de toute efpece. A l'égard des 01 
Jr matnmetb , nous en avons parlé affes 
au long il farlick IvoïKE FOSSILE. 

On voit dins l'hiRoire de l'académie 
des fciencesdc l'année 1719, qu'on trou- 
va en Gafcogne un amas contidérabls 
i'ùfnnnu de diSërentes grandeurs, qui 
furent mis à découvert par U chiite d'un 



une terre «cbrenb, font reconverti d'une croftte de fiataftite. Des rochert de 
marbre font remplit de ces oftmtns. 

Jai TU des os humains déconvert* dana noe colline mameufe de la Thnrinre. 
Ils étoient bien de refpece humaine ; on m'en apporta l'os frontal trjt-teconnaitra> 
ble par les &nus. Ces os étoient réduits en terre ; ils buvoient l'eau & s'y fbit- 

Les oa de géans , fi bien requs autrebis , fe font trouvés conftamment être des 
«s de l'éléphant , ou du moins d'un grand quadrupède. Je ne crois pas qu'il y 
ait un feul exemple d'un véritable os de géant. Le crâne de Leide appartient à 
an ctine difforme, f^^rz G£ANT> (/T. A ff.) 



i:, Google 



oss 



■cU de bois de eerf Dud'cUn. On ... 
gat émuic cation xITer longue des affi- 
nas ijiumit d'éléphans & d'autres a»i- 
mm, tioavés co Angleterre & dans 
baaainp •t'autres pays , d»ns vn mé- 
auire Jd nlebre chevalier Han» SliiUis, 
hitci dans les JUimoirn dt tacatUmie 
nyA in feîences , annie 1717, 

Ea Angleterre , dans la province de 
Derbysliire , eo touillant pour it^i^ou- 
frir KM mine de plomb , on trouva en 
ij^DBÏqnélettehamain, amfi que des 
amit cni. Ces o/fimnw itoient lecou- 
ToUd'iuie pierre trèt-duie, au point de 
bitt feu contre tes outils des ouvriers ; 
it bite qu'ils paroiObient avoir été logés 
iusnne cavité qui étoic dans cettt pierre. 
Vtja. les Tramfaciiani thikfa^. n". 475, 
On *oit auffi 1 Rome , dans la viUa Lu- 
lÊvjfin, unamaid'a^innii bumiius, qui 
bot reconvcrts d'une incruftation pier- 
mfi: , tans ctie enx-méinei clMngés en 
pem. VojrTt. Us TVit^o^ni fhibfafh. 
■=. 477- 

On a tronvé en Champagne, dam une 
canieie qui eft auprès du village de Lieu- 
coton , diftant de troif licaes de Lan^rei, 
tm fquélettc humain entier, d'une gran- 
deur extraordinaire, dont t* fiémoi ou 
Tos de la cnîflê avait près de deux pieds 
dclaosneur) ce fqntlettefe trouva pris 
eUre deux banci de pierre dont il etoit 
melopp^. ( — ) 

OSSERY « OSSERI , Ghg- . petite 
contrée d'Irlande, dans la province de 
Lcîafter, partagée en deux par la liviere 
dr Nure. 

OSSEUX , EUSE , adj. , qni sft de la 
oture de )'o«. 

O^iSlACH, GA¥.,lacdelahauteCa- 
linthie. dans te cercle d'Autriche, en 
AUemagoe. Il ilonne fon nom à une ab- 
baye de bénédîftîni, fituée fur là rive, 
ft ph» ancienne qu'aucune autre de la 
«oBtTce : cette abbaye eft fous la domi- 
■ation de Bambeir. fi). GA 
OSSICULE. V. Noyau. 
OSSIFICATION, f. f, , S'OSSIFIER, 
T. w^t.,PbifioL , c'efi la liirmation des 
os en kmirtieur, en ^rcITeur &cnfnli- 
dîté , par le lécoars des lues nourriciers 
qni y arrivent , le* développent , les 
atosgeat,au^entent leur épaiHtETiinient 
Alnirifuret^ jur^u'àee i{u'enfio;i'étif)t 



OSS 



m 



plut cipiblei d'admettre lee fan néceC> 
(airesà leur nutrition, ils s'altèrent dim 
leur fiibftance, & rendent inévitable le 
dépérifTement de la michine. Mais coit>< 
ment fe bit Vii0ifcatian ? Ceft on myf- 
tcre dont la conooiffanoe nous eft cachée, 
& (br lequel on n'a donné <]ue des coi^ 
jeâiiresi voicicellec que jecroJalesplui 
Traifcmblablet. 

On peut conGdérer les oi dans leur 
ori(;iae comme autant de petits tuyanx 
creuK revêtus d'une fine pellicule eo- 
dehors & cn-de^'ani. Cette double pell^ 
cule DU membrane Eôurnit la fubifance 
qui doit devenir ulTeufe , ou le devient 
elle-même en partie , ear le petit inter» 
valk qui eft entre ces denx membranes* 
c'cft-3.dire , entre le périofie intérieur ft 
te périofte extérieur , devient bientôt 
une lame oQèufe. 

Dans les primiers temps les 01 dn fce tu» 
ne (ont encore que des filets d'une na. 
tiere duâije, nue l'on apper<;oit aifç- 
ment & diftinâement i travers la peau 
& les autres partits extérieures , qui font 
•lors extrêmement mîocei , & prefquc 
tranf par entes. L'osdelaruitre,parexeni. 
pie, n'eft qu'un petit filet fort court, 
qui contient une cavité. Ce petit tuyin 
creux eft fermé aux deux bouts par une 
matière duAile , A il efi revêtu i fa fur- 
^ce extérieure & à l'intérieur de fa ca- 
vité , de deux membranes compofées dana 
leur épaiffeur de pluficurs plans de fibres 
toutes malles & duâilet. A meture que 
ce petit tuyra reqoit des fues nourriciers, 
les deux extrémités s'éloignent de la par-'' 
tie du milieu! cette' partie reftetoujoura 
i la même place, tandis que toutes les 
autres s'éloignent peu-à-peu des deux 
càtUi elles ne peuvent s'éloigner dans 
~" "- dircâion oppofée, làns réagir fur 
partie du ,milieu : 1rs parties qm 
annent ce point du milieu prennent 
donc plut de confiftance, plut de (btidité, 
& commencent il iejjîjitr It.^ pretnicm. 
L'intervalle des deux périoiles devient 
oRenx dans la partie du milieu de la lon- 
gueur de l'os i rnAiite les parties ouï 
avoifinent le milieu font celles qui t'îïS- 
^rrt, tandis que les extrémités de l'os, & 
les parties qui avoilinentcc>i extrémités, 
reft^ntdudilesft rponsieufet. Et comme 
b partie dn milieu eft celle qui eft l3 
première oflTidée, elle ne peut plus s'é- 
lindre; i} n'eft pas goUibli qu'elle preo- 



;,.,ii;rt., Google 



.II> 



oss 



ne autant de grofTeur que les ntiet. Li 

ÎirtJe du milieu doit donc être la partie 
plus menue de l'os; car les autres par- 
*ties'& les extrémités ne Te dutciflant 
qu'après celle du milieu , elles doivent 
frendre plus d'accroilTcuient & de vo- 
lume. C'dl par cette raifon que la partie 
du milieu des os eK plus menue que 
toutes les autres parties , & que les tètes 
des os qui fe durcifTcnc les dernières , & 
'fjvi font les |iârties les plus éloignées du 
milieu , font aullî les plus gtofles de 

' Indépendamment de cet xccroiOement 
en longueur , l'os prend en même temps 
un aecroiflement en gruflenr qui Te fait 
ainlî : la première lame olTeufc e(l pro- 
duite par la iiartie intérieure &lepériofte 
extérieur. Il s'en forme bientôt deux 
autres qui fe collent de chaque cûté de 
la piemlere, & en même temps la cir- 
conrérence & le diamètre de la çxviti 
augmentent. Les parties intérieures des 
'deux périuftes continuent ain& ■ i'/'J'fifr, 
& l'os continve à gtoflir par l'atldition 
de toutes ces couches ofTeufes produites 
fiT les périofics. 

' Mais V^ffificmim eft encore produite 
par pluGturs autres canfcs qu'il l^ut dé- 
velopper. Elle fe ftit , fuivaut l'illuftre 
Monro, dans fon Oftiegomc , i". àTaide 
de la fupprellîon conQdérable qu'exercent 
-fur les os, plus que fur aucune p.titie, 
les gran.is poids qu'ils ont à Tupporter; 
fl°. par In violente contraftion des muf 
cles qni y font attachés i 3°. par la force 
des parties qui les conftttucnt, &qui(bnt 
des efforts continuels pour s'étendre & 
f*accroltre. 

Ceft en conféquence de toutes ces ac- 
tions réuuies, que les Sbrcs folides & 
-les vailfeaux des ai font tenus plus fer- 
Tés , & que les particules îles fluides por- 
tées dans cts vailt'eaux, deviennent pro- 
Tires à s'unir J ces fibres, & s'y incor- 
porent plus promptcment A plus forte- 
ment, tandis que le relte continue fon 
chemin par les veines. & rentre dans 
la malTe dn fang. Une ohfervation qu'il 
ÎDiporte de taire , c'eft qu'à melure ^ue 
les os fedarcilTent, en même pTOi>nTtion 
le nombre & le diamètre des vaineniix 
diminua Ht : ce qui n"Us montie la raifon 
pour laquelle les os dn jeunes gens le 
réunifTLni gilui promplemcnt après une 
fiadure que ctux dn vieillards , & celle 



oss 

Knr laquelle les chevaux, Im btnif 
: gros beftiaux perdent de leur gn 
feur & de leur force lorfqu'on les fi 

travailler trop tdt. 

Les exemples fréquens que noos avo 
de l'o^îcudon de quelques autres partie 
lorCqu'elles ont été lonç-temps expoféc! 
la ciimpreflion des parties environnante 
nu Eorfqu'clles fe Ibjit trouvées dans d 
coujtaures fembUbles en conféquen 
de leur contradion violente Se fréquent 
comme il arrive aux parties fituées pr 
che les oiifices du cœur dans quelqu 
vieillards & dans quelques animaux ; c 
exemples, dis-je, ne nous permettet 
point de douter quel'i^/MfiDnne vier 
ne d'une compreluon telle que nous l' 
vous indiquée : témoin la fubftance mu 
culairc du cœur , qu'on a trouvé oGTeu 
dans pluGeurs perfonnes , ainfi que noi 
ialfuient Chefclden & autres : témoi 
encore ViJJifcutian des artères dans !■ 
vieillards , celle des cartilages dn lar^n 
dans les adultes, celle des cartilages I 
tués entte les verfcbres du des & li 
reins; dans les bêtes de bmme, cesca 
tilases fe changent en os parfaits , < 
s'uniflènt intimement aux vertèbres ;er 
forte que le tout ne paroit qu'un os coi 
tinué. Lepérioften'eft pasmémeexetni 
de cette métamorphofc , et Peyer noL 
dit avoir fcparé cette membrane en pU 
lieurs lames o(reur:s. 

Une ohfcnation qui tend à appuyé 
l'opinii.ndeJVl. Moriro, c'elt que les c 
commencent 1 s'i^^^tr dans les endroit 
où l'aétion de ces càufes elt plus fenfiblc 
favoir , dans les os cylindrioues par u 
anneau au milieu ; & dans les larges 
au centre, ou proche le centre , nr it 

foint, ou par plufieurs points dimnâi 
a raifon de ces effets , c'ell que ces pai 
tiei font continues aux ventres des mul 
des qui font a:tachés à ces os, & qu 
c'eil en conféquence du gonflement ai 
fe fait à ces ventres , que la preflion fu 
les os eft plus grande eu ces endroits 
Nous faifons iuges de c(tte adion ceu 
qui ont examiné avec attention certain 
osj commecetuidel'épsulcftdesisleï 
quifoiitcouveit'de mufcles d'nn Sd'ao 
tre côté. Combien ne fi nt-ils pas mince 
& compaâes dans ks adultes, fur-ton 
daiiï tes en,'roiti{ od les ventre" de 
.ufciei étant appliqués , la preŒo: 
flit la pluB grande , an lieu qu'il 



dt,GoJglc 



oss 

ItU jias (pals dans les enfuu ? Milis le 
tomber des tibres étant le plus grand dans 
Jt milieu 4* *^ "^i il «^ft évident que 
Rt endroit aurait été plus cpûs tant dans 
les iJoltes que Jans les eiiftni , s'il u'j 
tToii eu dans las premiers une comprJf- 
£on qui D'étoit point dans les féconds. 
£j effet , les titufcles n'ont ptcCiiiie poiiït 
tiKore J'escrciceda.nslescufans, au lieu 
qu'ilsagifTent fortement dans les adultes. 

D'ailleurs, fi nous admettons que tou- 
tti Ici parties d'un oï font uniFarmément 
iiimeDtêcs par l'a^cfs du fiuide deltthé 
i la uDCrition , chaque &btc & chaque 
pa-ticule iTune filire tendront à s'étendre, 
AponOTcniiit leurs valliiis : conlilquem- 
ii:iit la prellïon fera beaucoup plui gran- 
itftn le milieu, où les parlicuUs fe- 
ttyal beaucoup plus Fermes i c'eit donc là 
fae commeneen l'fl^i/ÎMtioii. Enfi.i, la 
pollatioa des artères médullaires qui en- 
ttei^Janxle^oi, à-pen-pti!s wrs leur 
atiHen, pourroit bien auOi, ainfi <jue 
leiautcurs l'ont conreâuré, oontribuer 
1 lenr endurci ITement. 

Ce^deteSi-nsdelaprenion feule que 
«DDSpouvonsdédutrc u ralfun pour la- 
foelle les os des vieillards oitt leurs pa- 
rais beaucoup plus mini.'ei, & rontt"U- 
tefbû plui forts & plus Iblidcs, tandis 
fnelet cavités y font plus grandes que 
auu les os des jeunet gens; &<:ellepouT 
laquelle l'imprvflîoo des muicles &_ des 
vaiiTcaux , ^c. elt beaucoup p^us lôrte 
fnrU furfacede^os, fel.mlâs.-Ê l'état 
aesperTonnes, & relftB le travail Se lia 
exercices entre Us perronn.'s d'un même 
ftxe & d'an même état. Cette impteillon 
ett beaucoup plus profonde Jans leS vieil- 
Janli & dans ceux qui Ibnt accoutumer 
au travail, que dans les jeunes gens & 
dans ceux qui ne prenneuc aucun eKer> 
cicc , & qui mènent une vie indolente.. 

11 ett encore ïraifemblable quel'^i^M- 
tim dépend des vajDcaux des os , dont la 
.fitnadoa & les diamètres font tels , 

ID'iLs Kparent une liqneur qui , privée 
c fcs parties les plus fluides, fc conver- 
tit facilement en une lubfbnce oITcure, 
«□Ci qu'il eft démontra par la matière 
calleure qui Te fépare dans les firaâures & 
dasi les ulcères , lorfqu'une partie de 
^ueiqn'os ae'té.emportce. Dans ces cas, 
cette li'iueut f» Jilrcit, & cimente quel- 
queibis les deux extrémités d'un us , 
quoique la dift^ncc à latiuclle elles lent 
r«w XXI r. JPiirtii I. 



OSS 



113 



placletlôitalTezconridéTable. Il retrou- 
ve un gran.l nombre d'exemples de c« 

phénimenedaur les auteurs. M.Leing, 
chirurgien écoQuis , fit l'exlradien du 
tibia i un enfant , & il ne lailfa de cet oa 
prefcfue que les épjphyfes de chaque ex^ 
trémtté ; une fubftaiice ofleufe prit la 
place de l'os qu'il a*uit <Sté, & tupplé» 
A t'>ut ce qui manfjuaiti enfnrte que le 
malade marcha dans II fuite avec facilita 
& fermité. - 

Peut-être auSl que les caufes de l'o^ 
fyulion dont nous veuoni de fiiire men- 
tion , ajiffeiit pins on moins iiuiflàm- 
mcnt, (elu:ila nature dii climat , & les 
alimens dont on fait ufa^e. C'ell peut- 
être aulG par la même raifun que les peu- 
ples qui habitent des pays chauds, ac- 
quièrent iiliis promptement toutes leuri 
forces & toute leur grandeur , que ceux 

S ni vivetit dant des contrées fruiLlei & 
;pten trions les. De U ti^nt encore la 
pratique connue pnrmi les dames de faire 
boire Rti\ jeunes chiens de l'eau-dc-vii: un 
de refprit-de-vin . & de les baigner dam 
ces liqueurs , pour les empêcher degrof- 
Gr. On a obfervé q^ue rufage eiceflif de 
— efprits avait EaitpétiiSer dans queU 
:sperl6nnes, Sa^yîfr dans d'airtrei, 
pirtics naturellement molles i leur 
âge. l^o^rn le* exemptes qu'ea rappoi- 
teiit LîMre & Geoffroy, 

Ceux qui ftrjnt curieux de &voit en 
ruel tem> & dans quel ordre chaque os 
Z chaque partie des os commencent à 
'ofEÊer, n'ont qu'à confulter' Kerkrin- 
gius i cet auteur a pouiTé Tes obferva- 
"onK depuis le Fœtui de trois jours apréi 
. conception , Se depuis trois fcmaiacs 
; un mois julqu'à neuf. Qu'ils parcou. 
;nt aiilft Coitetus & EylTonius. Enfin 
1 trouvera ilans les buvra^'cs de Ruyfch 
qui a corrigé quelques-nnes des etreurs 
des auteurs que nous venons de citer, 
un traité complet d'ollvogonic , en y 
ajoutant quelques particularités que Ne»- 
bitt & Albinus ont remarquées depuis. 

Qu.irtd l'os a acquit tout).- ù dénoté £ 
fa fuiidité , fafubftsnce devient avec le 
tem» frcompaâe, qu'elle ne peut plus 
admettre Its rucsnourricicrs qui étoient 
auparavant employcs A ^iiïmentcrfaden- 
Eté , & qui étriicnt néctltiires i cette et 
pecc de circulation qui fait la nutritïoa 
de ces parties. Di:s-lDrs cette fubAattce 
de l'os doit «'altérer, puifou'elle cefi^ 

c,qi,it!dt, Google 



"♦ 



oss 



d'être nenrrie , & cette ilt^tion dans 
la liihOance même des os eft une lics pre- 
mières cnulés qui rendent nJcelTaire le 
déptriffement de notre corps. Ainfi la vie 
' t'^teiut parnuancei rucceluvcs,^ la mort 
a'eft que la dernière ouancc de la vie. 
Le changement <jui q^fie infcnllble- 
meiit toutes les i>arties mollet , eft en- 
core produit par de Fréquens & violcns 
exercice! , par l'application des aftrîn- 

fiens, parledcfTéchement &parl3vieil- 
efle. Ce changement cftftiiviJeroid< 






dans les parties qui étaient i ^ 
mobiles) & leseJtcts gui en refult 
varient autant que les parties ellcs- 
mimeï fujettet à ce$ accident. 11 cil to- 
talement impoflible de changer l'état d'u- 
nepartie^^e«; mais quelquefois, i la 
feveiirdcsfomEnlations laxattves, miiei- 
lagîneufes , hiimeâantcs, onâueufes , 
tiedes, jointes à une douce Friâion delà 
partie, on vienl'à bout de lui procurer 
un certain degré Je flexibilité. 

Ce degré lie flcuibilité eft très-peu de 
chofe, &ne réuffit qu'à l'égard deqiiel- 

3 neï mnldcs externe! ; cariln'eft point 
e moyen d'empicber VoJJîficatiati ries 
fsrtiei folides internes. Ainfi l'a voulu 
Auteur de la nature. Tons lesobferva- 
teurs nous parlent d'^jîcathns , je ne 
dii pa« feulement de memltranes & de 
cartilage», mais de vifceres & de vaif- 
feaox. On a trouvé le cerveiiu, la dnrc- 
mere , le conduit auditif, l'fcfoiiliakfe , 
le cœur, le péricarde, les poumons, 
les reins, la rate, le foie, le pancréas, 
répiploon , l'arûre carotide, l'aorte, 
«Alliés, j'avois raflemblé plus do deux 
cents obfervations choifics fut ce fujet ; 
mon recueil a péri dans un naufrage avec 
divers autres manufcrits phyliologiques. 

Cmjii gfniralis î? farticalitra it la 

firniation des es. 

Ossification, Cf., Fh^fiol. , pJB- 

featio, formation des os; ou changc- 

jnent des parties membraneufes ou ctrti- 

la^nenfet, i^c. en os. 

L'«/flîcn(ioHuaturdlc va faire le prin- 
cipaloDJet denos reeherclirs. Celle qui 
en contre nature , qui prodi ' 
mes fans gennc & nés par une maladie, 
elt trÈs-cominnne. Dant l'homme , 
en trouve ttès-fouvent dans la fubili 
M(me des artères, & plus encore du cûté 
' du cour. -Il s'en fbime dans le ccenr mi- 



oss 

me det animaux qui ruminent, 'dans 
durc-meredel'hommc, dans la face i 
térieUie de la plevr« , dans les membj 
nés de la rate, dam l'ovaire, dam I 
piploon même & dans la'pie-mere. C 
01 relfemlilcnt en quelque manière à t 
fragmeai d'os de bteuT: ce font des j 
mes informes , fonvent nigués à leurs e 
trémités , alTez minres & plus épaifl 
le milicn. Les plus grands de c 
mtre nature ont été trouvés fur 
c-Litê de la plèvre. J'en ai vu , 
grand; comme la paume de la main- I 
n'ont&i.véritables lames, ni vaiflêan; 
ni diploé. Ce font des mafTes fans orgar 
{htion , hitei par un fuc coagulé. . 
l'ai vu ce fiic dans toutes les ntianc 
d'eiidurciflcment entre les tuniques i 
l'aorte ; je l'ai vu tciTembler il de 
bouillie; je l'ai vuépaiflj tel que le ca 
puis former comme un caittbge , eut 
comme un os. C'enfouvent une fuite i 
la vicillcflc ; c'cft A cet Age que ks art' 
res& la dure-inerc s'oŒjTent le pins fr 
quemment. J'ai vu cependant ce vit 
itans des lajvLs aOeï jeunet encore. 
paroit être l'effet de la trop grande abor 
ilance de l'élément terreux dans les hi 
mi;ur.<: , nu de l'impetFeaion ri* leur mi) 
tion. Il peut l'être de la Friélion dant : 
eeeut &' dans le commencement de I 
grande artère. V^ficatian de l'aorte e 
mortelle, mUs on n'en a pas encore un 
hiltoiie flijvîe. Wepfér, médecin d 
premier mérite , mourut de V^ficatia 
de la grande artère. Des p:ilpitatîon) 
des aflhmes, des bydropi&ei, desgar 
grencsfechei précèdent la mort. Un mi 
decin qui fcruit de ce mat l'objet d'un 
rechercheparttculiere, mériterait la n 
connoiflance du genre hlimain. Si le nii 
étoit connu de bonne heure par des ligne 
affurci , peut-être trouvcroit-on dans II 
délayans, dansquelquefelou diniquel 
queîavon, des moyens de retarder I 
progrefiîon de l'end urciffement , & à'i 
loignct leterme Fatal. 

Je reviens i ViiJJtficatian naturelle 
Dans les commencement de l'animal 
I«oslungs font une gelée parfaitemen 
molle & fans élafticité. J'ai uettoyé le H 
mur d'un embryon, je l'ai plié, j'en a 
fait im anneau ; j'ai vu l'os pierreu; 
dans l'état de molleflè. Les os plat 
commencent par une membraneï ea 
c'eft plntdt UDC membrane qu'ua carti 



j=, Google 



oss 

%9 , paifqn'on peut la plier. T'i fov- 
Tcnt Ta la poicnnc entière ne former 
^"m bc membmieaK , anlQ mine* 
^'dk toile d'arJ^nte, dans laquelle 
ona Jifhiign^ peu a peu les traits des cà- 
ta £k ftecumn. Dans cet état de gelée , 
laoi loags ne laiSènt pas ane d'ètn: pai- 
&ftsî le femnr a £■ tète tm-bien termi- 
JWâ, &!« coadyleifbnnésj ilu'eftce- 
pnuliiit qa'nae glu piTfaitemeDt tianC- 
fre n te , qu'au peut cosper en deux , 

Si ï'étnul (bus le fealpet, & qui par- 
tcatent &milaire n'a aucune marque 
encore de tibresot de Urnes. Abandonné 
3 l'exhalatioa, ce fétnnr fcche & ref- 
lëwkk à U petite croûte qui reile après 
Je deScchemenC de la moire. 

Dus te milien de l'os loDg , parott 
<s£cite un anneau opaque i on y Jifitn- 
CDCdesrïiIei longitudinales. La Bexibi- 
fitédct'oseftUée àlitranfpareoce. Dis 
^a'il cft opaque, il devient cartilagi- 
aenx, U eft élaftïqae, il ne tcfte pas 



OSS 



"T 



Âferc 
afaic u 






^^on en a (aie un arc. Bientdt après i! 
aec«dc plus, & rompt par le milien, 
VB feieparcdeiépiphyfes quand on entre' 
yrcnd de le plier. Car cei épiphyfes , 
parfattemeot appliijuéei au cûtps de l'oi, 
& qoi femblenten fkire partie, le quit' 
tent très-ailënient dans ces premiers 
fcns. Onapptrqoit enfuiteda rouge au 
Ucn d'oE<acitÉ , & ce rouge fe divife , 
«"alaose ft paroit bientôt après être l'ai- 
Mie médullaiie de t'ot. Les liUont du 
cutpiiluffninr, oude toutantre oslong. 
Se prolongent; ils parcourent Ulonfjueur 
de ce corps; afec eu l'opacité & la na- 
tnre cardhgineulé augmentent i la 
■Ktdle eft colorée par le Ikng bientât 
•prés , & l'on appeiqoit des vaifTeanx 
4n>it3 ^ans l'intérieur de l'os. 

La cavité médullaire eft droite dans le 
BOiea , elle s'élargit contteies eztiimi- 
tài oavoitqnele nombre du Umet eft 
le plus j^raoïi dans le milieu , qu'elles 
t rocceffivement dans la cavité & 



■hyïe la partie o^fe 
tfpiiBèar. Dans cet état les deux tiers du 
corps de l'oi font oflèus , & coufervent 
lesr fignreen^re deSeohant. 

L'ot te durcit eSeâivemenC dans la 
fbrface extérieure , dans le lems que fa 
partie la plni interne dt cartilagineiife eu 
»tmbnan!e. OadéMurreduucMétat 



les Taiflèmx de la fubltance de l'os t elle 
en eft toute remplie, & cet vailîeaaK 
occupent les féuces & Ici intervalles 
des fibres. La première apparence de 
ces vallTeaux eft celte de gouttes d« 
iang; ils deviendent bientôt des traits 

L'artère médullaire fe ibrme tous les 
jours , & avec elle les vail&aux droits 
qui compofent vers chaque eitrèmité de 
l'osuncyliniliB vafculaire qnl s'arrange 
Butonrdc l'axe. Les lames s'élèvent en- 
fuite, & renferoient ces vaidinux. 

Une colline alvéolaire naic de l'extré- 
mité Je l'os, & rentre contre te centre': 
les lames internes quittent h furface de 
l'os, & deviennent alvéolaires. 

Le corps de l'ot étant entièrement oflj- 
fié, ilnereftedelanatarecartilaginenfe 
<^u'une fenill* qui s'articule avec le car- 
tilage dé l'épiphyfe , par des inégalités 
alternatives quilerépondent 

La fubllance alvéolaire eft compolïe 
de lames qui nlIRcnt autour des vaiflcaux 
droits , & de lamet qui fe détachent du 
corps de l'os pour occuper une partie du 
tuyau métiullaire. . Cette même fubftan- 
ce alvéolaire a encore fa cellulofité mcm- 
braneufe fort viiible, qui relTemble à 
de la graifie , & qui de répiphyfe lemon- 
te vers !e centre de l'os. 

Letlamesaneufcs, toujours plus com- 
plètes & plus épaifles, renferment les 
vaifTeauxquine paroiflcntplus, imoins 
qu'on ne Us découvre en arrachant les 
bmes les pins extérieures. Le cylindre 
vafculilre formé par les vaineanzdroitï, 
ett lui-même moins 1 découvert. 

Lépiphïfe eft iànt doute une partie pri- 
mitive de l'os. Elle eft aulù formée que 
ce corps dès le* premier: jours de l'em- 
bryon | elle fe détache avec facilité dans 
les commencemeni : isaii lepérioltes'y 
attache toujours pins fortement} l'épi- 
phyie t'arrache avec lui quand on le ii-. 
tacne. Lafutface inénle de l'épiphyCe, 
adaptéeà uncfurfnce femblabledu corpi 
de l'os, s'y unit, {ans qu'aucune lame dn 
périofte s'engage entre ces deux partie*. 

Q^and le corps de l'os eft parfaitement 
oiTeux, les vailTcaux droits font dans 
leur perFeâioh. Leur fis^'on Ittnne, 
non pas une circonFérenee de cercle, 
mais l'aire d'un cercle complète , rem. 
plie de vailteaux. L'eNtrémité de ces u- 
tttts eft renftée alops & ta maftîie. 



an 



dt, Google 



oss 



oss 



Cette enrtmit^ s'«lohS<. *>•« P«ce 
U croûte cartiUgineufe, dont l'cxtrênii- 
té de l'os ell incruftée ; elle fe 



piphyleerï a quifont^elle, qui acgdei 
artères voîfines de l'articulation , en- 
trent liens le tilUi alvéolaire de ï'épipkyh 
par des points quis"y trouvent toujours 
en STBnd nombre. Les deux claflès de 
vaitTeiux s'anaftociofent enfemble dans 
artilage de l'ëpiphjfe. Les premieis 



le font 01 



: peu ce 



Quand le lang s'eft fait jour dans les 
vailTeauz de l'épiph^re , le nojaii ne 
tsrde pas il y paraître. C'eft une ceilulo- 
{ttéoiTeufe, très-rpongieufe , qui rei;oit 
une artère par un des puits dercpiph^fc, 
& qui en produit de noubreufet par tou- 
te la furfaoe. Tout te cartilage de Vipi- 
phj'fvenefl rempli. Le noyta eft alvéo- 
laire , les alvéoles fuivent la diie^tûm 
des artères : à mefure qu'il prend de l'ac- 
cToilTemcnt , la partie cartikgineulé de 
l'épiphyre diminue : ellcfe réduit, «nn- 
me tt cartilage du corps de l'ot, i une 
feuille caitilaçineurç , qui répond à la 
TurEà ce articulaire. L'os eft parfait alors 
& ne change plus confidérablcatent II 
devient à la vérité plus den{è, plus Ib- 
lide , les tentes deviennent plus obfcu- 
ics , les vaifTeaux rétrécis , plut imper- 
ceptibles , & la proportion de la matière 
terre ufe augmente. 11 yadetoaqui ont 
deux noy 



bien naturel qu'il naiflTe'tni-tnéme d' 
foc gélatineux. On découvre ce Tue en 
cxpofant l'os i l'aâion violente des va- 
peurs de l'eau bouillante. On en tire ce 
flic dans la machine de Papin ; il eft ex- 
trêmement tenace i il donnean double, 
au triple nime, & an quadruple de 
i'eau , une confiftanee de gelée. II fe 
pcnttit cependant, devient ilkalin & 
a'envole. Les os dépouillés de ce fue gé- 
UtineHX, deviennent Friable*. 

Lanature produit le même foc daai Ict 
Fiaâures & dans la perforation des os. 
Dans la fraAure il fumte de fei extrémi- 
tés , il palfe par dJETérens degrés de con- 
Ëlbnce, & devient biemAtandi dur que 
l'ancien os. Dans la perforation des os , 
des gonttes rouget fuintent des trous qu'a 
iub le chiiurKien) cci gouttci d«*iett- 



nent csltenfes , s'endturiflênt , & toM 
bientfit un véritable oa. Ceft le même 
fuc encore , qui dans les vieillards cou- 
vre fouvent le» vertèbres d'une croiïte 
égale & liOè, & cette craûte produit 

!|uelquefois des ankylofes incnrablea en 
oudanï des os qui dévoient fe mouvoir 
l'un fur l'autre. Une croûte pareille a 
réuni quelquefois lei dents , & en a fait 

Le flic gélatineux des es fe rétablit A 
tout Age par la deftruâion de la terre cal- 
caire dont il efl enveloppé. L'acide dit- 
fout cette terre , il forme avec elle un fel 
moyen , la glu refle feule avec le tilTa 
cellulaire fondamental de l'o's , qui t'x- 
moUit & redevient pliant. Let nûladiea 
initcnt qBClqnefois cette difl'otntion f 
la terre, par des caolés encore peu ca»- 
nues , abandonne les ot des pcrfonnes 
adultes , la glu refte avec le parcnchy. 
me qu'elle abreuve , & les oj moUiflent* 
Le rakitis amollit très-foBvtnt les os« 
du moins jnfques iun certaindreré. 

Pour que la nature offeufe Inccede i 
l'état de gelée , les nHTeaax de l'os do». 
vent fe dilater, & des uarticolet plu* 
groflieres doivent être dépoIEes avec la 
glu. Dan» -l'embryon , t't^aeité, je l'ai 
déjàdit, accompagne lespreuHtrs corn* 
mencemens de la natnre oKenfei les ar» 
teret pleines defue précèdent imnédiat»- 
ment Vn^Jkatim de l'os & de l'éjnphyfc. 
Les cartilages du larynx ne dcTiennent 
□ffenx que lorfqne leurs cellnles intédeu- 
res font remplies de vaifleanx rouges. 

Dans le cal c'eft la même gradation. Il 
fuinte de l'ns fraâuré une glu , elle 
prend de la coafiftaace & b chai^ eik 
cnttîlage. Mait avant qu'elle devienne 
un os nouveau , de> punt* , des traits, 
des artères , des paiticales plus grttfEe» 
res trouTcntalorsBneentrée dans la n»> 
tare de l'os; h garance colore le cal d&. 
venu offenx , qu'elle ae coloroit point 
auparavant Cette racine ne colore ja- 
mais que l'oi. Se laijte an cartilage & 
blancheur Hftsrelle. Elkparolt nepou- 
voiréfre dépofée qu'avet u terre akfor- 
baHte de l'os: elle colore leti tendons, 
même quand ils foat devenu oOèux. 

Le cartibge eft comme h eouche dans 
laquelle U nature dépofe Toc. Sa Rrnc- 
tUTc cependant eil plus obfcnre St noisu 
cennne; cKe eft plus fimilalrt, on y 
dcftiagae m«Aa biia éa Unw» £U« ' 



dt, Google 



oss 

■arfl iXt, vnîfiimie, cellnUire du» 
ratrnear dei cdtes , plos griiinel^ & 
■âcc de parties pltn ioia dam l'inti- 
«BT- DÛs la baleine les fibres Ibnt 



ds bttent î ptnt-étre ne font-ce que 
la brierralles des vaiOéaiiic itaitt. 
Le cartitige difiére àt l'os , pute qne 



OSS 



117 



la nîBëaaic {bot plus étroits, & qu'ili 
rïlgKtttiit jma fit terre sbEbrUote : 
«nul ces vaifTeaux sioflïireat dans le 
■At , dani le cal < dans V^Jicatian des 
lio^nii , le cartilage devient oITeux. 
lei ucmbrznes deviennent tii^fouvent 
ortiLemenfes . les ^^^ mànie des 
(■MUE cyfliques s'offifient. C'cft une 
iROTe de plu de leur mtura celluknfe;. 
les Umet cattibgiaeiiles des arterei 
BEiSêBt imm^iatemenl d'une hiuneut 
^ffie^Kcndarcie. 

Teie^lKe qnc j'ai de la fonnatiaii 
te os. Dans Irar orieiDe ils ne font 
fiva tïflii cellntaire aoreuTé de beiu- 
«np d'hniuetin, les VRiQêaax n'y ad- 
■cttmt encore aucune particule terreufe 
ai celtKanle. Ces arterei fe dilatent par 
nnpnUioa du onmi elles leqoiveatriK- 
ctffireERcitt nne llqueor lauae , eiruite 
^ (kng rouge , & ai^c lui des él^mens 
tnrenx qn'îb Mporent dans le tiQu oïU 
Utire ^lù Ua accampsEne. Cette terre 
{■mk pattes vaiSéauv, formedei lignes 
& des plaue. C« ebangencat commence 
i tvarie de .la grande artete do l'oti 
Ertte partie de l'os b dilate naturelle- 
aent la fff«nuei:e. C'sft U %ue l'on ap- 
pvqoit l'opscité , la rougeur. Ici lignei 

£' Burqueiit les intereallesdes vait- 
z ditetcs. Cette même force nouvelle 
ia t«ur alonge l'arlefe & l'os arec elle. 
Da «aiflietux droits , Jurqu'ici iofiriblcs , 
pKoifiêat remplis de laDjr, Tout l'os rft 
m compvfif de vaiKïaux ■ autour dcrqueU 
b teitc épanchée dus le tUTu celluUire 
{muk in lifnea ofErares. Cette mima 
dilatation des artères force les Urnes lei 
pies iatérieues à^elceadrc daos le tuyau 
del'ot ; elle psroît forcer les petit) mer. 
eeanx de terre de ces lames i Ce Kpaiic , 
k tiiflèr de* iaterralles , qui font des 
laaKt OK DruAiire r^culaire. La eel- 
lnloilté qui aoconpa^ne les vaifTeaux 
iioits Te dilate, rcqaît de la' terre, & 
derient alvéolaire elle-même. Le carti- 
hge ai lecer^t que tr£s.difficilemcnt 



dn Suig , nt réûflc pas i U partie ofiêiire 
dont les artères font plui grandes, puif- 
qu'elles obarriest du làng. Il aninoit à 
mefure ^oe la fubUance DlTcnfe «'éiead. 

Les VRiEIêaax droits s'ouvrent une en- 
ttie dans le cartilage de l'épiphybi le» 
troact des puits de Tcpiphyfc admettent 
du Ëuig &de U terre; le noyau Te Fotrae 
autour de l'artère cent raie oommi; k corp* 
de l'os c'eft forné autour de l'artère m^ 
dullaire t le cartilage de l'epiphyfe re- 
tjoit du ÙIK Se de la terre , il s'oŒSe , 
U n'en reSie que la croiite articulaire , 
oît les extrémités des vailTeaux trop fine* 
n'admettent pa^ de fang. 

Prerque tout ce précis eft le fruit de 
l'obferTation , & l'on y peut donner fa 
eonfiance. Ce que je viens de dire ap- 
partient aux 09 longs. Les os coiKts peu- 
vent être regardés comme des noyaux. 
Il 9 a quelque diverfcté daos l'accroif- 
fement des os plats. 

Les 01 plats fe forment un pen diffé- 
remment. Je parie des ot du cdlne , du 
pariétal, du Frontal, qui me font plus 
connut. Ils commencent pir une mem- 
brane qui bur feri de bafe; c'eft dans 
notre exemple le péricrlne encore peu 
diftingué de la dure-mere. On découvre 
eatre ces deux memhranei, des miette» 
éloirnéet ft ilbl^ri d'une matière ter- 
reuU : cet miettes fs rapprochent, elles 
deviennent un téfeau de fibres à larges 
mailles i elles {bnt nlfourcs & hérilTei^s 
de poil de la mime nature. Ce réfeau 

Etie fans être effeâivement cattHagintuxi 
t centre des fibres efl plut folide, le* 
extrémités l'atnincU&nt , & Te confon- 
dent aree la nature membranaufc. Ce 
ré{éau de fibres a un centre dont les 
traite oflevx s'ïcartest en tant feni. Ce 
centre a fa place i l'entrée de l'attete 
principale, ou du moin^ des troncs les 
pluEconfidénbleG. C'eft auteur de ce cen- 
tre, que la matière offeuCc commence k 
s'niitnchert elle remplit les mailles dis 
réteau & les intervalles des miettes of- 
feufes. Dans le centre l'es devient uni- 
forme , fans CUons & fans mailles ; vers la 
circonférence les lillons iubfiAeat encore. 
C'cftdans ee) fiUont «ue font logées les 
branches dos artères. Elle^ li'jloagcnt tous 
lei jours , & avccellesles fibres ofifeu&s , 

Ïii gagnent fur la pnrtit membraneufo 
s'étendent vers la circonliSronco. Dan» 
cette estrâmité oa ne rccoonoit encore 



dt, Google 



ii8 



OSS 



qu'une couche 4e flbm, c'eft Viati' 
TJenrc : d'iiitres couches plus extérieur 
te% fc' placent fur cette première lame; 
comme elles font moini longuet A me- 
fiire qu'elles Tont pins centrales , l'os en 
devient comme jcailleux. - 

Les couches let pins extérieures ont 
lenrs .fibres oETeures Jrartéei des inter- 
valles membraneux conlidérBbles,& l'cx- 
tréniit^ compoKe de €bres féparées com- 
me les dent» d'un peigne, mai» elles font ra- 
mcuffs.Le bout par lequel l'os approcbe 
de l'os Ton voiUn , cA comme renflé & 
rtuxdans Ton épiilTeiir. C'cft lecomm 
cernent ilu diploè ou de la flruâure alvéo- 
laire intérieure. Ces fibres oITeufes po- 
fent fur la dnre-mere. Qaand elles ont 
acquis leur longueur entière , & qu'etlet 
ont atteint l'os oppofé , les fibre) ana- 
logues lies deux os fe prolongent réci- 
Eroquement dans les intervalles. Ce font 
:s future». 

Quelques intervalles des os dn crine 
fur-tont'à fa bafe, font remplis pat ai 
véritable cartilage qui ne fe perd jamais 
entièrement. 

Les deux périoftes dn crlne, 'celi 
qn''''n appelle pâ'fi:rii>r,& celui qui porte 
le nom de durt-mtn, donnent aux os 
du cr&ne de nombreux vailTeaux difiTé- 
rens des artères centrales & qui r 

- pent dans les fentes & dans let in< 

, Vallès des fibres. 

J'appelle les eicuirts, cenxquin' 
aucune cavité médullaire , & qui n'ont 

£is la Egare d'on cylindre dans le fatus 
es os du carpe, ceux du tarfe , la ic 
tule font lies o^ courts. Mais les o) coir 



multiformes font compofés originaire- 
ment lie plufienrs pièces qui ne fe rén. 
niOent qu'avec l'âge. Telles fwit les ver. 
tebres , l'os fphénoide, l'occipitat , le tem- 
poral , les os du baf&n , le ftemum. Ce) 
«sont en général la même ftmâure que 
les épiphjTes. lU n'ont dans leur inté- 
rieur qu'une fublbince alvéolaire i ils 
t'uniffeiit enremble . comme l'épiphyfe fe 
colle an corps de l'os ; ils ont des vaif- 
féaux qni s'enfoncent dut dci foflcttesi 
Ces os s'allient avec des ot plats , dans 
l'ixiïmple de l'ot des isles, de l'os fphé- 
noide même, dont let glandes ailes ont 
à-peu-près ta ftniftnre dt cet os. 
Le périoftc mérite une attention par- 



OSS 

ticnltere i einfe de nmp.artaRec «(ne 4e* 
' irs refpedables lui ont voulu don- 
Dani le fœtus cette membrane eft 
ttèt-fine, très-fimple &très-foible, danf 
le tcms que loi entier n'eft qn'une glu i 
il n'eft alors qne légèrement attaché à 
l'os; il eft aifé dans le fœtus humain de 
le détacher tout entier de l'os ; il le quitte 
comme une botte quitte la jambe. C'eft 
à l'épipbyfe qu'il s'attache; il s'y colle 
fortement un peu au-deU de la future 

Si la joint au corps de l'os. L'épiphyfe 
t le ]iérioRe que l'on détache , & cette 
membrane t'épaiISc à cet endroit î c'eft 
elle qui fait l'union dn eorpx & de l'épi- 
phyfe ; elle n'entre pas dans la jointure, 
&ne revêt pas les deux furfaces colléet 
enfcmble du corps de l'os & Aa l'épi- 
phyfe i mais elle produit la capfule de 
l'articulation. Je ne l'ai jamak vU car- 
tllagineufe. JH 

Dans l'enfant, le périofteefnlusépais 
l l'cndrpit de l'épiphyfe ; il y cA compofé 
de plufienrs couches celluleufet, qui 
fondent cependant dans l'eau & derien- 

rnt comme une éponge. 

Dans let commencemens dn fœRis i OB 
ne voit point de vailfeaux dant le pé- 
riofte; ceux du corps de l'os, ceux de 
répiphyfe , font gros ft colorés, dant 
le tems qn'on ne reconnoit dans le pé- 
riofte ni vaiffeaux. ni couleur. C'eft une 
ibfervation elTentieHe, 

Dans le ftctus plus avancé , le pérlofte 
ft plein de vaiifeftux; il* s'enfoncent 
dans det petites fbffettes de l'os & ram- 
pent dans les ftntes; mais ils font toujourt 
moins Confidérables que ceux que pro- 
duit l'artère médullaire ou celle du noyau. 

Dans l'animal adulte l'os eft inégal, 
plein de petites émincnces i 



qu'avec peine. Il eft alors épais, dur, 
& vifiblement cellulaire. Durs qu'on j 
découvre jamais de lignes parallèles , 
ni de lames terminées. 

On a cru, dans c^Gecle, avoir dé- 
couvert que le périofte eft l'organe dana 
lequel fe forme l'ot : qu'il eft oompofé 
de lames qui palTentpar dilièrens degrét 
d'endurciffcmcnt , & deviennent cartila- 
gineufes & offenfet 1 la fin : que let 
lamet oReftfes font des lames du piriolle 
oflifiées : que le cal eft formé par le 
périofte endurci : que pu l'cndurciflè- 



"'.Google; 



oss 

wttt fiifceffif d« JiDMi dn ptriolte, Te 
Armait toutes In hmes de l'os & l'os 
Iiù-mênie : qan les limes & le Cil mîme 
ne le pr(Hliiïfi;Dt pit cunféqueu ni par 
DSC ^a uni prenne ite ta conliftince , 
ai far une matière terTenfe dcpo{ée dans 
mi tifln celluliire : que les vaitTeaux de 
Toa , les vaitTeaax médullaires même 
vîcBnent du périoftc : que les exoflores 
en font des endurcinbniensj & qu'en un 
BU)t, l'os dans foii orûine dt le périofte 
lui-Bême, & le .cartilage le pctiofte 
cfwiSL 

On répond i cet atTïrtioas, que le 
foc ofTcox cxittt évidemment. A: qu'a- 
ptèî une FraAitre on le voit fuinter fans 
ae^aa doute des exlf imités de l'os, & 
ptenJre de la conCftance : qu'on ; voit 
#M ooyiux fe Former & devenir car- 
6)agïDeDX & alTeux que de nouveaux 
' Taiticaux Te prOLlaircnt dans le cal : que 
tput cela fc fnit fans l'ajde du pêriofte, 
qui ne fe régénère que lorfque le cal 

On appelle aux dents, qui fan* pj- 
ikifte te couvrent de croûtes oireufes & 
ttxoitoln qnr fc Ciudent eufemble. On 
Cite les incraftations dont nous avons 
parlé : la produSion du cal qui fe Fait 
Jrpuis la moelle Se de l'intérieur lUs os, 
cû )e périofte elï difficile i démontrer: 
le cal Formé d'une glu fe difTout par les 
Balulîcs : l'ivoire d'une dent d'éléphant 
blelTée eft incrnfté pir un nouvel ivoire 
formé par un fuc ep^inché & bien fû- 
rement fans le concours du périofte , dont 
Ji Jéfenfe Ue l'éléphant eft dépourvue : 
les tuyaux oOVux remplit par le cal, 
faas <^u~il yait januts dans cet intérieur 
un [teriofe capable de fe former en li-, 
inv-> -- les goultei rouges, qui s'élèvent 
Jss trous d'un os percé de petits trons, 
& qi.î fous nos feux deviennent un cal , 
IL1 L'artiUge, un os : l'dSJ!catian des car- 
tilages du larinx, qui fe fait dans lin* 
terit;ur, pendant que la furface relie 
Cârttlagiiieiire : les lames extérieures de 
l'os en font la partie la pfu!: dure & \n 

Elus folide; elle devroit être la partie 
1 plus 'molle. Celles naiObient dn pé- 
ri.fte. 

D'ailleurs le périofte ne fauroit for- 
mer l'oî, pnîrqii'il ne contient pas les 
EiaiJriiDK les plus eflenliels. La garance 
m lui donne jamais la ruugeur qu'elle 
cdouaunique i l'oi , parce que le périofte 



OSS 



119 



ne répare gns dn hnmenn ilTeE épailTet 
pour chanicr la terre que cette rseîn* 
coince. Le périofte n'a pas la ftiuSure 
de l'os ; c'cft une cellulolitc (ans fibres 
ni couches. l-.'o£if.catirn commence loD- 
vent Atm des parties oii le périofte ne 
pénètre pas , dani la ftrufl-ure alvéolaire 
qui accompagne les vaifl'eaui droits, 
dans le noyiu qui cft environné da car- 
tilage, & qui n'a peint de périofte. Le 
périofte eft foible & mince djnt le fntat > 
pendant que l'os fe Forme, & n'a ritn 
de la conGftance ni de t'épaifleor qu'il 
faudrait pour produire des lames oHea- 
fes, dont une feule eft pini épaiffe que 
le périofte tout entier. Le pénofte n'eft 

foînt adhérent au cnrps 'de Vos , qui eft 
: fieee de Vqi^/sttian; il ne l'eft Qii'à 
répiphf fe , qui , pour parler exad»- 
mcnt, ne s'ouîSe point; le noyau né au 
milieu do cartilage croît . reponffe le car- 
tilage, & le réilnit S l'épaifteur d'une 
croiîte articulaire. Enfin l'os, dans fa pre- 
miereappareace, eft toujours une glu.n'eft 
jamais une membrane, & pirolt formé 



tion ^es os par les fbrces.de la circala- 
tion , par l'impulGon du fang artériel & 
par le dépdt des particules terrcufci 
dans la cellutofité. Cette caufe générale 
n'eft pas la feule 3 laquelle l'oï doive 
la conformation. Les mufclcs influent 
bniuconp far leur figure, & j'ai été 
étonné de voir un grand Inatomifte ré- 
voquer en doute un phénomène aniH évi- 
dent n eft vrai que les oflelets de l'ouie 
font formés en partie Cins lé concourt 
des roufcles : dans ces oITelets même ce- 
pendant, l'apophyfe antérieure décnv- 
verte par PoUni, pourroit être l'eS'et de 
l'attraâion du mufcle antérieur. 
, Mais une exception ne prouvoit Tien 
contre les preuves direAes de rinfluence 
des m[ifcles fur prefque tous les os du . 
csrps humain. Poin" s'en convaincre , on 
n'a qu'à comparer les os liffes & arron- 
dis, drtiits £: fimples, du Foetus, aux 
os des ndiiUes , pleins de lignes faill*É>- 
tes, d'excavations, d'apnphyfes, de fof- 
feltes, & devenus prefque tous prirma- 
ti^nes à trois Faces. Rien n'eft plus cer- 
tain que l'applatilTemcnt & l'excaTilion 
des 05 par les mnfcles placés fur leur 
furF.iee : ttllc eft la FoiTcttc des tempes , 
que le fcetus n'a pas , &* qui eft l'ouvrage 



dt, Google 



oss 



l'apophyib mafl'Oidienne, ttUe; for . 
les ÛKgalités TRbotPiires de la Tymphyre 
de b mlchoire inférieur". La courbure 
de plufieun os Inngi , de li clavicule , 
iu Fémiir, eft également diié à la force 
det mufclcs. 

Dâutcroit'On qne des nuldcs 
gonflant , piiîÛcnt fic^ref les es , quiutt 
le Gcrveaa & U maïlle alonifée ont ce 
pouvoir fur les os du crâne? Tout le 
monde connaît les inét^alités du plafond 
de t'orbite; elles bnC évidemment l'ini' 
preUî^n des contontt du cer\-caii. L'apo- 
nhy(è antérieure de l'os occiiutal cft creii- 
iée pour le paCTagc de la moelle allongée. 
Les artères & les finut eteurent Us os 
qu'ils IHHchent. 

Les hommes ont imitf U nature. Une 
lieiùté imaifinairc . recherehée par()u<;l- 
qnes peuples He l'Amérique, cK l'cfiet 
de l'art. Ce foat les têtes plates , que 
l'on Foripe en couvrant la tête encore 
içolle lie l'enfant, J'uue terre graffeiles 
os en dèVi^uent plus dur» & plus min- 
ces. Lm Caraïbes fe fervent de deux 
petites plancbcs, au lieu de la terre 'gnlTe. 

La dureté de;: os, leur moUeiTe,, leur 
foUdrt^ dépcgJ en partie ik la nourri- 
ture. On eQ tenté de croire que la dioIt 
leOc de^ os de la Supiot eft l'e&ét de 
la quantité -de tel dont elle uibit trop 
librement ■ & dont l'acide ■ pu fe déve- 
lopper aflèz pour Fondre la ' 
en voyant cette '' 

(te fti urines. (. 

OSSIFRAGE. F-^yn. 0«rBAiE, 

OSSIFBAGE, FIERKK, /fijl. Bor., Al. 

fis ^/ragui , nom ilonne par Quelques 
nuteureâ la fubflaïkcc nommée pt''s eom- 
munément eftisccUe. Foytx cet artitlt. 

OSSIFRAGNE. Foycx OsFaAIE. 

OSSIGI, Ciog. me, ancienne ville 
d'Efpagne dtuia la Bétique. La contrée 
qui ri'nfermoit cette ville, eft nommée 
dam Pline, Bv. W,cb. i, QJJ/fitaitiai 
oa croit qu'Q^^i çft préCéutement Xi- 
fiboT , an royaume de Jaen , eiitre A|> 
duïaf & Lixaarcz. (D. J.} 

OSSILAGO, f. f.,Mrlh.,dieiïe qui 
donnoit snx os dfs çni'ans de la force 
(i de la vi^neuT. 

OSSILF.GIUM , litlêrat. Ce mot 
Iftiii ligmfioit proprement li$ os cajcàés 



, oss 

que le Feu n'avoit point entièrement con- 
firmés , & que l'on tiroit des cendres âa 
bûcher} enfuite on les enfermoit dans 
des urnei. Ce pieux devoir de tirer du 
bûcher les os du JéFiint , étoit rendu par 
Us parens , qui étcisnolent le refte du 
feu avec du vin; & le^ petilex urnes 
dan! lefquelUs on mcttoitles os calcinés, 
k nommnient nfuariu. {D.J.) 

OSSONOBA, Gkg. me, ancieaqe' 
ville d'Erpagne dans la Lnfitanie. Plo- 
lomée la nomme Ofonaha , ft il la met 
au pays des Turdltàlns. Rodcricns Carui 
croit que c'cft préf^ntemcnl Eftantgri 
Colmenar penfe que c'eft le petit village 
nnmmé EJlei , & que la ville de Faro 
s'eft formée des ruines d'OJiitoba. Ce 
dernier paroît avoir raifon. (B. J.) 

OSSUN, Géi.g. mfl., bourg du Bl- 
gorre , diocefe & recette de Tartes , par- 
letnenr de Touloufe, intendance d'Anch, 
Cette paraiïïe, de log feux, eft près des 
confins du Béarn, à une lieue de Pou* 
fix de Pau, deux de Tarbes. Suc' 
hauteur près du château, eft un 

ditio'n, Crafîus , lieutenant de Céfar, 
s'arrêta quelque tems. C'eft un quatre 
long, avec quatre portesou ouvertures, 
entouré de follïs larges & profonds ; 
ilpourroit coateuîr 4 ^ fooo hommes 3 
qui revient il la légion romaine. 
AITez près iOfun eft une plaine nr 






, par G 



ruuh 



I de 



lundi m/meratlf , fameufe pat la fauglante 
bataille qui l'y donna an commencement 
du huitième fiecle, entre tes Snmzins 
& les habicins du pays. On y trouve 
encore, en fouillant la terre, des offe*, ' 
mens & des crftnes buniains fort épais- 
La maifon d'Ofatt tient, depuis l'oni 
_.eme Gecle , un rang três-diftinsué dans 
le BiKorre, par fes ferviecs militaires, 
par fon a.liniCGon dans l'ordre des che- 
valiers du Temple , dans celui de fainb 
Jean de JéruEalero, par fes pofTeflioni 
r fcs alliances. Pierre d'Ojfùc, thc- 
r de l'ordre du roi, gentilhomme 
ordinaire de fa chambre, t'acqitic une 
telle réputation de valeur faus François 
I , qu'il donna lieu ^ ce proverbe de Ton 

tenu,Jîrir( contint Termts, (^ vaillant 
c*mmc d'Oj/im. Il mourut peu après la 
bataille de Dreux, en i{A:, & fut in. 
huméi Chartres. Hcétor d'QlTûn, évê^ne 
de Conférant , fe fit tellement craindre . ' 



dt,Googk' 



OST 

mort an fecoiirs Àe Tonlonre, *&i^i 
|Kks proteftaui , ea If£i. Chifur '"- 
i0i dibit la melTe , il nuttotC fon 

rùu nue des crédanctt de l'Intel , Se 
vnBè far l'antre. Il fonda l'hâpiul 
it faint Lizïer , dant la ville épifcopilc , 
a 1 f SI , & légua en mourant , ea i ^74 . 
ICI Tonlonlàiu, tuntei letarineEqu'il 
avNi éms teiir ville, f. Expilly , tam* 

OSSU , ITE , idj. , qui a des gros « 
Ctt bonmc eft ejù. 

OSSUNA M OSSONA , Gi<f. , K. 
Fim^U dirent QfAou on OT^r; petit* 
tOe rETpagnc dam l'Andaloufie, avec 
Éx^dnché. £Ue«fti«licu«deHar- 
Ub. f (TCuîa. ZM^d. 11. 30. lot. 37. 

OST, £. m. , Zoas- >imf. , «e lenat 
«S fart oonninn daoa noc anciens aateun 
bwçoîi. ViUehafdoiiiii , fv «" - n ^t- 



lorkroinit à cils de l'aji. " N( 

an contiuiict (e fervent de ce tennei elles 

Im iBcnboii do fervice de V'Ji , que le 

^dU doit en armes & obevanx, fclon 

h cDaditian de Ton fief, dît Raqueau. 

Ha M p«nt aai don 

iWnt tait dji dB lai . 

«on de la baffe latinité fe fiint fervli 

fen expeimer une armée. AinÛ on Ut 

^m Grégoire de Touta , Uh. II : 

Sjm ttmfiha txecftg, boftem fatrin retUn 

jiiKt ti frfrûi. Et dans le rttfp. ¥i dn 

snw livre : Stà fumiUm fari hdUBm 

}v tarifjvium Tumicam tratifibat. 

OSTABARES, Gétf.-, petite contrée 
it U FiaDM dans la baÔc mvarre , & qai 
a\ menât ville. Ce n'eft en eRêt qo'une 
nttée où le Bidonie , mifTeaa , prend 
h lenrce. le bonrg A'Ofitbtc qui eft fui 
h toate de S. Jean-pied-de^port , donne 
le BOB d' Qffaiorri i cepctit payt.(i}. /.) 

OSTADE, f. f, Ctanurct, cfpece 
fétoSc ascienne & Kroflïere. Henri 
Kticane parle de manchea de doax pi^ 
isifla, moitié afiadr, moitié veloOTs{ 
reloBn d'nn ponrpoint de trMs pi- 
laiSis, le corps de iemi-afiade ^ le bout 
des manches de cuir , le bat de velourt. 

OSTAGE. Fiytx Otage. 

OSTAGER, t m., /«ri/J-, eft le 
dAitenT i»(W fo* cft Utiti prifonnicr 



OST 



foat tùnté de ce ^'il dût On rippell» 
tfiattr, piTce qo'il eft retenu par tarme 
d'ofta^e. P'9yt% U OUi0àin de Laatierei 



OSTALRIC, Gi^. , petite ville d-Ef- 

Çgne dins la Catalogne fur la rivière de 
ordera, à f lieaei de Girone, I de 
Barcelone , éï I 4 de la mer. Lmg. iO, 
u>. to. 4' ■ 4*. (D. J. ) 
OSTARDE. Fntz OuTâïDE. 
OSTEITE <m OSTËOLITË, tti/L 

nat r. OsrioCOLLE. 

■OSTENDE « OOSTENDE , Gépg. , 
forte & confidénble ville maritime dei 
Payt-bas dank ta Flamlre nutrichienne , 
an quartier de Bruges , avec nn boa 
port. Elle eft far la mer, à 4 lieuet de 
Bruges, j de Nieuport, 6 de Diiaker- 
çjue , & } de Brusellet. Zm^. Cclon Ca£> 
àni, u. 31. Ji. lai, 51. 10. }6. 

OJI*>iJe n'étoic qu'un petit viUage en 
gT4. Il devint bourg en 1&71. Des p^ 
cbeurs l'entourèrent d'une pallil&de en 
1371. Philippe I* Bon l'cnvironDademlK 
railtei en I44f ■ Enfin OJienir Ait régu- 
lièrement fbrtlfi m en t{S3 pirle prince 
d'Oruigc, lorfqu'il ftoit maltrcde Gand, 
& de firagei. Les Etatfr.générma l'ont 
oédée à l'empereur , par le tnité de Bir- 
ciere, conclu en 17 if. 

Entre les évcnemeni qui regardent 
cette ville, il n'en eft point déplus Fa- 
meux que fon liege par les EfiiRgaols^ 
Il leur en coûta plus de Sa mille hoi»- 
meti &lesBSé'és, dont la garniton fut 
renouvellée pluGeurs (ôis , perdirent au- 
Mi de ^a mille hommes. Le liege dura 
plus de truis ans; car il commença te 
f Juillet t6o< , & Ambroife Spinolaprit 
la place II 14 Septembre iM- Tout 
le monde ne fait pas les beaux vers que 
Grotïns compolà fur cette milheureure 
ville avant la capitntation ; le* voici. 

Arta fama lUtaait, tttut quam r^ctt 

Ctlfinr laa malts, ^jftimiiiamnertnànm 
Jiuttc quoque fatt timtnt i aliène i» 

littort TtfiQ. 

Trriias annus atit : tatiei puitavimiu 

bofiem, 
Stvit hyrmi ftbgo , viortffifiii Jitfn*- 

tihût icflas : 
Et miàtimm rfi quoi fteit Ihtr. Cnt, 

In nos orta lias : nuUum tfi fiie fiitunt 



dt, Google 



122 OST 

Nt firittàt mari ma ftml. Fflm 
qmd hitrtsf 
, J^a pierctdt Unt$ mifies in fm^iia 

- JQiiii ivntabi morjfni bai Mcufet bûjlt 

Qititritttr , gf JltriH tantum dt pidvert 
funa tfi. 
Ces vers furent traduits en (riinqols pit 
Duvair , parNicolisRapin, ftparMal- 
lierbc { mais aucane de cet traJuâiDDS 
ne vaut Vûriginal., {D. /.) 
' OSTENDE, Comfagniei, Ctm. maril., 
{nmeufc compaiçnie des Pnyi-bis autri- 
chiens, qui fe^rma en lyrSi & dont 
pcTfanae un peu ïnftruit df s. affaire) de 
commerce n' ignore te fort 

Rj "■ ■■ 

-de Cl 

milliansile florins argent de change, ili- 
yifé en iS mille aftions, de mille florins 
ehacane. LesdlrefteursËKéssu nombre 
dehuit, furent choiGs parmi les plus 
fiches & les plus habile» nigocians du 
pays, pour refier feulement lî:c ans en 
direâlnn. Le principal JEublifTement aux 
Indesdevait être à Sandrarpaian, fron- 
tière des royaumes de Gingi & de Carna- 
te, XurtacÛtedc Coromandel, & l'em- 
pereur du Mogul avoit permis i la com- 
pagnie de bitir un fort dans fciétatt. Le 
retour des ntarchanditts devoit aborder 
àBmstsoak'OJltndr, & jtrevendudam 
nne de ces deux vitlei. 

Cette fociété tbriaée dans t'efpfrance 
flfliirce d'obtenir la conceflînn du prince, 
arma d'sboril quelques vailTeaux pour 
l'orient. Son crédit augmentant, elle 
multiplia te nombre de fes vaifTeaux , 
ellccn envoya einq en 1710, fix autres 
en 1711 , & fit une vente en 172*. qu' 
lamit en état de continuer fon commerce 
avec fuccès. En 1713 elle eut fonoAroi 
gratis de l'empereur pour trente ani:, 
avec les privilèges les plus nobles & tes 
plus amples qu'aucnue compagnie de 
commerce ait encore requs de foiï fouve- 
rain. Kun-feulement LL. MM. II. 
firent pour trois ans la remife des droits 
d'entrée &de fortie, mais elles y ajout e- 
lent un don gratuit de ;oo mille écu^ 
pour favoTiftr Tes premicri eommencc- 
jnens. AilEft-tAt après renrégiftrcment 
des lettres patentes , les livret furent 

Suverts pour les Ib ufcrip liant , & elles 
ircnt lempllct en un fcal jour > far U 



OST 

fin du mïme mots ellei gagnaient d^ 
13 â 1; pour cent. 

Ces brtllans avantages canfèrent la 
chute de cette compagnie i car en même 

tetns qu'ils enflèrent le cœur de toutes 
les perfonnes qui y étoïent intérelTées , 
ils augmentèrent la jaloufie des compag. 
nita hotlandoifes des Inilcs orientales & 
occidentales, qui ne pouvant plus voie 
defi puilTans&defi voifins compétîteurt 
prêts à partaj^r leur commerce., deman- 
dèrent aux Êtat!^gén^raux la liberté de 
le maintenir par la Force , aQiircs du 
fuccès de leur requête , du foutien de 
l'Angleterre, & toutau moins delà neu- 
ti alité de la France. 

Lorfque l'empereur gagna h bataille 
de Belgrade , on ne fut point inquiet des 
conquêtes qui pouvoient en être la fuite ; 
mMi quand on le vit difpofé à Ibutenir U 
cmnfagnie A'Oftmit, on en fut alarmé: 
la France même défendit à fes fujctt de 
s'intéreffer dans cette compagnie. Ce fut 
bien pis après l'expédition des lettres pa- 
tentes , revêtues de toutes les grâces qui 
touvoient leur donner du poids: alors 
;s puiffancct maritimes ne gardèrent 
plus de ménagement j elles menacèrent 
j'cmperenr de taguerre la plus opiniitre, 
& leurs menaces devinrent l'objet de l'a- 
gitation de l'Europe en 1715. Enfin , 
commetout étott prêt à s'armer, l'eoip». 
renrpritte parti av'impofe la nécellici, 
celui de céder i la force , & de fnfpenJre 
Ton oâroi. On comprend bien que Vtn- 
aâiondelarinrpnfnieifO/nulidejiuis ce 
tems-là jufqu'à i7£o, cft nne uippref- 
fion réelle fout un nom pluj adouci , & 
les négociant des Pa^-s•bas autrichiens 
nelàurojeiit encaret'en confoler. 

Il efl vrai que l'empereur u'êtoit pu 
trop fondé dans fes prétentions. On 
avoit ftipulc dans les traités d'Utreoht , 
& dans celui de la Barrière , conclu à 
Anvers en 1715 , qn'il ne polTédetort 
les Pays-bas cfpagnols qu'avec les mé- 
mo' prérogatives que Cbarlet II In 
avoit polTédés. Or ce prince ne pouvoii 
pat établir dans fet domaines une com- 
pagnie pour le commerce des Indes ; 
d'où il réfnlte que fon fucccffeur étoit 
allreint A la mime ctaufe : mais quand 
Charles VI aurait pu , avec jultice, dé- 
fendre Ja. cçiKfagnii à'OJimdi , il efl 
vraifemblabie que cet étalilifTeaient au. 
roit allumé te feu d'une guerre lui- 



„G(*8lc 



OST 

uiiE., ft qne £i noavelle Mmpiignîe 
■aurait jainais on Te fouteiùr. (D. J.) 
OSTENSIBLE , arfj. , Gram. Lettre 
têajiHi, fe dit indiffcTcminent d'une 
fctne qui pent £è montrer, & d'une 
kmt ni'on écrit exprès pour être mon- 
mc. qfienfivt n'efi point en arage , 
fpm ip'en difê le Dikiimn«iTi it Trt- 

OSTENTATION, f. f . , Murait, 
ftnie de Ces qttalités , de Tel tateni , 
M de fes aâions. Si cette pimde eft 
fanffi, etk nous rend le jouet de nos 
faliei , & noBS corme de ridicule. Si 
fUeeft fondée, mais fins fhOe tninrîetix 

riT tes 3utm , c'rft un vernis qui i 
propriété d'eoibeflîr & de confcrver 
ce qui en eft digne. La veitn , faut-il 
At , a quelquefois bcfoin de fc Faire 
nlaîr pour être remarquée. Cicéron fe 
tranrm dam des conjonâores où il lui 
CMirenoît de parler de liji-mème & de 
fei lërvic» avec quelque aftnttation. 
t&t riaffit d'ordinaire dan; lesrépubli- 
^sn, laretnent â la conr dci mis , on 
iiDs aa corpi de fénateurs ariftcerati- 
^ites. Elle ne iied pas mal â un gén^ 
ni conroiuié de laurient. Pour faire 
aimer la belle ^oire aak troupes, il y 
bot mêler on peu de Ii haVk. La bra- 
ToaTcdes Caldati eft toute dan* les yeux 
■m dans ta voix de celui qui les corn- 
naude. lit ont befdo, pour marcher, 
^'on leur enfle le cœur de vaines prp 
■Kfln&demagnifiqueïFrcjets. (D. J. 
OSTÉOCOLLE . T. f. , Hift. nttt. , c'd 
lïafi cni'on nomme une fubftance Foflîle 
ni reftïînible parfaitement à des ncioM 
raibrcï pétrifiéïi. Elle eft ordinairement 
m^aJe & raboteafe, d'un blanc jannâ- 
tre; cependant dant quelques parties 
die eft quelqucFois blanche comme de la 
■c^ , tandis que d'autres parties Tant 
piles on noirAtres. Cette fubfhnce ne 
& tmnve que dant dei tcrrcins aride» 
& lablonDeux! elle eft d'une Forme cy- 
lindrique; on en trouve depuis la grof. 
feat d'une plume , jujou'i celle du bras 
on ée la cuiETe. Le tifui de cette Fubf' 
tance eft moim compaâe au centre que 
■ reatérienr ou l'écoree: quelques 
rccanx parolEént avoir leur centre 
rempli de petits trôna comme l'intérieur 
des (K. Les gros morceaux, ou racines 
odt moins de confilhnce & de folidité 
tpt les pctili. En général ï'»fiùc»Ut eft 



OST 



11% 



tendre&Fngile tant qu'elle eft en terre, 

ce qui fait qu'on a beaucoup de peine 
i) la tirer en granJsmorceanx; mais elle 
acquiert de la conGftance lorfqu'ellc a 
étéexpofee i l'air. ■ 

Les naturaliftes ont fté trit-embarraf- 
fés pour connoitrcla nature & l'origine 
de VofthceBc : ijnelques-uns l'ont prife 

four une concrétion fpathique, d'autres 
ont regardée camme une efpccedctuf 
on d'incrnftailon ; d'autres ont cru que 
c'étoient des ofl'eincns calcîiiés on pétrt- 
lîés , A csufe de fa Forme & de fon tilTu. 
Ferrante Imperalo en a très-bien Jugé, 
lorfqu'il a dit que c'étoit une racine 
changée en une pierre tendre & mêlée 
de fable. En effet, cela eft conforme 
aux obfervations & aux expériences les 
plus récentes qui ont été faites Furt'aA 
tfoaiBti elles l'ont dues à. M. Gteditfch 
de racadémit de Berlin ; il a examiné 



bourg, & le célèbre M. Marg^raff en_ 
a fait l'analyfe chymique. ^oyn les 
AHmoirts de Cacai. raytiH it Bcrti» , 
1748. 

D'après ces obfervations -, il parolt 
conftant que VelllocùlU a été formée par 
des racines d'arbres , qui , aprè-. s'être 
pourries dans le fable pnr l'h^imidité , 
ont été remplies peu à peu d'une tcfre 
calcaire , femblable A de la craie on i 
de la marne, mâlée de fable, à qnî 
ces racines pourries ont fcrvi de moule. 
Ce qui conuate ce fentiment d'une ma- 
nière indubitable , c'eft un fait rapporté 
Sar M. Gledttfch. Lorfqu'il s'occiipcùt 
chercher de VofliocoUt , il vit un pin 
placé fur un lien élevé ; les eaux avoient 
entraîné une partie du tcrrein lablon- 
neux qui cauvroït fcs racines , dont plu- 
fleurs étoient A nn par un côté ; ayant 
eu la cirriofité d'examiner ces racine* 

Ïar le cAté où elles étoient encore tn- 
incées dan; le fable, il trouva qu'une 
de ces racines de la groflenr du bras, 
& tenant encore au tronc, étoit chan- 
gée en afttoeolle, & qne la partie li- 
gueufe pourrie & changée en terre était 
reftée au centre. Ce fait eft propre i 
lever toutes les objeâioni , puifqu'il 

Îirouve la pétrification d'une racine en- 
evelie dans le Fable, & qui tcnoït en- 
core ï l'arbte vivant. D'autres abferwa- 
tiont ont conviincu AL - Gleditlch . de 



dt, Google 



114 



OST 



51iu en plot de cette vétiti : il « tronvi 
K ofiéoalUi , ilins lerquclles la TubE- 
tsmce ligneufe étoJt eoeore tnélée avec 
la rnbltance tirrcuié ou piertcufe. 

Tontes ces obfervationB fcmt confir- 
mées pu les osp^riences qut M. Marg- 
graff a ftites fut VoftiveoUt} elles pioa- 
vent qu'elle eft comjioffe d'une pierre 
calcaire, d'un làble fin, & de particu- 
les de végÉtaux pourrit, t^tjnlti Ml- 
iiioirttdtracadiDiitiUBtrlîii,»iiait lf4S, 
p. 3Î-ÎS. 

M. Beurerde Noremberg a inm txi- 
m'itié i'eJléeceUt avec beaucoup d'acteo- 
tMDi (es obretTitlons ('accordent par- 
faitement avec celles de M. Gleditlch , 
excepté qv'il fbupqonne que cette fubr- 
tance eft produite par les ncioei du 

Eeuplier noir, tu qu'il apperçut une 
noche deiTÉchée de cet arbte & un 
rameauencoreverd, adhérent à un peu- 
plier noir, dont la partie fupirieurc 
2toit encore dm bois, & dont la partie 
inférieure étoit changée en ofiiocalie.V. 
les Tranfa^. fbilqfotb. n". 476. 

Lesnaturaliftciont'donnéune infinité 
<Ie noms diiFéreni à cette Tubfbnce qu'ils 
conaeifToient fi pen î il eft à propos de 
loiiapportn, pour pouToir entendre 
les ditrérens ouvrages qui en ont pf rlé ; 
ils l'ont appelle ojltacoîta , aJleiUi, lafis 
<lS'frafui , (ilJîna , 0!fiina , iafis mero- 
ckiui , bamviojicas , majïtes , bctoftttts , <>f- 
teoUtbui tJicUcbites , Uifh aSaticut , Ufi. 



lui 1 attribuée de Tcrvir i confolider 
& ) faire reprendre 1» os fVafturés ; 
c'eflpourcela qu'on l'iippelLe aufQfi'trrf 
d»i rouifus , ou fitrrt iii m tmtfiu. On 
Itnt ailcmeot que cet vertui font ima- 
ginaires: cependant i'ofiéecoUt occupe 
encore use place dans la boutique des 
apothicaires d'Allemagne , qui fouvent 
lui fubijilucnt dn f^pfe ou du fpatb. 
OsTEocoLLE. On alTure que Voftio- 
etUr tH linf|)éciBuue pour la génération 
du cal dans les mftures. Fabrice de 
Hildtn eu dit des merveilles dans (es 
obfervatîonic de chirurgie. 11 prétend 
' que pat l'ulàge intérieur & extérieur de 
cette pierre, il a obtenu bien plus 
proaiptcmcnt que d'ordinaire la çonfo. 



OST 

lidation des os fnftmh. H 1 dn oB«. 
{crvations par lefquelles il femUe qufr, 
le cal étoit diSbrme, parce qu'il Te fci- 
foit avec trop de précipitation, com-, 
me fi la nature avait porté , par l'opf- 
ration de cette pierre , une trop grauito 
quantité de facs olfcus i la partie titc- 
tnrée. L'auteur ntCure avoir été oblige 
de s'abftenir de l'ulage de VefiiaccUt, 
& d'employer des moyens pour répri- 
mer le cal, tels que d» remèdes réper^. 
culfifi, £ une plaqne de plomb bien 
ferrée: de lï il conclut qu'on ne peut 
fe fetvir utilement de ce fecours «lie 
pour des vieillards en qui les fucs 
nourriciers manquent { mais que fur 
un jeune homme, tel que celui qui 
éloit le fujct de fon obrervation , il Fal- 
loit en itfer bien modérément H y ■, 
bien de l'apparence qu'il en a été de ce 
remède , comme de tontes les nouveau- 
tés qu'on accneilte d'abord avec enthon- 
fiafme contre toute raifon , & qu'on 
abandonne fouvent tout-^iâit avecaufiî 
peu de {bndcmcnt , parce qu'îlpourroit 
oit un point d'utilité, en-deU & 
sqi duc^el on fe port trop commu- 
nément ( 3") 
OSTCOCOLLX, Xia. mti. Les phar- 
gcologiites ont encore attribué à cette 
(bbltance pierieufe , des qualités (péci- 
fiques contre les fleurs blancbei & U 
^onorrhée. Ces vertus font purement, 
imaginaires} & mtme quoique ra/?&ci)& ' 
fuît Formée en partie d'une certaine 
quantité de terre tbluble par les acides * 
elle n'eH pas même utile à titi« d'tb- 
lôtbant, parcfl que, félon Catthenfer , 
qui l'appelle avec raifon, mdt , craffùti» 
éf igtiôUit eatcriti^m, elle eft encore 
compofée d'une autre matière qui n'eft 
nullement médicamenteurc , favoir , de 
fable. Une petite quantité d'huile em- 
pyreumatique & de phleraie alhali vo- 
latil qu'on en retire par la violence du 
feu, & quelques fotbles vapeors d'efprtt 
de Ici qui s'en élevant par l'application 
de l'icidc vitrioliaui, rcurant indiquer 
l'origine végétal de VtfiiectUt, maisnoa 
is des vertus médicinales. CO 
OSTEOCQPE , J^, m. , Médte. , fe dit 
de certaines douleurs aiguet dans IcV- 
quellcs il TciBble i ceux qui eu font 
attaqués , qu'on leur brife les oc 

Ce mot vi< nt du grec irrimi ,&A9. 
w'îmwi ceufer, nmfrtj hriftr. 



dt, Google 



OST 

EDe Tient d^UK Immnir Icre, qui pi- 
«Me ta membrane dont ks os font tc- 
«CEI. Cetix que Vi^lheaft ifféâe le 
{lu ordinairement, font les fcorbuti- 
fm & les vérole. 

OSTÉOGONIE. r. F. , Anat. , la par- 
tie de roRéologie qui donne la defcrip 
tûo de tous Id chanjjemens qui arri- 
Tttt lox os depois leur en m men cernent 
i^ui leur ftat de perfVa.on. Ce mot 
fi formé dn grée inter » , ylnrif gi- 
nntiaa. AVitcit Uimuat ojktogenii , Lond. 
i;^ , in-ï- 

OSTÉOGRAPHIE , T. F. , Anat. , 
BM panïe de l'olléabgiei qui décrit 
Ict of tels qu'ili font dans leur i\at de 
Krfcâioa. Le mot eft itumt dn grtc 
irn'n os , & ypallK dtfcriftien. 

CitfiUai (VlHgn^, Lond. 1733 , 

Dimgtas ^CbifiUt^i ^ugraflrf, Lond, 
"7ÎÎ, **^/. 

OSTBOLOOfB , f. f. , ^«t. , Il pv- 
t* de l'anatoaiie qui a poar objet la 
Wnc & b fabrique dci os du corpi hu- 
■aia . leur EKme , leur dilpotîtwn , tenr 
articubtion , levr niitge , &ç. Voyi 
fatirfr AWATOUIE. 

Ce mot eft compoS d'srr^n m, 
>«» t; d»/ cowi-t. 

OSTEOTOniE , C f. , <fliW. jjwrtie 
de finatomte qui traite de la dliïeAîon 

Ce mot e* eorninrfï de deiix mots 
^ect 1 èrrivi 01 , & de rc uvu ■ il mofi , 

OSTERLATfD , (?^. , ce mot vent 
Sn le ^i>yi orintal. C'eft ttn canton 
'Allemagne daos l'fleftont de Saxe ; 
B & termine au N. par le dnch^ de 
NiBmbom^ , Si p» ta Mirnie , qni le 
kemc anffi à TE, H eft tertnîn* an S. 
pn le Voialand , & an N. O. pm- le 
ioAi de Wcymar. Ahmbourg en eR 
h capitale. 

OSTERLINS,NAISOKl>es, Comm. 
On appelle i AnveK , ville dn Brabant , 
la mûfim 4ts efirrHni , un Tafte & fu- 
peibcbAtiraentcoinparéde quatre grands 
torpi de logis , avec une lonr daix! le 
■îliea, & nne hante tmir Tur la partie 
d'entrée , qai fervoit «ntrefort de comp- 
toir aux villes anféatiqnes, du temps 
q>/eUei en aroient dans les principalet 
'•iOn de coiaiiierce de l'Europe. - 



OST 



"t 



CétDÏt dans cette cfpece de p^alt qM, 
réfidoit le diceâeur ou coarul de cettff 
célèbre fociété de matehands, & qai- 
toicnt d'immenTea magafint de toutes 
foites de mirchandiln, HOn-feulemeat 
du nord oil avoît eomneiKé 1* conFédé-* 
ration , mail encore de toutes le* pu- 
tiet du monde alori cotmou , où cet 
villes tameufes portoientkur commerce. 
Lei plus conlidcrablei comptoirs , 
après celui d'Anvers , étoient ceux de 
Londres, de Notvogorod.en Snl&e, & 
de Berghen en Nonrege. On voit en- 
core djuu cette dernière ville nne maL 
Ion pareille i celle des efierliiu d'Anvers, 
qui fert de demeure 1 des marchand* 
qui y vivent fous de ccitii»esloiz,done 
une des {H-incipales cil de ae Te point ' 
marier tant qu'on y veut avoir Ibn ha- 
bitation : ce 'jui lui a Fait doonn le nom 
de chilft. Savary. (D.J.) 
OSTERODE , Gi^. , petite ville d'At> 
lenagne de l'dedorat d'Hanovre, ft 
dans la principauté de Grubenhageu. 
ieitf. 57, î». lat.Jfi. îO. 

OS.TlAKSfHif.moi. GA^. , au-deT- 
(bus de ti contrée des Samoyedes eft 
celle des Ofiiaks, le long du fleuve 
Oby. Ils ne tiennent en rien des Sa- 
moyedes , lïnon qu'ils font comme eux, 
Se comme tons les premiers homtnes,' 
chRlTiun, paReuts & péchcnrs ; les uni 
fans religion , parce qu'ils ne font pas 
rafTemhlA ; les autres qui conipofent 
des hordes , ayant une ri'pece de cnitu , 
fkifant des vœux an principal objet de 
leurs befolns ; ils adorent nne pean de 
monton, parce que rien ee lenr eft plus 
n^ceflïire qne ce bétail s de n 



l'emblème de cet animal la divinité qol 
l'a fait naître ponr l'homme. 

Les QftMitr ont Huffi d'autres iiMei, 
dont ni l'origine, ni leculteneméritenC 
pas pins notre attentloB qne lents ado- 
rateurs. On a fait cheï eux queloun 
chrétiens vers l'an 171a. Ceigx-U font 
chrétiens comme nos payfàna lei plu* 
groHiers , fani DiToir ce qu'ils lîmt. 
Plufinirs antenrs prétendent qne ce peu- 
ple eR originsire de la grande Perml ; 
mats cette grande Permis eft prefqn* 
déferle! Pourquoi Tes hâbltans referoienfri 
ils établis G loin & R mal? Ces abrnr- 
ditét m Talent pat no% iKhercbts. Teat 



;,.,ii;<»i:, Google 



OST 



Ceft fiir-toQt chcE ces OJiiaks, chez 
les Bnrttes & les Jakutes leun voiCni , 
^u'on trouva fbuvent ilani la terre ie 
cet ivoire dont on n'a pu jamais avoir 
l'origine : les uns le «oient un ivoire 
fblIUe, tes antres les dents d'une eTpe- 
ce d'élépbant, dont la race tft détruite. 
Dans quel pays :ie trouve-t>4n pas des 
prodnâions de la natnre qui étonnent, 

Ïii confondent la phll jfoptaic 7 Df/iript. 
la Hnfit , p. 4ï. (D. J.) 

OSTFALES, Giogr. , partie confidé- 
nbledes anciem Saxons, établie entre 
l'Elbe & le Wefer. Les Oft/nUs confi- 
noient aux Slaves , peuple» fitués au 
deU de l'Elbe. Les \ï'eft£ilcs s'éten 
doient prcfiue jufqn'au Rhin; entn 
eux &le5 Oyi/àfrjétoicntlesAnsatiens 
dont Ëngern qui fubClie encore,' étuit 
la capitale. Cet OJl/aUi ou OJl/alimt , 
font nommés ailleurs OûtrUi^i , Aujlrt- 
Hngt, AnftrtUiu & Aufirajini. On peut 
dériver lemotd'CWnfei & SOMdicrs 
des mott/rU, campagne, & tfi orien- 
tale. 

Dans le llxieme liecle , les OfifaUi 
s'étendirent lux parties feptentrionalcs 
de la Thuringe : enfuite avecle tem^s 
ils fe reculèrent; & ce qui avoît été 
la Saxe, Fut sban^tonné aux Paies oc- 
cidentaux , qui dounerent à ce piys le 
nom de tVtJlpbalii qu'il fonv encore. 
(.D. J.) 

OSTFRISE au OOSTFRISe , Giog. 
Ce mot ell équivoque , & a lignifié 



mot de >3reftfrire, & a](.._ 

fisnifioit que 1* pays Ùtaé entre le 
jnefiu & le Lanwen. C'eK de ce can- 
ton ^D'étoit fouverain Guillaume , comte 
i'Oftfiifi, dont parle Beka, hiftorien 
de l'égUfe d'Utrecht , in BaUtàno II. 
Dans l'uGitre prêtent , ce canton eft coro- 
plis dans b Frife proprement dite, qui 
cil une des fept Provinccs-Uuies. Il eft 
borné an nord par la mer d'Allemasne, 
à l'orient par le comté d'OiiIenbourg , 
■u midi par l'évéché de Munfter , au 
couchant par la proviace de Gronineue, 
00 par l'embouchure de l'Embs. On le 
nomme anflî quelque Fois knmtiSEnA- 
étm , do nom de u c^Mle. 



OST 

Ce pays marécageux eft dlvlKfndfx 
quartiers , dont les uns font fur In c4bH 
Je la mer, & les autres dus les terres. 
11 a eu depuis 1654 Ton louverain par- 
ticulier , fous la proteftion des Frovio- 
ces-Uniet. £n£n en 1744, il elttuinl>£ 
entre les mains du roi de PrulTe. (D. y.) 

OSTIÂ, Géegr., ce mot, dans les 
cartes géonaphiquei dredeeien latin, 
veut dire let embouchures d'un fleuve 
qui entre dans la mer par plufîearx on- 
verturej. Oftiam aufingulier, veut dire 
rtntrie, h ffrti d'un pays, d'un lieu ï 
& 1 l'éu^ard des détroits & des riviâres , 
il figmbè leur imbaucburt. Les antiens 
ont nommé le bol'phore de Thrace QP- 
tium Cyaacum, à caufe des blcs Cy»- 
uées qui lûnt voUines de l'entrée de ce 
détroit 

OSTIAQUES , G6^. , peuple d'Afie 
dans la Sibérie, aux environs de l'Oby, 
d'où il s'étend jufqu'an Jémfo qni le 
termine â l'E. Il eft borné au N. par le 
cercle polaire, & an S. par let Calmouclu. 
U Fait partis de la Tartuie mlHeime. 

Les Qftiaquts habitent fuus le 60 ieget 
de ialilmit. Us (ont petits & mal hits i 
ilt vivent de poilTon ou de viande crnet 
ils mangent la chair de tontes les efpecea 
d'animaux uns aucun appréti ils bot- 
vent plus volontiers du làng que de l'eau: 
ils font idolitres, & errant comme les 
Lapons &les Samoyedes. lU ne veulent 
pour femmes que des filles qui ont eu 
commerce avec d'autres hommes, Hfo. 

Cet expofé n'ell qu'un échantillon an 
plâgct & de la ftupiilité de ce peuple- 
On trouvera de plut grands détails 3ani 
les Mémoires Tur l'état de U Ruf&e, im- 
primés i Amfterdan en 171^. On dit 
qu'on a amené plulieurs de ces idol&trei 
i U coniioillànce' de l'Evangile fur la fin 
du règne de Pierre le Giand. F, Oe- 
TIAKS. (D.J.') 

OSTIARIUMS-OL, Hifi. b«c., tribut 
qu'on t^ifoit payer de porte en porte. 11 
étoit trcs-injufte, puifqU'il étoit égil pour 
le pauvre & pour le riche. 1 

OSTIE, Ghg., ancienne viUe d'Italie , 
dans la campagne de Rome , avec un 
évèehé qui eft uni i celui de Vtlétt). 
Cette viUe li tàmeofe du temps des R»> 
mains , eft entièrement détruite, Sc: 



confifte^uc dans une églife, auto 
laquelle il y 1 quelques mirérables mai- 
(ont M patti* luinéec Cet eadtoit ^ 



dt, Google 



OST 

«k«UkH4ertUHi>e, bornf Mcoucbant 

Kl'aocKiuie branche du Tibre , &i 
iicat par un marais , i ï licuet S. 0. 
de Roate. Lei^. 39. i». lat. 41. 47- 

Deayi d'Haliarnafie, l. ///, cb. 41 , 
doMue UHc longue defcrifitian de lafon- 
iatiaa A'O^a & Tite-Live. liv. f , cb. 
J3 , l'a Biite en deux mots : Aiee Mar- 
ils rqnmtr , in err THerii Oftîa uibs 
c—Utti , jtUta circa foiU. Elle fut Iic- 
ca^ par Marius , mais elle Te icUUit 
laocBptemeiiL L'empereur Claude en fit 
un port fermé , avec une haute tour fur 
Ic-noilelle de celle d'Alexandrie , pour 
fervir do-phare inx Tatfl'eaux. 

Une feule clurfé contribua à ruiner la 
paidenrde cette ville : fon ancien canal 
le ennt>U peu à peu , & rendit lôn port 
iratile. Mal^é le nooreau port qu'y &t 
Tiajan, Ofiit tomba dani le dépérilTe- 
■lent , à la chàte de l'empire romain. 
Les barbares achevcrent de la miner , & 
les &rrafinin'7Liitretent pierre furpier- 
re. Les habitaos furent amenas en et 
éamse, & ceux qui échappèrent au iî:r 
m Ha fervitnde , fc retirèrent bien loin 
de et fnnefte. lies. En vain le pape Gti- 
gaite IV voulut rétablir en %yt cette 
ancicniie rille i Ici Curfcs qu'il y envoya 
périrent par le mauvais air de cet endroit 
acuité. Enfin le nom mimé de cette ville 
ferait perdH , fi elle n'avoit été le titre 
ia premier fnfFrasant de Rome. (D. y.) 

OSTIENNE, PORTE , Tapogri^it 
A £unr, Ofiitnfis foTia , porte de la ville 
ie Rome du cdté^d'Oftie : on la nommoit 
mflî ferta Trinfrncitta f c'eft aujourd'hui 
la porte de S. PauL 

OSTIENNE , VOIE , Teftp-fbit ^ 
Jbwc , via OUiiiifii , grande ronte qui 
■Knoit de Rome i Ofiie. Dans le temps 
^ue et port étoit flodllànt , toule cette 
note., longoe de douze mille pu, étoit 
bordée tic maifiNU de plaifaoK & d'hôtel- 

OSTIPPO, Génie. »C' t ancienne ville 
f £fpagae daat la Bétique ; elle eft nom- 
me Jjint» par Tite-tive, L J8 , c. »?. 
Ceft prélcntrotent E/iifa en Andalou- 



TISE, jurifp.f figniEe iennure 
& peut reoir du latin oftium , qui veu 
dire VtattJt lie la nuilbni on plutdt du 
latin fv^rs, dont on a fiit eo firanaoù 
Me & t>^ife, & ?>■' corruption efi}fc. 
Omit i'tfisfi "w le droit de d.emenrtf 



OST * 127 

4IkI<;iw ptif : on entend auflî pir-Ii le 
devoir annuel que le fujet l'aie à fon (ci- 

oeur pour le foiiage ou tenement. fay. 

lalland, Traitidn/rimc-nUtu & Lau- 
.iere , en fou GloffaiTt , su mot ejli/c. 

OSTRACINE, Gkt- ««e., nomd'une 

icienne ville d'Egypte, d'une montagne 

du Pélop<inne& dans l'Arcadie , & d'un 

quartier de la ville d'Antioche de Syrie. ' 

OSTRACISME, C m., Foù't. d'Atkaits, 

i par laquelle le peuple athénien coo- 

damuoit lans flétriffure ni déshonneur, 

à dix ans d'exil , les citoyens dont il 



tyrannie. 

Cette toi fut appelUe BflnciftKt , dn 
mot grec Strpaxty , qui £gnifie ptopre- 
it une tcaHlt ou une coquiiit; mais 
dam cette occallon, eft pris ponr le- 
liullctin, s'il m'eft permis de me fervir 
de ce terme, fur lequel les Athénient 
écriïoient le nom du citoyen qu'ils von- 
loient bannir. Peu^étte que ce mot diû- 

forme d'écaillé ou de coquille i du moins 
iei Latins ont traduit le mot grec par 
tijluh. 

Le ban de VoJlnKifmi n'avoit d'ujâge 
que dans kl ocNiîons où la liberté étoit 
en danger. S'il airivoit, par exemple, 
que la jaloufie ou l'ambition mit la Jil< 
corde pXrmi les cheft delà république j 
& qu'il Ce format difiërens partis qui 
filTent crainilre quelque révolution dans 
l'état, le peuple alors s'aiTembloîE , & 
délibéroit fur les moyens qu'il y avoit 
à prendre pour prévenir les fuites il'Line 
diviUon qui pouvoit devenir funeltc à 
la liberté. L'ofiraelfint étoit le remède 
ordinaire auquel on avoit recours dans 
eea fortes d'occ^Conc i & les délihéra- 
tions du peuple fe terminoient le i>lus 
fonvent par un décret qui indî(|unit à 
certain jour une aflcmblée particulière 
pour procéder au ban de ï'eftracifine. A- 
lors ceux qui étoient menacé) du banifle- 
mcnt ne négli^eoientriendecequi pou- 
voit leur concilier la faveur du peuple , 
& le perfuader de l'injuftioe qu'il y au- 
rait à les bannir. 

Quelque temps avant l'aflêmblée , on 
formoit au milieu de,la plue publique, 
un enclos de planches dans lequel on 
ipratiquoit djx portes, c'efi.à-diie, au- 



dt, Google 



t»» 



OST 



tant de portes qu'il 5 »vmt de tribus Satis 
Il république; & lorfque le jour mar' 
qné étoit venu , let ciceyens ^ chaque 
tribuentraientpirleufpArte particulière, 
& jetaient au mîKeii de cet «ictoi la pe^ 
tite coquille de terre fur laquelle étolt 
^crit le nom du eîteyefl qu'ils vouloient 
bannir. Les ifchoDte« & le fénat préfi- 
dolent i cette affemblée. Acomptoîent 
les bulletins. Celui qui émit conditnné 
par iix mille de fei concitoyent , étoit 
cbligi de fortir de la fille dans l'efpace 
de dix jours; car il fallut ao moins fiz 
mille vdi centre un Athénien, pour 
qu'il F6t banni par Vùfiraclfme. 

Quoique nous n'ayani puin t de Inm iefrs 
fur l'époque prfAfe de l'uiRinitiondel'^ 
traeifmt, il eft vnifeoiblable qu'il s'é- 
tablit aprjs U tyrannie des Pififtratides, 
temps où le peuple stiténien ayaat eu le 
bonbenr de feeouer le jong de 11 tyrnn- 
nie, commentjoit i goâter les dfluceurs 
delà liberté. Eïttrêmement jalonjideOFtte 
liberté, C'eft alors fans doute qu'il dut 
redoubler fon attention pont préwnirft 
éloigner tout ce qui pourroit y donner 
la moindre atteinte- Qnoiqne Pllîttrate 
eût gouverné la républiqi» arec beau- 
coHp lie douceur 8e. d'équité , cependant 
ta feule idée d'un mnltte ciufoit une telle 
horreur 1 ce peuple , qu'il crut ne pou- 
voir prendre d'alfez fortes précautînnit 
Îiour ne plus retomber foui un ioug qui 
ui paroiHoit infup portable. Attaché par 
gaùt à la démocratie , il jugea que l'uni- 
que moyen d'affermir & de conferver 
cette efpecc de gouvernement, étoit de 
maintenir tous les citoyens dans une par- 
feite égalité ; & o'eft fur cette égalité qu'il 
fbndoit le bonheur de l'état. 

Ce Ait fur de teh motifs que les Atbé- 
titeni établirent rDjfraeV/mr , an rapport 
d'Ândrotion citf parHarpQcntion : ),Hip- 

Ïirchns, dit'il, étoit parent dn tymn 
ififtrate, & il fut le premier que l'on 
condamna au twn de vofiracifint ( cette 
loi venoit d'être établie , à eaufe da (ôup- 
con Se de la crainte qu'on avoit qu'il ne 
trouvït des gens qni vonlnfTetit imiter 



affaires de la réput 
inÉc, s'étoit fait tyran de la patrie". 
Les Athéniens prévjrcntfbns doute les 
inconvéniens de cette loi ; mai) il aimè- 
rent mieux , comme l'a remarqué Cor- 
yeliat Nepos, s'expoln à funir dci i» 



OST 

nocens , que de vivre dam fe« alarme* 
contiouelles ; cependant, cemme ils fen- 
titmt que linjaftîce niiroit été trop crian- 
te , s'ils avolent condamné le mérite anz 
mêmes peines dont un avoit coutume d* 
punir le criais, iU adoucirent, autant 
qu'ils purent , la rigueur de X'ojtractsmti 
ils en retranchèrent ce qne le bannifCs 
ment ordinaire avoit d'odieux & de dés- 
honorant par Inl-méme. On ne coufiC- 
quoit pas les biens de ceux qui itoirnt 
mis au ban de l'^nci/nt; ils enjouiC- 
foient dans le Len où ils étoient relégués) 
on ne les élojgnoit que pour un temps 
limité, au lieu qnelebanniffementordi* 
naire était toujours fuivi de la confifca- 
tfon des biens des ekliés, & qu'on leut 
Atolt toute efpéraace de retour. 
Malgré lesadoucilTemcnsqueles Atlié- 
cns apportèrent à ta rigueur de leur 
loi , il elt aifé de voir qne G d'un côté 
elle étoit favorable à la liberté , de l'autre 
^Ile étoit odieufe, en ce qu'elle condam- 
loit des cituyeiu fans entendre leur dé- 
fénfe, & qu'elle ibandaunoit le fort des 
;rands hommes â la délation artificicufej 
i. au caprice d'un peuple iocoonant. Il 
_ft vrai que cette loi auroit été avaata- 
eeute i l'état , C le même peuple qui 
l'avait établie, eût toujours eu aiTezde 
difcernemcnt & d'équité pour ti'cn faire 
ufage que dan; les occaiitins où la liberté 
auroit été réellement en danger; Biais 
l'hifloire de la république d'Athènes ne 
juftifia que par trop d'exemples , l'abus 
que le peuple fit de Vofiracdint. 
■ Cet abus ne Fnt jamais phis marqué 
que dans le bannilTement d Ariftide. On 
en peut juger par l'aventure qui lui arri- 
va dans l'alTembiée du peuple, le jonr 
même de Ton banniflêmcnt. Va citoyen 
qui ne favoit pas écrire , s'idrelfa à lui 
omme ait premier venu , pour le prier 
'écrire le nom d'Ariilide. Ariftide éton- 
né , Ini demanda qnci mal cet homme lui 
avoit fait , pour le bannir. Il ne m'a point 
fÎHt de mal,répondit-il, je ne leconnoû 
■Kcme pas 1 mais je fuis las de l'enten- 
dre par-tout nommer k jufte. Ariftide 
écrivit fou nom (ans lui répondre. 

Ce fage fnt banni par les intrigues de 
Thémiftocle qui , déuarralTé de ce ver- 
tueux rival, demeura maître du gouverne- 
ment de la république, -avec plus d'aiw 
torité ^u'aupuavant. Musilntjuuitpac 
loug-temps 



dtvGtKV^Ic 



OST 

.« Je l'avinta^e qn'il ftVoittelB- 
(rréfurfon émule i ildivint ifontaiiT 
r*k)ct lie r«nf ie publique i & milgrc 
fa riSnies & les granils ferriccs qu'il 
RM tcnJus i l'état , il Fat cootUmné 

lidt certun que la liberté n'ftvoit pas 
tflat dangereux écueilàcnindre, que 
k rnnioDdersutoritédBii! IxrauDd'un 
U hoannci & c'eft cependant ce que 
fnilaSu l'mfiracifiitr , en augmentant )e 
«éSt & U pniHauce d'an cicuyen , pv 
léha^nemencderes concnrrmt. PcricUs 
a fat tirer avanta^ contre Cimon St 
Ttaeydide , les dzax Teuls rivaux de 
|lare qui lui reftoîenc 1 élaigner, poat 
lerir le titiu>n de l'état. 



m qvi étoit en crédit auprès des grands, 
1 ndta l'enrie du peuple contre ce ri- 
id, & le fit binnir par la lui de 1'^ 
tac^me , comme ennemi de la démocra- 
tK.&fnttcnrde Ltcédémone. En vain 
Tbcy<Iidc forma vn puiHant parti pour 
TeppMer à cehii de Périclèj i tous l'es 
«fEvti hiteient fa propre ruine. Le peu- 
pktint l'aKmblée de V ejhaci/mt , joui 
Tdéfuur l'nn de ces deux che&, Thu- 
tjtàh fut baant & laiflâ Péridis . tyrai 
Mùimi , comme un ancien écrivain i'ap- 
peBe, en polTeffion de gouverner la ré- 
fabliqne avec une autorité ibfalue qu'il 
ttt /ki w A jnfqu'i la fin de fa vie. Il trou* 
nie moyen, par Ton habileté, defub- 
jii;iier ce peuple envieux & jaloux , 
cnoemi pins tedoncable i celui qui le 

■remst , que les PerTn Se les Lacé- 



OST 



H» 



MTemst, 

dCBDDÎCIU. 



fifantpoottant convenir que ceménie 
r«ple t tcib^clairé fur les Inconvénicn 
kV^acifiM, fentitplui d'une fuis 1i 
Ixt que Ion abnt avait fait i U républl- 
qK; le rappel d'Atiftjde ft de Cimon . 
anst que le terme des dix ans Fût e.t' 
pire, en cft une preuve éclatante. Mil' 

S-Ùfocs raKons que les Athéniens euF 
t de rejeter une loi qui avoit caufé 
pbtfieiirs fois nn jrand préjudice i l'état ; 
M ne fiireat pas ces motifs qui les dé- 
tetmïnerent àraboliT, ce fbtuneraifon 
tnstc oppoTée , ft qui e& vraiment fiu- 
" e : Doos «n devons la conooiDance 



f^toi 



n s'unit élevé, dit cet auteur, un 

A riifiïread entre Alcïbiade & Hidui 

XmmXXIF. tmtk t. 



leur méGntelliifence croifl%it 'de jour ea 
jour , ft le peuple eut recourt i t'eiîr*- 
eifmi : il n'étuit pai douteux que le fort 
ne dilt tomber fur l'un ou l'autre Je cet 
cheB. On d^teftoit les maun diifuiuet 
d'Alcibiade, & l'oncraignoit rahririlieffei 
on enviait i Nicias les i,'nnde) richelTet 
qu'il pofTtiJoit, & l'on n'aimoit point ioa 
humeur au Itère. Les jeunes geniquidefi- 
roient U ^erfe , viuloient faire tombet 
le fortde X'afirtc^.neîat Nlciést les vieil- 
lards qui aimoîent h paix , follicitoîent 
contre Alcibiide. Le peuple, étant ain& 
partagé , H«rperbolus , nomme bas & ttA- 
prifable, maii amb;tii;ux & entreprenant, 

cette divifion Etait pauT lui uns 

favorable de parvenir aua pre- 
mier; honneurs. Cet homme avait acquli 
parmi le peuple une efpcCe d'autorité | 
mais il ne la devoit qu'à fon impudence. 
Il n'avoit pas lieu de croire ijue i'afirt- 
ciTtnt pût le re^rder ; il fentoit bien que 
U baflélTe de fun exCnétion I* rendoit 
indigne de cet honneur t mais il efpéroit 

S ne (i Alcibîade ou Nicias était banni, 
pourroit devenir le concurrent de ce- 
lui qui refteroit en place. Flatté de cette 
eFpérance , il témoignoît publiquement 
la joie qu'il avoit de le* voir en difcor- 
de , & il animoit le peuple contre eux. 
Let partifans d'Alcibiade & de Nicixa 
ayant remarqué l'infolencc & la lâcheté 
de cet hO'nme , te donnèrent le mot &^ 
crétement, fe réunirent, ^ firent en- 
torte que k fort de l'ajlraci/hit tomba fut 
Hyperbolut. 

Le peuple ne fit d'abord que rire do 
cet événement i mais il en eut bient6t 
apris tant de honte & de dépit , qn'it 
abolît la loi de Valtraàfmt , la regardant 
comme déshonorée par la condimnatioa 
d'un homme fi méorilable. Par l'aboli' 
tion de cette loi, les Athéniens voulu- 
rent marquer le repentir qu'ils avoîent 
d'avoir confondu un vil délateur , & de 
condition fervile , avec les Ariilides , lea 
Cimon; & les Thucydides : ce qui (ait 
dire â PUton le comique , parlant d'Hy~ 
perbolui , que ce méchant avoit bien 
mérité d'être puni i caufe de fes maB. 
vaTesmceun; mais que le genre de fup- 
plice étoit trop hononble pour lui , ft 
trop tu-deirus de fa baffe extr^tftiun, Ss 
que l'a/Iriiiir>»r n'avoit pM été établi ponc 
les sens de (à forte. 
Finiflôu pv qnelfnei cnrtn »• 



dt, Google 



130 



OST 



flcxîsiu. Je remarque d'abord que Vqf- 

trai^tiu ne Fut point pirticiiliei à Athè- 
nes , mais que toutes les villes où le gou- 
vernement étoitJémocrUique, l'adoptè- 
rent i c'eft Arîltotequile diti on fil it qu'à 
rimitatlon Aei Athéniens, la ville de Sj- 
racuic établit le pjtalilme. Vej. PÉta- 

Le bill appelle d'atmnitr ta Angle- 
terre, fe rapporte beaucoup i ï'fftracf/'- 
tuti il viole la liberté contre un hai, 
pour la [atder à tous. L'ofiracifinc con- 
tervoit la liberté ; mais il eût iié i fouhai- 
ter qu'elle Ce fût maintenue par queU 
qu'aiitre mojen. Quoi qu'il en fait, fi 
les Athéniens ont mal pourvu au foutien 
de leur liberté, cela ne peut préjuilicier 
aux droits de toutes les autres nations 
4u monde. Le pis qu'on puiiTe dire , c'eft 



que par leur loi de Veftracjfmt 
ïait du mat qu'il eux-mêmes, en le privant 
pour un temps des bénéfices qu'ils pou- 
Toient fe promettre des vertus éclatantes 
ëei perfonnes qu'ils condamnaient pour 
dis ans à cette c^ece d'exil. ( Zt cbivalùt^ 
CE Jaucou^t. ) 

OSTRACITES , Hifi. nU. M!»&. , 
c'en alnfi que les naturaliftca ont nomm£ 
lu différbntes efpeces d'huîtres qui ie 
trouvent dans le fein de la terre. Les 
oJlTBciUi, ainlî que les autres coquilles, fe 
trouvent ou parfaitement can(ervé<s & 
dans leur état naturel , ou elles font 
pétrifiées , «'«It-^dire , qu'il ell venu fe 
joindre des particules teireufes. & la- 
~'tuoient l'hul- 
ingmentéfon 
puidt & fin volume; ou bien on les 
trouve dans un étnt de dcftruftion & de 
décompontion , & quelquelùis percées de 
trous & «ommt vermoulues. Les n^a. 
titn varient pour la grandeur & pour 
la forme, ainfi que les huitres naturelles : 
il yen aquciques-unesque l'on trou^^e 
dans le fein de la terre, & dont on ne 
connott point les analogues vivans; tel- 
les font fur-tout certaines o^nrti fi d'une 
grandeur prodiKienfc , que l'on rencontre 
en quelques endroits de ]a terre , comme 
dans le duché de Wirtembert; , dans le 
canton de Berne, ^c. V. Hi/rTnE. 

Boece de Boot , & quelques autres na- 
turalises, ont Jonué le nom d'-^Jh-acite 
i la pierre ollairc, ou pierre uunt on 
Fait des pots. P'. Ollaike , fitirt. 



OST 

Q.uel<|iiei auteurs ont aoffi doiui^ la 

nom d'ejlracitt à une efpece d'endoiiit ou 
de fouie par écailles , qui s'attache aux 
pariiis intérieures de certains fourneaux 
oii l'on traite des mines qui contiennent 
duiinc. r. Cadmie. C — ) 

OSTREOPECTINITES, Hift.na.^ 
o'eA le nom donné â une coquille bSlfe 
appellée iul& anowtV , CDnti« obmmVi 
en François fauir»n. Ces coquilles lônt * 
ou plates, ou arrondies , ou aloinées . 
ou en trois parties , trilahi , ou hllon- 
nées. On les nomme aufli tMirutuUtet. 
Ce qui les caraâérife , c'eft qu'ellet ont 
toutes comme une efpece de bec recour- 
be , formé ainlî parce qu'une des valvea 
de la coquille excède l'autre. 

On a appelle cette coquille mamie, 
parce que l'on ne connoilToit point Ibn 
anologue vivant i mais afluellement on 
fait qu'il s'en trouve une efpece fur le» 
côtes de Provence. Feyn TÉiÉBiA- 

OSTREVANT , CA^r. , en lati» 
Aufirthattnjà fagui , Âi^triattKji fagus 
Si Aitfteriantum ; contrée des Pays-bas , 
entre l'Artois & le Hainaut, auxquels 
elle a appartenu fucceffivement Elle eft 
nommée OJiirian dans l'afte de Louis le 
DébonniiK pour le partage de fon royau- 

ntre Tes enfans. L'O^ref «ut « en le 

de comté , & feifoit partie de l'Ar- 
Boucbain en eft la eapilMe i 
la Scarpe le borne au nord, & le mîf- 
feau de Senfet le borne an couchiBat. 

OS TKOGOTHIE bu OSTROGOtH- 
LAND, ffAigr. , la première terminai- 
fon eft ffançoife , & l'autre allemande : 
«il difKngUB l'q/Jr«g«ifci> hors, & dana 
laSuede. L'C^roffofÈwhorsdeU Suéde, 
c'eft le pays que lei Odrogoths ont habita 
dans la décadence de l'empire. L'O/h-o. 
gothie dans la Suéde eft la partie orientale 
delaGothie, grande contrée de la Sue. 
de, quieftbornéepar leSchager-Rakau 
couchant, £ par la mer Baltique à Va. 
rient. Ce pays eft coupé en deux par 1« 
lac de Veltri on n'y compte qne deux 
villes, Lindkoping&Nordkoping: e'eR 
auffidansl'Ojîrogortitquefontlcs miaei 
d'Atned. 

OSTROGOTHS, Hijl. ne., nation 
qui faifoitpartiedecelledesGotlis) elle 
dclcendoit des Scandinaves, & babïtoîi 
lacartie «rientile de la Sue^e, bâfoci 



.umii^d:, Google 



^bnnBalUqne qui s'appelle encore 
■JHtiriiDÏ Ofir^^athie an Gutbie orico- 
tfc. Ct feuple partit de là pour aller 
foi JQ conquêtes & s'étaltltr d'aborj en 
Kanniti de là les OJtr^oths allèrent 
wil'oncnt &fe reniiîrent maîtres " 
■^dela Sarmacie ua Scythie. _. 
tinniui eil entre le D^intibe Sl le Bo- 
ITDCK, connu aujourU'huï fous le 
ndc?wlotie, où ils furent vaincua 
^IsHnns, qni les forcèrent de qnit- 
Blnrrioyï& d'aller chercher des éta- 
KifaDaK en Tnrace. De là il* firent 
èaiocor&oas fréquentes fur le* terres Je 
TcB^ lamaio. £nlin , L'an 4SI de J. 
CihmarchcTcnt fous Iw cniulmtede leur 
nThéotloTic, &après avoir défeitOdoa- 
(cr^uiaToit pris le titre «.le roi d'Italie , 
iii'einpiTsrent de ce pays j "^O"* Théo- 
imx fût reconnu fouverain par les em- 
Kmin de Coitftaiittnople. Ce Conque. 
«idopta lesMoix romaines, & gou- 
ttraafn con'^uètes avec beaucoup de fa- 
F& & de gloire. La piiilïance des 0(t- 
ninlh Te maintint en Italie jufqH'Jl l'an 
153, oùTotiU leur dernier roi fut taé 
ion, nw batùlle qui décida du fort de 
Wto^acme, qui Fut de nouveau réuni 
iFïHipire romain , par le fameux Nailès, 
faislereçncde Vempcreiit Juftinien. 

OSTUNl, Giosr., ville d'Italie au 
Wvwmc 4e Naples, dans la terre d'O- 
tmuc , avec un évéché fuSragant de 
Bdndts. Elle eft fur une montagne près 
*«S<AfedeVemfe, àitfmilU» Je Brin- 
*es, & àza de Tarente. Long. 31. 04. 

i«.io.4«. CD.yo 

«SW'IECZIN , Gfrrr. , en laun mo- 
fcme Of-arcitnia on OFarcinia , ville de 
Polozne avectitre de duché, au palatinat 
^Gracovie. KUe elt fur la Viftule, i 
bpt milles ao-deCTus de Ciacovie- Les 
Mâufbnsu'yCont quvilebois &de terre, 
& tftSt un ctUteau de bois qui fert de lo- 
au gouverneur. Le^ Allemands 

Il cette ville, ainfi que le canton, 

■mitz.LpHg. 37. 3Î.M. îo. 1.(0. /O 
OS VRIS, Batan., nom donné par M. Je 
Linné à no rente de plantes qui renferme 
le 1^1^ de Tournefort& des autres bota- 
biftet. Voicîlescarafteresdeecycntede 
plantes. Il produit Jciaeur<inàks& fc- 
■nellet: dans les fleurs mâles leur calice 
partienliereftcreut, J'i.ue feule feuille 
divifée en trois regmensd'Qneinéuirgian' 
ieBr,& fane fbri&t ovale poiotue.U n'y a 



OTA 



i3t 



point Je pétale , & les ^timinet font 
trois filets conrts. Les bofltttcs des éta- 
mines font fimples. Onni les Reun iè- 
melles le calice eft Je la mim* fignre que 
dans les Beurs miles ; inaliti eft très- 
petit . & demeure long-tems attacha au 
germe dn piftil , il n'y a point de pétale ; 
le eecme ou l'embryon du pillil eft rond ; 
leMceAapplati&le {tii;maarrondi. Le 
fntit eft une biie fphérique, formant 
une loçe qui contient une feule fe menée 
ofleulfe. Linn:(i Gen. fUat, pag. 471, 
Touro. 443 > 

OT 

OTACOUSTKiUE . a4i. , Aeouniif. . 
terme qui fe dit J'inltrumens qni aident 
ou perfectionnent le fens de l'ouie. ÂWs 
Ouïe. 

Ce mot qni eft peu ufitj, eft Fbrcnj 
dn grec J-, ùti(, artiBt, & iit-.iu, 
eatenife. Voytz PoftrEVOIX, Co«- 
SETs ,ÉCHO. Carinets secxetS. 



depaix, ponrfi! .. ^ 

dtsetagts, des gaines oit des gâtants. Les 
oiufMfunldfphiGeurs fortes; car ou lit . 
fe donnent eiix-mimes volontairement, 
ou c'cft par ordre de leur fouverain, ou 
bien ils font pris de force par l'ennemi. 
Rien n'ell plus commun aujourd'hui, 
icmple, que d'enlever des oia- 
gei Je force pour la fûreff des contri- 

Le fouverain pent, en vertu de fon au- 
torité, contraindre' quelques-uns defes 
fuiclsâ remettre entre les mains de l'en- 
nemi pour oinze; car s'il eft en droit, 
quand la néccQitf le reqaiert , de les ex- 
pofer il un péril de mort , l plus forte 
raifon peut-il engager leur liberté corpo- 
relle: mrus d'un autre cflté , l'état doit 
afTurémeiit indemnifet- les etagit Je tout 
ce qu'ils peuvent fouffiir pour le bien de 
la fcciété. 

On demanile, & l'on donne des atagti 
pour la fureté Je l'exécution de quelque 
etiga)!emunt ) il &UI donc pour cela que 
l'on puilTc garder les ala^rs comme on If 
juge à pro|>os , jiifqu'i l'iccomplilTeinent 
Jcce donton ellcunvenu. 

tlfuit de là , qu'un aiagt qui s'eft cOnf- 
titiii: tel volontairement , ou celui qui 
, a m lioDoé par le fouvcniii , ne peut 



dt, Google 



J3t 



OTA 



paifefauver. Cependant GiotiiK >ccor- 
decettclibertéaax derniers: maisilfàii- 
dioit pour cela, ou que l'intention de l'é- 
tat fût que t'otit^t ne dem eut it point en- 
trelesmaintdc l'ennemi, ou qu'il n'eût 
jasIeponvoirJ'obligerl'at'ïfiydeineu 
rer. Le premier eft manifeftement feux 
.__ . . . ' l'flfHge ne ferviroit point d 



L'autre n'eftpaxplut vrai; cai fi l'e'tat, 
en vertu de ton domaine ^minent , peut 
Cxpofer la vie même des citoyens, pour- 
quoi ne pourroit-il pas engager leur li- 
berté? AuffiGrotiui conviem-il lui-mê- 
me que les Romains étoient obligés de 
rendre Cléiie i Forfenna. Mais u n'en 
«fi pBf de même i l'égard des ataeit qui 
•nt été pris par force ; ear ils font tou- 
jours en droit de Te fauver, tant qu'ils 
n'ont pas donné leur puole qu'ils ne le 
feront pas. 

Ondemande, ficeluiiqni l'on adon- 
né des oti^ti peut les faire mourir , au 
cas que l'on n'exécute pas lès engage- 
meas? Je réponds qne les eti^ei eui- 
tntmes n'ontpudonnerd l'ennemi aucun 
oouvoir fur leur propre vie dont ils ne 
font pas les maîtres. Four ce qui efi de 
l'ébt, ila bien le pouvoir d'expofer au 
péril de la mort la vie defes fujets, lorf- 
quele bien public le demande; mais ici 
tout ce que le bien public exige , c'eft 
qu'il engage la liberté corporelle de ceux 
qu'il donne en eioEt, & il ne peut pas 

5 lus les rendre relponlables de Ton infi- 
éÛté au péril deleurvie , qu'il ne peut 
fÛre que l'innocent foit crimineL Ainfi 
rétitn'engige nullementli vie des ata. 

Îts : celui à qui on les donne cft cenfé 
^s recevoir àces conditions i & quoique 
Sarl'infraâiondu traité, ils Te trouvent 
fa merci, ilne s'enfuit pas qu'il ait 
droit en confoience de les faire mourir 
pourcefujetfenl; il peut feulement les 
retenir déformait comme piifonnien de 
{uerre. 

Lesotagri donnéspont un certain fn- 
jet , font libres dés qu'on y a fktisfeit , 
& par conféquent ne peuvent pis ître re*- 
tenus pour uncautre cinfe pour laquelle 
on n'avoit point promis à'etagti. Qiie & 
l'onamanquédeparole en quelqu'autre 
Chofe ou contrafté quelque nouvelle det- 
te , les Uagti donnés peuvent alors £tre 
retenus, non comme ttagts, mais en 
«•liféqueoGf 4e «Ut lesU da droit 



OTE 

des gens , qui autorilé i anitei U vtti 
fonne des Tujets pour le fait de leur 

fonversin. 

Un etaji-r eft-il en liberté, par U mort 
' du prince qui l'avoit donné? Cela dcpeiMi 
de Janature du traité, pour lafiiretédu^ 
quel on avoit livré Vetagt ; c'eft-à-dirc , 
qu'il but examiner s'il eft perfonnel au 
réel. 

Qtic C Vetagt devient l'héritier & Tue- 
cefleur du prince qui l'avoit donné, il 
n'eftplus tenu alors de demeurer eu ata- 
ee, quoique le traité foit réel i il dsit 
{eulement mettre quelqu'un à fa place , 
fi l'autre partie le demande. Le cas dont 
il s'agit était tacitement excepté; car on 
ne fauroit préfumer qu'un prince , p»r 
exemple , qui auroit donné pour 't'e* 
fon propre fîU, Ton héritier préfbmptiK, 
ait prétendu qu'au cas qu'il vint i mourir 
lui'mime , l'état fût privé de fon chef. 

Une don, 

'talgit , mais tur-tout fi celle qn'oi 
fent à cette partie eit intérieure & 
viulente. 

La douleur interne de l'oreille qui 
vient à la fuite de quelque ïnRamoiatîoii , 
efldangercufe; on la diminue par la ùx- 

5 liée ,&enfulte par l'évacuation du pus; 
faut ^ appliquer les emoHiens anti- 
phlogiftiques , & relâcher le ventre. 

Ilfautdcff^her l'éréfipelc à lajtaveur 
des abforbiins fecs , & de l'appAcatioii 
des doux aftringeni. 

Si c'en un cahrre ou l'éconlement i% 
quelqu'bumeur tenace & acre, qui pro- 
duit la douleur d'oreille , il feut détm»> 
per cette humeur & l'adoucir parde^lo* 
tions émollientes, chaKér la. matière 
par les vélîcatoires , les ventoufet, fi: 
en Faire la dérivation fur une autrepartic 
en lâchant le ventre. (,D. /) 

OTARDE. r.OuTAiDE. 

OTELLE, C f., Blaftm. , menblc 
de Véca qui refTemble à une amatirfe 
pelée ; fon émail eft d'argent : oa 
voit ordinairement quatre tttBii enfen»» 
ble adolTées. 

Ce terme vient de et qu'en vieux gan* 
lois une amande pelée fe nommoit ctttr^ 
Quelques auteurs fimt venir ce mot de 
btt0âUt on hajîl* , pique ou lance , parce 
qu'ils renrdent le« oirBrt comme de« 
piques «Sez Uiseï pu-dci:riw«, lepek 



dt, Google 






OTH 

ET pelért t à canfe de leur 



OTH 



133 



Cveoge de Saint-Liry de Liftroii- 
pi, (k Montaudet , de Lagogne , 
te k haut Languedoc • te gat«lti i 
ptn tutti tarrnU adojtks m fmtair, 

(Cfl.i.r.) 

OTENE, Giogr. mie., eontrit de 
timàiK , félon Pline , Ko. XII , cbff. 
ij. Etienoe place le peuple OttrU vers 
IilnTe Crnii, itcc Ici Obar^ojeai. 

DTER, T. lA., Grrni., c'eftouK- 

ST, ou priver, ou tranrportcr, on 
pn, oa déplacer, ou diminuer, 
B amdier , ou perdre &fc, Ottx cet 
(t&iitde ttTole dct carroCTeti qui de 9 
*>!, refte4; Qnlniaa'f'jurqu'i Tes Taii' 
bnj laTielcocede la paOianlui a cf/ 
hniTon, g^c. 

Otki, Jari. On ditrfto- une brancha 
iwu ubiti êttr le trop de fruit aoni 
rNrquelerefte Tienne plus beau; iln 
ndûnne, de la mouHè ; àter le trop 
dtAevclQ , de racines & aittret. 

Otei ses dents , Te dit d'an peu- 
Irâ, lorrqne quelques-unes de Tes dents 
itiabrat pour taire placeà d'autreii ce 
dKfilstr Tes dtnt) de trois ans. 

OTKVENT , £ m. , Cbarfait. , if- 
wl^de cinq«n lis planches qn'on 
MiDnleflus d'une boutique p«nr la ea- 
iMdrdnrent, delà plaie & du foleil • 
«t fait de M terme celui à'navait 
JWonfcrert auionrd'huL (D. J.) 

OTHEN, tu VfoDE, OH Onm 
^ ^ asrd , rfgiloit en Allé brfqui 
™tit j porâ fes armes triompbantei 
'jiit avoir eQîiyj bien des cert» . 
Ma&ron peuple allèrent vers le nord 
^KbcT une nouvelle patrie ; leurroiit 
ntsnrquée par des ravages : ilsparvin 
"«iniques àla prerqu'iile de Jutland , 
sfj étatilirent le fer 1 la nain. Une 
Wtt partie foQodt la Saxe : le tefte, 
^ tu Suons & aux Vendes, Te ren- 
dit Kaitre du I>anEmark, Otbtn parts- 
rtlescoaquitesentre Tes enfans: Poo 
nlJtJntUnd, Veclam la Saxe i Otbtn 
jrtfcrva le Danemark; majs afin que 
'"Uer, te dentier de fes fils , ne de- 
^^ pi' (ans apanage , la Zflande 
teforciede le rcconnoitre pour fonve- 
?in. UnefntpasIong-tenispaiGblcpor- 
^' de cet empire ; Lother , roi de 
''»w»i«k, dttrftrf par Otbtn, tattit 



de fa retraite, vint fondre tent-l-conp 
fut BalJet. L'urnrpateiir pjrit, & L». 
ther remonta fnr le trdne. Bientôt il 
eut fur les bras Olb^, impatientde ven- 
gerla mort de fon Sli , & Boo & Vet- 
tam auIE ardens qiie leur père. 11 fut 
tncuil fan tour, & le conoufrant ran> 
a fouifei lotx le Dav^-inark, la Suéde 
la' Norwege. De nouveaux états exi- 
geoieht un nonveau partage. Othen fe 
ré fer va la Suéde , & donna la Norwege 
& le Danemark à fet enl^ns. Il jeta lei 
fondemensdela ville de Siguthna, méU 
Ici Tuperititions du midi à celles du nord, 
établit des cérémonies relisieufes, &fnt 
le Nuna de ces contrées. Il apprit aux 
Norvégiens i élever des maulolées, & 
i conferver, par des épitiphet^ le fou- 
venir des adutni des hommes illulbces. 
lAal^ré cette révolution , Ton empire 
n'étoit pas bien affermi: fesfujetife ré- 
voltèrent; il fut détrdné, & médita 
pendant dix ans, dans un exil obfcur, 
un retour glorieux. Il reparut , Fut cou- 
ronné de nouveau , ft mourut à Sig:uth< 
oa. Voili toutce qn'on nconte de vrai- 



leral point de fes talens pour bi magie : 
on a prétendu que c'étoit de lui que lea 
Lappons avoient requ cet att menloneer , 



les mêmes idées fe foient perpétuées fana 
altération pendant tant de fleeles. D'ail- 
leurs , lorlqu'on a découvert l'Amérique, 
il n'y avoit pas de peuple qui n'eût fet 
jondeurs. Dans une pareille fcience il 
nenutpointde maître. Paureroirei la 
magie, il fnffit d'être i^orant; &j>anr 
être magicien , il fuSiC d'ittt frinon< 
(M. DE Sacy.) 

OTHIN, Cm., JffyOel., eemots'é- 
rtit encore Otin & Od»i» , nom propre 
d'un dieu des anciens Danoii. Lenra 

Ïincipaux dienx étaient Otbin , Thar Se 
rtyusi c'étoit de grands hommes ou de* 
conquérant qu'on avoit mis au nombre 
des dienx, comme Stnrlxfonius l'a proU' 
vé. Fayn aiiff! Bartholin , Antiquit, 
Dante»; & Saxo-GtammaticuB , itifi^ 
D'»-. CD. /.) 

OTHOMAN ra OTTOMAN, Gmi». 
On dit l'empire Ottoman , l'empereur 
Ottoman. Cette dénominaticn vientd'^ 
tiKpim on QT»»*, premici etupcreut 



dt, Google 



134 



OTH 



des Turcs. Ofinan n'était ^le le Bli 
d'un payfan nomrat Ortbi!j:ule : voiti 
l'origine de loQs çts rotentaU jufqu'â ce 
jour. f'. Musulman, Tuic. 

OTHON, JiiMrt rem. Quoiqu'ilTn 
dMinc ancùniu tamiUed'Etruiic , Otben 
a titre pour p: 
ie. So^ aient i 

, ..-adansle fénat. &>n père 

Uthon avoitune relTemblaiicc fi parfaite 
avec Tibère, qu'an le foupgonna d'être 
fan fils. Les bienfaits & les diftinétïons 
dont il Fut comblé par Livie , fortifier ni 
ce f(iup[;an. Le jeune Othon s'abandonna 
■ h licence de fes pencbans voluptueux. 



..itde Néron, gui le fit liépolitaire dt 
fes plus intimes fecreti. Leiir amitié fut 
alt^réeparPopée-Sabina , qui palTa ilcs 
bras du favori dans le lit de l'empereur. 
Cetteiiifidélitimit de la froideur entie 
1rs deuk rivaux; & ce fut pourfe déliar- 
nllerd'un témoin importun, que Kéron 
l'enYoj'a en Portu^J avec le titre de 
qocfleur. Il fe gouverna dans fa charge 
avec la gravité & l'intelligence d'un 
homme confomm* dans les affaires. Cet 
exil, quoi^u'hoDorable , ne calmapoint 
foD reffcntioicnt : fon amour ofFenfé te 
rendit l'ennemi fecretde Kéron i & dés 
que Galba eut levé l'étendard de la ré- 
volte , il fe montra fon plus zélé pirtl- 
ùm, dansTcffoir de le détruire. Quoi- 
qu'il fiit accablé de dettes , il n'en fut 
pas moins prodigue, pour fc concilier 
l'atfcâion de la milice. Ses profufions 
ne lui laiffercntque l'alternative, ou dé 
.s'approprier les tréfoTs de l'empire., ou 
d'être la viélime de lèi créanciers. Pifon, 
adopté par Galba, aifn-it fon ambition, 
au lieu de l'éteindre. Ses Urgcfict l'a- 
voientalFurédes prétoriens; il fut con- 
duit à leur camp par une yoignée de fot- 
dats, eilj après avoir été proclamé em. 
pereur, il envoya des fateflites qui mi- 
rentimon Galba & Pifon. Il (f rendit 
infuiteau fénat, à qui il promît de ne 
tienfairerans Cbo confentement. La ca- 
naille de Rome , qui confervoit un grand 
lefpeftpour la mémoire de Néron, dont 
ït avoil été l'ami , fouhaita qu'il en por- 
tât le Dum , & il eut la comslaifance de 
le prendre dans toutes les lettres qu'il 
écrivit aux gouverneurs des provinces. 
Titndis fi9 tput f toit falme «1»»^ Rop; , 



OTH 

Il Te (brraoit en AUema^c an ange prêt 
à fondre fur l'Italie. Vitellius, fous pré. 
texte de venger la mort de Galba, f\ilt- 
proclamé empereur par les légions d'Aile.» 
magne. Il paiTa les Alpes avec une ar- 
mée , réfolu de foutenir fon éleAion. La 
cavalerie qui étoit cainpée fur les bords 
du Pô , fui prêta ferment de fidélité , Se 
les plus fortes villes lui ouvrirent leurc 
portes. Olbait, abruti dans les volop- 
tés, feréveilladefonfommcîl, ftfepr^, 
parai une vigoureufédéfenfe. Il enUmk 
des négociations avec Vitelliusi ils fe 
firent réciproquement des offres & dea 
promeffc) pour fe dé&fter de l'empire } 
maïs à la fin ils en vinrent aux injures, 
& il fallut que le fort des cnmbats décir 
dât de celui de l'empire. Otbm fit purK 
fier la ville par des îacrifices, & les ar^ 
niées fe mirent en mouvement. Avant 
de partir , il recommanda la république 
au fénat, & fit de magnilîqnes iargefCes - 
lu peuple. Ses lieutcnans eurent quel- 
ques avantages auprès de Crémone , oil 
les Vitelliens prirent la fuite pour l'atti- . 
rerdans une embufcade qu'il fut éviter. 
Cette aâiou ne fut point déciiive ; il est - 
falliitvenirà une bataille générale dans 
les plaines de Bédriac. Les Vitelliens 
remportèrent nne viâoire complète) & 
cenefutqueles approches de la nuit qui 
préferverent leurs ennemis d'une entière 
deftruftion. Othon , avant le combat, 
avoit abandonné fon armée par le cocfeil 
des flatteurs, qui ne vouloient pas ex- 
poferfaperfnnne facrée. lien attendait 
fans crainte le fuccès, lorfqu'îl a^rit b 
défaite. Son armée fugitive fe ^alTemblx 
autour de fa perfonnc, lui jurant de rér 
tablir fa fortune & de réparer fa honte. 
Les plus éloignéslui tendoient ,les bras , 
les autres embrafToient fes genoux, en 
lui promettant de mourir pour fadéfenfé. 
Lui feul confervoit f:i tranquillité , & 
perfiSoit dans la réfolution de mourir , 
pour éteindre dans (on tang le feu des 
guerres civiles. Rien ne put le faire 
changer de deOein. Il conjura fes braves 
défenfeurs d'hier fe rendre aux viStt; 
:; il leur iiiurnildes chariot! & des 
'es, brûh toutes les lettres qui témoir 
gnoienctrop d'inclination pour lui, on 
triip d'averCon pour fon rival. Il diftri- 
bua fon argent à tes domcftiques ; il fit 
enfuite retirer tout le monde , & repof^ 
^uel^iie tpms. A Ibn rf yeil il dç iniiçtl} 



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OTH 

■BTCTTCirnii fniche & denx polgnarili 
^'ilmitrom Ton chevet, iipr^s ieiivojr 
^Stfts. On priteod qu'il dorn^it tran- 
^■iltenent pendant toute la nuit , &i)ue 
«eoefiit quelematio qu'il s'enl«n(;i le 
pcngnard ihiH le (ein. Ses itomeftiquei 
aceaamreiit an bruk, & le trouvèrent 
^Mft fnn feul conp. On fe hiti it faire 
{esfanéniUea cortime ît l'avoit comman- 
dé, de peur qu'on ne lui coupât la tête 
fomea Eure nn tropbée après fa mort. 
Le OfBders det cohoiies prétoriennes 
y rte rent Csn corps au biicher en plen- 
rant L«a foMats l'approchoîent pour 
faaifër fil plaie; qnelqnes-uns Te tncrent 
prii deibnfaûcber, non pas par crainte, 
■i comme coupables , mais par l'émnla- 
tÏMide&gloire. Cet enthonrurme fana- 
tiqnt de l'antiHé éclata dans tou s les lieux 
eà il camaiandoit On lui éleva un fé- 

Çrlcre iâns pompe & fans ornemens. 
die fut la Sn d'ODvn , ïgé de trente- 
îtft ans , dont il avait paHe h plus ^n- 
^partie dans les délices. Ccnx qui l'a- 
Toiratlepluidéteftépeudant (a vie, l'ail- 
pùmvnt après Ta mort On ne ponvoit 
eanpmJre corament un homme noyé 
daaslearolaptés, avoiteu lecourage de 
icnoucer à la vie pour garantir la patrie 
darav^esdes EDerret civiles. Il étoit 
d*ime t^lle an-defTons de la médiocre i 
b démarche étoit cbancelante; Il n'avait 
p(eÇ)tie point de chevem i mait il ca- 
Aott ce défaut pat nne periii(}ue faite 
avec tant d'art , qu'on ne ponvoit la iliC- 
tingaer de (a chevelure oatitrelle. H étoit 
fane propreté li recherchée , qu'on le 
ciDTott incapable de grandes chofes. 

OTHONA, ff(rf. «a., pierre connue 
det anciens, qui Te trouvoit in Egypte 
ft qui étoit d'une couleur d'airain : ou 
croit qne c'eft la pyrite. ( — )■ 

Othona , O*^- '""• 1 ancienne 
ville delà Grande-Bretagne, Tur le ri- 
vage 8»on. Le Tavant Bantcr penfe que 
cette ville a été engloutie par la mer , & 
qae Maeldon «ft (kbma nova. (D. /.) 

OTHONIËL, tu»! dt Ditu, Hift. 
fier., filtdeCenet, delitribudejuda, 
& coufin germain de Cileb , mais plus 
jennequeltii. Caleb ayant reqa Ton par- 
tie dans les montagnes de Jnda , s'em- 
fara de la ville d'Héfaron, fts'étant avan- 
céven Cariat-Sepher , il promit Ta fille 
ta inwiagiàcelui qui & ttndroit maitie 



OTH 



ï3T 



lie cette vîlle. Olhenitl 1i prît , & fnou- 
(a Aia. Après la mort de Jofué, les \h\i. 
lites s'étant UiQÏ entraîner au culte des 
idoles parles liaifons qu'ils curent aveit 
les Chananées leurs voi&ns. Dieu , pour 
les punir, leslivraàChufânBabtbaim, 
roi de Méïbpotamie , qui les tint durant 
huit ans dans nne dure captivité'. Dani 
cet état, ils élevèrent leurs cris au Sei- 
gneur, qui touché de leur mifere, leur 
rufcita un libérateur en la perfoime d'O- 
thoiùtl: SnTcittint tit/aitittanm. ..... 

Olhmitl filium Ctnet, fratrem Calik mi. 
narim. Juiic. 3. 9. Ce brave Kraélits, 
rempli de l'cCprit de Dicii, livra bataille 
JChufan, le défit , & délivra le peuple 
de Dieu de l'opprellion fous laquelle U 
gémiflbit. Le pays fut en paix durant 

Îiiarante ans , après lefquels mountt 
ilhonitl l ^hâniitqia ttrra qiiadra- 
tinta annii , 6f mortum tjl QtbaàtL Jlu 

d.v. î. II. C-l-J 

OTHRVS, G^.auc., montagnede 
Tbeiratie; c'eft Id, dit Sttabon, q» 
prendbfourcerEnipée, groHàpar l'A- 
piiUn , rivière qui vient de f>harf«le. 
Stacc dit dans (on AcbiUiiit , li*. I : 



Virgile y met des centaurct, & dit. 

Muii. LVUI, *en67{: 

Drfcmiiait Centauri Oiuçlm 0trynqU9 

Linipitntii eurfurafidc, (JJ, J.') 

OTHLIl^GUA SAXONU, Gétgr. 
dti lartn Agt, les Saxons , jaloux de 
la puilTaoct det Francs établis dans le* 
Gaules, ne tardèrent pas il les y fuivre, 
dans l'elpérance de partager avec eux 11 
dépouille des Bomiins. Leurs première* 
coutfes remontent au fiecle même de l« 
fondation de la monarchie françoir^, L« 
câté de la mer par lequel ils làifoient 
leurs defctntes dans nos contrées , en 
avoit pris , dès le temi des Romains , la 
non de littui Siixeiiic»inn es qui compta 
noictoute l'étendue des entes renfiennéef 
entre le pays des Morins & les environs' 
de- Nantes. Il y en eut i^ui Te fixarent dam 
le pays Beflîn. Grégoire de Tours, en 
S7t & f 90 , les défigne par le nom de 
Saxomi Bajtcajini. Ils fervotent dans let 
troupes de nos rois i ils marchèrent anx 
ordres de Chilpétic en 578 contre W». 



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OTH 



Le qirarîicr qu'ils hiI>)totïnt dans le 
. jidcefe JeBiyeux , avoit priste nomile 
' Ot'iiirpia SaxBiia , qui Ggnifif ttrre dti 
Stxims. C'en linS qu'il cft appelle d^^ns 
vnechartede Charles le Chiuvr de l'an 
S44, &dintunétiitredeg^4. SaintAl. 
rfric, çvéquedu Mans, qui y avoit fait 
■les {rindations, rapelleaufli an neuvie- 
V>e (itcU Autlinfua Saxauia. 

I a charte de l'emperenr qualifie le ter- 
ïitoirc de fafrBui , petit CJnton fitué ilam 
le comté ric Baveux, tu comitalu Evo- 
CenS. La charte ajoole qu'un village ap- 
ftné Hfiiitnn étoit phcé dans VOtHin- 
gao SaxBPh. M. Hmt rnunqonne que le 
mot latin BnHra tltU villnre d'Air:in, 
MïiscclJcu, tropéloignéde la mer & S 
dix lieues de Bayeux, eftdu pays d'Hié- 
mts , tu p'ge Oxmif» f bien uiltiusué du 
fq^uj £a|^iurarlecaritiilaire de gf 4. 
Les andeni mltoncnt de Normanilie 
■ppellentce* Snxnn B'jxcjiniycsiai/. 
wjdtBayeux; les cfaioniqDes de S. De- 
xys les nomment de même. 8i du mot 
SexaMion a fait celui de Saffntt, on a 
]>u facilement transformer celLi de SaxO' 
ttiienceux de Saori & de Suninaii or ces 
deux noms font aujourd'hui ceux que 
portent deliK villaf;et continu*, fitnës i 
deux lieues de la mer & à pareille dif)>n- 
rt de Bayeux. Cette conclulien auroit 



Îuru Julie à M. de Valois , qui fur li 
mplenoin du pays Sonnoic, a cru 
connoitre dins le canton du M; 



VOtlingKf Sfxaeia du ctpitnlairc de 
l'an IS4- 

Pour Ai*i"". c'eft eeliildcEtrehai 
village dn eotntf de Bayeux i deux lieues 
de cette ville, S qui a dû être compris 
dans ï'Oliingna Saxonia. Mém. dr tacai. 
fki infcrifl. tom. XXXVU, «dit, in-ia , 
l7?0vP- Î3Ï-CC) 

OTHON I , rumommi b Cr(D.(l , 
Jlift. tCAOrmegat, duc de Saxe, troifie, 
meroi ou empereur de Germanie depuis 
Conrad 1 , neuvième empereur d'occi- 
dent depuis Chatlemagnc. L'Iiifteire 
■fioua a confervé peu de détails fur )es pre- 
inîeres ano^ec A'Otbat, Sa conduite fur 
JetfAne, ]a tendre IT^ éclairée de Henri 
fonpere, nonsFoiit préfnmer quefoncn. 
fanoe fut hcnreiilemmt eultitée. Let 

jT^bp ^ Ifa gnnds dç.Gçnnawï ïTciçnt 



OTIÎ 

promis s Hfiiri duu fon litdMiwrl, é$ 
reconnoitre Othmi pour fon fnccelTeurl 
'ût fe montrèrent fidèles à leur parole « 
tt réfilhrent aux fol li citât ions de la rein* 
Mathilde ^uj, fur le lînguUet prétexta 
fa naiflânœ avoit précède Vivén»* 
ment de Ton père au tt^ae , prétendoit 
que la couronne étoit due à Henri le (Que- 
relleur, fon frère, né depuis. Le cou. 
iiinement â'Othan fe fit i Aix-U-Cha- 
:lle, ville ancienne & capitale de la 
onarchie fous les empereurs franqoi). 
Les archevêques de Maytnce, de Coin» 
gne & de Trêves fe difputerent l'honneur 
de la cérémonie. L'archevêque ds 
Mayence obtint cette glorieufe préféren- 
ce, moins par rapport aux droits de foa 
é^lil'e , qu'i Ton mérite & i la làînteté da 
Tes mceurs. Ce prtlat tenant Othou par la 
main, &s'a<irenant au peuple alTembl* 
dans réglife cathédrale: „Je vous pré- 
rente Othon , dit-il , Dien l'a choifi pour 
régner fur vous fuivant le défit de fon 
pere Ucnri , votre feignenr & votre roi : 
u ce chnix voua plait, levti let maini 
au ciel." I.e peuple ayant témoigné & 

Bie par des acchmations redoublées * 
ildebert, teléCoil lenomdq prélat, le 
condiiifitvers l'autel où étoient les vête- 
mens & les omemcns des rois. Il lui cei- 
gnit l'épée , lui recommandant de ne s'eo 
(etvirqnepour le bonheur de l'églife & 
de l'empire , & pour entretenir l'un & 
l'autre dans une profonde paix. nCes 
marques d'autorité , ajauta-t-il en lui 
donnant le fceptre & la main de juftic« » 
vous convient & vous obligent i mainte- 
nir vosfujMs dans le devoir, à réprimer 
ftàpunir, maitavecdesfentinnas d'hu- 
manité , les vices fi les défordres , i voua 
rendre le proteûeur de l'églife & de fes 
minillres, & à témoigner à tous vos fu- 
jets une tendieife & upe bontç pater- 
nelle. Songez enfin à vous rendre digna 
des récempcafes éternelles." Le jeune 
monarque, après les cérémonies ae Ton 
bmt, qui n'étoient pai de vaines céré- 
monies , fut conduit dans un palais qu'a-, 
voit fait conftruire Cbarlemagn*, &qne 
In defcendans de ce çrand homme 
avoient négligé d'entretenir. Ony avoîl 
préparé un feftin \ tes prélats mangèrent 
arec le prince ^iii fiit firvi par Ici ducs. 
On voit par cette diftinAion , de qucll« 
vénération jouiflbient déjil les évéquei, 

Çtbtn ) ptp4aAt U w^nomc de foo bm 



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OTH 

m, prit , aolKit iv Htft d« rti , ctlai 
feâpcreai, qu'il confervi tonjouts de- 
yni. Loaii d'Ontrener pouvoit le lui 
t ""^'*'* commedcfcendant jnrmMesen 
lîpc £reâe & Ultime de Cbarlemagoe 
^fnoîtrtqn ivec Pagr^ment de prcT- 
^Bc tontes In nations de l'ocddent : 
«û ce piinee , en butte i fei eiindi 
nCtnz, comme lét infortuné predtcef- 
Sean, étùit daai l'impuiflâoce de jnfti- 
fia In droits. Ottesivoitdaïufa&inille 
leiplBisruids modelet. n valait daoi 
< M » » , finuml paternel, nn fxKe qui 
vrtk refole le trdne far kqael il ftoit 
ifi), ft 4ant Henri fim pcre. un légic- 
kintt & nn cofM|DJnut qnj l'ivoit aF- 
Ictim par de laseï inftîtntioni , en 
atae temt qu'il ravoit îUidIrJ par 
ta Tiâaim : maù la gloire de cet 
Irâeei étoit ^cllplïe par celle de Wi- 
tïtiad q'ne Matilde , mère iS^OtbM, 
wp fi t parmi {èsuicitres. C'^toit ce 
fannix witikifld qui , fans autre fe- 
nm que les tranpei de ta Sase fa pa- 
trie, & ceint de Quelques hordet nor- 
■Hdet , fontintprés dejoanila i!iierre 
notre Charleoiasne qui le oombattoit 
anc tontes let foteet de Ton vafte empi- 
le; Cep«flilant Otbon n'avoit paa befoin 
'Être encouragé par cti grands modèles : 
i aroît dans Ton propre cteur le germe 
4b plot fnblimes vertus t & 1* nature 
I^t^ comblé de tout fes dons qne l'^c 
ae fa qne développer. La première année 
de Cm règne ne fnt agitée par aucune 
tmpftL , & tons les ordres de l'eut eu- 
tiBt i fc louer de fa clémence & de b 
i*ftîce-L3 féconde fut troublée par la 
Eonre de Bohême , excitée par l'ambi' 
tiMdeBolealaïqui tvoit fait périr Vin- 
«Bha Ibn Frère, & s'étoit empiré du 
fctU qne Ini avoit donné Henri. Otban 
as vonbntiKU laHTer Eus vengeance un 
crîne de cette natare, citale coupable 
iba tribunal 1 mais Bolc&las chercha 
'vipsnité dans In révolte, & rénflît 
nrtie. Apris pluficors combats dont les 
bccés ftirent variés , Othon , vtinqueur 
«aperfonne , fbrqale rebelle à s'en rc- 
■Kttre â b difcrétion. Ce prince , hu- 
Maia dans la vidotre , fongea moins i 
Euisfaiiefes vengeances , qu'à aflbrerle 
isivilege de {a couronne , K i préveni 
Ksdér»rdret. En pardonnant iBolcslai 
B tut foin de reâerrer les chaînes de 
V II exigei un tritnit uinititli 



OTH 



'sr 



il fournit 1« gouvernement de leur pro- 
vince! celui de la Bavière. Cette guerre 
dura quatorze ans, mais il s'tp &Uat 
bien qu'elle occupât toutes Iss armes 
à'OtbeK. Ce prince, fur ces eatreMtes , 
remporta une viAoire Ggnilée fur les 
Hongrois qui , condniti par nn chef in- 
trépide , avolent pénétré jufqu'à Hatber- 
ftadt, retint dans le devoir les Lorrains, 
queGifalhert, leur duc, prête ndoit fai- 
re paiTet au fetrice de Louii d'Outremer , 
picifialaSuabc & li Bavière révoltéeti 
entretint en France ilcs divifioni plus an 
moins granités , fuivant que les intérêts 
de fa politique l'eiigroient, £ vengea 
fur les Danois le naflacre qu'avoîent 
f'» res peuples d'une gamifon qn'il en. 
noit dans le duché de Slefwick, 
pour conferver les conquêtes de Henri 
Ion père an-deli de l'Ëider. Otbm n's< 
voit pas encore terminé ces guerre*, 
qn'une nonvelfe carrière s'o^itS ^gloi- 
re. Depuis la mort de l'empereur LothaI> 
re I , l'Italie étoit en proie i des Feux 
qu'entretenoit l'ambitieufe politique de* 
papes. Louis H , Charles le Chauve , 
Charles le Gros & Amoul avoient été 
continuellement aux prifes avec les pon- 
tifes pour conferver quelque autorité 
dans Rome. Gui , Lamoert, Louit l'A- 
vengle, Berengerl, fon cruel & perfi- 
de vainquent, & Rodolphe I, qui s'en 
cloient arrogé h couronne, n'avoient 
régné qu'an ntilieu des plus affreux ora- 
gei. Ces tyrans fans pouvoir avoient dé- 
chirétour.â-tourcetetatoù ils n'avaient 
point eu alTez de capacité pour fe faite 
obéir. Lothairell, fils de Hugues, qui 
s'en fsifoit appeller roi , mourut vers 
l'an 950. Adélaïde, fa veuve, accufe 
Berengerll del'avoirfiut empoironner; 
ft pour fe venger des perfésutioas que 
lui attirent ces bruits , c'eR le roi de 
Germanie qu'elle implore. Qlbm avoit 
précédemment promis des fecours i 
Berenget II t mais tels on plaint dans 
l'infortune, que l'on abhorreau fâitede 
la grandeur. Le trAne d'Italie excitant 
fon ambition, il ne pou voit y avoir d'al- 
Uanceentre loi & Berenger II, le feol 
quifùtenétatdelelui dilputer. II paiTo 
les Alpes, & chaffant devant lui les 
troupes que fon concurrent lui oppofe , 
s'empare dePavie, oilil époufe Adéliï-- 
de. C'éteit une princelTe d'une beauté 
VitâitC) AEdmiotetirs ont préteoiln que 



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>3« 



OTH 



Hugues Ton beiu-peie, n'a y aat pu vain- 
cre la paiEon qu il refTentit pour cette 
ptincefle, lui arracha une fleur cju'il 
eût dû \Str cueillir i ion fili. Otho» 
croyoit lei viAolres imparfaites, tant 

Îu'il ne commandoit pas dans Rome. Il 
;rivitaupape AgapetlI. pour l'inviter 
i L'y recevoir. Le pontife feignit d'y coii- 
featir, & lui en £t défendre les appro- 
ches par le patriic Albéric. Otben Fut 
oblige pour cette fuis de fe contenter du 
titre de roi des Lombards. Il eût fait re- 

Ïentîrle pontife defes artifices, {ànsdcs 
rouilleriez que Berenger II fut exciter 
dam la famille royale. Ludolfe (Lutolfe, 
Ludiiltê, Lindolfé ou LufdolFe) <)ni 
woyoil avec inquiétude ton mariage arec 
Adélaïde, prenoit des mefures pour ufur- 
per le tronc, dontilcraignoit d'être ex- 
clus, fi cette princefTe donnoît un fils 
pn monarqui 



Bercnçerll, qui, fous prétexte d'exct-. 
tel fa pitié, venoit fomenter des trou- 
bles dont fa politique avoît tiéjà répandu 
les premicres fcmences, lorfqu'il étoit 
en Italie. Lcmonariue rejette fes ekuU' 
Tes & Tes offres; mais enfin défarmé par 
les prières de Conrad fon gemire, Ê dé- 
terminé par des circonftauces particuliè- 
res, il Inidonna l'inveftitiire du royaume 
d'Italie , en lui remettant aux mains nn 
fceptre d'or. „Mais fongei , lui dit-il , 
ilmWircommele font mes autres vat 
faux : gardez-vouE d'être ropprelTeur 
des fujets que je vous conRe; enfin, 
(oycz-en le roi , ft non pas. le tyran." 
Mais en lui donnant ce royaume, Othon 
eut la précaution Cige d'en retenir plu- 
fieurs villes importante* , comme Aqui- 
lée & Vérone , afin de pouvoir aller le 
Minir s'il oPoit afpirer à l'indépeadance. 
Telle eft l'origine de la fuieraioeté des 
roi* & empereurs d'Allemagne fur le 
royaume d'Italie i fuzeiaineté qui pou- 



intellée tant qu'il 
un rejeton de la famille de Pcpin. Cette 
conduite altefte la politique àOlhan. Ce 
prince - dan^ l'impuifTance alors de con- 
ierver l'Italie , ne ponvoit agir plus fà- 
eement qu'en confiant le gouéernement 
à des rois qui devenoient tes feuilataites. 
Dès que Berenger eut pris congé de 
la cour , on y vit éclater l'inGendie que 
fil mùn y Rvoit préparé. Lvtpiff * wo> 



OTH 

tem de Coitrard fon bvn-fnttt le*« 
l'étendard de la rérollei malt les orage* 
que le perfide roi d'Italie rafièmbloit (nr 
la tète A'Otbaii,-dtvokBl bientôt retomber 
far la ficnue propre. Lutolfe, aprèsdcDX 
ans d'une guerre malheureufe, tombe aum 
genoux de fon père, qui lui pardonne, 
& l'envoie en Italie, où Bemger II & 
Adalberc fon fils metloient tout eu fni. 
Ce prince, digne fils d'un perctelqn'O- 
tben , gagne autant de viâoire* qu'il livre 
de combats ■, & tt magninlmité égalant 
fa valeur , il tend la liberté au père & 
au fils , aprJE les avoir fait prifonmer* 
l'un & l'auUe , & fc contente de lec 
mettre dans l'impuiiTance d'exciter de 



. , & forija Othm de ptlTer 

Il venojt de pacifier l'Allemagne par nue 
viftoire éclatante qu'il remporta fur les 
Hongroia près d'Augihourg. Touslesef- 
prits étoient aigris contre Berenger : le 
pape Si les prélats d'Italie h ifoient cha- 
que jour de nouvelles plaintes contre lui ; 
le monarque le facrifia k la vengeanc* 
publique , & reprit la conronne qu'il lui 
avoit confiée. Les portes de Rome, 4ui 
lui avoient été fermées dans le premier 
voyage, lui Furent ouvertes dans cdaî- 
ci. Lefilsd'Albéric-OâavienSporco ocr 
ciipait le fitge apoltolique fous le nom 
de Jean XII. Ce pontife lui prépara une 
réception magnifique, lui donna la cou- 
ronne impériale , & lui prcta ferment de> 
fidélité , ainii que tout les Romaias. Tant 
qn'Otiwn demeura dans Rome , il y requfe 
lea honneurs dont avoient joni kn em. 
peteurs romains A franqeîsj mais ce Fut' 



donations que fes prédéceÎTcun avoient 
faites au faint fiege i les Romains avoienti 
formé d^uii long-temps le «himcrique: 
projet de rétablir l'ancien gouvememeull 
républicain , & Ils avoient appelle Odwi,! 
moins pour lui ubéîr que pour opprïmeii 
Berenger II. Jean XJI étoit dans l'tgw 
de l'ambition, & plus propre àcommanii: 
der des armées qn'i édiGer i l'autel i il. 
lût été bien plus flatté d'unir la pour.! 
pre romaine à la tiare , & de tenir le. 
premier rang dans une république qu«i 
fon imagination embnifée lui reprélen- 
toit^tM dans fa prcnùçre fplendent, quf I 



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pTH 



it amfer Ibm un empennr de GertOh 
V*, ^Bï le eomptait toujours au oombie 
it En fujcts. Oibon o'tat pu plntdt 
Mh le pied bon de Rome , que l'on vit 
cditetcei projeti ; le pontife {budiitile 
toM ba paaroît Adalben fili de Be- 
i»«rT, & l'invita i Te rendre auprès de 
lui, le fitttant des plni mai^nifiques ef- 
pôaacct. Otbmt iutit alors dans Pavie, 
dcMtnrt des rois Lombards , & prenait 
.ia ateTures pour allei faire le ûege de 
Hiate-FeltTO. Ces briptei ne lui caufe- 
rcDt d'abord ■□eun« taquittade; & laif- 

rfeieomauirurealui Rrent le tableau 
k Tic {candalriir* Je Jean XII : „ ce 
pape, r^pooditle fàge Diauirqne, eftnn 
emiti tin« dunce réprimande fufiira 
TNT le ramener de Ces igaremens , & le 
6m de l'abyme où il fe précipite ", Ce- 
podant. lorfqn'il eut appris qu'Adalbert 
Me dans Bome , 8c que des lettres ïn- 
KtKptéet Feurent iniiu'iné que le pape 
a^gcîmt avec les Hongrais Se la cour 
it CànSantinaple , il Te déchargea fur 
fciliaUenans, du Gege de Monte- FeU 
tn, marcha vert Rome avec l'élite de 
liitnafes i les portes lui furent fermées, 
ft Jean parnt avec AdalberC à la tète 
te rcbeUes , Vépée i la main , & cou- 
Tcit do câline & de la cuinfle. Otban 
l'eut qu'à (e pr^eoter pour les mettre 
a htte. Les Romains alTemblés renou- 
nUtrcnt leur ferment de fidélité, S s'en- 
pgerent à n'flite & i ne conbcrcr au- 
cu pope lâni le confentement de l'em- 
pennr & da roi {on fils. Othen requt 



a dont ce jeune pontife ne fe 



alan tes plaintes contre Jean, llyavoit 
iicB d'excéa dont c< 
lit rendu cmipabtt . 
nmloit point être l'unique juge dans une 
a&re de cette importance , il convoqua 
on eondU où il préfida. Le pnntîFe di- 
f«4c poar des crîinei trop vilïbles, fut 
nmjiaci par Làin VIII , qui , du con- 
feitemcnt dn cleisi & du peuple romain, 
Bt ce fanenx décret par lequel „ le fet- 
penT Otbom I, roi des Ailemaiids, & 
bu fi-t fucceflenn au ro<fanme d'Italie, 
auront la faculté 1 perpétuité de Te choi- 
ir nn (uccciTeur, de OL»nmer le pape 
UiiwnHitfiJitBfcJloIifiefantifiamordiHan- 
li), & par conTéquent les archevtquet 
fcWi^équei, lefquels recevront de ces 
Frincei l'inTeftttnre. Aucun, continue 
tedfcret, a nelqne dignité qu'il aitdaui 
FfW, iHf 4fm réjUfe , lo'aur» le drgit 



OTH i3> 

d'fllrt le pape 'ou tout antre évtqne , £uu 
le confçutement de l'empereur : ce qui 
fe fera cependant fana qu'il en coiiie ait' 
cune fommc, & pouryu que 1" empereur 
fbil en même temps patrioe & roi d'U 
talie- Les évèqnes élus par le clergé « 
par le peuple ne feront point confacrés* 
que l'empereur n'ait confirmé leur élec- 
tion, & ne leur ait donné rinveftiturc , 
i l'exception de ceux dont l'empereur 
a cédé l'Inveftiture au pape & aux »tehe. 
»*ques ". Ceft ainû que Léon VIII dé. 
truilit les projets de rétablir la républi* 
que , & perdit en un inltànt tout le Fruit 
'— travaux de £es prédécefTeutt pendant 
fiecle & demi polir fe rendre inJé- 



deTir qui leur avoit tant de fois fait ei 
tteprendre, A fouvent avec fuwJs, da 
dépouiller let empereurs fianqoit dei 
privilèges que Léon avoue appartenir i 
taas les empereurs ; mais, dit nn mo- 
derne, fi ce pape fit une faute , il eut 
des fuccefTeurs qni furent la réparer. 

Cependant Dûavien Sporoo étoit bien 
éloigné de ratifier (a fentence de dépoli, 
tton : incapable de fléchir, il excommu- 
nie l'empereur & le pape. Secondé pat 
les intrigues de Tes ooncubines , il rentra 
dans Rome , d'où venoit de fottir Olbuif 

fiour aller au fiege de Camerino , U 
éule ville d'IUlîe qui tint pour AJalbert. 
Les tréfors du faînt fiege dont il t'était 
ùifi avant fa difgrace, lui fervirent à for- 
mer une nouvelle fbélion. Un fynode de 
prêtres Italiens lui rend fu dignjté & fon 
pouvoir : alors, portant l'au-iace à fon 
comble, il ailemble hb aoirveau fynoda 
compoTé de tous fes partifkns , charge 
l'empereur & le pape dr tous Tes ani^ 
thèmes , & fait décider la fupérioriié de 
fon %ge fur tous les trânci du monde. . 
La réUftance de quelques prélaïE exritant 
foD reÔentiment, il fe déchaîne cnutra 
eux avec la pins aveugle fureur^ un wif 
dînai Fut mutilé par fei ordres, &Oger, 
évéque de Spire , publiquement fnlttgé. 
Son courage i fes malheurs &les tréfora 



amour de la liberté , & b haine contre 
une domination étrangère. Léon VIII ne - 
trouvant plus de fOreté dans Rome, *a 
chercher un afyle dans le camp d'Ottw», 
^ui li)i>B)in)e iè y oit allailli par une po^u- 



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I40 



OTH 



bec en fnrear. L'emperrar n'iToit i[ae ' 
les gardes & quelques cahorCts ; il avait 
tavoji foo annje dans l'Ombrie , de 
«rainte qu'elle at tbt i ehaige iuk Ra- 
maim : maii Tod expérience & ie cou- 
nge d^tenoisj de fes sarifet , le firent 
tatompbcr de la multitude. Rome eût 
m bccag^, G le monariine , déramé 
pr Léon, n'eût calmé le jufte telTeiiti- 
ment de Tes tranpei. L'aateur de cet 
troubles moumtfur ces eiurelâîtes, af~ 
bŒné par un mari qui le farprit dans Ta 
couche ; ce fitt une tin digne de la vie 
de ce pontife. Son fang ne put éteindre 
Fefprit de révolte ^u'il avolt inrpiré aux 
Romains : fermet dant la réblution de 
ne IbaSrir aucun maitre étranger, ils 
ceignent de U tiare le front de Benoit 
V; Se au méprii de leurs ferment, ili 
traitent d'anti-pape Léon qu'eux-mêmes 
«voient élu. Otbm était retourné au Gc~ 
ge de Camerino, larfqii'on l'informa de 
cette nouvelle infidélité : il revient en- 
core contre les rebelles, maii toujourE 
modéré, il entre dans leur ville , moins 
en ennemi qu'en picifiesteur. Hordonne 
le fnppKce des plus coupables , & fait 
déprfer dans nn concile Benoit V, qui 
fe reconnoit parjure envers Léon Vlli , 
mrqacHui-mèmcavdt donné fan fulTrage. 
, Cet intrus fut relégué i Hamboitrg, oi) 
Il finit fes jours en exil, Berenger II & 
Ù femme eurent la même deflinée ( l'em- 

tereor le* envoya l'un & l'autre â Bam- 
crg, oô ils requrent les traiCemens les 
plus ^orafales. Ils euITent été parfaite- 
ment heureux , s'ilt ivoient pu l'étie 
■près avoir poOedé an royaume. 

Cependant la modétatîoli d'Otbon ne 
put lui nncilier l'amour des faftieux Ro- 
mains. Ce prince ne fiit pas plus tAt ren- 
tré dent fes états de Germanie, oà l'ap- 
pelloient de nouvelles vidoires fur les 
ScUves, qne les rives du Tilire retenti- 
rent du cri de la liberté : la gamiron 
■llemandecftobligéedefuiri JeanXIII, 
liicceireur de Léon VIII , veut en vain 
a'opporer i Icare projett infcnrés; il c(t 
forcé de fortir de Rome & de fe réfugier 
i Capone. Le gouvernement républicain 
Ait rétabli , mais il avoit une trop foi- 
bte bafe. En vain un nouveau pape prête 
aux rebelles le fecunn de fes anathêmes ; 
Othen vole 1 Rome , malgré fon i^c & 
lès infirmités : il exile les confuls en 
Germanie , & bit pendre les tnbans du 



OTB 

peuple an nombre de douze , & fttlBsCT 
publiqnement le préfet de Rome, qui nil 

K'omené fur un ine U tète tournée ven 
qneue : tel fut le fort de ces nouvcaua 
républicains. 

La Fouille & la Calibre réunies i la 
Germanie, furent le dernier événement 
mémorable de se règne glorieui i l'em- 
pereur lei conquit lur fes Grecs poui 
venger le maflacre dcfeiambal&deursi 
ordonnéparNicephore, lorfqa'ilsalloienï 
fur la foi des traités chercher Théopha- 
nie, fille de Romain le jeune, promifc 
i ûtbm fon filt. Jean Zimifcès, racceC 
feur de Nîeephore , i qui la perfidie ve. 
neit decoùterle trdne & ta vie, lui con- 
firma la poiïefGoa de ces deux province! 
avec tous fes droits fur 1t Sicile, donl 
les Sarrafins étoient alors les maîtres, 
Il eft probable qu'il eût fait valoir fei 
prétentions fur cette isle riche & cotn. 
merqante, li fes afiiiret ne l'eufTent rap- 
pelle en Germanie , oà il mourut apréi 
avoir fait plufieurs fages réglemens , l'an 
973, Il éûit dans b cinqnante-hniticnK 
Runée de fon tge , la trente-fe}itieme dt 
fon règne comme roi ou empereur At 
Germanie, la onzième depuis fon cou- 
ronnement à Rome. Son corps fut port! 
dans réglife cathédrale de Magdeboarg , 
oit il Fut inhumé pris d'Edith, la pre. 
miere femme. Prince admirable, &di 

Ee d'être propofé pour modèle i toni 
rois, il Fut grand fans iâfie & lâni 
orgueil, révère fans être cruel J fa bra- 
voure ne dégénéra jamais en témérité 
toujours calme, toujours maître de Inî 
même , fan front étoit anifi ferein lort 
qu'il régloit les opérations d'une campii. 
gne , ou qu'il fe dirpofoit à livrer nni 
bataille , que quand il fignoit quelqui 
édit favorable à Fes peuples. O^b^fitTei 
I CTierres en héros , & jamais en barbare 
Des écrivains i'ont pompar* i Charle 
magne ; celui-ci te fnrpalTa peut-être ei 
talcns, mais ne l'égala point en vertus 
La politique régla toutes les aérons di 
Charles; Othon.(e livra quelquefois ai 
penchant d'un cfeur généreux , natnrelle 
ment libéral , mais modéré dans fes dons 
il récompenfà tous les fervices rendus^ 
la patrie, fans épuifer fei finances. Le 
richeffes des provinces conquifes (bren 
verfées dans le tréfor public. Qu^nd atr 
dépouilles de l'ennemi, dont le tiers aji 
pirteneit aa pcince^^ il lec afcandona 



i:, Google 



OTH 

tet adierei à te* mnit». Conme A- 
km^TC , il ne fe réfcrra que la gloire 
ic Tnocrc. Soni (on rcgne , le culte 
fnhlîc reprit fa preoiierc fplâidcnr) & 
jamak le* daagera de la guerre , ni let 
jfiitEi dn goaTememeot , ne le détour- 
Bcnat de fe« devoirs de relision. Sa 
^étéfvt suffi fincereqn'écUirée; l'arche- 
tnU de Magdebonrg , lei j*khès de 
Bnadeboarg , de Mcnbourg , de Zell , 
.^UiTeUwg, de MiTnie, deSleTwick, 
deRipen. d'ÂBrhns, d'Attinboorg ft de 
Kmnkaug, en (but les principaus mo- 
mmaisi enfin il mérita qne l'on. dit de 
la jae U teligion avoit perdu ce qu'elle 
nm de plu âlnfire , & l'Allemagne on 
lôitible roi. 

Edwitz oti Edith , (a première femme, 
Bk d'Edouard dit fimàen , roi d'Aagle- 
toie, dotuu le ionr ) Ludolh, dont on 
liât mentioa dant cet article , & i Huit- 
ptde de Saxe , mariée î Canrard le Sa- 
n, dne de LOTraine ft de Franconie ; 
Lâaide fille de Raoul, roi des deu 
flm g o g nes , & veuve de Lothaire , le 
bfcre d'OthonlI, de Henri & de Brn< 
HB , Dtortt eu bai Age , d'Adélaïde & de 
MaÂïlde, toDtei deux abbefles, la pre- 
mm d-Eflên en WeftphaUe , & l'autre 
kQDedlimboDrg. Uac noble Éfclavonne 
U donna, un fils nacttrel , ntKnmé 6mU 
Immt, qui remplit le {iegearcbiépifcopal 
it Mayeoce f & fnt gouvtmeui de la 
narin^e. 

Cefi an règne de ce prince que let Al- 
kaao4s doivent rapporter l'origine de 
km droit publie qu'iu font remonter juf- 
fB^Dx empeieart fnnqois : mail oom- 
■eat pMivoienMls réclamer lei Inix d'un 
Irfoe dont ili a'étoïent détacbéi ? Otbea 
létaUit tel comtes Palatins : ce lont des 
Pfet fnpJrieursqniTeudenElajnfticeau 
■Ma dn prince, te deiTein à'Otban, en 
clabli&nt cette charge , n'étoit pas de la 
RBdre bjréditaîre : ilannut manqué fan 
ha, ^m étoit d'abaifi'ïr lei grands vaflànx 
iéjl trop pniSàns. La mallbn de Frao- 
«wie , qu'il en avait pourvue , s'en étant 
le^oc indigne, il la confia ^ celle di 
bviere. Omoi eut bien voulu abtdir les 
kb & rétaMirietgonvertieDienst mali 
n fat a&z de pouvoir en dirpofec dans 
k cas de Félonie. Ce fut encore pour 
£ataner l'autorité des ,R«adt que ce 
Finee angneata les privilèges du cler- 
I ititHiiieon^dmâaGjiiafcdHGooués, 



OTH 



Hi 



dépendance, il créa des avoués, dont 
l'avis tendoit nul celui des éviquas. On 
eut attendu d' Otbon qu'il eut aboli le jnge> 
ment pii Le duel, qu'il eut l'iudifcré- 
tion de confirmer. On vit font Ibnr»> 
gn( un exemple de la cynépboris; cet 
ulàge bizarre condamnolt les coupables 
de certains crimes parmi la haute aa» 
blefTc , il porter un chien galeux fur lenra 
épaules t les bourgeois portaient une feU 
le, les paylins une clwrrue. 

Othok II, {umommé Jt J&nu , Eijl. 
i'ÂUemaptt , duc de Saxe , quatrième 
Toi ou empereur de Germanie depuis Con- 
rard I, dixième empereur d^ occident de- 
puis Charlemagne. Ce prince naquit «a 
S%% d'Othoii le grand & d'Adélaïde d« 
Bourgogne. Son père l'avoit aflbcié an 
trône , & l'avoit fait couronner empe- 
reur lors de Ton dernier vovage en Italie! 
mais ce^ afTociation avoît be&in d'étra 
confirmée \ la cérémonie s'en fit dani 
régliredeMagdeboDrg(97J) avec lapons 
pe ordinaire au facre des roic. Les com-i 
de Ion règne Furent troubltA 



Henri leQjierelleur, & par quelques pré- 
lat* qui trouvoient leur intérêt t! bronil- 
Icr. Des écrivains ont imputé cette guer- 
re i l'impératrice Adélaïde que l'empc- 
rcnr avoit exilée en Boui'gogue , aprèa 
lui avoir dté la régence , dont elle s'étoii 
(aifie. Le courage & l'aétivité i'0$b«it 
l'ayant rendu maître de la deftinée des 
rebelles, il les fit jvger dans une diète. 
Henri Alt déclaré décnu de fen. duché da 
Bavière , & les évèquet lés complicei fu- 
rent punis parl'exU. Othon, filsdeLu< 
dolfe , frère aîné d'Othen lî, abandon' 
na Ton duché de Souabe pour celui de 
Bavière , qui pour lors étoît regardé Gom> 
me !e premier de l'empire. Ce du» étant 
mort eu 9Si i Henri fitt rétabli , mais 1 
cette condition pénible, qu'il ne fi)rti-< 
roit jamais de Maéftricht. Henri s'étoit 
montré redoutable ( l'évique de Freifin- 
gen , l'un de Fes complioei, l'avoit cou* 
ronné & fasré empereur , & tel avoit ét£ 
le fignal de là révolte. 

Cette gnerre civile Ait fuivîe de plu* 
fieutt vitioires remportées par l'empe. 
reur fur les Sckves tributaires & Fnrlea 
S«b«au t «lul n'ntroicnt yu **ic lu 



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Ht 



Otti 



divifioRf ies Germaii» ùm ftret tenté* 
d'en pr<tfitcr. Otbon , «prèi avoir picifié 
la Bohême , y jublit Viviché de Pra- 

Se , qu'il ToDinit à la métropole d< 
lymce : c'ftoit une voie douce d'aug- 
menter les d^penilancc!! de cette provin- 
ce. L'empereur St encore Tentir lafiirce 
ie Tes r.rmei aui Oanoii , qui , pendai 
lagnerre civile, avoient envahi leituclij 
de SIeCwick , conquis lur eux pnr Henri 
I. Ces peiij>les, pont former aux Alle- 
mands l'entrée de leur pays , ivoicnt 
coaftruitfurla. Daine ce émeux retrin- 
cliement dont les débris fubSUent fout 
lenomie Daninvrri. Les Danois avaient 
commencé à ie reCrancberdans le neuviè- 
me fieclei auparavant ils ne connoif- 
ioient d'autres remparts que lenr valeur 
& la terreur de leur nom. L'empereur 
leur' reprit Sletwickt & les far<;a i lui 
payer tribut, 

OtbtM , après avoir rendu i l'Allema- 
gne fes anciennes limites dn cAté du 
nord , & fait refpeâer fon autorité dans 
toutes les provinces d« Germanie , tour- 
na Ces regards Vers la Lorraine , 4ii 
mcnaqoitLothiire, roi de France, fo 
coufin-getmain par fa mtit. L'autorité 
royale reprcnoit quelque vigiieur en 
France, & Lothaire profitolt de ces mo- 
mens lî r^res depuis un fiecle & demi , 

Kur attaquer à la fois la haute & baflu 
rraine , que, les rois de (îcrmaiiit 
avaient enlevée i fa maifon. Ses pre- 
miers efForts furent couronnés par le 
plus heureux l'uccès i mais eA rendant 
jnfticc à fon courage on doit blâmer 
les procédés : il parcourut i la vérité 
toute la Lorraine , & s'y fit rendre hom- 
mage pat plufieurs feigneitrs; mais il 
fembloit moins un vainqueur qu'un bti- 
gand : en efFct, il n'y eut aucune dé- 
claration lie guerre. Olbon lui repro- 
chant fa conduite , lui fit dire qu'il étoit 
incapahie de dérober des viAoires , & 
qu'il iroit l'attaquer le premier d'Ofto- 
bre 97g , & tint parole. On le vit au 
Jour marqué attaquer Paris avecfolxante- 
dia mille hommes ; il brâla les faux- 
bourgs , & ne (è retira qu'après avoir 
ch>n!;é en défert les campagnes fertiles 
de la Seine. Cependant , avant d'entre- 
prenJre cette expéditinn , il avoit (ait 
va grand trait de politique, en don- 
nant en fief la bafle Lorraine â Char- 
te* , frère de Lothaire. Lei eaviraiis de 



OTfl 

Laon , de Rrims ft de Paria fanof H 
vagés, à l'excepttDn de* églifet, qu 
même reflentirent les bienfaits du vain 
queur : c'étoit un puilTant moyen d'au^ 
menter les troubles, & de fe concilie 
l'amour dn clergé tout-puifiànt alors 
Cependant Lothaire le pourfuivït dans fi 
retraite & Ini fit éprouver quelque échei 
au pafTage de la rivière d'Aifne; mii^ 
cet avantage ne l'empêcha pas de fairi 
les premières démarches pour la paix 
Il fe rendit auprès d'Otèon , accomps 
gné de fon fils , & lui fit les plus ma 
gnifiques préfcnt- Otbmi confentit i 
mettre bai les armes, mais i cooditioi 
que Lothaire renoncernlt i tontes fei 
prétentions fur le royaume de Lorraine 
Le continuateur de Flodoart prétend nt 
're qne ce fut l'empereur qni rc. 
la tenir i foi & hommage du ro 
de France. L'état floriiTant où étoit alor 
l'Allemagne, l'autorité d'Otboti & ù fier 
té ne noui permettent guère d'éite de ci 
fentiment. L'amitié de ce prince étoi 
niceflâire à Lothaire dans un tema oi 
Hugues prenoit des Enefures pour Ini ra 
vîr le trône. Charles de Fiance reqa 
une nouvelle invellitorc de la baQé Lor> 
raine ; & l'empereur , pour récompenfei 
la fidélité dans la dernière guerre , j 
ajouta les vlHet de Metz , de TonI , At 
Verdun & de Nanci, avec leur territoire 
CeUe fidélité fervit de pt^texte i Hu- 
gues pour dtei le trâoe i la race de ci 

Cependant Otben peu voit défi rer ht Si 
i cette guerre : les efprils étoient tou- 
. kirs échauffes i Rome par l'efpoîr ria 
rétablir b république, & de loi readra 
Rin ancienne rplcndeur. Les exemple: 
terribles que l'empereur défunt avot 
faits des rebelles , ne fuflifànt pas pQui 
les guérir de leur chimère , un fénateur 
nommé Cr(fcenct, fait étrangler le papt 
Benoit VI, pour le punir de fon ittaclie- 
mentaux intérêts li'Olbaa II, & me 
fur le faint fiege un nommé Fmiicvir 

Ïiii , pour s^offir l'orage, fe reod 1 
onftantinople , & détermine l'empc 
renr d'orient à fe déclarer contre te; 
Germains. FrtnconBégocloitfouslenoia 
de Emifact VII, qne hii avoient dolini 
fct partifans. Ce prétendu pape ne trou 
— - pas le fcconrf; de In Grèce fuffibnt 
Entrer dans Ta li^iie les SarnKn 
d'Âtriquc , aimant mieux , dit un sam 



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OTH 

èmt, rendre Rome mahontéâui fu'il- 

OHmm JI fut bientét informa des tn- 
Inçvn do Kiiuc pontife : il it raad i 
lUwedinféeea mille faftions, coaGrinc 
l'ckdioa de Benoit Vil, & invite i on 
Ji£ii les principaos de itome : tous s'y 
Rikliicnt, anus &'e[Uiemit. Il dredc 
■K lifte des éeinien , & la donne à un 
or'tainedefesgaiiki. Leitroupet s'em- 
MTcnt des avenues dn palais , & plu- 
tcun cohortes entoutcnt la Ikllc du ref- 
lin. Le eapitaîoe des gardes entre au 
■ilini Jn repas , uTéte let piofcrits , 
ft lenr fait tianotker la tète. Cette cse- 
ntûn CuiK^iite a trouvé peu d'appro- 
htcnn. Elle A iâiff» de 1» cenbire la 
fiai uuere , mais elle paroit avoir été 
Mpnce pour exenfer les fr^ncntes 
w&iîes des Romains. Le filence de tous 
In aateurs conte in porains nout invite i 
k pcnTer. Godefioi de Viteibe elt le 
fed ^oi la rapporte , apr^ deux ûecles 
toiles. 

Cependant les Grecs & les SarraGnj 
nTKCotent de concert la Fouille & la 
Cilabre : Othan , après pluÛeurs viâoi- 
Kt i|QÏ le font nommer \a Mert dri Sar~ 
fynv, eft vaincu p*r la pertidie des Ro- 
■uns & des Bénéventins qui fervoient: 
1ms bn armée. Ses meilleurs officiers, 
& Ein grand nombre d'abbés & d'évèqiies 
périrent dnns la mè\ie i & lui-même 
tjwu quitté les marques de la dignité) 
itjarda comme un bi^nheur d'être tombe 
dus les mains des pirates , qui lui ren- 
dirent la liberté moyennant une ranqon 
fie paya l'impératrice. Oibim fe prépa- 
rat à venger cet at&ont, lotfque ta mort 
k prévint le 7 Décembre y((3. 11 étoit 
diBS b crenticiTie année i il régiix.dix& 
&ft mois , depuis U mort de l'un père. 
Les anteiin varient itir le genre de ù 
■ont les uns l'attribueut i une flèche 
aipotlbanée qu'il requt dans la bataille 
ycrduc contre 1m Grecs ; d'autres an 
ekagrin que lut ciuia Théophanie., fon 
époufe , qnt , dit-on , témaipia de la 
}cie au bnttt de fa difgrace : ce fenti- 
menl manque de vrairciabUnce. l.'impé. 
ntrice, naturellement ambitieufe, avujt 
«Bblié la Grèce £1 patrie , en montant 
for le trdne de Germanie, & avoit été 
It première i exciter l'empereur à cou- 
fenei fes droits fur la Fouille & ta Ca- 
Un. D'ailleurs il cft cecounn ^ue •« 



ÛTtt 



14« 



fWt cette prlnoefTe qui fournit les {bnM 
mes que les pirates exigèrent poui prix 
de fil liberté. 

Otbon eut de l'impératrice Théophanie 
un (ils qui lui fuccéda foiisle nooid'GL 
Ibm lit, & trais prlncefTes ; la pre- 
mière, appellée Sefbit, fut abbelTe de 
Gaudesheim i Adélaïde , la feeonde , le 
Fut de Quedlimbourg; ; la troificme , 
nommée /uitt^ , eut peu de goût pour 
ta vie religieufe. Elle avoit été élevée 
ddns un inanalîere , d'où elle fe fit enle- 
ver par lin letgneur de Bohême, dont 
elle devint l'epoufe. Des écrivRiiî) lui 
donneut une quatrième fille , qui , fui- 
vant eux, ftit acte de fept fils , tous 
marquis en Italie. H eft incertain fi ce 
fut fous le règne de ce prince , ou fon« 
celui de fou père , que Furent découver- 
tes les mines d'argent prêt de Goslar, 
dan; li balfe-Saxe. 

Flufiears diplômes expofés font I* rè- 
gne d'Otban II, & l'éreftion de l'églife 
de Grade en métropole par cet empereur, 
atteftent la dépendance de Venife envers 
les empereur; d'occident. 

Othon III, dit tEnfant ëf i" JHit. 
viiUt iu monit , Hift. tAStouignt, doc 
de Saxe, cinquième roi ou empereur de 
Germanie depuis Conrard 1, dixième em- 
pereur d'occident dcouÎE Charlema^ne, 
naquit en 9Î0 , HOtUnlI 81 de Thé», 
pti^nie. Il étoit dans fa quatrième snnée, 
iorfque fon père, pour perpétuer le trÂ- 
nb dans l'a famille, le ht étire empereur 
dans une diète à Vérone. Le jeune prince 
étoit à Aix-la-Chapelle pour faire rati- 
fier Ton éleilion , lorfqu'on y apprit û 
nouvelle de la mort à'Othtn II. Les 
eonjonétuTCs étoicnt embarralTaotes ; les 
états qui voul'dint cunferver le droit de 
dil'pofer du iràae , comptoient avec pein« 
quatre empereurs dans une même fL 
mille en quatre générations confécnti- 
ves. Otbott étoit perdu:, fan< la Fermeté 
d' 'Idélaide fon aïeule , & de l'impéra- 
trice Théophanie , dont 11 tendrefle Int 
oppofer une barrierf puilTaate à l'ambi- 
tion de Henri de Bavière, Ce duc étoit 
forti de Maéfiricht après la mort d'O- 
thin II, Se S'étoit rendu maître de la 
perfoone du jeune prince, fous prétexte 
qne les loix lui en dcféroient la tutele. 
SoD projet étort de s'empirer une féconde 
ft'is de la couronne: il fe fit même pro- 
ctonur tti à QindUmboiug, «il il Ce trou. 



i:, Google 



M4 



OTH 



n unemnltitndedefeigncn». Mtis In 
^eiix princcfles ligu^eslui reprirent tuflî- 
tôt le fccptK qu'il vetioic d'ufurper. 
ThJopbinie, IpKs l'ftic fait rendre Ton 
fils , ordonna les cérémonies de Ton facre 
qui fe célébrèrent à Aix-la-Chapelle. Le 



_ t fervi il table par les grands offii 
4e l'empire. Henri de Bavière , après 
avoir obtenu une grâce qu'il demanda en 
fnppliant , Gt les fbnâioni de maitre- 
A'MlA i le compte Palatin , de grand- 
^hanCani le duc de Saxe, de grand 
fouyer ; le dac de Franconie , de grnnil- 
chambellan i les ducs de Pologne & de Bu- 
heiue alfiftoient au reptt comme arands- 
valTaus , & non pas comme membres de 
l'empire. Théophanie Fut dfelarée té- 

fnte. VilligiCiarchevèquedeMayence 
archi-cbaocelier de l'empire , lui fut 
donné pour coUCsne. Le règne d'Otben 
«Sre peu d'jrénemens mémorables en 
Germanie. Les Sclavcs firent des conr- 
let qui Fuient réprimées par tes lieote- 
oint du monarque. Cependant Bolettu, 
dnc de Bohême, Ce ([ilUngnoit par des 
TJâoires Ggnalées Tur les Folonois & fur 
les Ruflcs. OthoH craignant que les fuo- 
ejs de ce due ne le portaOënt i fecoUer 
le joug de l'empire , fit an voyage dans 
l'on gouvernement, fons prétexte de vi- 
liter le tombeau ^'Adalbert, évoque de 
Ftague, fameux miffionnaite , & l'un 
des principaux apdcres de la Pologne , 
mis a mott par let FrufQens idulâtres. 
Otfcm fut requ par Boleslis avec la plui 
gnnde magnificence ; & pour n'être 
point vaincu en générolité, il ledédara 
roi de Pologne , le fit facrer en Et pré- 
fence par l'Mchevique deGnefne , & lui 

ESk lui-même la couronne fur la tite, 
n 1000. Mais toujours jaloux des 
droits de Ton trdne , en ie décorant de 
ce titre, il ne l'exempta pas du tribut 
& de l'hommage qu'il avoit exigés de 
Miceslis , Ton pete. Boleilaï fupporta 
Aliîcilcmentce jongquin'étoit pas moins 
odieux à fa nation: mais tant que vécut 
{Mei>,illul tiitimpoOtblede le FecBuer 
£)U nn prince aufii formidable. 

L'Italie étoit toujours dans l'agintion 
«A noDS l'avons repréfentée fous les rè- 
gnes précédens. L'empereur y avoit eiw 
voyé Ici lieutenant, &y étott allé lui- 
même pour y maintenir Ion autorité tou- 
jours attaqué* pai tes Komaiiu eaxitét 



OTH 

ie h cUmcTe de l«ur ancienne libert 
Rome s'opinifttroit 1 avoir des couTnl 
Crefcencei fils d'Un hâienx de et noo 
avoit pris ce titre fi grand avant la r 
volntion qui mit les Céiàrs far le pri 
micT trdne du monde. Glorieux de - 
di^iité, Crefcence s'étoit érigé en foiiv> 
rain , ou plutôt en tyran. Deux papes 
JeanXV & Grégoire V, louïdeuxate 
chés è 11 domination allemande, avoiei 
fucceflîïemïnt éprouvé fes perTécution 
Grégoire retiré dansPavie, fe vengeo 

Er des anathèmes qne bravait le n 
Ile. OtbmIII paOk en Italie, & Il 
prêta des foudres pins réelles. Crcfeenc 
tait piifonnietau Gege du chiteauSain 
Ange, 0Ù4I s'étoit réfugié comme dar 
une place inexpugnable, fut décapil 
avec douze de fes complices. Jean Ph 
lagate qui, foutenu par la bftion d 
Crefcence , avoit ufurpé le Ciint fiege 
voulut en vBÎn fe fbnftTaire par la Fuit 
au jufte rcflentiment de ce prince, 
fut arrêté fous des habiti déguifés pa 
des Romains Tes ennemis , qui lui coi 
perent le nez & la tan^e , & lui en 
vere(>t les yenx avant de recevoir It 
ordres de l'empereur. La mort de Gr< 
goireV, arrivée l'année fnivante, 999 
eaufa une vive douleur i Oriws /// 
mais la fidélité de Silveftre II, qu'il E 
élire avec la même facilité qu'U tût fa: 
un évêque de Germanie , calma Ton chi 
grin. L'autorité impériale n'avolt janu 
été plus abfolne en Italie. Un prïocfl d 
Capoue fut dép«uiUé de fon territoire 
& envoyé en cxiL Ce Fut après cet aâ 
de févérité qu'Orlwii fit ce voyage e 
Allemagne , pendant lequel il érigea I 
Pologne en royaume mouvant de la coi 
Tonne. La rivalité des Romains & A* 
habitans de Tivoli le rappella brentàl e 
Italie. Ceux-ci oScnfés de ce qu'il en 
braflbit de préférence le parti des Ri 
mains, levèrent l'étcDdard de la tévolt 
Otban tes eût fcvérement punis, fai 
l'ioterceflion du pape Se àe plufieurt pr 
lats. Les rebelles , avant d'obtenir fei 
pardon , fe préfenterent devant la ten 
du monarque, n'ayant pour tout vêt 
ment que des haut-de-chaufTet, & po 
tant des épées nuea dans la main droit 
6 des fouet) dan* la gauche, lia |i 
firent le difbours le plus Fonmii , s'a 
tnnt i périr, on i fe laifTer érapp< 
de vtrgei & à diinoUt Inu ville, s' 
l'»igeoit> 



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OTH 

K]ritP>it. C'toittlon l'orage patmi les 
■«Un, que, lorfqn'ih fe foumettoient, 
fls fe prcTeatoieat devant le fonvenin 
Vkfit KDC pcailue >□ Gol, Ce déclannt 
ii^a de pêrdR b dte. Lei Toturii 
fRfaita|ient b corde au toi, pour narijue 
^lli nériÉnient d'Jtre pendui : nais 
cet B&ge , qnoiqiie géaénl , ^toit ruf- 
cefdUe àe ^neltiae diffÏTvnce> Si l'cm- 
aôesT cât Tooln répondre i la haine 
ia RMdains route* let habitant de Ti- 
«•lî , il In miMt toai hit pafTer au fil 
^ réféc ; mail il n'écaobi qne Ibn pcn- 
ftaiBt k psrdanon. L* grâce qu'il ac- 
Mrda mnx Tcbellet , excita mime une 
GUitïoa dans Rome. Otbaa III muuniC 
pnt de tenis après eettE espédilian 
«Umu d« Paterne, l'an tooi. On ignore 
k fcsrc de b laort. Quelqnei écrivains 
attttfent la veuve de Crefceucc de l'nïi ' 
bit nn^ifanDer, poni fe venger de 
ftfil Ini rettifi>ït le titre de ma , lo 
tfi'ïi la tcDoit pour concnblue. Othou 
MMUt jesiae, mais il vécut aflei 

rt-Hrc nn pen trop pour fa glt 
piét£ de ce piince il^généioit en 
dnutioa outrée , & contnire aux i 
rit) de Iba trAne. Oniappotte ptulieurs 
traits de & part , plu* dignes d'un 
chante ruperiiiàenx , que d'un grand 
«■perenr. Dans pluGenn dipLdaie* expé- 
diés an chfttcnu de Paterne en looi , il 
m ffnoA ^ue le titre de fcrviteur liti 
ifétTTSy fâcrifiant aiafi i une humilité 
œeffivc les bienféanco indiryenlàblec 
é» nng de IbiiveraiDi Dans la fuite, b 
MOT de Rome fut le prévaloir de l'in- 
difivJtion dn jeune pnnee- Elle préti^- 
£t qoe ce titre AtjmHttar dri afétrei 



OTH 



H? 



dfautrc qualité que celle de dé/rufeur , 
<■' i'mvoté de la cour de Itome : prsccn- 
tim coupable , qui changea fouvent b 
"pti't du monde chrétien en uni Icene 
de carnage , & fouilb te bint fiege du 
Cme liei empcrnin & des t>ontifcs. 

Otè«m ///n'eut point d'colitnt de Toa 
«omnerce avec b femme de Ctefcence, 
«ifîl avQÎt piife foat concubine , après 
ic (hnlice de ce fa&ieux. Des auteurs 
loi donnent mie femme que , fulvant 
eux , il fit brûler vive pour avoir fait 
fétirdaoslesrapplices un jeune homme, 
Wh «voir înntilemeat tenté de le faire 
L mcoaber à fit paffion : mais cette hîf- 



une bble par les aeilleors criti<iurs. 
L'hiflaire de cet tems eft cbngée d'un 
faux merveilleux , qui fert à Mre con* 
noitre ta grofSéteté des peuples d'alors. 
Ou voit un évêque alliégé dans un« iile 

Eir une armée de [burii. Un antre pré- 
t plus heureux, communique aux eaux 
de l'Ailhe la (olidité de la terre, pour 
faciliter la retraite d'Uthon II , pouifui- , 
vi par Lotbaire. Tels (ont les oontei. 
ridicules qni dïfi^ient l'hiltoire d« cet 
âge. On eft étoont de voir que des au- 
teurs graves les ont adoptés. Le corps 
XOthon fut d'abord enterré à Rome , & 
enlnitu transFiiré i Aix-la-Chapelle. 

Othon IV, dit ta Suftri, & le Etre 
il ia jujHcc , Hifieire à'ABemagtu , duo 
deBrunCwick & dcLunebourg) filt de 
Mathilde d'Angleterre & de Uenri te 
Lion , feisieme roi ou empereur do 
Germanie , depuis Conrad I , vingt- 
deuxième empereur d'occident, depuis 
Charlemagne , fuccede à Philippe par 
droit d'éleâion, eft dépofé en 1*14, & 
meurt en liig. 

Otbm^ après bmott dePcédérlcBar'. 
faeroufle , avoir fait fes eCoits pour mon- 
ter fur le trûne , aidé de b faveur d'Iu. 
nocent lit , qui lut jpréta le bcours de 
Tes anathémes : il mit il deux dnigts du 
la perte Philippe Ion concurrenc; ks 
immcnfcs richeMes de celui - ci iï le 
grand nombre de fes vaflàux u'surojent 

fu le fbuteoir fans rallJancc de Phi- 
ippe-Angufte, roi deFunce, qaifaaiT* 
l'oit autant la Emilie à'Qthau que Phi. 
lippe le craiguoit. Othen aprvs avoir foU' 
tenu pendant pluliejics années une guerre 
opiniâtre, dans laquelle il diiploya tou- 
tes les TelTourccs d'un grand général , 
fe retira à ta cour de Richard , roi d'An- 
gleterre, fan oncle maternel, d'oi^ fui- 
vant les meilleurs critiques , il ne re< 
parut qu'après la mort de Philippe, foS 
vainoueur. Les étxts étoient partagés en 
pluiîJurs Fsâians ; ce Fut pour les réunit 
tous à fon parti , qu'il épouCi Béatrice , 
fille de fon prédécelTeur , & qu'il mit 
an ban impérial ûthon de Witetsbach , 
meurtrier de ce prince. 

Il fit auflii - tàt des difpofitlons pour 
entrer eu Italie. Arrivé 1 Boulogne , il 
tintuneaQembléecoinpol'ée dts fcignturs 
du pays , & envoya des députés au pape, 
pour traiter d:s eomlitioni de fon cou- 



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I4«' 



OTH 



ronnnnrnt: c'étoit une pure cfr^inoniê, 
m'iis qni étoit devenu* un droit tr^ 
précîeuK dniis 11 perfonne des papes. Ils 
étoient parvenus i mettra en ijneftion , 
fi en cntiférant )a couronne il» ne con- 
féroient pas auffi l'empire , & il^ fe fer- 
voient de ce dnnta font amcher des 
privilèges au nouvel tinpereor. CthpB 
promit tfaeconler à Innocent III tout ce 
que ce pontife pouvoit délirer. 11 le Bt 
aflurer qu'il lui tendroil la mtme obeiC- 
fance que fea préd^c«fleuri avoient ren- 
due aux Gens. Au fond , c'étoit ne rien 
promettre , poirque kf prld^cetTcuTs 
n'avoient jamais ob^i aux ptipei ; mais, 
ce qui n'étoit pa» équivoqtie , il lui con- 
firmoit la polTcl&on de Viterbe , il'Ot- 
viette & dePeroufet il lui abondonnntt 
«I outre les biens de la eomtcfle Ma- 
thilde , qui fembtoient avoir été léguas 
an faint £cge pour ttit ont pomme de 
dircorite entre le Tacerdoce & l'empire. 
Il lui donnait eicore la Tup^riorité ter- 
ritoriale, c'cft-i-dire, le domaine fo- 
pr^me fur Naples & H Sicile. Ces pro- 
mets furent feellées t* bulle d'or. 
L'empereur & le pape fcmUoient devoir 
vivre dans U plus parfaite Intelligence! 
mais Olhon n'eut pas.plvs tfit re^u ta 
couronne impériale àes maint du pen> 
tifi 1 qu'il fongca è révoquer fes ftr- 
mensi fondé for ce qu'il n'é'oit pas maî- 
tre d'aliéner les droits de l'empire, dont 
il n'éti'it c,«e le défenfeur & l'ulufrui- 
ticr. C'étoit une indiTcrétton dans ce 
prinee ; le pnpe ne dcvoit pa» â la vé- 
rité fe prc\-aloîr de la cérémonie du cou- 
ronnement pour le déponjller { mais pour 
faire valoir cet ar^nbent , il fâltoit être 
le plus fort , Se Otten ne l'étoit pas. 
D'ailleurs, Tes droits * l'empire étaient 
équivoques) Pruderie II, alora toi de 
Sicile , avBÏt iti reconnu roi des Ro- 
mains du vivant de Henri VI , fon père , 
p'ridécefTeur de Philippe. La politique 
qui avoit écarté ce jeune prince du trdne 
impérial, l'en rapprocha. Innocent III 
loi appbntt tous les obftacles qu'il lui 
avoit oppofifs lut-mime, Frédéric profi- 
tant habilemeitt des eon)oiiéhites , fe 
rend en 'Atlàce , oi) vinrent le joindre 
les anciens amis de Ton père, ft ccnx 
qui avoient quelque hiterft de rieGrer 
une révolution. L'Allemagne & l'Italie 
Ce rartagcnt , mais celle - ci s'attache 
f relque toute tiiticre au parti de Fr j- 



OTH 

djrle II. Philippe • Augufte , fenjonr»' 
ennemi i'Olben , que ioutcnoit Jean, roi 
d'Angleterre, te déclara pour le roi de 
Sicile. C'eft ainlï que l'ambition d'i;n 
pape mettoit la plus belle moitié de l'Fu- 
ropc en feu. I^ deux partis fe tigna- 
loient par de cnndniiels ravages ; in- 
Tcigneurs, les abbés, lei évéquei piU 
loientft étoientpiliéstour-J-tour. 0»(««, 
pour f.iire ecfler ces dérordres , réfoliit 
de hafardtr fa couronne au deftin d'une 
bataille. On prétend que, malgré la dî- 
vifion des ctati, il avoit une armée dé- 
cent cinquante mille hommes; malt ce 
nombre eft certainement «xagéré, Cms 
doute pour faire plus d'honnent k Phi- 
iippt-Augu)ïc , auquel on ne donne que 
le tiers de cette armée , & qui rem- 
porta la viâoire. Ce fat prèï de BovU 
nés , petit village entre Lille & Tnar- 
nai, que Te donna cette bataille, l'une 
des pltis célèbres dont les annales dU' 
monde fafTent nention. 

La cavalerie franqoife , fapMcnre par 
le nombre ft par l'eicellence des arm«», 
décida ta viûoire. L'armée Teutunc , 
dit un moderne, trcs-forte en infante- 
rie, avoit bien moins de chevaliers que 
celle du r«i i c'cft, continne-t-il , i cette 
différence qtic l'on doit principalement 
attribuer le gain de cette bataille. Ces 
tfcadrom de chevaux capira(;onnés d'a- 
ner,fnivant l'uPage d'aLri, portant de» 
hqmmes impénétrables aux coups , ar- 
més de longncs bnccs , detoicnt mettre 
en défordie les milices Allemandes, prerC- 

Îut nuei & délarmées , en compuaifôn 
e ce* citadelles mouvantes. L'empe- 
reiii: 8t le roi de France firent dei pro- 
diges de valeiirt teo* deai manquèrent 
de périr. Philippe- Augnite ayant été 
démonté, fut long-tems fonUanx pied» 
des chevaux , Se il Ceroit inconteltablc- 
ment re** lut ta ftace , fans t'eicelience 
de fon armure, ft (tma Valois de Mon- 
ti^y, qui portait l'oriflame 8c qni la 
bdiita en fiine du danger que «oiiroit 
c« prince. Le roi de rrincC , i peine 
échappé i ce péril , Riit entourer l'em- 
pereur inm tros de Fnmjois. HeuTi , 
comte de Bar , jfvtit homme réputé dam 
noire hiftetn par fa beauté , fa fagcé^ 
& fa valeur, le faifit par le haulTc-col , 
Se le fomme de fe ren(jre s mais In force 
extraordinaire i'Otbon, ft ta vigueur 
àt fba cheval qui fut encore excita pkr 



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ÔTO 



OTR 



--„__. -1 prit la fnitt & fe 
■mn vcn GxBd , iToà il path dam Ton 
taAi de Branfwiek. La perte de cette 
haSlt entraîna cdle île b codroane ; 
£ se fit anctin effort poni la coorcrver 
|fa l'io^- tems. Phili'ppe - AugulU en- 
tm i Frédéric l'aigle impérial, cnminc 
W taanjfte glorieure de fà vidoire. 
Oàm ne Fdt cependant point dépoFe, 
■ù il Fat oublié. Ce prince tomba dans 
BK dévotion OQtr^, & l'on prétend 
p'H aroit choifi pour genre d'humilis' 
IÛ9 , de Te faire fouler aux pied) de Tes 
i^tn. On ignore quel crime pouroit le 
iàeraûiteT k cette Cuguliere pénitence) 
■ refis , cet pieuK excis ëtoienC ordi- 
nim dans ces ficelés. On voit un comte 
tiRÏoa, Foulques deKéra, eiiCcepren- 
iit ie voyage de jE'rufalem , fani antre 
Ueia que de s'y Faire Fultîget publi- 
ftMmrat par fcs domediqucs. Le icgnc 
tOttn /f-'eft la T^Htible fpoque de la 
jnodeiir temporelle des papes. Rame fut 
odécement foaftraite i la puidance des 
encreurs. Innoeeut lli dc'pofa les Aile- 
Bindi qui occupoient des poAes impor- 
tnu, & les fil remptacir pu dea natio- 
aux. L'biftoite vante la taille majef- 
heafé d'OtheUf fa turce extraordinaire, 
k amonr iiour la jnftice & ù valeur ; 
«û die blâme fon peu de politique & 
in orteil. 11 n'enC point d'enfàns de 
Bàtrice , fiUe de Tempereur Philippe > 
aide Marie , fiUe de Henri IV, Ses deux 
kama, It monrut en mS. le 37 Avril, 
A fiit inhniné dant l'égUIc de Bronf- 

, c'eft 

le nom que Ton donne dans Ict troupes 
Ottomanes anx IbldatsV'^ ''^" F^ ""^ 
ti% aillent fervir en campagne : l'a^ 
dtsjaniQàiretalituiluiplufiears milliers 
il janiflâïrei i morte-paie , qu'ils appel- 
kat MBuraJt , c'eft-t-dire, eeiu de repos. 

OTBANTE, ff&f., province dltalie 
11 royaume de Naples , bornée N. par 
la terre de Bari & par le galfe de Ve- 
mb, E. par le taème golfe, S. 0. par 
m-i zrxnd golFe qeî efl entre elle & la 
Bifilicatc. Cette contrée montagneufe 
)«nde en oL'vet, en figues & en viib 
nie eft fort expuffe aux courfes des eor- 
Sdre» Turcs. Ce* dn wp HOiranU que 
F|tihiit conflit iDtiefois le dtflèin eitia- 



«♦7 

vapBt de joindre par un pont Tltalif à 
lieuei da quatre 



Grèce i il auroit et _ 
mille pas ciiacune. 

La terre d'Otrontt comprend l'an- 
cienne Calabre & la MelTapie, oil étoient 
les peuples Tamtiai, Calahri, Sa^ntini 
Scjafjgti. Elle a prés de iionùllcidè 
eûtes , & elt fouvent faroulie par les ca. 
valtitti, forte de lauterelles : mais les 
coriaires Turcs y font bien plui à crain- 
dre ; car quand ils y fout des defccatei , 
ils pillent la campagne & emmènent en 
efclavage tous les hal)ilâins qu'ils peuvent 
furprendre. Cependant , malgré de C 
grands inconvénicnsila Ictre à'Otr»nlt elt 
peuplée, & compte au nombre de fes villes 
quatre archevêchés & dix éviohés.Cfl./.) 

Otiante, Gkpr. , ancienne ville 
d'Italie au toyantoe de Naplts, capitale 
de la terre d'Otranti, avec ua art^evâ- 
chf & un port. L«s Turcs la prirent fous 
Mahomet II. Ferdinand, roi deïîaplet, 
ta reprit £lls eft i l'emboueluirc du 
gulfe de Venife , 1 14 milles S. de Ti- 
rcntj, ifiS. Ë. deBrindiL ZoMg. %6. 
10. Ut. 41. 31. 

Les Latins ont connu cette ville fow 
le nom d'I/ydriu , au génitif Hydruntis, 
ville de la PouJLe la plus proche de la 
cûte d'Epire. Son port qui efl î 40 milles 
du cap de Leuca, étoit beaucoup meil- 
leur avant que les Vénitiens l'eulfent 
gâté , & l'on doit être furpris qu'il n'ait 
point été réparé , puifqu'étant bien en- 
tretenu, il rcndroit le roi de Kaples 
DMÎtre de l'entrée du golfe , en cai de 
mélintelligence entre lui Se. les Vénïtient. 
iD.J.) 

OTRARE , Gfagr. , ville d'Afie dan« 
le Turkeftan. Elle eft arrofée par la ri- 
vière de Schafeb, & n'eft pas loin de celle 
de Balaflagoon. Alfacas i Albirani, fui- 
vis par AbnlFeda, luido1u1entS3.30.de 
h«g. ft 44> de lai. 

OTRICOLI , Giegr. , en latin OH- 
cuhm ou Obriculum dans Tite-Livei au- 
trefois ville célèbre de l'Ombrie, i pr/. 
fent village d'Italie dam l'état de l'églife , 
au duché deSpolette, & aux confins do 
laSabine. Les ruines de l'ancienne OM- 
niAim font dans la plaine, aflPez pris de 
U hauteur fur laquelle eft aujourd'IiLl 
le village d'OtricoU. 

OTRUCUE, f. f., Botm., nom que 
le peuple donne à l'impétatoice. Ftyi» 
iMrsÙToIKE , Utan. CD. J.'i 
Kii 



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i4« 



OTT 



PYA 



OTSCHOWA , Gh%. , prtitt viUe de 
h balTe Hongrie , dans le diftria infé- 
tieur du iorcxi de Soly , & au milieu île 
campai^iies fertiles. Elle eft , comme la 
plupart de celles de fon Jiftriâ, mal 
bùtie , & médiocrement peuplcc. (Z>. G.) 

OTTENWALD,S/ogr., f-ell-i-dirc, 
la Forêt d'Otlon , en latin Ottmiajyhai 
petit pays d'Allemagne, »uptlaHnatdn 
Kliiii, entre le Mein & le Necker.aux 
contins de la Fnticonie & de l'éleftorat 
de Mayence. 11 sitpartient i réleâeur 
Palatin , & n'a ni villes ni bourgs. 

OTTESUNDE , Ghgr. , en laÉD mo- 
derne Otlmis frttum % détroit ou bras 
de met du JuEland fepteDtriunal, entre 
l'isle de Tyholia lu nord , & le pays 
de Lemwig au midi : ce détroit féparc 
le diocefe d'Albord au nord , de ceux 
de Rypcn & de Vlbourg. On lui a donné 
le nom d'OtboHy parce in'un empereur 
de ce nom alla dans le Jutland jufque 
U. (D. J. ) 

OTTONÂ , Hifimod., tet Japonois 
donnent ce nfm i un magiftrat chatj;^ 
de rinfpeâion de chaque me dans les 
villes. Ce font des efpeceï de commlf- 
faires qui veillent i a police de leur 
diftrîft i ils ont foin que l'on y ftilTe 
exaâemint la garde pendant la nuit , 
& que lei ordres des gouverneurs foient 
exécutés. L'oUona eft élu par le» nota- 
bles de chaque me, & approuvé parle 
gouverneur i il a Tous lui des Ikntenans 
qui l'afliltent daas Cet fondions , alnC 
qu'an greffier. 

OTTOSCHATZ, C/<yr., fortereOé 
de la Dalmatie Honetoife fur ou plu- 
tôt dant la liviere même de Gatzka i 
tontes fei maifons étant bitiei fur pilotis, 
& toutes fes niei étant des canaux lar- 
eei , qui bordent fi exaftement les mai- 
fons , que l'on ne peut aller de l'un i 
l'autre de celles-ci, fans barquet ou 
gondoles. La cour de Vienne y tient 
gxrnlfon , ftlavilledeModraselldansle 
difttift flui porte le nom de cette ^■- 
tereffe. CD. G.) 

OTTWEILEK, Cfofrr., petite ville 
d'AUenngnc, dans 1c cercle du haut 
Rhin. Sl dan: les états de NsITau-Saar- 
brnck. Elle eft munie d'nn vienx châ- 
tonu , & renfcmw une églife luthérienne 
Si une catholique, Ceft le chef-lien 
d'une feigncurie de fon nom , & le fieçi 
é'uD grand bailliaj;^ ' cette fei^eani 



que le rfroit de pense. (Z). C) 
V 
OUABACHE , Gicgr. , grande rivière 
I l'Amérique feptentrïonale dans U 
Nouvelk-France , à laquelle M. de Lîsle 
doaneaufli le nom ridicule de S. Jérôme. 
Cette rivière elt ivrmée par l'Ohio, Se 
par la livierie des Mianiii. Les pays 
qu'elle arrofe font de vaftcs prairies k 
perte de vue, où fe trouve une quaii* 
tité prodlgrcufe Je ces bceufi fauv^es 
l'on appelle hwufs itUmoii. (D. J.} 
OUAGE flûOUAICHE, L f. , Mil. 
Il , c'eft le fiUage ou la trace que le 
vaiflcau (ait i U mur. Tirer un vaiOeau 
n o«Bjeib(,oii le tantr ou rraw^uer , 
'eft fecourir un vaiOean qui eft incom. 
mode , ou qui marche mal , en te touant 
remrirqnant par l'arriére d'un autre 
iffeau , ce qui fe (ait ainli : le vaiOèau 
qui remorque , ou tire en auaicbt , at- 
tache le hout d'un cable , ou d'une hai»- 
Ccre , au pied de fon grand mît, £ faï- 
fant paffer l'autre bont par un faboril 
de l'arriére, il feit porter se bout à bord 
vailTean îm.'ominodé. Se l'y nyant 
fait amarrer au pied du mât de miGune , 
il tire Si lemorqne ce vailfeau. 
Traîner un pavillon ennemi eu euri- 
«, c'cft mettre à l'arriére de fon n*- 
re le pavillon qu'on a pris furl'enne- 
i, & on te lailTe pendre en-bai jurqu'2 
:ar d'eau ; c'eft poar mzrqoer qu'on 
vient viftorieux, 

OUAILLE , C F. , Gramm. , troupeau 
de brebic. Il ne fe dit guère qu'en figu- 
re: ce qui rend plaifant le mot d'une 
femme de campagne , qui dîfoit 1 Ton 
curé : „ Il l^ut que j'aille â mes ouail- 
Irs , comme vous aux vitres. " 

OVAIKE , E m. , Batan. Parmi let 
botaniltes le motavn/rrdélîgne l'endroit 
où les femences des plantes font att^ 
chies, & où elles reifoivent leur nour- 
riture. Il y a des plantes dont Vavairt 
eft découvert , comme celui des renon- 
cules, dn clématitis, f^c. U y en a 
d'autres dontrctiarr» eft hit encornet^ 
en gaîne , ;n boîte , fij'e. & par conré- 
qaent dont les femences fontcouxertes ^ 
comme on te voit dans l'aconit, danois 
linaire, dansl'apocin, (^c. Ainfilemnt:, 
d'itiaiV» eft plus étEodu que celui d^ 



dt, Google 



OVA 

Ci)£ile , car tontes les c:ipfiiles font 
ia cTpeces d'a^airt, & tous les ovaires 
K font pas des capfiilcs. CD. J.) 

Otaike , C m. , Atatom. , In Atai 
ctKjt blanchâtrei , ovales , ippUtil , 
fB'oa nomoie evaini , attachées aux 
MtK dn ibnil de Tuténis , û petitsavnnt 
riçe de puberté, rtlev^s & polis dans 
CR^ , ridés dans les vieilles , & rein- 
|tii de cicatrices dans ccll» qui ont 
m plofietirsenEanf , font d'une Ibblbn- 
tt encore inconnue î voïci ce qu'en Ji- 
ftM les anatomiftes- 

Ces organes font litnéi dans le bafEn 



Batricr , dont ib ne font i\a^ait que 
iclciix bons travers de doigt. 

Ib font attaches à ce vifcere par un 
&;iEnent Fort, que Iciancieni picnoient 
BuUà-propos pour un vaiOTcau déférant, 
niff n'il n'cft pu creux; & 1rs trompes 
■e Fallope leur tiennent encore lieu 
fane Cfconde attache à la matrice, auS 
Wea «le fes liçimens larges , fur lef- 
nds ils Tont placés: par en -haut, ils 
bnt attachés auK viifleaux rpermatiquei, 
par le moyen du péritoine , de iorte 
^'ïlï j font comme ftifpendus. Larf- 
«e les femmes ne (nnt pas groflet , 
teur fituation eft parallèle au Fond de la 
natrice -, mais au temps de la gronefTe , 
dt approchent pins de fes câtés & de 
bu cou , dont foo fond fe trouve alors 
fiirt éloigné. 

La figure det avairts n'eftpas exaâe- 
«mt ronde, naistarge & applitie,tant 
i lenr partie antérieure , qu'à leur par- 
tie poSérieure; & leur furiàce eftiné- 
r't dans les vieilles femmes , niais égale 
polie àsas les jeunes. 

Lcnr gran.leur elV différente félon les 
^tt -. le^ jeune: filles tes ont d'un plus 
gros volume que les Femmes d'un il^e 
arzncé ; lenr groflenr n'excède pas néan- 
Boinsponrrorilinaire celle d'un oeuf de 

Us font c«nvectt de deux membranct : 
rime qn i lenr tSi propre , &. l'autie qu'ils 
empruntent du péritoine. Etant dénués 
de CCS membranes, leur fub [lance paraît 
aflcz blanche : elle eft compofée de metn- 
branei & de fibre* attachées lâchement 



OVA 



149 



Imd 



; les 



», ft I 



e-tif- 



teiei viennent des Tpermati^nec , & ils 
Ti:<;oiveat des nerfs des iotercoftaux ; 
ils untaulE des vaifTcaux lymphatiques, 
qui fe déchargent dans le réiervoir du 
chTie. 

Il y I des choFes bien fingulieres i 
remarquer dans les evairti : il ne s'y 
rencontre que trop communément de 
petites vÉficiiies ,qui font remplies d'une 
eau cbire & limpide , lefquetles étant 
cnitci comme les ceuK des volatiles^ 
[leviennent dures, & ont la même cou- 
leur & le même );out que le bUnc de 
ces <c^xH : ce qui eft caufe qu'un les 



que le* ceub des oKeaux î qu'on lent 
en donne k nom, & celui d'»v>irei aux 
deux orgaaes qui Ici contiennent. Cet 
(Euh ont chacun deux membranes pro- 

E m, qui font parfeméei d'un grand aom- 
re de petites branches de veines, d'ar- 
teret & de nerfï. 

On trouve quelqnefbii dans le* tvnrti, 
des véficnlei qni contiennent une hu- 
meur «qneufe , ft qui font quelquefois 
plus grolTes que les œuft même , mai* 
qui ne fe dnccificnt point quand on le* 
font de Faux auh qu'on 

axih différent beaucoup Ici uni 
des autres dans un même evahr. Dan* 
tes («mmes , les plus gro* an^ne paf- 
Fent pat la groReur d'un pois : on les 
trouve dans tons les animaux. L'Age & 
la grofri.-(6 y apportent un grand change- 
ment ; car dans les jeunes animaux ils 
font fort petits , & plua groi dans ceux 
qui font Âgé*. On en trouve quelquefois 
}ufqu'i vingt dam un evùrt, enfermé* 
chacun dans une petite cellule, i ,la- 
□nelle Fe terminent beaucoup de veiaci 
& d'artères , tant pour porter la nour- 
riture i r<BuF, que pour remporter le 
Fuperfln, 

Dans l'onverture de*«adarres dei fem- 
mes, on a tronvé quelquefois un de* 
(n'oirii ie la groflenr du poing, rempli 
d'une humeur gluante, verditre, ^queU 
quefojs pltin de cheveux. On a trouvé 
encore ces mentes rvairti ebarnui , & 
d'antres fois d'un volume fi conGdérf- 
ble, qii'lli contenoicnt plufieurs livres 
d'eau: quelquefois on v a rencontré de 
petites mcrrcs > jlu fuit & chofes fem> 
blsbles. Dans une femme igé [de i^ ans, 



dt, Google 



jço OVA 

JH. Rnvrch y a tt<mvi des- Statu entrf 
autres une dent motsire. Vaytx audlles 
Mhn. de Pacaà. dri fcinett , année 

La plupart Je? anatotnilles moderne* 
Croietitqueces œufs étant rendus FfconJs, 
lerfi^u'ils font pénétrés par la partie fpï- 
îtneulë de la liqueur fémintle , font por- 
es des evtârtt des (cmmes dans la matri- 
.'c par les trompes de Fallope, où les 
retites découpures du morceau Frangé 
ies ont engagés ; qu'ils s'accroiiïint dans 
la cavité de ce vifcere par la nouiTitute 
([Ui leur eft fournie, & nue la matière 
intérieure méat contenue dans ces oufi , 
fert à former le fœlui , & fes envelop- 
pes il pro .luire l'airiere-Eaix. 

Ils étaient plufieuri raifons pour ap- 
puyer leur fyftéme, ane lefntusfe for- 
me de cet CBuFqni fe détacfae Ae Vavairt. 
1°. Tons les animaux ont des avairti : 
S.". Riolan, Graaf , Elt&ltxiut , rappor- 
tent qu'ils ont tronvé le fonoi dans les 
tuyaux par où palTent ces otak , 3°. 
on a trouvé un ftetus dans les trompes . 
d'oil il a été retiré i,^ de 11 mais, & 
la mère n'eft pis morte dans l'opérMton. 
yeyn auffi robfervttion de M. Littre 
Atm let Mim. de Cacod. dts fcimc. an- 
née 1701. 4°. M, Ruyrch «faitvoirqn 
ceiiF détache récemment de la trompe , 
tournée vers Vovain pour tecrvoir e« 
cEuf: S*, l'expérience de Nu^ appuie 
fortement cette opinion. Il prit uae 
chîeone , & quelques ionrs après t'avwr 
fait couvrir , il trouva deux oiuBi qni 
«loieat fort ^roliiis dans l'nwirej il lia 
]a corne de là matrice qui regardoit ces 
«eufs, il referma la plaie ; & si jouti 
après , ayant rourert cette cliionne. Il 
vit dcDx fntus dans la corne , entre la 
Jigatiirt & Vttiain. (,". Enfin les femel- 
les ne tutoient concevoir Emsles ovmrin 
aa les chiennes qn'oa a coupées ne con- 
çoivent pas , £: n'ont plu; ancun pen- 
chiiit ■ i'amour , eo^ne fi les amûrtf 
feuli les y encitoient. (D. J.) 

OVAllB, tierrr, Hifl. nat. lapis oro- 
ri'ur ,' .pierre formée pir un sflemblara 
■le petits glohuks feinblables à des <£utï 
depoifTon. y. OolitC. (— J 

OVALE, TROU, Aitti. L'importance 
de cette partie , & les dirpules qui fe 
f mt élevées dans l'académie des foien- 
ccs de Paris i Ion fuj«ti font mes au- 



OVA 

tàh peur tnher de cette pirtie ireo 
quelque détail. 

On appelle _finui droit, la partie lilGi 
& pofténeurc de l'oreillette de ee nom- 
Elle Fait la partie de ce fac qui s'étend 
de l'orifice de la veine cave inférieure 
i celui de la veine cave fupérieure : 
elle s'étend même un peu i la gauchtt 
de la colonne gauche de l'anneau ovale. 
Les deux finus , le droit dont je parle, 
& le gauche , Font adoCTés i cette place « 
& la cloifon mitoyenne eft compofée 
de la membrane intérieure du coeur , 

3ui de chaque ventricule Fe continne 
ans l'oreillette , & d'un lacis de fibre» 
mufculaircs placées entre les deox mem- 
branes , dont je n'ai ni pu mettre aa 
clair la direction, ni me faire une idée 
claire de la defcription que de bon* 
auteurs en ont doiméc. Cela eft d'au- 
tant plus difficile , que les fibres du finui 
gauche s'entrelacent avcccelles du finus 
droit , car chaque Cnus a Tes fibres i 
& que fes fibres font rangées fur diSe- 
rect plnns & dans différentes direâions. 
Le tubercule de Lower, placé dans 
ce finus entre les deux veines caves , 
ne Fe trouve point dins l'hommcilles 
même fort difficile de conjeâurerce que. 
cet auteur a pu entendre Fous ce terme. 
Il y a bien 1 cette place la fiiQTe tvalt 
avec fon anneau ; mais il ne paruit pas 

3ue cet anneau riiponde à la dcfcription 
c Love t. 

J'appelle yô/R evak , une excavation 
de la cloifon des oreillettes, à-ncu-prit 
avait. La fubftnnce de cette roFFe eft 
mince , & les Ehrcs charnues y Font en 
petit nombre: elle ell oblique. Sa par- 
tie Fuoérienre eft çl us en (pincée &plm 
poftétieure , Fa partie ïnHricure s'avsnce 
en avant. La membrane qui tapifle cette 
foCTe eft fouvent lifTe , d'autres Foisell» 
eft couverte du plus au moins d'un réfeau 
de Sbrei charnues : ce réfean fe trouve 
plus Fouvent i U partie inférieure , & 
plus rtrement i la fnpéricure. 

L'anneau evale, qui VieulTensa ap- 
pelle l'ifibtitw, eft un bourrelet qui fait 
plas que le demi-cercle autour de la 
nfFe , Si qui eft ouvert i la partie in- 
férieure. L'anneau eft comporé de libres 
charnues } Fes eornes deFcendent prêt 
qu'en li^ne droite, elles fe recourbent 
cependant l'une contre l'autre, & fe 
[éônifleot ) ou du moini ne lant que 



dt, Google 



OVA 

rnne derintre. Liaonic 
It totannf gauche cft la plut (enG. 
^tUplos fortcC'cft entre la foSitvaU 
krmtic du faourrelel, qu'il y a dci 
i m ii iu iveugict qai vont obliquement' 
Kiatt droit sa finus piMhe: il ifl 
trt fi'îl y ait de ces conduit* -dini U 
pcar inférieure. 
Ihai It finus gaucb( , il T ■ anlC une 
Ut mit un pea moini ipparente , 
Snnl coarert d'na rcfcan : un anneau 
■ûi narqaé l'entoar*. 
inoi que de pafT^r i Ii Aniftute de 
E9 prtii» , ^ui diitinFne le Fnitni de 
Tifalte , il ett indirpcnTàble de décrire 
' à «iItuIc d'Euftaclie. Elle naît de la 
r^Moe gauche de l'anneau avU, êc 
ia lâion phy&olo^iquc cil litc i celle 

EUc naît de U colonne eiacbc dn 
birrdet»:'-*iri & fi^re cil celle d'une 
L-ai-lune : fon origine & fa Sn cil pli» 
ùnîtei elle cft plus lirgc au mîUctil 
&t ntrêniitéi tant fiipéricares • f<i par- 
te Boyeanc eft plu» balft i elle fait une 
ib%i>'|itus w inoint parfaite entre l'o- 
Killîtt; droite & ta vein* Cive inWriett- 
R,è>3t elle ea-jvrc un tiers .Amémc 
b Bwrtîj. Son l'xtr^mitj antérieure dï- 
fini fart étroite , & fe continue quel- 
fscRfït avec U valvule de la veine coro- 

11 entre des fibre* charnues dant la 
mpofition de la valvule { elles viennent 
le U cloifon ^nche & du «rcte «1- 
Imx qn: vft entre rareillctte Ik te ren- 
tticulc. Ce* fibres peuvent rittéclr la 
Tilrale . & ouvrir un palTase pUtS am- 
fte an fjmg de la vjine eave Infïrienre. 

Dans le feetns, elle eft entière Si 
faite par la ntEwbrane de la veine & 
(Hic de l'oreillette , qui s'élcTent * U 
îm^enE rttf le tranchant de la valvule, 
llntervalïe eft rempli par la celUilofit^ 
& pardei fidretcharnnei. Daiu l'itdnll* 
die change fnuvent de natifre ; car j'y 
letroBTc alTcz fowvent aoifi la ftniflute 
eripmle. La racins de la valvule ne 
thinge pas , mit! le trandmnt s'effile i 
B l'y fintnc nn réléau de fibres fépa- 
rjei & qui Funt une dentelle i joar. 
L'Btïlilé h piui naturelle de cette 
valvule eft de fe placer entre le liin!; 
Kqa daot l'oreillette & celui de là 
veine cave inF:rimre, & d'empieher 
•e fitag de r^oulsc U fang de b Ttinc 



OVA 



m 



cave Inffrienre , Ion fur^ut que l'o» 
reillette fe rétrécit & fC contraAe. Ce 
même batd de la valvule dir^cU fan; 
oontn le tron tvtJf. 

Ce* pour cette rair<iii qu'on décon- 
vre un rapport elièntiel entre le troil 
ovaU & lii valvule que notit venouïdt 
nommer. Elle eit du moins le plut fou- 
vent entière dDn* l'adulte , larfque )tf 
trou mtlr eft onvert» & ^eut-ètre l'in- 
tégriti 4c la valvule entrctient-ells celte 
ouverture , en renvoynnt au trou triait 
Icfan; de l'oreiilette. QukuiI elle cil rétl- 
culaire , le trou avait eft ordinairement 
fermé) elle n'opère plus, étlefangn* 
fe porte plus contre la eloifon des oreiU 
lettcc. 

Cette ftruatire , réticulaire elle-mSme, 
paroit bien être Teffct Je la violence: 
elle l'eft quelquefois dins lej valvules 
artérielles dn creur. Elle peut avoir été 
violentée quand le tron avait s'éianf 
entièrement fermé, le fsng de l'oreil- 
lette a fàiti dans fa coniraâinn, eETort 
contre dit & onire le (ang de h veine 
cave inféri-ure. Cet cFFirt ne fe ftroit 
pas fait , & le tiitv auroit enfilé le trou 
ovaU, s'il avoit été ouvert. 

II non» relie i evpofcrle tron »î'a&, 
tel qu'il eft dins b fcetus , fc d'en fuivre 
les ehsng'^inentT ils font trit^onCdé- 
rablci & liés k eeun de la circulation 
entière & i ciïlul dn oaur, dont le ven- 
tricule gauche, in&iiimeut plus grand 
dans l'embryon que le droit , fe trouva 
dans l'adalfe l« plus petit dvs deux. On 
fc fouvIenilM que le veotr;eule gnuehs 
eft fniil vlfibla dans les premiers lenips 
de l'embryon , & qae le ventricule droit 
ne comnsnee i être recenaallfable qus 
plulïeuTi iimrt pins tard. 

L'oreillette droite eft dans cet étatin,- 
réparablc, & confondue avec l'oreilletto 
gauche. Les vaiiTeaux du pmimon ne font 
que det fileO invifibles , & U fitug 



de fon orighie , fi; plus ce ptfàge eft nu 
pic. Dan' un fatui humain de deuR moio, 
pref^ue tonte la çloilbn étoil pcrtie , & 
01 n'y sppercevôit encore tucnne val- 
ru le. 

Aubout detrois mots, te citnat aurU 
cnhire rentre dans le cceur , foceitlctto 
t'tn rappiooha , le tron «voie defcead 



dt, Google 



H2 



OVA 



' «rcc l'orctUcte, le ventricnle droit eom- 
mcncc à naître, & l'on tpperqoic îune 
valvule dam l'ouveiture de la clojfon. 
La valvule monte dans le trou evaU, à 
mefure qite le fixtxa approche de fa ma- 
turité , fei cornes fe rapprochent & le 
paiTage diminue. / 

La valvule du trou evalt eft la cloiroti 
mjme formée par la membrane interne 
des dcnx orcillettea, & par quelques 
fibres marculairi'S. Cette paroi eft im- 
parFaite, elle incline de devant en arriè- 
re , & Ta partie flip^rienre eft en même 
temt |iollérieure. Cette partie Tup^rieure 
fc cache derrière l'arc fupérieur de l'an- 
neau avait , mais elle n'y eft pas atta- 
chée i il y a un paflage libre entre le 
bord fiipérieiir de la cloifon & la face 
ponfrieurede l'anneau. Ccpaffngenepa- 
roit lias âla vue, quand on a ouvert l'o- 
Teillette droite; on ne l'apper^oit qu'en 
écartant les parties. 

L'extrémité ftipérienre de la valvule 
produit deux petites cornes qui s'élcvcnt 
an-dcflui du pafTage, derrière l'anneau 
AaU'delTus mémedefon arc fupérleur. 
Ces carnes donnent au bnrd fupéricur de 
la valvule la figure d'un cmilTant. La cor- 
ne droite eft la plus grande, elle le re- 
courbe en eorde & contre la corne gau- 
che , & va s'attacher à la paroi de l'oieil- 
letle , proche l'orifice de la veine puJ- 
monairefnpérieure du cdté droit. 

I^ corne gauche eft plui courte, pins 
droite , inclinée cependant contre fa 
enm|iarne, & s'attache par une ou plu- 
fieurs fibres aux r^rois du finus gauche. 
Ce^ cornes ne s'effarent jar.iais, même 
daiiE l'adulte. Le* fibres ninfculiires de 
la valvule ne me paroiffent pas avoir une 
dircdion conftante. J'ai vu un mufcle 
rayonné Te répandre fur la valvule d'un 
centre commun ; j'ai vu un mufclq dcf- 
ecndre de çanche adroite; je l'ai vu 
revenir de Iq droite dani Une djreâinn 
trnnfvcrfale. Ce qu'il y a de plus conf- 
tint, c'eftqne ces fibres appartiennent 
tintjourt au &nus gauche. Mais pour un 
fpliinfler annulaire , je n'ai iten vu qui 
puiOè le faire admettre. 

Le* anciens ont cru que le fang pafTe 
• nar le trou evaie , de l'oreillette droite à 
ja^'aiiche. Comm; le fing vient au CŒur 
par les deux veines pves, & fur-tout 
pirla veine omtiilicale'& par la veine ca~ 
ve inférieure, &quc cefans cï par h 



OVA 

valvnledeceUevcine dirigé contre ToM* 
verturedu troiipvnif 4 comme ce fang eft 
toute lamalTe du fang que le c<eur puifT* 
recevoir, & que le iinu* gauche ne fau- 
roit lui oppofernne colomie de lan); plua 
forte; comme la courbure du trou evak 
va obliquement de la droite i la gauche , 
& que le fang ven^tnt de la droite ne peut 
que l'enHler, au lieu que le fang de la gau- 
che te doit prcffcr contre l'arc fupérieur de 
l'anneau avait , il paroilToit bien naturel 
que le fang des veines caves fe parlageit» 
Hi qu'une partie entr&t dans te ventricule, 
tandis que te reftepalToit par letranMni-> 
le. L'air, lioire, une liqueur quelcna- 
qnepaff* par cette ouverture avec facili- 
te , quand elle y eft pouflee par l'oreil- 
lette droite. 

Cette dircétion paroit d'autant pliii n^ 
turelle, que la Formation fuccuIEve det 
parties du cieur dans le fatu> paroit ab- 
lolument l'exiger. Dans l'embryon , il 
n'y a point de ventricule droit i ou du 
moins il eft inviliblc. Le Ikng de la veine 
encore unique , n'a donc d'autre 
lin i prendre que celui de l'oreillette 
gauche, qui fe«le peut le recevoir. Le 

lumoneilinviithle alors, fes vailTeaux 

font aufC bien que lui, il n'a pas be- 
foin de ùa^ , il ne fauroit en admettre, 
& la circulationfefatt&nslui delà veine 
cave par le trou avait dans l'oreillette 
giuohe , & dans le ventricule gauche 
qui cxille feu 1 encore , &pat l'aorte. 

Perfonne nedoutoit de la vérité de cette 
direftion du fanij; , quand Jean Mcrr 
s'éleva contre l'opinion requc; feul con-> 
tre tous , il fut fe faire un parti dani IV 
cadéinie de Paris même; & s'il ne fédui- 
fit pas entièrement l'élevé de Duverney , 
il lerèduilit i partager foniulFra^e entre 
l'opinion de fon maître £ celle de Mer;. 

Unfeul phénomène fervoit de fondew 
ment i la critique de Mery, maiscephé< 
oomene ptroifToit décifiF. L'artère pul* 
monaire eft plut grande dans le fatut 

Sue l'aorte i c'çft le contraire dam l'a.. 
ultc. Le ventricule droit , los veinet 
caves y font plus amples que les cavit£i 
analogies d[i côté gauche & quelques 
eines pulmonaires. 
La reHcxiou mené certainement à 
ilopter le fenttment de Mery , fi le Inm 
evairetàeve à l'oreillette droite une partit 
de fon fang; fi le ventricule droit ft l'ar. 
teie pulmonaire fiiqtprivésd« GCttepar< 



dt, Google 



OVA 

SmieùtB^t le vntricnlc droit ft rtr> 
fric polmoiaire devrateot être plui p*> 
tib&ptaM étroit! qne l'nreillatte, quele 
«mBriciilc gauche &qDcriarte; Ictcd- 
bink fanche & l'aorte ayuit de pliu 
^ le Featricuje droit & que l'artère 
|«ln«Mîre . la paitiaii de ùâg qui pafle 

|Hkt»UOtwJ(. 

Faor espli^tr la proportion dei vo- 
hHwidexcavités droites du c(cur, Mtij 
iTHnQit dime qn'il falioit changer la di- 
RâÎDniin bngquipalTeparletrDU avait. 
&np(Iê, dUait-il, de l'oreillette eau- 
cke a roreillettc droite i le ventricule 
fiaAt ft l'aorte perdent donc le faag 
fi'aeqaierent le ventricDle droit Se l'ar- 
ttrepâlmoiiaïre : dèi larsileftbiennatu- 
ri qoe la lumière de l'an & de l'autre 
faTaOé celle d« caritis analogues do 
ské^uchc. 

Le fait cft Tra.i , & quelque! défenfeurs 
frraacieniiccaureont eu tort de ^e pai 
mreoir qu'en effet l'artère pulmonaire 
et phtt grofle dans le ftttas que l'aorte. 

Us étaient plut foadii à oppoTer i 
Mery U Ilruâure du trou ovule , preuve 
iin&e contre laquelle ti preuve indi- 
recte ne pouToit être admire. Car, 11 la 
fcyiâure des partiel ne permet au iang 
faotre pallà^ que de droite i gauche , 
apafiaee doit être vrai , quanti même on 
Mréuwroit pa» i expliquer le vulume 
fapérieur de Vartere pulmonaire. 

fit êteieat fbnd^ dani la Ihufturc. La 
dtiboqn'oii appelle frasmufr étant pla- 
cée obliquement, cnfoucée de droite 1 
|iBcbe, Se Bpnvexe de la gauche i U 
timte, il parolt que le fang lui donne 
KXe caocavité , enlaprelTant non de la 
podie i la droite, mait de la droite k 
a nncbe. 

Li valvule eftplt» que fuffi&ote peur 
Iboer tout pafuge de la gauche à la 
dnite: dJeUifiê entre Eafnrnce droite & 
riRfapcrîenr de l'anneau , une eurer- 
toredu cAtJ droit, «ùelloefl plus cour- 
te i mai* du cdcé gauche elle t'éleve ao- 
defliu de l'arc. Le fang qui paOe de droite 
is^uche. ponlTelavalvoledevanClui & 
J'élDijoe de i'auDcan ^vaU. Celui qui 
teatcToit de pader de la gauche à la droi- 
te, prefTelavalvulecontre l'anneau, & 
ferme par^tementlacommanication. 

J'ai durent loaffié l'une des oreillet- 
tetiprii l'autre. Quaudenfouffleroreil- 
ktbcdtoitc, l'9ir }ua« Ewu difficulté i 



OVA 



MJ 



la gmebe t il poufle devant lui la vafvib 
le, & élargit le pstlTage entre foa bord 
Tupérieur & l'anneau. 

Quand onfouffle l'oreillette gauche, 
le contraire arrive. La valvule appli* 
quée il'anneau ferme le paSâge , ATair 
eft retenu i la valvule devient convexi 
deilaganeheàla droite, ellefe {butient 
pendût quelque temt daai cette fitnation. 
Si januit l'air a trouvé un padage < c'eft 
que let pirtiet détaché*! fe relichent 
& n'ont plnt ienrt dimenfiont natn- 
relies. 

D'autre* Faits alléguét par Mery, font 
donteux. Iln'eftpat vralqueleveutrieu* 
ledroitfoit plat ample dani le fatati la 
différence n'eft pai même bien grand* 
d'une oreillette i l'antre. 

Cet fiuti qui étibliflènt la vérité du 
lèntiment de Harvey, ne répondent pa> 
à l'objeélioa de Me(y. La rulution n'en - 
eft cependant pat bien difficile. 

Dant le fatui le lang a deux cheminj 
particuliers {tourpalTer des cavités droî- 
tei du cœur aux gauchec ; chemins qui 
le ferment apr^s la naifCinoe. Le trou 
Bvakite an ventricule droit une partie 
defon lang Se l'ajoute auic cavités gau- 
ches. Mais le conduit artériel enlevé aulG 
du fang à ces cavités gauches, puifque 
lefangqui pafTe par ce conduit ne vient 
ni dans l'oreillette, ni dans le ventri- 
cule gauche , ni dana l'emboucbure de 

Si la lumière du pafTage du trou evalt 
était parfaitement égale à celle du con- 
duit artériel , l'aorte devrott être égale 
i l'a rtere pulmonaire. Celle-ci perdrait 
ce qui pafle par te trou ovair i l'aorte çer- 
droitcequipalTe par le conduit artérîeli 
les pertes feruient égales ,. &, let réIiJut 
de Ung égaux dam les denx orificet. 

Mais u le conduit artériel a plnt de 
diamètre que le trou etrak, & s'il été 
plut de faugi l'orifice de l'aorte que n'v 
ajoute le tioa tvalt, le problême ell ré« 
folu. L'artère pnlaionaire perdant uioini 
de làng que l'aorte , doit être plus large- 
Mais ce fait eft clair & décidé: 

Le quarré du diamètre de l'artère poL. 
monsire eft de 470+ parties, le conduit 
eft de tg49. Je l'ai vu de t4i, quand 
l'artère étoitdeifii. Le oanduit artériel 
ôtc donc à l'aorte nailTante au-deU de U 
moitié du fang de l'arlerc pulmonaire. 
La mefure ptile i diSerentc* toit s varié , 



dt, Google 



«?4 



OVA 



«Mit la ptoportioii a été ifen-frit Ji 

11 eftplni difEcile de mefurer l'oover- 
tuK du trou evaie. Set deux diimetres 
font inégaux. Tout compenH , ctttc 
ouverture ne peut être qne d« ,^lg de 
poucM&upluï, &1i lumière ou lequT- 
rédn conduitartcrieleftde ;i;. Il patlc 
donc une fois plut de fmg pxr le conduit 
artériel, qu'il n'enpalTepar letronmxi' 
Ir , & t'embouchure de l'aorte cil ncccf- 
fiiireinent plus petite queceUe delittere 
jiulmonaire. 

Dans le Tyllf me de M. Mer y , le phé- 
nomène ferait inexplicable. J';ii calcula 
que dans cette hypothefe l'arterc pul- 
monaire fenit i l'aorte comme quinze à 
deux. 

M. Winilow, élevé de Duverncy & 
fon fiibftitué, a cru tronver un expédient 
pour accorder le fentiment de Ton uiattre 
■vecceluide Mery. L'oreillette, difoit- 
t1 eft unique dans le fntin. On dnit 
regarder (a cloiibn comme fi elle n'ex if- 
toit pas. 

Cetteidéepeiitfc défendre qnendil s'a- 
git d'un embryon , d'un fœtus extrème- 
mcntpetit. Il n'en eftpas de même d'un 
fatut de lïx mois on d'un autre plus 
avancé. A cet A|;e la cloifun des oreillet- 
tes eft aiïea parfaite pour déterminer le 
paffagedn&nE, &fa yalvule aifea am- 

Elepout ne permettre qne le pidige de 
I droite i la ^uche , & pour s'oppofcr 
"eu paiTai^ de la gauche i la droite. 

j'ai dotinéla defcription du tron avait 
dans l'adulte & dans le Fcetns. It refte il 
conneltrc les caufes qui en opèrent le 
chani;tmeot , & qui après la naitlkucc 
ferment, du moins dans le plus grand 
nombre des fufeti, letrouava^, ou en- 
tièrement , ou qui n'y^aifTent fubliiler 



... 1 nombre de fu 
jets, & c'efi une affcTtiim trop générale 
que de dite qu'il ne fr ferme jamais. 

On fait affer qu'après la naiflaiice le 
poiunnn fe dilite , mio le r:im; y pnffe 
avec plus de facilite, que les branches 
puimonairei de l'arterc de cenoni devien- 
nent phi^ confiilérablet , & que le con- 
duit artériel ne tarde pas à fe boucher. 

Dans b tron M>«ir, ce changement ar- 
rive toujours plus tard, ft tréï-fouvent 
il rtftc dans l'homme tont-S-fait formé, 
"n paiTage dans la partie fupérieure de 



OVA 

bcloifon , entre l'are rnp^rlenr de Vtm- ■ 
neau evait, & entre ce qui refle de la 
valvule. Quand ce palTage eit fermé, ce ■' 
qui eit pourtant Je cas le pina ordinaire, : 
09 voit à h même place un enFoncemeiit 
conique &o'rjl[qoe, dont labafe regarde .: 
l'oreillette droite. Cette figure eft cnco- . 
re une pr euvejue le fang venoîl de )« , 
droite pour piflér ce trou wnlt, S qu'il 
reportait 1 gauche. 
'La cjufe qui ferme le paflage parait- 
être dans l'équilitM-e rétabli entre le fang 
de l'oreillette droite & celui de la gauche. 
Plus il pafTe de fang dans le poumon par . 
les veines pulmonaires, moins il a'eit 
échappe par le conduit artériel, & pliia - 
il en vient dans l'oreillette ginche. 
Q.uandleconduitartérIel eft entièrement 
fermé , le fang de l'artère pulmonaire 
paiTe en entier par les b ranch es- pnloio^ . 
naircs ; il y a alors équilibre entre le fnnç 
des deux orelHettcs, la cloifon eft ft;"^ 
pendue entre deux caufts égales ; elle eft 
appliquée ave:; force parlcTangdel'orciU 
lette êaudie i l'arc fupcrieur île l'anneau, 
lln'crt pat fans apparence que la contrac- 
lion de l'oreillette gauche prefiant la val- 

peee d'inflammation , qu'une hummir 
vifqueufe en fainte . fi: que la valvnle Ht 
réunit il l'anneau, (ff.i). 6.) 

OvalG , f. f^ . Botan. Ou appelle m 
botanique untmitavat, non-feulement 
celui qui approche de la figure d'un neiiF, 
mais encore celui dont la coupe d'un bout 
à l'autre reffembleâ um: oiulr mécbani- 

!iue , & quelquefois les deux bouts tn 
ont pointus. (D. J.) 

Ovale, Génm., eft nne figure cnr- 
vitigneDhlongiie, dont les deux diam:. 
très font inégaux , ou une figure lenfcr- 
mée par une feule ligne courbe, d'nne 
rondeur non uniforme , & qui eft plu* 
loneue que large, i-p eu-prés comme un 
œuf, (H«fn, d'oii lui eft venu le noea 

Savait, y. Al.Ot^aÉ. 



éguiiere, plnaétroitenar un bout <ine 
^ar l'antre , en guoi elle diRrlne de- l*el- 
lipfe,' qui eft une ovaU mathématique) 
également lar^e \ fcs deux extrémités. 
Vojn Ellipse. 

Le ruifairc confond ces deux efpeces 
d'ow.f/Hi les gécimetrcs ip|iellent Vovnk 
pro,ircmcnt dite , /Ja^fi tlMfft. 



dt, Google 



OVA 

Ud h m^oJc la pliu en vbgt par- 
■ I» ouvriers pourdécrire Vttvatt, «p- 
fdÉtartnrninuincnt evair in jantiaitT , 
ft^nVâ autre thok qu'iiae dlipfe. 
<hK(ul DDC corJe E/m (fi- K'i"»- ^■ 
«L, imt U longncur fait égale au gnnd 
faetrcde l'vvsJr, & ilont on attache 
kin&teiités aux deux points oa clout 
t, F, fni font fifr le grand diamètre; 
nbilepar le moyen d'nn ftile M, oa 
n^Dt la corde autour de cet deui 
pÉb: l'vtialt efi d'autant plD) oblan- 

C, ^nele* deux pointa ou cloui E, Fi 
plot éloigaéi l'on de l'antre. Ftyt» 

Toiri one manière de d^ire une ef- 
ftci'tt^k. Ayant décrit (fig- Htfi^- 
m.) les deux («rcles h, C , foieiit ti> 
Hideux liracc AE, C £, tellei que 
CE=AE + AB-^CD. H ell conf- 
MSiaeAE + AB, rm=r: CE + 
COi & qu'ainQ du centre E, & du 
■fM K D , on pourra décrire ua arc 
SO, qnitoachcraktdeaK cercle! ta B 
kaO. Si l'on en fiiit aatant de l'antre 
eitt, an anTar^viiircompleteBD ih. 

Sites deux ccxclsi A, C, font inc- 
pBi, alon ravoir fera plus large i une 
rBtmiti qu'il l'autre. S'ili font <gaux, 
dkfera élément large àfei jeux ex- 
abàtii. llya des^éoinetrci «ni, dani 
RJeiaicTos, reprdeiit l'MNUrain&dé- 
n^eomme uneeUiplei malt il eft aifé 
icjraBvet qu'ils fe trompent , car rel- 
até a'eft point compose d'arcs de cer- 
àa. fayex Ei-t-IPiE. (0) 

Ovale, Aitat. , nom que l'on donne 
iifcrcntes partiel qui ont, ou la tignre 
fiia«uf , ou d'unelisne qu'on apf>eUc 
wkiMtllif/r. V. Ellipse. 

Ceftdanacelcnsqn'oD appelle la par- 
tieincervean , fîttiée entre la fubftance 
màn & Ici ventricnlei latéraux , U 
latnavaU i parce qne la liiblfauice mi- 
Wlain reprâente tin atyS. F*yn Csk- 

TEAU. 

Letronemifroulmtitffe/dn canr dn 
htais, iMjnFiXTUS, CauK , & (>- 
ii^OvALB (tbou!) imàtemiti & le 
trsuamiirdetMdetisles, vtjie» Os SB> 
ULES. 

les trous Miaitt àe H bafé du ciiae. 
C Cbane. 

OVALK nJoK/i «B rvMfcXe , Ar- 
rM., dassIeprcBiietcat , c'eft la idier- 
Hit raio^ée M la commue <*«■ efba- 



OUA 



Mï 



lier «M/ri ftdant lefeoand, c'eft nnt 
avaU biaife ou itr^guliere, «u'on traCfT 
pourtroavcr des iroi rampani dans tel 
mon d'ccbiSic d'un cfcalier. Dafilrr. 
(D-7-) 

Ov ALSS . Ami TvripM , ce font les le* | 
Ttes rupéricnrts des tuyaux dès tonret 
lu. ^. Montée dr>H(fjrdi. 

Ovale OEjAKDiNiEB, Jari,,c'etk 
nneiigureqai fe trace par le moyen d'un 
cordeau, dontla lonfueurdoit être égal* 
au plus granil diamètre de l'eva^ , Se 
qui eft attaché parfit extrémité i deux 
piquets I auOipliotiidansle grand dî^ 
mètre, pour tonner cet avait d'arc. 

(o. y.) 

Ovale , machine dont nous avoim 
expliqué l'ufage , & donné la defcrip* 

tion i Varticlt DENTELLE. 

OUANDEROU, f. m., Hifi. mat. 
swi. , efpece de Cnge babouin qui Te trou< 
ve à Ceykn. II a le ooriw alTez lang St 
aObiniiDcepar'le bat, la tjte entourés 
d'un* crinière & d'une grande barbe de 
poili rudes , le muCean akmgé , les dent* 
caniun plus Ion guci que celles de l'hom- 
me, desabajoues, des calloGtés fur les 
feflTes , & h quene loi^ne de fept à huit 
poDCCi : on en voit des variétés A carpi 
□oir oDDiMé deroQX, &barbe blanche, 
ou ) (orpi blanchâtre, & 1 barbe noire. 
Ces animaux marchent le plus fouvent 1 
quatre pieds : ils font farouchei Si un 
'^cu féroces. Lorfqu'ils ne font pas donu 
tés , ils font fi méchant , qu'on efl obli- 
gé de les tenir dantune cage de Fer. Ce- 
pendant fi on Ictpfend jeunet, ilt s'sp- 
privoifent , & les Indiens Te plaifeot à lei, 
inftruire. An iipport des voyageurs, les 
blancs font lés plus minvait , ft trèt- 
ardcns pour les Femmes. l'oit% Buffon. 
Hifi. »ia(.iii-4*, tome XV. (A) 

OU-ANGÛU , f. m. , mets dont Ici 
habitans des îsles Antilles font ufaife : 
il fe Fait avec de la farine de manioc- 
bouillie dans de l'ean Jufqu'tl la confif- 
tance d'une pâte molle , mais alTcz folida 
poar pouvoir en former des boulettes 



crabeé & de poilToat. f'.CALau 
LK Romain. ) 



dt, Google 



IÇÏ 



OUA 



OU-ASACABA, f. m., e'eftnnmor- 
C«au de bais en forme de planche Fort 
épailTe , d'environ trait nïeds de hauteur, 
Tar autant de laritrnr a fa partie fiipf- 
rieilre , &. d'un pieil & demi à deux piedi 
par le bnt, ayant la figure d'nn tnpezc 
élevé dcliuut fur le plut petit de fes co- 
tés, & foti en travert fui la proue d'une 
pirogue caraïbe. Cette pièce eft oMi- 
luirement fculptfo fur fa futlitce exté- 
tieure , d'une efpcce de bat-rcMeF , le- 
préfentant une irofTe tcte hideufe, île 
«sure ovale , plate , & vue de f^ce , dont 
Ici yenx & la bouche font fbrméa avec 
rfes morceaux Ae coquillages incruftéi 
dans le bois. La grandeur ^normedeeette 
tite ne lailTe vers le bas de la phnche 

Îu'un erpice d'environ un piedaupluio 
an; lequel efi peint i plat , & làni re- 
Bef , le corps dtfpropor Lionne du monll 
tr«, repréfentint à-pen-prè« celui d'un 
léfirdàqueuceouTtei le tout barbouillé 
Je biaac £ de noir d'une (ai;on bifarre; 
c'en une efpeee de malwya oa idole ca- 
raïbe. F.Makova. (M. LEReMAmO 
OUARINE , r. m. , Hijl. nat. Zo»L , 
«fpece de fin;e qui tient des babouins & 
des fapajous, & Tun des plus grands ilc 
cet ordre d'aaimanx. Le poil noir & long, 
, fbriTiiDt Cous le cou noe efpcce de batbe 
ronde, la Face large £quarrée, le^Tcux 
noirs & brillans, les oreilles courtes & 
«rrondics , les narines ouvertes à câté du 



& la queue pren^uit* , fnnt Ut 
tcres exicrietirs de cette efpcce, auquel 
fen joint lin antre beaucoup plus remar- 
quable, qui lui eft commuti avec l'alouate, 
c'eit que là voix retentit comme un tam- 
bour & fe fait entendre au loin. Ces ai^i- 
manx ont dans la gorge une forte de tam- 
baur ofTeux, dans U concavité duquel 
le fan de leur vois groflît, fe mnltiplie 
& Forme des hurlemcns par Jclio ; ce qui 
les a fait appcller burUurs : on fait que 
b voix fonorc de l'ine dépend d'un mé- 
chanifme analogue i celui-ld Du relie 
Ht foDtfauvagcs, iijdomiables ; & quoi- 
qu'ils nefoïentpas carnaciert, ils infpi- 
rent la crainte, tant par leur voix ef- 
froyable que par leur air d'impudence. 
yayiz BuiTon, Hift nat. in-4,tomeXV. 
OU.AROULV. i. m. , carbciUc trie, 
pcoprement ouviag^e , Si tiffue (le brin* 



ÔUA 

delatanier ft de rofean , TerYés & palK 
les uni entre les autres. 

Le fond de cette corbeille eft parfaite 
ment quarré, d'environ un pied de lat 
geur ; mai* (es bords de cinq à fix pon 
«es de hauteur, s'^fent i mefure aii'il' 
s'élèvent, & fe tennineot en ronj au 
tour d'un cercle , lequel eft furmontt 
d'une balultrade à jaiir , de dean i tnài 
pnuces de hanteur i le tout eft fuppop 



fur quatre petits pieds , hauts de qua' 
tre i cinq pouce* & peints en rouge. Lei 
(auvages emploient le ou -aroK^i- peu. 
pris aux mêmes ufaett que le mabiton. 
y. Matatou. Cm. le Romain. ) 

OUATREGAN, F. m., Hyir. , canal 

Siw l'on coupe dans un terrein afin d'en 
lire écouler l'eau. Voy. Canal , ftftf, 
Ce mot, ^ul n'eft pas tort ufiti, vienl 
de l'anglois ttuter, qu'on prononce ou- 
aiire , & qui fignifie eau , & gang , amas. 

OUATE , f. f, , Cmm. , efpcce de co- 
lon trjs-fin & un peu luflre. Quoique 
quelques auteurs prétendent que la véri- 
table ouatt fe trouve en orient, autont 
de quelques Fruits i qui elle fert de pre- 
mière enveloppe, il eft néanmoins cer- 
t«n qatVeuatt eft produite dans lesgouf- 
fes d'une plante qui croît communément 
en Egypte , & que quelque! cnrieux cnl< 
tirent par rareté. 

Cette plante fe plaît dans les lieux hn- 
midet & marécageux ; kt FniiÛes foat 
allez larges, rondes, & arrondies par 
la boot; Tes fieurs fortent en bouquets 
qui forment une manière d'ombelle, & 
elles ont lents feuilles renverféet comme 
celles de martagaa.L'sHOtrellrenFermée 
dans des goulTet qui s'ouvrent quand elles 
font en maturité ; la femence qui l'y trou- 
ve mêlée eft petite, ronde, plsle, tirant 
fnr le gris-bron. Ceft d'Alcxsndrie que 
l'on tire celte marchandife , & elle vient 
en France par la voie île Marfcîtle. 

Il y a encore une forte de coton qn*^ 
l'on nomme auflî eaaU, quoi qu'impropre- 
ment î ce n'eftaulre chrfe que la bourre 
ou première foie qui couvre la coque des 
vers à Foie : oD la fait bouillir , ft après 
celte feule préparation, on la vend pour 
1b véritable muit , quoiqu'elle n'en ap. 
]>rocht en aucune manière , ni pour la 
(tnelTe, ni pour la beauté. 

Les «intfM ne fervent que ponr fourrer 
des robes de chambre, des courtepointes, 
jïuutetnwublct oa hràiUemenc qu'elles 



dt, Google 



OUA 

toM tib-chandt bai Ici rendre pe* 
Ht ESa ont communiqaf leur num 
ifnliK tciit« les autres fourrures q.ui 
ft Mteot entre deux étoffes ; & l'on 
^ MEunoncment «utfÀ, une robe 
la jnpon , Qfc. quoique le plut 



OUA 



M7 



fmit on a'y emploie utuplemeiit qui 
nmm ordioaite, on de la '~' ~ 



a Uine> S» 



OUITIEK, C m-, BvtmiqMt, arbre 
^r^ h ouate, ou cette efpece de 
a» ia, dont op fe fert pour remplir 
a ngffiiu , pour tburrer des robes de 
çMiit.ilEi veftet , descourtepeintex, 
i:. D mit de Sui-mënie en pleine cini' 
^ArimcnUare : letSiamoîa, chez 
p* n truuve beancoup , le nomment 
"■çW Crt arbre eft de deiii erpectt 
-'iMitieutes ; il y eu a de gtuiOi & 
*ttàB:Jmivaiies-ua% &desïutTK. 

la grandi , qui but de deux roctci , 
rfaiâtDt iffezaux noyer) pour iafer- 
1 1 11 difpoiition de leurs blanches. 
iitniMtil d'ordinaire plus haut & plus 
**i, i-peu-prèt conmie eft le tronc des 
i^i rccorcc eft béitflee eo certains 
°'nits,dtgraire$fpinf* courtes, larges 
Piltlafc, rangée» en file fi fort ferrées. 
ufniiUes tiennent également de» feuil' 
je in OBjti & de celléi du châtaignier : 
irattomeuttouiauri cinq à cinq î leurs 
f^\a qui Gmt fort écarts, s'umlTent 
■■Suenie qui eft commun, lequel a 
«mit ptui d'un pied de longueur. La 
^tft de la forme & de la grandeur 
•ut tulipe médiocre, mais Tes feuilles 
'W^ ipiilTes , & elles font couver- 
■'l'viiduTet allez. rudeau toucher. Le 
Jfeini le renferme par le bas eft épais 
t tim verd clair , pondue de noir, 
■aRmne de celui des notfettct , â 
'^1 qn'il tt'efi pas haché & effilé de 
"«« par le haut , mais fenlement — 
W «hancré en trois endroits. 

loi» ceci eft commun aux deux cT- 
^^e grands ouatiers : voici i 
^t tn qaoi ils di^rent ; les u 
■^ 1> fleur annt la fouille; fi 
fiiStwi qui étoient tout «ouvert» de 
°'on, & n'iToient pas encore une feuil- 

f- In antres portent les fouilles avanl 
b ficiin, dn moins ceux que j'ii vu: 
'^ntteefpece,iToientles fouilles ton- 
'"'ïmiei, â les flenn étoicnt encore 
"wBtoa. Les premiers font plus épi- 
<^ & DMiiu fourim de branchet ^uc 



lei dcmien : ilt ont la fleur de coulenc 
de eitron, & aflez douce au toucher] A 
les féconds l'ont rude & d'un touge foncf 
par-dedans , mais pUes & jaunïtres par- 
dehors. Dans les uns & dans les antrea 
il part du fond de la fleur un grand 
nombre de filets ou biguettes furmontéei 
de petits fommets, lelquellesfont enplui 
grand on plus petit nombre, mais par. 
tagces en quatre petits bouquets de dix 
baguettes chacun , placés au fond de la 
fleur à l'entre-deux des feoilles i & en- 
ceux-ci il s'en élevé un cinquième, 
ipofé de foize de ces baguettes , an 
ieu defquellej il l'éleve une erpeca 
de piftil un peu ouvert parle haut. Dans 
-;ux-là au contraire, les baguettes ftnt 
I bien plus grand nombre , mais Gint 
:dic & fans diUiiiftion. Pour ce qui eft 
du fniit , ou pour mieux dire , de l'étui 
qui renforme U otintc, il eft de figure 
ibloiigue & fomblible aux Kgriel bana- 
les , que les Portugais appeUent J^vi* 

Vouatier de la féconde , ou pour mieux 
dire , de U troifieme crpeee , eft beau- 



. Son 

blablei à ceux de l'acacia : fes feuilles 
granJeur médiocre, de figure 
ovale, & terminées en pointe: ellesfont 
psr-defTus & irar-deffons d'un 
petit duvet fort doux aux toucher Les 
mattrefles fibres qui partent de la cAte 
de la fouille font fort diUinâes & très- 



tetminés en pointe aux deux extrémité, 
ft unisenfemblei ils font ordinairement 
de la longueur de neuf on dix pouces , 



1-01 



u-deda 



JteKc avec plulieurs pépins Jaunes , de 
giiie obtenue. Ces étuis pendent il des 
pédicules ligneux , Icl'quels ne font qne 
la branche de l'athre continuée, qui for- 
me dnq petites fouilles de Ion ccoTce , 
même i l'endroit oit elle eft unie. JCr* 
eurilJt lettrti (diJltHtet &" cvrimfti , tome 
XVL 

OVATION , t f. , Amig. ram. , ovaHc, 
petit triomphe , qui ne confiftoit qu'en 
une ifléz modique pompe , comparée à 



dt, Google 



«î8 



duA 



«Ile dD gT«nd triomphe. Id le vaîn- 

Sieur , vim feultment d'une robe blin- 
c bordée de pourpre , mirshoit i pied 

ou i chevil , I U tf Ce de ka troapes , 
CiDj autre marque de Tes fuccès , que lei 
ions populaires, que qui:lqucs 
:s de myrte , & qu'une partie de 



flûtes. Le fenat néanmoins, leî che»: 
lîets, & les principaux citoyens, affif- 
toient à fon triomphe, 'dont la marche 
lé terminoit an Capitolr, oil l'on Ta cri- 
fiotaux dieux des biehis blanchesj mais 
dans te grand triomphe, le vainqueur, 
monté {ur un char, ftolt conrooné Se 
pr^cé'lé Je liuricrs , il parcouroit la ville 
jonchée de fleurs, & le rendoiC an Ca 
pitole, où il làcrifioit un tiureau. 

Cependant la même liberté qn'avoieni 
les foldats de brocarder leurs généraui 
dans les grands triomphes , régnoit auS 
dans tes ovaliem., Le conruT VatériU! 
lyant fait des levées malgré la faûior 
de Méncnîus tribun d» peuple, & ayant 
repris par fa valeur la fortereilè de Ca- 
ravantanc fur les ennemit , le fénat lui 
décerna l'hanncur du petit triomphe. Il 
crut devoir le M accorder, quoiqu'il Fût 
mal voulu du peuple & de l'armée , tant 
i caufe de l'oppo&tiiin i^u'U Svoit Faite 
i la loi agraire , proporee par le même 
tribun Ménéniiii, ouc parce qu'il avait 
mis tout le butin dans le tréfor de t'é- 
i^rgne. Le foliiat ne manqua pas , dit 
Tite-Live, d'ufer de Fa licence ordinaire, 
& de btocarddr fcn général dans des chan- 
ions groHiere^, où il aEeâa d'clever le 
mérite du tribun par une inSnité de 
lonanges , auxquelles le peuple qui étoit 
accouru en Foule , répondit i l'envi par 
{et acclamations. Les nouveaux applau- 
diOemeni dn peuple jetèrent plut d'ef- 
ftoi dans le (ïnaC, que n'avait Fait l'iii- 
fblence du foIJat 1 regard du conFul. 

Le petit triomphe a été nommé eva. 
tloa , dit Denis d'Haï! carnalTe , d'un mot 
grec que les itomains ont corrompu i le 
mot grec dont Denis d'Halicarnafle pré- 
tend qtie les Romains firent celui d'ova- 
lio, en tuxfM-é(t qui lignfie cLimnir ou 
tri it jeit , que poiiircnt les foldats après 
le gain d'une bahuilc. La corruption de 
«e mot eft le chimçement de Vt en a , 

Ïai n'eft pas extraardinnire chez les I 
reci. Ce léntiment eft appuyé de Fef- 
t» ; quaf vno Rtumi , dit cctaiiteui) | 



OUA 

!vttr/tiT I GracBTUTit vaetm , qu* ciana 
rmjî^ijieal, ovatiûtlis mnùnr vokitriK 
imitari : „ comme fi les Romaiasj diC-ïl 
eulTent voulu imiter des Grecs, lemo 
ÉV3w>t£î qui ËgniËe cri <U jàt , par celn 

Four donner encore une interpréta 
tionpiuï precife dit mot grec (vmmo'î 
on tuxTTUi 'Voù les Romains fbrmeren 
le terme d'ifflt/o, anelques Favans croien' 
pouvoir le tirer de l'.'ncien cri de joii 
lu«tou (VB*, que Us Greci faifcient rr 
tcntir dans les bacchanales en l'honncu 
de Bacchus. Lex Rom^iins dans ce nou< 
veau genre de triomphe , empruntèrent 
ces mêmes termes tW, ivxt, par lef 
quels ils applanditToicnc au vainqueur ' 
& pour en conferver l'origine, ils le nom. 
merent rM/fl(to,- & de memequelesGreci 
firent le moft JafiT» ponr fisTiifier affbu- 
iir , les Latins Krent pareillement etiu. 
Sovari, pour Cgnificr la même chofe 
D'oii vient qu'on lit dans Virgile, liv. 
VI del'S(&te.- 

Evtmttt crgiû ciraiM 

Daetba fbrygiui. 
EnFuite du verbe tvari, les Romains fi. 
rent le nom tvathnei , pour rendre l'tvxv. 
//.içilei Grecs. Enfin par une corntpCioi 
qui fit perdre de vue l'ancienne étymo- 
'iïie,[is firent le mot ovaiia. 

Flutarqne. dam la Vie de MarcellDt. 
donne une antre origine au mot evati> . 
il prétend que les Romains l'ont tiré t'i 
latin ct'ti , parce que , dit-il , ceux i <)t 
l'on accordoit le petit triomphe, n'iir- 
moloientJ Jupiter qu'une brebis i tand;; 
que ceux qui avaient tes honneurs di 
grand triomphe, fa c ri fioient un taureau 
Cette étymofoste de Ptutarquc eft la plw 
^'nétalement approuvée. 

Quoi qu'il en Fait , Pofthumios Tuber 
tus Fut le premier conFuI pour lequel oi 
établit, vers l'an pi de Rome, ce nou 
veau genre de triomphe qu'on appell. 
ovation; on 1c lui décerna pour la viétoir 
qu'il remporta Fur les Sabins. Le féna 
voulut mettre quelque diftinâien entri 
loi & foncoUc^ie, qui eut les honaeiir 
du grand triomphe, pour lui feire fenti 
le mauvais Fuccis de Fa première cntn 
prJFe. Dans la Fuite on n'accorda qae Vova 
tian à ceux qni avaient remporté !avî« 
toire fans grande perte de la part d«s er 
nemit, làot terminer la guerre, ouqu 



dt, Google 



OUB 

■entent àifait que dei rebellet , des 
(BiTcs, des pjntts, en un mat, des 
cmtnis de peu Je cuaféinence ponrla 

tqnAiîqjIK. 

£x€a oa décerna qnetqDefbii rocn- 
tim i ceux qui n'étant chargés d'aucune 
■ijBbaCutf', ni d'aucnn CDmmn Hit e ment 
n ràef , rendaient à l'état dn ferviccs 
JMpwtms. NonstroiiroiUjparexcmple, 
^'cB particulier ohtinl ca hiuincnr Van 
JcSsme Soo. Je {nrl'e d'Aiilus Plantiiis 

r', Ibns les anTpice! de Claude , rcdui- 
co province la pirtic méridiannle de 
h Grande- Bretagne. L'empereur inl fit 
fettner le piitit trrâmplic , vint au de- 
mil Je Ini le jour qu'il eiitrn iam Ro- 
M , ficccmpagna pcnJant U cf témonie, 
t loi dunna toujours ta mnin. Il ne 
faiMe ■ju'on ne eunnoîc point d'ovutin» 
jÀirituTt à celle de Plauttns. ( D. J.J 
OU-AVCeU, f. m. , morceau d'éto» 
dt coton , de huit à dn ponces de lar- 
psi, fur (fuacreâcinq'kbanteur, triî- 
|nfi«ine»t travuilté, & brdilé de petits 
pam d'email , de dents J* poiffôn , de 
BMTcaax de corail & de petits cocos 
Kiin, £ hardi d'une frange bmne. 

te av-ajrou fcrt aux femmes Caraïbes 
fom eonrrir lears partict naturelles , an 
■■yen de deux petites (,'ardes de coton, 
Etùfaées anx deux c«ini d'en -haut de 
RtR pièce, & pa(rées aiitanr des reim 
et («me de ce>ntare. Queliines - un* le 
■minent cmufijâi mail ce mot eft ef- 
|i;m>l. 

OtlAYNE, GAijr., petite rivière de 
Fbace dans le Fuiiaye. Elle a (a Tout- 
tt à un bourg du même nom , qui eft 
ttK ilans l'éledion de Gten , & eHe 
t9Bbe dans le Loin an N. E. de Montar- 
ps. CD. J. ■) 

OUBLI , f. m. , Gramm. , terme rdatil 
i b mémoire. Tomt>er dansi'ouftù'iC'efl 
•aSér de U mémoire des hommes. Ce 
wrt les hommes de f^nxt for envient 
In Grandes aAions i l'eutB, Il ; eut, 
fit Horace , des hfros avant le r^( 
fâ^ameinnon ; mais leurs noms font 
inibés dans l'nulii' : une nuit éternelle 
m&relit lenrs aâionsj on tgnorr lents 
ttawDT) on ne le» regrette point; on 
K donne point de larmes i leurs mal- 
^an, parce qu'ii ne s'eft point trouvé 
' ■ iomme infphé des <iimx , qui les ait 
*u^ Le poète, au défaut d'on héros, 
fmriarfcr I« dica". U nature, «eUa 



OUB 



M5 



qne Ton cnnr aJore, & s'immortaL'fcr 
lui-même. Les autres hommes au cou- 
ttaire ne tiennent l'Immortalité nue de 
lui. CompamlToD de ta gloire qui s'ac- 
qiiieb par tes Uttres , & de celle qui 
s'acquiert ^ar tout autre moyen ; beau 
fujcl de diCcoutS académique, où l'on 
n'iuroit pas de peine à Elire entrer l'é- 
lugc dn fondateur de racidcmie, du roi , 
du cardinal de Richctieu , des gens dt 
lettres, des académiciens, de tous lei 
hommes illuftr» qui ont été honorés de 
:c titre; eu l'homme lettré ne perdroit 
fien de Tnn importance, pcfé dans h ba- 
lance avec le grand politique , le grand 
capitaine, le gr:inJ monarque, & où il 
ne feroit pas dilïicile de prouver qu'une 
bette Oile eft bien nne chofe auQÏ rate, 
anlli grande, auflï piécieure, qu'une ba< 
taille gTgnée. 

OUBLIE , r. f. , Piti^tT , forte de 
pdte déliée & léçere, métée de Tucrê, 
d'rcnFs, & quelquefois de miel , qui fe 
cuit entre Jeux fers. 

Il y a trois efpcces JFeublirn lesgran. 
dos outAVr, qui font celles que les pltif- 
fieis DU leurs garijoni vont crier U nuit 
dans Paris , à commercer le jour de S. 
Micfaelielles s'appellent autrement eu- 
SSm ptatri. Les eiâHei in fi/fflicatieiii , ce 
font les ganlTrei ; £ les euilits qu'oa 
nomme à'iiritrs, ce font les petits mé- 
tiers. 

Les pfttiflicn Tunt qualifiés dans ]<nn 
ftatuts,ma]tresde l'art de pStiflier& ow 
kkytw ; & Tont obligés défaire chef-d'œu- 
vre i'euhlayerlt luOî bien qne de pi- 
tifferie. On appelle une moi» tCùubUis, 
cinq Qubiiti t c'eft ordinairement à la 
main que fe jouent les Buhliei, On ioue 
mielqnefois tout te GafHn on corbiUon. 
Savary. (D.J.') 

Oublie, JurU^., droit d'oxiiV, re- 
devance feigneiiriale qui confiiioit au. 
tre^is en une certaine quantité de pain* 
ronds & plats. On donna auQî le nom 
d'euiUt à toute redevance «n général , 
Toit en grain , volaille , on autre chofe. 
F. Obliage. (A) 

OUBLIER , V. aâ. , Gr,in)».,perdT« 



ta mém. 



_e qu'oi 



ipprife i on oubUt quelquefois fes ■ 
dans l'abrence ou dans le befoln; oniw- 
bSt un Injnre ; on n'oublie rien poUt 
pallier les torts; on oublit de faire une 
Tifitc atile; en »Mitii 1* lefpeâ; qa'aq 



dt, Google 



I«0 



oud 



doit à un magîftTit ; on i'mAiît qnuil 
on pcTd de vue ce qu'on efti l'homine 
%'aiAUi duM le oUilir ; il y a do ncca- 
ftons où il ne but pas t'autlScr, i^c. 
D'oii l'on voit combienVe Formes divcr- 
Ces le befoin Eait prendre à ces eupreT- 
fions, & combien la langae eft pauvre, 
comiôtfe à U naCnre & â l'entcnde- 

OUBLIETTÉ .Cf., IHJl. vui. , lien 
bu cachot dans certaiuM ptifons de 
.France, .où l'on renfermoit autrefois 
cenx qui étoient condamnés i une pri' 
foD perpétuelle. On l'appelloit ainK , 

Jarce que ceux qui y étoient lenfenncE , 
tant retranchés de lafociété, en étoient 
ou dévoient ftie entièrement eiétilii. 
Bonfbns, dans Tes Anti^itù lU Paiii, 
parlant d'Huguei Aubriot, prévût de 
cette ville , qui fut condamof à cette 
peine, dit „ qu'il fiit piéchJ & mttré 
publiquement au parvis Notte-Dame , 
& qn après cela , il fut condamné i Etre 
taVeuhliette', ta pain ft i l'eau. " 

OUCHE , Gieer. , en latin moderne 
Vtktttfis pagut , pays de France dans 
la haute Normandie , an diocefe <1'IÙ- 
vreux. n comprend les territoires .de 
Couches , de Breteuil & Je l'Aigle, & 
s'étend jufqu'i la Forêt ffOuebe. Le ter- 
ritoire produit des grains , du bois à 
trûlcr , & qudquej mines de fer. 
ÎD. J.) 

OUCHB , Géegr. , en latin Qfcanu i ri- 
vière de France en Boureogne. EUetra- 
VerTe le Dijonnois, pafTe à Dijon, & 
lé jette dans la Saône. Elle a autrefoii 
donné le nom de ^^i Ofcmrt^ an 
pays où elle coule. (D. J.) 

OUD , r. m. , Caknintr , nom d'un dei 
donze mois, d'un des douze lÎEnet , 
d^ine des douze années du cycle duo- 
dénaire , chez tes Turcs 



nais de l'année des Arméniens de Gucl- 
H , bnibourg d'IFpahaa ; leur année 
comroeni^t an mois d'octobre, Veuiian 
répond i-peu-près i notre mois d'août 

OUDAZOU , Ghgr. , viUe du Japon, 
dont nous avons parlé Fous le nom que 
Kcmpfer lui donne , & qui efi Odowa- 
«A. (D.J.) 

OUDENARDE, G^. , forte ville 
des Pays-bas , dans la Flandre autrichien- 
ne, capitale, de Ut chitetlenîfi duméiue 



OUD 

nom. tonic XIV la jirit en i<l>^t 

U rendit au roi d'Efpagne Cbartei 
par la paix de Nimegne. Le nurëcl 
d'Humicrci la bombarda efl iéS4. 1 
François y furent battus par les ail 
en 170g. Elle eft Fur l'ElÀiut, da 
une vallée , à cinq lienes S. de Gaa 
ItK N. E. de Tournai , dou^e N. 
de Mont , onze 0. de Bruxelles. £m 
»i. 16. lai. 50. 49. 

Quoi que difent les auteurs flamati 
de l'antiquité à'Oudtnardt , il par 
qu'elle ne doit fon origine qu'aux co^ 
tel de Flandres. Elle s'ell difUogu 
dans le dernier fiecle par Fa manut 
ture de tapilFeries d'haute-liffe. 

Cette ville eft la patrie de Jein Dr 
fin, un des làvaas théologiens du f< 
ziemc liecle , & d'ailleurs trât-verfé da 
les langnei arienlales. Son recueil d 
fragmens des Hexapies , {es notes c 
tiques fur l'Ecriture, & d'autres on vi 
ges de fa plume , lui ont &it une graa 
réputation. Il mourut en 1616, isé 
foixar.te-fix ans. (i). J.) 

OL'DCNBORG , Glogt. , petite vil 
des Pay^bas , dans U Flandre Tcaton 
i une lieue d'OIlcnde , & à deux 1 
BrUECs. Imo. Vi. 3î. W. îi. 8. 

(HJDWATER, Wogr. , petite vil 
des Pays-bas , dans la province de Ht 
lande , Fur rVlTel , entre Gouda & Mor 
fort, aux confins de h (éignenrie d'L 
recht. Lm^. si. ta, lia. fi. a. 

Cette petite ville a acquit plus de c 
lébrité pour avoir donné la ndiFance 
Jacques énnimut , que par aucun* a 
tre particularité qui la concerne. Il 
vit fe jour l'an Ij£o , & devint profi 
fcur en théologie à Leiden l'an 160 
Ses écrits théoiogiques ont fait bient 
b mit dans les fept Provinces-Unies 
non-feulement il y condamne le Fupr 
lipfaire Beze, mais de plus il étab! 
qu'il ue faut reconnoitre d antre éleâii 
que celle otii a pour fondement l'obéi 
unce . Je pécheurs i la vocation de Dii 

Ear JéFus-Chrifl. IlFefit un grand not 
re de partiFans qui furent condamn 
parle fynode national) mais leur eoj 
damnation n'a fervi qu'à étendre lei 
Feâe , qui a finalement triomphé def 
adverfaires enFevetts. Arminiu4eftmo 
en 1609, avec tous les fentiiaeni d'i: 
homme dont la piété étoit véritablemei 
éeljuréi. (D./J 

OUDON, 



t, Google 



OVE 

OCDW , Otffg. , en latin OU* «n 
ùlt, DOm de deux petites rivières de 
ïnoce, en Nornmnitie, dont l'une coale 
dm le iliticelf dt Baveux i Se l'autre 
Epne les ilîoccles de Lizienx & de Séci ; 
tnte* lei deux Te jettent dans l'Orae. 

OUDRE. On ■ donné ce nom au diu- 
^UB £ à l'épaviaià. F. Daufhih ig 

OVE , Lm., Arcbù. civ. , c'eft mu 
■gulnre ronde, dont le prsÉI ell otdi- 
aiiremcfit un ^uart de cercle ; Vitni»e 
Ja^cUe tcbmt SS lui donne une con- 
ftxité plus petite goe celle d'un dcmi- 
tntle. Sa buitenr eftde 3 i 6 minu- 
ts d'an modnle, & ta Eùllie j de ta 
buteur. On met lei m>» dïiis lei mou- 
Ints des corniches poar y fcrvir d'or- 
munt; & danj le chapiteau d'une cn- 
Imte pa place l'ovt foui l'abaque. 1^, 
Ici EJificrf antiautt il Saint > pat Dcf- 

ptoi. ca j.y 

OVES , f. m. pi. , Ârcbitta.,otntmeDS 
nd ont la forme d'un aur renferme 
«Bi une coqae imitée di: celle d'u 
cUtaigne , & qui fe billent dans I'm 
Voyez OvE. 

On appelle 'pvttjbvromiù ceax qui pi- 
niOent «rveloppét par quelques feuil- 
let de fculptnre : on en fait en forme 
de e«nir { aulE les anciens 7 mettuent- 
i> des darda poar' fimboUrer avec l'a- 

OVERFLACKEË, Giigr. , petite isie 
4(iPa*f-bas, dans la partie méridionale 
de la Hollande, au-deObi de l'iile de 
fiorée. 

OVERLANDERS.r. m. pi. , JUarini. 
Les ovtrlanirrf font des petiti bfttiinent 
foiBaTÏgent (tarie Rbin& fur la Meufe, 
ttqoî chargent ordinairement delà ter- 
tc & du fable pour faire des ouvrages 
de poterie St de verre. (£>. J.) 

OVER-ySSEL , Giogr. , en latin 
Trmiifidaùina froviada , l'une des Tept 
hmDcet-Uniea , M-deU de l'YfTel , 
imnéc M. par la Frife & te terrein de 
6n>ningue , 0. par l'ViTcl , S. par le 
conté de Zatphen , E. par l'évéch j de 
Moaâer : .on la divife en trois parties 
inocipale* , qui font le fiji de Drente , 
de Twente, & le Sallaot. 

Il eft remarquable qne dans la pro- 

rtoce d'Ovtr-jyil tons les gtntilsiiom- 

■et qui y pofledent des tvries feigneu- 

ùdet de la qualité reqniié, font partie 

TmttXXiy. Puriù I. 



OVE 



iffi 



de* tett de cette province, lorfqne la 
Tépublfque paie cent mille florins , la 
cotte-part de la province de Hulbndc 
ellstjo9 florins 1 fol 11 deniers, & 
celle de VOvei-rfil eft fS7i florins fl 
fols 4 deniers. CD. J.) 

OUESSANT, Gétigr. moi., isle do 
France dans l'Occan, fut les côtés de 
Bretagne, ll'oppo&te du Conquct. £11* 
a trois lieues de tour, & renferme plu- 
fieurs hameaux & un thltcmi. Elle eft 
entourée par quelques autres islet moins 
£rat)des, qu'on appelle les iiUi SÔiuf' 
/■Ht. Z^. II. t%. lai. 4g. ;o. 

L'âge d'or , cette chimère inEenieufe, 
plus propre i exciter nos regrits que nos 
efpéranceE , qne l'imagination chérit & 
dont la feueimentde la m i Ce re humaine 
s'irrite ; ce tontralle de l'âge véritable 

Îni déchire l'arue aprèi avoir asiuK 
efpriti ce conte philoGiphique enHn, 
éehappi; i h bienBifance & i la vertu 
dans l'ardeur de Tes fouhaits pour la 
f(li ci té des hommes ; l'âged'or l'elt iiref- 
que réidifé ditis ce petit coin de la 
terre. La loi de tous les caiirs , la loi 
naturelle d'un côté & la loi des ctiurs 
choilis, le chriltianîtme de l'autre, for- 
ment lea liens d'une harmonie éternelle 
entre fus habitans , & diflipent fans ai- 
greur & fans bruit par ]a voix de l'âge 
ces petits nuages inféparables du tien 
& du mien. La probité y eft une ri- 
chelfe commune, mais fi neceiTaire que 
celui qui ne la pofl'ede pas, eltiiTorcrit 
fans retour par un arrêt général. Lt 
chafteté n'eK pas l'unique dot, mais l'ef- 
fentiel de la dot dei tilles dans ce can- 
ton ignora. Celle qui feferoitmifehori 
d'état de la porter A fon époux , feroit 
bannie avec la même févérité que le 
voleur) car ces hommes lîmples , c'elï- 
à-dire, faces, penfent que la peite de 
la ehaftcte eft un vol <&it à la fàciété 
ijugale. Quand les philoCophes ont 
ilu faire un peuple d'homcnes ver- 
tueux , ils ont étalé des fpéculatlons 
pompeufes, «Llifiees majeftuLUx élevés 
par le génie , mais rofeaux fr!ii,'ile« qui 
n'ont pu Ibutenir les tempêtes des gran- 
des l'ociétés. La funplicité delà nntiire 
" un cercle étroit qui ne convient qu'l 
petit nomhie d'hatnmes qui s'impo- 
fent i tous la pratique de la vertu , 
parce qu'ils font fans ceflè obrervés 
pu toni ; Us goûtent un bonheut que 



dt, Google 



Ux ou G 

les colifichets philofopbiqun de Pliton 
ft de l'Utopie ne procurent point, (.e 
peuple obfcur & conféqnemmcnt heu- 
nux dont je parle, a daiii fon fein , 
depuis le coaimenccDient de cette guér- 
ie, des djfenreun^ui ponnoient bien 
lut Faite acheter leur proteftiooi lec 

troupe* Je tremble pour lui, 

fuanJ ;e fonge que la liceice militaire 
cil le tombeau Jei mœurs. 

OUEST , r. m. , tBfmog. , nn des 
p4ÎDt$ cardinaux de t'horifon , & celui 
]iui eft diamétralement oppofe i l'eft. 
Veyez Foimts caksinaux , Est, 

L'Eii»J},àproprementparler , eft l'io- 
terreâiondu premier rertical ftdel'ho- 
lifon, du côté où le fitleil Te couche. 
P". Couchant. 

Le point oit le loleil Te touche, lorE. 
qu'il eft dans l'éqiuteur, eft nommé 
Vetufi équinoâial , ou vnû point de 
Yuafl. 

Le mot A'tutfi eft principalement em- 
ployépirlei marins pour defignet lero«- 
cbant ouVoccUeat , Se les vtnli qui vien- 
nent de ce câté-la. Ainfî ils dirent, un 
vent A'oiitjl, faite toute i l'uir/I , telle 
isle eft à Veadl de telle autre. Mais , 
dans l'uEàge ordinaire , on fe fcR plus 
communément du mot de coacbaiu pour 
déterminer les po&cions des lieux. Âjnri 
l'on dit qu'une telle maifen eft expofée 
au couchant , que la France a la mer 
■u couchant, &c. ( O) 

OUGELA, 6Y£«T. , petite »ilte du 
royaume de Tripoli, dans le défert de 
Birca , i huit journées de la ville de 
Bonrazi ou Béiénia, capitale du royau- 
me 3e Barct , où fut trouvée la belle 
flatiic de marbre d'une veftale.quieft 
aujourd'hui dans la galerie de Vetiailles. 
Dans ledéfert, àdenx TOuroéeïd'O»- 
ph, eft un pays pétrifie, nommé es 
arabe Jbuw, c'ilt-i-djre , np au tlu 

On y trouve quantité de palmiers & 
d'oliviers avec leurs fruits pétrifiés, ta 
plupart rEnveTréE& détacinéi rtni : 
changé de couleur. 

M. le Maire, qui avnit été dix-fept 
ans ronfui i Tripoli , en apporta plu- 
&eurs branches &. racines pétrifiées , à 
la cnar de Louis XIV. 

On y trouve mjme des corps humnint 
pétiibet : k «snrul envoya d< fi» g«u 



OUI 

en cbercher , ils chargèrent plofieàr^ 
chameau-t de dii-ets membres rompus , 
& même d'un enfant tout entier; mai» 
tout ayant été tranrporté par otJte da 
toi de Tripoli'CCalitpacha ) dans I* 
golie de la Sidre , & embarqué fur un« 
galiote qui venait à Tripoli, ce bâti- 
ment périt dans le trajet pai une vio- 
lente tempête. 

'Jl apporta à Verfailles cinq 0}1 fix' 
dattes pétrifiées qui furent admirées , 
°~ qu'on ne difccmoit point i la vue , 

'S autres qui n'étoient point pierre. 

Cette plaine eft remplie d'un lablr 
groUicrque l'im^étuaCté des vents agite 
u fort , que de temps en tctnp^ on dé- 
couvre des hommes & des animaux pé- 
trifiés qui n'ont changé ni de forme ni 
'i figïïre. 

Le Maire ligne cette lettre en fbtme 
de relation, au Caire, t6 août 17IS*- 



ePpece. 

Le P. SicatJ , jéfuite' miffionniire , 
nous apprend dans fa lettre du Caire 
au comte de Tuuloufe , premier juin 
17161 que h plaine de Nitiie en bifla 
Egypte, renferme des mits, des plan- 
jtétrifiées , ce qu'il attribue à la 
du nitre de ce Climat i il a compta 
jurqu'i %o de ces m&ts. Le royaume de 
Séjara qui n'eft pas loin , contient des 
pétrififations plus admirables encore, 
dnnt M. le Maire, conful, aététémoin. 
Vtnn le deuxième volume dés Nduv. 
jHim, Jti j/fuîm daai le Levant, '7'7* 
MircurtdtFraïKt, jinviei 173?. O'ti* 
itsMtrcarjs, t. XXVU, page 66, 



êil< 



' OÙGlV, G&gr., ville d'AGe dant 
l'Indoiiftan, an royaume de BenRale. 
Elle eft fituée fur le bord occidental dK 
Gange , i tg lieues de lôn embouchatff» 
Imgit. lof. jo. kt. la. ^D. J.) 

OUICOU , £ m., boiffon compofée par 
les Caraïbes avec dea patates coupées , 
des bananes bien mûres, de U saHâve 
rompue par morçeann , du gros lîrop d« 
fuere, on, i fon défaut, des cannes 
i fuere , le tout bien écrafé & mis ta 
fermentation avec une fuffifànte quantité 
d'eau claire , dans de grandes vafea de 
terre cuiteau'ilanommentcaniim. Cette 
bsiffon, iramcrtutae gtJtircQembUi 



dt, Google 



OVl 

ie b ^etre; cUe cft trii^tc J: int- 
m EKitemeat. 
LorTque lei Cmîbet Te nflcmblent 

K^clqaerJjoTiMIàiice publique , i\i 
au etâcamginénii'cnRltttutnul 
tamCn , ou plutdt en Erpecel d'orgie) , 
ne fe pallént gaere faits dâôrdre & bat 
VelHBc cWnement ttigiiine. 

le* habitaas blaocs &. aoÎTta dit Itlct 
Ai<illcT ont beiucoiip perfedicnns la 
«eapoCtion dn oakeui ils ajontent â 
ne qmatiti d'eia rufRbnte& J«beau 
£Tttp de fncre mêlf i eafcmble , des pa- 
tcet 5: dec baaaneï coupées par mor- 
cem , quelques racines de gingembre 
bajcfact & éftafén, le Tnc & téta 
fta eernïn nambie de citrant & 
«nceaa de caD'^ve grillée, an une croûte 
de paia rdtie fuT le: cbirbons: ihhir- 
téot fermentec ces rubftioces pendant 
jeor on trois jours dus un grand pot 
de terre non verni & uniquemeut def- 
tÎBéàcet Dfage: pli» il a fervi, mienx 
il nat. La Force de la fermentation fait 
Moter le mare vers l'orifice du put , 
&A alors fa'il lâut l'écomer bien pro- 
ntineitt, après qnaiaapafleh liqueur 
a deux on Crois reprifes au travers d'une 
duoSTe de laïae, & ou l'enferme dam 
des booteilies bien bouchées, danscha- 
OUI* defiuelles on a eu foin de mettre 
la on deux clous Je giroHc. Il eftdom- 
■^e qne cette boiflon ne pnifTe pas 
fc conferrer plus de trois ou quatre 
jHirs, elle efl inHniment pins «friable 
•M da ciJre moulTcux, i quoi elle ref- 
Mble beaucoup par la cuuleur & le 
fétilletnCHt , & niîine nn peu par le 
tooL OiireftimeraFTiîchi(rante,enfup- 
primant les jpices, niait commeelle 
Kcalionnedes fl3tuofitét,& qu'us long 
i&ge pou tToit nuire k l'eftomao , on y 
ijante cgmme correâi^ lc_ gingembre 
£ le sîrç&e en quintïté modérée par 
rerpérience. (M. LEROuaiN.) 

oVlCULE , f. m. , ^rcbir. , c'eft tut 
petit ove. Baldni croit que c'eft Yt&n- 
gale lefbien de Vitrave. Qnelquei au~ 
tean appellent ovituk , l'ovo ou mon- 
Inte roode des chapiteanx ionique & com- 
~~'^~:, laquelle eft ordinairement taillée 



OUI 



>«} 



£*( 



rciiiMi 

OVIDOS . GiQ$r. , petite ville de Por- 
tnsU dans l'Gftninadure , fiir nue ban- 
tnr, i 9 lieaei de SawBrtn. iM^, % 

«. to. ». {. (A J.) 



OWËDA, Btttm., namqoedonneM. 
de Linné au genre de plantes appelle 
valiia fu le père Flnmier. £n voici Ici 
canâeres. Le calice de la Eenr eft 
court , formé d'nncGeule feuille, large, 
légèrement divifée en cinq fegmens droib 
& poinins. Ils fubGftent après que la 
fleur efl tombée. La fleur eft monopé- 
talc & du genre des labiéei. Le tube 
eft fort long, menu, &attacbéau ger. 
me du piilil. Il eft un peu plus épaii; 
au fommet qu'D la bife i la Icvre fupé- 
-tieure eft creufe fi évslee i l'intëricarc 
ell partagée en trois fegmens. Les ét^ 
mines font quïtre filets plus longs qu« 
la fleur. Lu bofTettes des étaminet lova 
arrondies. L'embryon du piftil cft rend . 
& placé entre le calice fi U fleur. Le 
ftyle eft chevelu & de la longueur dn 
étamindi le ftygma eft fendu en deux 
& aigu. Ltftuit eft une baie fphérique, 

t lacée dans le calice qui grolfit pour 
! recevoir , dt qui eft fait en forme 
de cloche. Les graines lônt ovales & 
au nombre de deux. Linnzi Gt»era fiant, 
pag. 99ÎV Plumier, gtn. 44. (D.J.) 

OVIEDO, ff^. , ville dEfpagne, 
capitale de l'Afturie d'Oviéito , avec un 
évèché qui ne relevé que du pape , & u»e 
unlvetllté. Ils'y tintua conçue en 901. 
Elle eft fur les ruilTeanx nommét VOue 
&lADiva, i^S lieuet N. E. de Con- 
pollelle, loN.O. de Léon, g^ S. O. 
de JHadrid. Zong. 11. 4g. lot, 4}, s], 
CD. J.) 

ODIE, r. f., PbiJbL VimU eft une 
fen&tioa excitée pat les font lequs dan* 
l'oreille i ou , fi l'on aime mieux, c'eft 
une perception du fou qui fé fait da.t» 
l'ame pat le ftcourt de tout l'organe nom- 
mé aitditif. 

La nature libérale a prit foin d'étendr» 
notre commerce avec lêt autres Itres au- 
deljl de ceux qui noui enviroanent , par 
mime ab-delà du monde oiï 
ns, parla vue. Ce commerce 
fe fait toujours par une matière qui af- 
Feâeun orgaaci mais dans l'tMi* cette 
matière eft plus fubtile , plut répandue 
loin de mus que daua le tiâ t ^ goAt Se 
l'odorat 

Ici nous commençons k fortîr de notre 
atfamofphere , nr l'objet de l'oat cft le 
bniit en général 1 ot le bruit «onlifte 
dans nn vif trémaufleaunt de l'air com- 
muBiqHé jttSqu'i l'oisu» de cKte Hudàf 

m 



dt, Google 



l«4 ' 



OUI 



lequelits vibrations de l'ur {bat plui int- 
plcs , nlu) réguliciM , & par-li yiixa 
■crcïbleï i i'o«Ulc , t'appelle le /en. 
Voyei Son. 

C'eft «n vain que l'aie remtié pat les 
.corps bruyaiuouiaii|KHiu>iit frappErott 
ic toutes parti , fi nous n'avions ^ts or- 
ganes particuliers pour recevoir {on im- 
preOion, Le vent le fent au loucher ; 
mais ta partie de l'air qui fait le ton , elî 
trop {ubtile pour aScâer ce fenc grolfiei, 
iln'y fait pas Umoindre imprelTioD. 

L'oreiile eft l'otgaae propre à cette fen- 
btioii; (bncntooiioiroafoapaviUoi eft 
capable de ramafTer un grand nombre Je 
rayons foDores & île les léiinit: cet en- 
tonnoir eit beaucoup plus grand dans cer- 
tains animaux, comme dans l'ilae & le 
lièvre ; il y sdcs mulcles qui le redref- 
iént Si l'ourreat quand l'aotmal écoute , 
c'eft pourqNoi.ccB animaux ont l'outt tris- 
£at. Cet entonnoir eitërieut eft fuivi 
d'un canal aboiititTaat A une membrane 
qui elt comme La première porte iet sioC- 
tes de Vaiât. 

Cette membrane eft tendue comme 
selle d'un tambour , &clleportcaui)i ce 
nom: fon centre s'enfonce un peu vers 
la première grotte qui eft derrière, & 

Ïii'un appelle la dit^. Dam cette grotte 
y a des teffortsqnifont l'office des baf- 

-cules qu'on met aux fonnettes , & qui 
aboutiflentd'unepirtau centre de cette 
membrane , & de l'autre i l'entrée d'une 
féconde grotte. Ces bafcules font tirées 
par des muTcles. Cette membrane & fes 
reflbttsparotCfentavair dansl'auùle mi- 
me nôige que la prunelle fembi* avoir 
dansl'ail- La prunelle fe re&èrrc oti fe 
dilate pour recevoir une image plus pat- 
fititc, &qui ne blefTe point l'organe) le 
tympan fetend ou fe relâche de même, 
pouT tranfmettrc à Votât des vibrations 
plus parfaites & proportionnées à cet 
«r^ane. Quand l'oreille elt frappée d'un 
fou trop violent, cette membrane, dont 
le centre cil enfoncé vert fa grotte, eft 

' repouHïe vers le dehors par la bafcule qui 
aboutit i fop centre ; pi.r-11 , cette mé- 

' tne membrane eft rel&cbje , & ce relâ- 
chement diminue d'autant i'impétuoiîté 
du ion qui pouiroitblcITer l'organe) dans 
le m^e tcmt , & par If mime mouve- 
«KBt, te bibuUopptiiïe à celle-ci Eerma 



OUI 

PentrJe delà féconde giotte, & afi 
blît encore par-U l'imprclBon de 1' 
dans cette féconde grotte. 

Au contraire , quand le ton cfi tr 
foible , la première batcule rameoe 
tympan en-dedans , le tend plus ten 
& plus fufccptible d'ébranlement; l'a 
tre ba&ule ou/re la féconde grotte, 
facilite l'aftion des ondulations de l'( 
intérieur. 

Dans les fons moyens , entre les dei 
Mtrêmes précédens, le tympan gat 
auQi une tenfîon moyenne, par laquel 
il eft proportionné i ces fous, Se comi 
àl'unifrondesvibrations de l'air : pat.l 
le trémoulfemcnt de cette merobra 
communique le Ton au-dedaos de cet ( 
gane d'une fi<;oa plus complète & pi 
jufte , GOBuncla prunelle , dans un ju< 
degré de dilatation , tranfmet au foi 
de l'ail une image nette & précife. 

La première bafcule d'eftinée i tend 
& relâcher le tympan, eft faite des p 
Uts os qu'on appelle >'"D-lraii& rncltan. 
la féconde eft compofée de la même e 
clume & del'éttier , joints enfemblep 
l'osorbicolairei c'eft la bafe de l'étri 
oui fait la porte de la féconde groti 
Peut-être que la juftclTe de l'oreille < 
mufique dépend en partie de la juftel 
du mouvement des mufctes de cet oO 
lets, 1 mettre exaftement & prompt 
iqent la membrane du tambour i l'un 
fon des tons qu'elle recroît. On ttou' 
quelquefois â cette membrane une pe 
te frâte, découverte par Rivinus. 

Cependant la membrane du tambour 
les oiteletsae font pas abiblument née* 
(aires pour entendre^ mais pour biene 
tendre, ou pour entendre jufie, g'< 
autre chofe. 

La première caverne de l'oreille co 
tientoutrecelaun air fubtil, qu'eller 
qoit du Fondrfugo&er paruncauilappi 
lé la tremft à'&ifiacbe, dont le pavill< 
s'ouvre vers l'endroit de la communie 
tion du iiei avec la bouche s c'eft par 
paffage de l'air , & par le trou que Kit 
nusa obfervé au tympan , que certai 
fumeurs fontfortir par l'oieille la fumd 
en fermant exaâement le nés & la.bo 
che. Cet air intérieur, introduit par 
trompe d'EuAache , foutient la membt 
ne du tambour { c'eft lui qui, étant r 
mué par l'air extérieur , cummuniquel 
vdiracions à l'organe immédiat de ïo» 



;,.,ii;rt., Google 



. OUI 

tMorsancîminfdUttft coatton Atnt 
dmintiei appartemeiK qui ont chicun 
wwyarte danslaculTc on premîci 
TCtw; celle-ci eft comme leur 
tkiMbre, & ils ont entre eax une antre 
fKte lie (oniniiinintîon : cet portes font 
«iffisuniei de membranes. Rien n'eft 
Spepreàienner tout I'ut contenu diiK 
cettrottei. que lei nembraoes teodues 
ikv entrée î le tambour & la timbale 
M GiBt des preuves. 

L'BBdeceiappaTtemein eft wnami le 
Uyi m lt jr , & l'iatie le ù'im^mi. 

Le labyrinthe eft fait d'un Tcftibnle 
lA partent trois caaauK , appelles <U- 
n i d rf u lairei , lefqaels fontun peu plus 
fsademi'CeTcle, & reviennent (e ren- 
fcdanilemémeveftibnle. Ces trois ca- 
nal portent le nom particulier de laby- 
liMr. Oa conçoit que l'air éUnt pouHè 
dKi le ■cftfbule & dans les emboncharef 
It ces canaux , les vibrations d'air qui 
W enfilé chique embonchure doivent Te 
mcontrer au milieu île chaque canal 
ftlà il ft doit faire itae calUrion toute pro 
Frl exciter un fréinilftmeitt , ou de 
nbtationi , dans ces canaux & dans la 
Bembnnenervcnrequiles tapilTe; c'eft 
cette împrei&on qui ^oduit la feufation 
ders*». 

Comme ce labyrinthe eft Gmple Se 
fnK , on pent le regarder comme 
fBKtjinéraldernKw, c'eft4.dire, 
eatt remué indifféremment par toutes 
■rtesde (bns ou de bruits, ou, fi vous 
wnlez , c'eft l'organe général du bruit, 
Maille limaqon a, cerne fcmble, une 
«enftraâïon &unufa^plns recherché. 
Sa E^ure eft vraiment celle d'une co- 
fDÎUe de limacjon. L'intérieur eft corn- 
pale de deux rarfipcs, ou de deux efpc- 
ccsdecaoauxenrpiraie, & Uptris l'un 
Je l'iiitre par une membrane fine & ner- 
vtife , Tontenne par de* anncet de la- 
ves ofTeafes. 

L'arti&ce de cette conftmftion eft de h 
l4u parfkite méchanique. L'office efTen- 
tiel d'nn organe det feni.eft d'être propor- 
tenné à fbn objet î & pour l'oi^ane de 
l'«i*,c'eft de pouvoir être i l'unifloc avec 
tediffereotMvibrationideriir. Cesvi- 
bntisntrontdei différences infinies; leur 
îtojrcffioneftfufeeptible de degré) infi- 
ramortprtiB: il &Dt donc que l'organe 
Atpflofctre âl'unilfôn de toutes ces vi- 
fciùMï, & pour le» recevoir diKinde- 



OUI 



iM 



ment , fait compoG! de parties dont l'é- 
bfticité fuive cette même progrtOion , 
cette mime gradation infeolible, on îd- 
fi nimint petite. Orla fpîrale clt danslec 
méchaniques la feule macbÏDc propre à 
donner cette gradation inrenGble. 

Uovoit clairement que la lame rpirale 
du limaijoneft ttute Faite pour être tré- 
mouQee par l'impulfion de l'ait intérieur 
qui l'environne. On voit de plus , qu'à 
labaredcla fpirate, la lame {ai Tant un 
pliu grand contour , elle i det vibration! 

Elus longues i elle les a très-cunrtet au 
immet par la raifon contraire. Tournes 
un fil d'archal en limaçon, vous verrez 
combien Us grands contours feront m»us,. 
& combien au contraire les petits con- 
tours du fommet ou du centre feront roi- 
Or , depuis le commencement de 



la bafe de la fpirale , oil la lame cEl plus 
fonple, jnfqu'â l'extrémité de fon fom- 
met , oiiefl fou dernier degré de roideur. 



il y a un* gradation infeouble ou infini- 
ment petite d'élallicité , cnforte que , 
quelque divi&on que l'on conçoive dans 
les tons , il n'y en a point qui ne rencon. 
(re dans les points de cette rpirile fon 
uniflbn, oulâ vibration égale ; ainfi il 
n'y a point de ton oui ne puiUTe imprimer 
dittinâement b vioration i cette QiiTRle, 
& voili en quoiconfiftele grand artifi- 
ce dolimaçon- CtSk pourquoi nous re- 
gardons, avec la plus grande partie des 
phyficiens , le limaijon comme le fanc- 
tuaîre de l'ainr, comme l'organe parti- 
culier de l'harmonie ou des fenEitioaS' 
les plus diftinaes éL les plus délicates en 
ce genre. 

Les oifeaux, direi-vous, n'ont point 
de limaqon, ft cependant ce jont lea 
plusmnficicns de tous les animaux. Les- 
oifeanx ont l'ciiK très-fine, quoique lànt 
limaqon, parce qu'il) oat la tttEprerqus 
toute fonore comme un timbre) &Iarai- 
Ton en eft, qu'elle n'eft pat matelnlTée de 
muftjes commela tftedi.'s autres animaux 
Par-Ù, ils doivent être très-ébranlés 

fiar les Ibnt qu'on leur fait entendre i leur 
abyriothe tris-fonore fuffit pour cela; 
la grotte la plus fimplt répété bien en 
écho nnairmufical. 

Mais 11 i cette excellente difp«GtiOD de 
l'auie det oifeaux la nature v avoit ajoat^ 
le Itmaqon , ils anroient été beaucoup 
plus fenfihle) aux modulations haraw- 
rtienfes, ils auroient eu U paffion de 



tï Google 



ue 



OUI 



l'hannonie, comme piefîgne tont In 
tniniaDX ont celle de 1i gounnandife : 
ce qui n'tft point; car il faut prendre 
Mtde que la ^nalitifde muliciens quV ■ 
îcsoifcanx , vient moins de k Cnefle . . 
du goût de leur oreille , qoe de la dirpo- 
fition de leur tiofier. Ih rcflemblent 
encore en ceci i bien det mafîaieni qui 
donnent du plaiGr & qui n'en pren- 
nent pas. 

Onvoitunchiencriet) onlavoitpleu- 
TCi. foui ainll direi i un air jaaé fur 
une ftùte ; on le voit s'animerila ehafTe 
au ibn du cor i on voit le cheval plein de 
jeu par le Ton de la trompette, malgré 
les natelw murculeox qui environnent 
en lui l'oiganede l'auie: fani le limaçon 
qu'ont ces aniWanx, on ne lent verroit 
pas cette fcniîbtlité à l'harmonie , on let 
verroit ftnpidï s en ce genre, comme les 
poifTonj qui manquent de limaçon auŒ 
iiîi'n quêtes oifeiux , mail qui n'ont paa 
commr ceux-ci l'avantage d'avoir une 
tétc afTez déi^^e , aflez fonore i pour 
fttppléeri ce défaut. 

Il ans tous les organes dai feus, il ar- 
rive que leur objet les pénètre & yoorte 
fbn imprefiton pour y Bire une Tenutioii 
plus parfaite. Cette même méchanique 
ictrouveencotedans l'ortane de l'rair ï 
tout concourt i y faire entrer & il 
y retenir l'impreffîon de* vibiationi 

L'entonnoir «ttérienr ramafle im tI- 
Intion) ; le conduit fuivint , qui Te 
«barge de cet air trémouHë, fe trouve 
coupé obliquement danslbn Fond par la 
membrane du tambour ; cette obliquité 
fait que quand l'air extérieur rebondit de 
defTus le tympan , il Va heurter la paroi 
cfpofée dnconduit, d'oilîl eft ' 

Aéchi fur le tympan, auquel il 
qae toutes ces vibrations. 

Siée conduit eût été droit, pcrpendl- 
u tympan, l'air extérieur igroit 



bien moins d'effet 

De même, l'air intérieur eft renfermé 
^ni les grottes par des membranes; les 
vibrations qu'il reqoit du dehors enfilent 
d'une part lt# embouchures du labyrin- 
the, & del'autrecclUsdn limaqon; les 
vibrations qui enfilent les embouchures 
«lu labyrinihe vont fe brifer l'une contre 
l'autre au milieu des canaux demi-citcu- 



OUI ' 

lalret. ftpar-li tout leur cflèt eft ■•■• ' 
me abiorbé dans ces canaux. 

Les embouchures du limaqon font an - 
nombre de deux : une qui communique- 
avec le laityrintbe ou (ou veftibule , St ■ 
qui eft l'entrée de la rampe interne j l'»». 
tre , qui s'ouvre droitdans la caillé, ou 
première grotte , &qul eftl'entréede Is 
rampe citerne. Les vibrations qui faU 
vent ces ouvertures. Te côtoient tout le ' 
long de la fpirale i mais parvenues an - 
{àmmct, auciil-de-faedulimaqon, ellet i 
fe brifent auffift contre ce cul-de-laei 
&r l'une contre l'autre; ft par-li ellet - 
donnent une feeouQe il tout cet orgtne , 
fur-tontiU lamefpirale, &plut encore 
à la portion de cette lame ijuiefi il'unif- 
{bn aiYC la vibration. Ainfî de tonte* 

Earts 1*1 vibrations fonores lailTent toute 
inrimpreflion dans l'intérieur de l'oreil- 
le: portées par dïverfes collifious aux 
nerfs qui s'y répandent, elles les ébraiv- ■ 
lent diverfemcnt jufou'auyïn/irisoxwos- ■ 
Mtidir^ & y excitent la fenlation des dU - 
versions, Ibituu'ili viennent de prison 
deloin; carie hns de r<«tV, femblable 
ici.luidc la vue, nous donne auffi U 
fen'ation des corps fonores éloignés. 

Mail ce fens eft fujet A bien des errctin, 
A ililnitnonstrompertootes les foiïqnc 
nous ne pouvons pas reûifitr par le tèu- 
dier les idées qu'il produit. De même 
que le Gins de la vue ne non* donne an- 
cime idée de la diftance des objets, le 
fensderoH» ne nous ilannf aucime idée 



petit hruît fort voifin excitent U 
m£me fcnbtion ; & i moins qu'on n'ait 
déterminé la dilhncc par les autres 
fen* , & i force d'habîtnde, on ne fait 
point lî ce qu'on a entendu eft en eSEét ua 
grand ou unpetltlmiit. 
Tontes les fois qu'on' entend un fon 
connu, on ne peut donc pas juger par 
. .'fon , de IX'diflance , non plus que de 
la quantité d'aâcon ihi eorps qui le pro- 
dnii; mais dès que nous pouvons rappor- 
ter ce Ton i une unité connue , c'eft-â- 
dire, dèaquenouspouvonsfavoirquece 
bruiteft de telle ou telle erpccc, nons 

tionvons joger alors â-peo-prjs, non-feu- 
ement del;<ililUnce, mais encore de la 
quantité d'aétion. Par exemple , fî l'on 
entend un coup de canon ou le [on d'une 
cloche, comme ces efiêti lont ilcs bitùM 



dt, Google 



OUI 

f^Mpcntcompam avM dn brnih de 
WMeTpeceqQ'oii ■ lUtrcFois entcadu;, 
H .Dana juger groflîéremcnt de la dif- 
Uikixi laquelle on fetronTe du canon ou 
df 11 docbe , & auffi de leur giofleur , 
["tei-dire, de la quantité d'aâjon. Tel 
ta , autant qn'on peut rïma^ner , le 

MapoCé que caché i nos yeox. Les inf- 
traneni des fens extérieur! Ixint peti oon- 
WBi, & les moin* eononi de tous {bot 
Inioftminens d* Vaut. 

Lesancieni , ignorant 1* dniâure de 
TNtîUe , n'ont Tien pu nous en appreii- 
ire. Vefàle qui pénétra plus avant que 
fa prcdéceflèUTE, a couiinencé 1 nous 
in^ler c^te machine admirable . mats 
flihiflë beaucoup de recherches ifaire ; 
eegÛKtal, il crojoit que l'oreille étoit 
marne un iiifirum?nt de mu&qiic. 0» 
i;uteqDeI étoittc fentiment de Colum- 
ktii loi-mémi.' ne le £ivoi[guete , puif- 
fndani le teins qu'il lui a Ëlln pour |1- 
ferdn precnier au Teptieine livre de {an 
haiMmt , il a oublie ce qu'ilavoitavan- 
<f,&i'«ft«>ntre-ditfaimeUement. Fal- 
l*re n'a point rempli la promelTc qu'il 
Kml donnée. 

EiAacheacru que l'air interne agité 

rileioBeletc , portantlbn agitation fut 
neif auditif, furmoit Vauit. Piccolo- 
ûiia eu une opinion lineuliete ; il dU 
Ut qu'il y avoit une vé&cule remplie 
tm & attachée i l'étrieri ht nerii , 
fdoalaï, aboutiOTcntâcetteTélictilequi, 
étmi;;itécparleioirc1eti, truifinetTon 
ig'tition au nerf, de même que le ctyE- 
tdlia tranfmet les rayoru au fijnd de 
l'tfiU Fabricius d'Aituapendente avoit à 
ftnprislemjmereDtiment qu'Euftacbcf 
il s'ctoit imapné que IcÂDTelets por- 
Hitiit leur agitation dans l'air interne, 
de même qu'une poutre trippée à un 
beat, porte le coup â l'autre extrémité : 
b fenitre ronde , félon lut , fervoit au 
liM crave, & l'ovale an Ton aigu} il ne 
donuit d'autre nlaie 1 la coquille & au 
labyriathe, qne d'cmpécher les réHe- 
xioatiln fon. CifTerius a nié qu'il y eut 
tmair interne , &luiarubftituénant;rF; 
Isw les autrei anCeuri anciens ont fuivi 
tes fentimeiu , qui se méritent pu d'ê- 
tre réfntés. 
'esnonrellei découverte* detanato- 

^tontaugm 
U toù&imsi tl 



OUI 



l«7 



lepMntliwt yeux un orpae C compli* 
que qu'il hnt employer un tems confidc- 
rable , les recherche* le.i plus déÛcjtes 
& les plus affidues , pour connoitte les 
détours de cet organe. Après qu'on cft 
venu i bout d'en déterminer rufage gé. 
néral, lavoir, la perception du fon, on 
trouve de grande* difEcultés fur VtSuge 
particnlier de chaaue partie, ft finale. 
ment fur l'explication de ce phénomène 
embairalTant . je veux dire la fujirfiilii. 
iit/de l'oreille 1 recevoir desimpremoni 
agréables qui Ce ^nt en elle fuivant une 
proportion particulière. On peut donc 
ïflurer que ce fujet fervira d'occupation 
inftuâueufe aux litcles 1 TSnir, jnf- 
qu'il ce qu'il gltUi au Créateur d'introdui- 
re no) neveux dans le labyrinthe de cet 
orEine,& de leur en découvrir le myltere. 

Mais il Faut convenir qui , quoique 
l'indullrie humaine ne fufluè pas pour le 
dévoiler , ce qutf nous en favons fuffit 
pour nonsprouver la beauté de l'ouvra g« 
d'un excellent artifte , & pour exciter 
notre admiration. 

La perféâion de l'aTtille eft ûipérienrcr 
i eelle des ytux ; ce feni eft plut par- 
fait dant fon genre, que le fens de Ta 
vue ne t'eft dans lefien ; & même , com- 
me M. Auzout l'a jidi) rem^ripié, de 
tout le* feni il n'y a que l'oit» qui 
ju^ non-feulement de la diS'érence, 
mait encore de la quantité ft de la rai- 
fon de Ton objet En effet, l'eu» d illingue 
parfaitement toutes le> gradations des 
tons ; elle le* détermine , elle les (cnimet 
au calcul , elle en fait un art. Le* yeux 
ne peuvent nou; en dire autant de la 
lumière ; il* appcrqoivent en gros , & 
à.peu-pr£s , qu'une Inmiere , une coD- 
tcur cil pins on moins claire on foncée 
qu'une autre, Avoilàtonti ils ne pour- 
ront jamais déterminer la quantité de ee 
plus on moint. 

Il Faut encore convenir que let tra- 
vaux de not phyCcieni eut porté beau- 
coup de clarté pour l'intelligence de plu- 
fieurt phénomènes de l'on». Voici le* 
principaux dont on peut donner des ex- 
pLicationn certaine* on vriifemblthle*. 

1°- Si l'on applique le ceux de la 
main i l'oreille externe , de forte qu'il 
regarde le corps fonore, on entend beau- 
coup mieux, parce qu'atore onramatfe 
fluE de rayons : ainfi il doit fe Faire djnii 
0. cille une imiiii^Bion ptut focto. 



dt, Google 



i«8 



OUI 



a\ L'oreilte exterae Jtant eo^fie , on 
entend plus ilifBcilement ; «eh vient d( 
ce que l'entonnoir qui nmiIToit beau- 
coup lie rayons eft enlevé ; on pourroit 
fuppléer à ce défint par un tavau évàîi 
qu'on appiiqneroit au trou acili '~ 

3°. Si l'on prjfente obliquement U 
plan (le Voceille externe à un corpi fo- 
norc, en tournant la tite ven le côté 
oppoK I on entend beaucoup mieu] 
caure en eft , que le conduit auditif i 
che en-devant i ainfi, quand un tourne 
la tête , on reqoit direftcmeot les rayant 
{bnires. 

4°. Veuh eft beaucoup plus Ene quand 
en écoute la bouche itant ouverte ^ ce- 
la vient non-feulement lie ce que les vK 
brations de l'ait fc communiquent par la 
bouche '& far la trompe d'ÊufUchc à 
l'intérieur de l'oreille , nuis encore de 
ce que la charnière de la mJthoirc ip. 
pliquée contre le conduit de l'oreille, s'en 
cltiipe quand on ouvre U bouche, & par- 
la elle l^ilTece conduit pluslibrei quand 
la bouche elt fermée , la mïchoirc infé- 
tieuTc comprime un peu le conduit audi- 
tif î & empêche par-là qu'il n'y entre 
une auŒ grande quantité de rayons To- 
notes que lorfqu'elle eft ouverte. 

5°. Ponrqnoi entend -on dei bruits 
frurri^&pourqnoil'oaieeft-elleémounïe 
quand on foume , qu'on bâille , qu'on 
pRrIe 00 qu'on chante fnr un ton fort 
oi-'i3 ? Pirue que la trompe d'Ëuftache 
étniitcoraprinMgÂdiverfesreprires, l'air 
eft pouHë dans la caJQe du «mbour, & 
caufe des bruits fourds en tombantTur 
les corps qu'il rencontre. 

6°. n y a des (burds qui entendent 
quand on leur parle ï la bouche ; l'air 
communique alots Tes vibration! par la 
trompe d'Ëuftachc. 

7°, S'il arrive une obRruSion à cette 
trompe d'Euftiche , on devient fourd ; 
la raifon en ell évidente , parce que cette 
trompe étxnt bouchée , il fe ramalTe dans 
ta cainTc dn tambour des matières qui peu- 
vent éteindre le fon, & qui fortiroient lî 
cette ilTue ne leur étoit pai interdite. 

g". Si la membrane du tafnbour vient 
a fc rompre, (a furdité fuccede Quelque 
tempi aprè^. On en doit attribuer ta cnufe 
aux mnticre^ qui s'ïnt.'oduifcnt alors dans 
la osifTe, & aux impreflians de l'air ex- 
terne i outre !f;uc cette loembraBe lert à 



OUI 

transmettre i Voua de* vibntimt plm 
parfaites , & proportionnée) i cet organe. 

9°. FaïQUelle ouverture la Fumï'ed'un* 
pipe de tabac qu'on fume dans la bouche 
peut-ella fortir par les oreilles, comme 
on levoit dans quelques perTonsea? Cette 
Fumée entre alors par les trompes , & brt 
par le trou de Riviiini , qui Te trouve 
ouvert dans quelques fujets, au moyen 
duquel iti pourront encore éteindre nue 
bougie en faifantfortir de l'air par lecon^ 
duit de l'oreille. Ce trou fe rencontre à 
l'interruption dn cercle oiteui£ où t'at- 
tache la membrane du tambour. 

■e°. Quoique le fon ftappe les deux 
oreilles , on n'entend cependant mi'an 
fcnl fon égal & fans confuiion i c'eft par» 
ce que la fabrique de l'oreille par np- 
f art i l'organe immédiat de l'emt , eft 
entiétcment la même, toujours, entout 
temps , à tout ige , & que s'il y a qnel- 
que début naturel dans une oreille d'an 
côté, le même défaut fé trouve dans la 
même partie i l'autre oreille & au côté 
oppofé. Ce font les olifervations cnrieu- 
fes de Vallkva, qui méritent biend'êtr* 
véritiées i car fi î'anatomifle d'Jmola n« 
fe trompe point, fa découverte e& très- 

II*. Mai) comment entend-on eomm« 
limple, un fon qui eft évidemment infi- 
niment multiplié dans l'oreille , poif- 
que dans le canal de Vmit , comme dans 
une trompette , le lôii eft poufG & re- 
pouiTc une infinité de fois , & que ce- 
pendant l'ame fe repréfenté tout ces fbns 
comme n'en formant qu'un feul î 

La rairon qu'en donne M. Boerhaive , 
c'eft que l'oreille ne peut diftinguer tous 
tes échos ou tcfonnemens qu'im iâit iCd- 
Ire , bit en ^lant, Toit en jouant d« 
quelque înftrument oue ce folt, ^uce 
qu'on ne diftingue l'écho qu'à une cer- 
taine diftance. Quoique nous entendions 
diilinâement une fyllabe dans moins 
féconde', ce temps eft fort Ion» ^ 
comparé â la vrtefle du temps qui fe paÎTe 
entre le fun primitif & le fbn réfiecbi» 
elle eft telle uns doute , que b percep- 
tion du premier dure encore, quand g«1i« 
du fécond arrive , ce qui empêche l'iinv 

la diftinguer. Daic tous les réfonne- 

us du lùn primitif ne laideront ap. 
Iiercevoir qu'nn fon. Tous les corps qui 
ibnncnt harmoniqiiement au fon ptimi- 
lif , le joignent en un dans notre onill». 



dt, Google 



OUI 

«mt^a'îb font deDicmeeTpeee, & ne 
tifiiu^ueut pu Vilement, (ans qnni 
wma mrtoni le tnilheur d'entendre un 
mai oonibre de font diCcorduis , au 
lia /nn feuL 

»*. D*oà Tient la jcrande coinmiinica- 
itB qn'il y a entre Veuit & is parole? 
hr b oorréTpandance de la portion dure 
il Bcrf auditif avec les bnnchet de h 
ôaToienic paire , qui fe inih}biie aux 
mtiet «pu fervent a foroiei Se i modi- 
itrh Toi«. 

I}*. D'où viennent les tintement , lei 
Ukmtms & bruits confi» qui fe (ont 
^d^nelbn daiu l'oreille ? Ils viennent 
àinaUdiet de cet oi^ane , □□ de< ma- 
iëti dn cerveau, qui produifent un 
■evetneat irr^snlier & d^réeté des eC 
fritt, &qui ébranlent les nens .auditif. 

14*. Le bonrdonnement qu'on fent 
W^a'on fe bouche Im oreilles i-t-il la 
itee eaafe ? Non , il vient liu frottv 
■nt de 1« main , de Ea compreUîon qui 
^■^ la peau & les£art)Uj;eg , lerqueli 
ttnt élaftmiKs , eanlent uu ébranlement 
éms l'oreitie; la vertu du reiFort de l'ur 
tiftiré peut encore j contribuer , & for- 
ma par fes réBexioni ua Ton qui devient 
faiGble, à canfe de la proximité & de 
liMatÎBiiité des parties qn'U frappe. 

iç*. Quand la matière cérumineufe 
Matàboacher li conduit auditif exter- 
ne, an devient ftmrd , parce que l'air 
Bc jmit pas communiquer Tes vibrations 
Knieurement. De même, s'ilTeramaC- 
Int det Uqueiiri épaiiTes dans la caifTe 
èa tinboar, les vibrations de l'air ne 

Crra'ent pas fe communiquer par les 
trei : alors & l'on faifoit quelqu'in- 
jtSMm par ta trompe , on ponrroit^'en- 
krer cette matière ; mai* en tentant ce 
Mren, ît fâutqtie ccfoitpirlenez. 

ir. O'oh vient que certains fourJsen- 
tt*dcnt beaucoup mtenx quand on leur 
putepar-deSTos la tlte ? Cefl qn'apparim- 
Mnt tant le crâne étant branlé , les os 
ritirenx & tout les antres le font aulli 
facceffirement. 

17°. Pourquoi entenil-on mleni la bon. 
cbe onverte & en retenant fon haleine , 
faret que la nature a d^voitt i tont le 
aoode ? Parce que d'un cdté l'air oom- 
Doaïque fn vibrations i l'orj^fane an~ 
liiiFparla trompe d'Eullache, & que de 
Ttgtre cdt^ , en reteftant notre haleine , 

«unnpéciioj» çu'un torrcntd'air n'en- 



OUI 



«9 



tre avecbmit dans la trompe, ft ne pout 
fc en-dehoTs 11 membrane du tympan. 

Mais la fenfation de Voaù peut être lé- 
lïe de différentes manières , dans foa 
augmentation. Si diminution, fa dépra- 
vation & (a deltruâion. JMontrons en 
Feu de mot) comment ces accidens de 
organe de Veuit peuvent arriver. 
Dans certaines maladies tifs.ftiguêt 
du cerveau , des nerfs , Act membranei, 
l'extrime tenCon de ces parties fait que , 
le moindre fon affcâc li vivement le cer- 
veau qu'il en réfulte quelquefoji des mou- 
veraens convulfils. Ce geji:c de mil fe 
nomme ntjt aigui. 



ment à là grandeur . 
me mil dans or ce mal prccedc de ptu- 
fieurscaufes d'une nature fbil dîSërcnte, 
qu'il eft facile d'cxporer par l'énurfiéra- 
tion des divers lieux nffeflés , tels que 
l'oreille externe , trop piate ou emportée ; 
le conduit auditif trop droit, étroit, 
obftnié par une tumeur queico^i^ie, par 
des infcAes , par de* ordures , par du pn<, 
par la matière cérumineufe épaillieila 
membrane du tympan léfée, lâche, dc- 
'venueépaitre, drnfe, calleiife, par l'ad- 
hérence d'une crante fon^enie; la cou- 
che interne remplie d'ichorofité, de pus, 
de pituite i le canal d'Euftache empLhé 
ou obftrué { les otTelets détachés , &qui 
fortent quelquefois par le conduit de 
Veuit, quand U petûe membrane qui les 
lie tombe en fnppuraiion , comme il ar- 
rive après de cruelles douleurs inflam- 
matoires de l'oreille externe , ou l'abfcn- 
ce de) olTetets, par défaut de conforma- 
tion ; par le deflïchement , le relSche- 
tnent, l'épaif&frement , l'inondation, la 
trop grande tenfion , la corruption, l'é- 
rorian,rendurGiflement de la petite meM' 
brane de la fenêtre ronde & ovale ; par 
diffèrens vices du veftibule, du labyiin- 
the du \mv;on , des conduits de l'os pé- 
treux , comme l'inflammation , l'obl- 
truftion , la paralyse , & les effets qui 
peuvent s'cnfnivre ; enfin par la mauvai- 
le ftruâiire de ces parties , & tout ce qui , 
gène la portion molle du nerf auditif. 
depuis fon entrée dans l'os pt'trettx jut 
qu'à (on origine dans ta moelle dn cer- 
vesn , comme l'inflammation , les tu- 
meurs , la fbnflion du cerveau léféc , & 
plulkurs auQrei naux : on confit dL- 



i:, Google 



170 OUI 

f mt te dAiil 1« pen d'etpértaee ie gaitit 
les DiMis dont il s'agit. 
' l'ooiV t'altère encore pirlet tIki de 
l'iîr externe , fur-tout par l'aîr humide 
& D^baleux , on parce que l'air interne 
pe peut entrer ni Sortir librement. ' 
ce qni nuit priocipalement Ici , ce 
let maladies de ces artériolei qui ram- 
pent fur les petites membranes dtlperréei 
dans tout l'oTgine de l'suU : de-là on 
comprend fiicilement l'origine drt tinte- 
mens, des fonc ^avei, des f choi , des 



Enfin fi tous ces vices aoçmenteat & 
perfiftent long-temps on devient tout-i- 
tâit fourd, & en conf^quence on ne lait 
point parler , on on l'oublie. La caufe 
de ce mal elî fouvcnt la concrétion de 
b trompe d'Euflache. 

Voili tout ce qui regarde 1* fenE 

de r«uiV & b lelîan dans l'homme : le 
■Iftaîl de cet organe dans les bites nous 
conduiroit trmi loin ; c'cft aflez , pour 
trouver la dinérence , de remarquer <riu 
la Ttule couverture extérieure de l'or- 
fant de l'ame eft diSërente dans le« di- 
verCes clalTes d'animaux : jugez ce tjne 
ce doit être des parties Internes ! Les 
taupes qui font enterrées toute leur vie , 
n'ont puint le conduit de l'oreille ouvert 
à l'u-dinaire ; car pour empicher U terre 
d'y entrer , elles l'ont htmé par la peau 
qni leur couvre la tête & qni fe peut on- 
vrir & fermer en fe dilatant on en s'é- 
trécilTant PIuGeurs animauK ont ce trou 
abinlument bonchi! , comme la tortue, 
le caméléon , & la plupart des poiflons. 
Il 7 n une efpece de baleine qui ne l'a 
pas htméi mais cite a cette ouverture 
fur les épaules. Frefque tous les ani- 
maux i quatre pieds ont oe trou ouvert 
par des oreilles lonsues & mobiles, qu'Hs 
lèvent & tournent du eâté d'oit vient le 
bruit Quelqnes-uns ont les oralles plus 
courtes, quoique mobiles, comme le» 
lions, les titres, les léopards. D'autres, 
comme le linge, le porc-épic, les ont 
applities contre U tétei d'autres n'out 
pas du tout d'oreilles externes, comme 
le veau marin , & toutes les efpeces de 
lélirdi & de ferpens. D'autres ont le 
tronconvertfeulement, ou de poils com- 
me l'homme, ou de plumes comme les 
oifeaux : enfin il * en a peu, comme 
"outarde, le caTuel, le poulet d'Inde, 



OUI 

la mAÀnli en ptatule, mi l'aintd£> 

eéUVtZt-X £t etirvaUcr Di JAVCOUIT.) 

Otfervatieni ie M. le laran de Ralkrfof 

la manjm Aottt le/m agit fur [argmit 

it fouie , ^fur Ui'ftreifthat qu'Ù ex- 

citt dam [amt. 

L'organe extérieur de i'euit, dît-il, 

Earolt être &it pour la perception det 
>ns qui viennent de loin : les fons qni 
naiflent fdrt près dn cerveau , n'out pac 
befoin de cet organe ponr !tre apperi^s. 
Les fons qui Frappent immédiatement le 
CTÏne I fe fout entendre fans le fccoura 
de l'organe extérieur , St malgié fa def- 
truâion. Les fourds entendent le iba 
d'un homme qni parle en tenant à la bou- 
che unblton.dont le fourd tient l'autre 
extrémité entre les dents. On Te {nt de 
cet artifice pour faire entendre les fourds : 
il eft néccflâire que le fonrd lé ferve de* 
dents pour faiHr le bâton. Les fourdt 
entendent les mots que l'ont prononct 
au-dclTui de leur tète. 

Il n'en eil pas de mime devions qui 
viennent du lointain. Pour les entendre , 
il tant que l'air ébranlé puiflê, par le 
conduit de Vêtit, frai>pec )a membrane 
d a tambour. Cet {bns peuvent être coit- 
Gdéréi comme des lignes : en frappant 
le cône cartilagineux de VoreiUe des qua- 
drupèdes, ils fc eorc. -Tirent par bi ré- 
flexion, & font reçut dans le conduit. 
Dans l'homme, l'oreille eft pins nne, 
& parcenféquent plusélaftiqnetcarlea 

Eoils ne peuvent que fufFoouer en partie 
^ Ton dans les bttes. Cette oreille lilTa 
a des éminences dans refpece humaine 
éï des cavités. Boerbaave aflùroit qu'il 
«voit dans un fnjet tiré des lignes lie 
réfleiioB égales aux lignes d'inciden«e , 
& que tontes ces lignes avoknt mbonti 
- 1 conduit de I'bwV. 

Les animaux fxvent donner du mon- 
vement î leurs oreilles , ils en tournent 
U partie concave contre l'endroit dont 
partent les fons qui les intéreiTent. C'eft 
un grand avantage, dont l'homme eft 
privé. Il l'imite en tenant la main der- 
rière l'oreille, & en réflechUTint contre 
le conduit les fons qui viennent dex corps 
placés devant fun vifage : il ^it plus en- 
core, il met il la place de la sn>in un 
cornet dont l'ample entonnoir reçoit les 
Ions , & dont le tuyau eft appliqué ■* 
coodoit 



dt, Google 



OUI 

Il nfnre ^lafUque il« ronâtte ft <ty 
tMdsh augmente les fon«, en lo lé' 
•ccUfbot 

Le OHiiait de l'oreille mené 1 U n 
kaieda tiin1>our.*Poar qu'on entende, 
-il &iit v" ^ conduit loit Ubie. Dei 
fào;oèléi dins ce conduit, une mem- 
feue prftenuturellï , l'humeur eéru- 
maeafe, accumulée & épaiOie, détrui- 

Qa objeâe contre cet Faîti G fimples 
& £ aniltiplïés, lei exempUi de diSëreni 
iMmes i qui des bleBureE oo des «b- 
cb (Tment détroit la menbrine du tam- 
Îht, dont les oSelets même étuient 
latiiiie l'oreille , & qni cependant n'ont 
fu perJn VouU. 1,'expérience ■ été faite 
ntc le même fuccjs fur det animaux 
linat. J'ai vu tnai.tDine on enfant 
fcdre le marteau & l'enclume pat du 
éch,& toa&rvetVoiiit, dn moîaï pen- 
te quelques mois 

Comme le conduit de l'ctàt eft on pea 
Irta, & qu'il aboutit i une membrane 
tnièmeiiient élaftique, crenrée en for- 
me de côa:, Ict fons doivent (é icnfor- 
or par let réEexiont , & Se concentrer 
à b fin dant la pointe de ce cAne, Le 
tMJnitanneref&mblance naturelle avec 
rornlle de Denis, courbée enforme d'une 
K coDchée , dans laquelle les Tons fe 
■«kîplient encore de nos joun, & qui , 
4a temps du tyran , Te congjDtroient daiu 
D canal étroit qni menoit i fa chambre. 

Le* mafcles des olTelets de l'sait pa- 
i»Ent devoir tendre la membrane ou 
h rrilcher. On croit allez générale- 
WBt, qn'an premier aveitilTement d'un 
bniît encore conFn* ■ l'ame , qui Ibiibute 
de diftiaKaer plot .exaAement ce fou , 
bit ^r le tenfeur de laciiflè, & qat 
tt mntele tirant en-dedant la membrane 
(cMTn OkeillS ) , aagmcnte (b ten- 
Mo. li eft moins probable qu'il y ait 
de* «Tganei ponr reltcher cette mem- 
knne. La Dinfdet que l'on a ctti lervir 
à ce bot, n'exifient pas. 

On a lencbéri fur cette Mée. Comme 
ieox corpc , dont les ofcilUtioai (ont 
1(1 nêmef dans un temps donné, réfon- 
nent par fympatbie mieux que d'sutres 
eorpi, on a cru que la membrane du 
tsmboDr fe tendoit pour b mettre à 
1*001000 des liiDt les plut aigni, & fe 
tdlcbiiit pour fe rapprocher des corps 
im la bnt ctoient graves. Fat ce 



OUI 



>7r 



moTea on'fnppore nue cette inerabrsne, 
en imitant les ofciiUtions des corps fo- 
nares , les tranfînet avec plus de Force 
à l'oreille intérieur. L'oreille aoroit i- 
pen-près le même avantage que P«il , 
dont lï prunelle fe ferme à la lumière 
trop forte & l'onvre i la lumière fiiihle. 
Cette conjeélitre ingénieufe n'a pax encore 
été appuyée pu des expériences. 

Le marteau, qui paroit tendre la Diem- 
brane do tambour, doit être frappé dans 
fon manche, quanJ cette membrane eft 
pouflée en-dedans pir l'air chargé de 
fon. Cette feroufle doit s'imprimer \ la 
tète du marteau , i l'enclamc , i l'étrjer. 
Elle doit forcer le dernier de ces os i 
entrer nias avant dint la fenêtre ovale. 
Le mulcle de l'étrier fait i-peu-prês If 
mime effet. - 

Il ell bien naturel de croire que cet 
aSbrtiment ingénitux d'oITelets ne doit 
pas être Ikns delTein i que leur Dtéfence 
dans Its animeux doués du Icns ee Vmie, 
& leur abfence dans cenx qui pamiOTent 
privé.': de ce fcns, femblent indiaiicr ta 
néceflité d'une fuite d'olîclets qui de la 
membrane du tambour tranCnettcnt les 
ofci Hâtions au veftibule. 

Un antre chemin par lequel l'air char, 
gé des ofcitlalioni fonores, peut péné- 
trer jnfq n'a l'organe de l'oiue. c'eft la 
trompe d'Eaftache. Elle paroit même , 
dans les quadrupèdes 1 fang Ftoîil, être 
lechemin principal des fons. Sans l'hom- 
me même on tient U bouche ouverte & 
l'on fufpend la' rerpimtion , quand on 
foubaitede ae rien perdre des fons. Les 
obftruAions & les autres miiadiet de 
cette trompe détniifent également \'e»it, 
& de9> chirurjjiens modernes ont guérî 
la furdité en injeâant dans la trompe 
des décodions mondîfiantes. On n'infpirf 
pas , pendant qne l'on écoute avec Btten> 
tion , pour que l'air n'entre ius avec trop 
de (rirce dans la caiife , car dans le bïille- 
ment cet air détruit la perception det 
fons. 

La trompe peut fervir encore ) renon- 
veller l'air delacaifl'e, & à empêcher la 
corruption. Elle peut auffi fervir de dé- 
bouché i b muoolîté, qui quelquefois 
r'amaOecn trop grande quantité dam la 
caiOe. 

De la ciiflè , les tremblement fonores 
ont deux chemins à prendre pour ébranler 
les organe* immédiats de ty«uit, La 



dt, Google 



jyi 



OUI 



fenêtre rnade patoit le moins propreponr 
l'ouir diftinâe, elle n'a point dwdets 
pour II frapper i ce n'eft qne l'air qui 
peot a^r Tut elle , & cet air de la callTe 
n'efi fouTenCpu dans un e'tu bien libre 
pour ofcilter ; la caiflc tft tt^s* Couvent 
lenialie d'uae bumiditJ touge & vifqueu- 
fe. Cette Fenêtre ne répond pas direâe- 
ment d'ailleurs i la membrane du tam- 
bour ; elle en ed réparée par l'fminence 
qu'on appelle le fremoatairi. Il eft vrai 
que, dans l'adulte , elle répond plus di- 
rèâcment i la membrane de la cailTej 
& un anatomJfle maJccue it remarqué 



K fêmi- circulaires font plut petih;. 
Elu parole donc compenfer en quelque 
liianiere ce que Vaiiii ponrroit perdre pat 
la diminution de la nnâion de cet ca- 
naux. Elle fupptée apparemment eu pat- 
tic h la perte de la membrane de la caiflc 
& àei oITelets. 

Ce que noû^ avons dit fur fauii des 
foiitds, f^tvoir que les trcmbleniios 
fonoret Te communiquent avec le plus 
de force par des corps fotiJes & con- 
tinués. Ceft l'avanta^ dont jouit la fe- 
nêtre ovale qui reçoit l'imprelSon des 
fons par le moyen des oflelets de l'oiuV, 
& qui (a reçoit plus firte , lorfque le 
mufcle de l'étrier s'enfonce en même 
temps dans la Fenêtre. Ce mouvement 
n'eft pas ^and • mais dans un or^ne 
auCG fin que celui de l'oine , le quart d'une 
ligne ^t nn grand effet. Nous allons 
k voir, 

L'imprelTion de l'étrier Fut la Fenêtre 
ovale, agit Fur la moelle nervenre du 
veftibnte, on immédiatement, ou parle 
moyen de l'air interne qui environne 
cette pulpe. Det auteurs modernes Fubfti- 
tuent i l'air un* humidité conttante qui 
remplît le vuide dn vefÛbule , des ca- 
naux fémi-circulairct, & même dn lima- 
çon. 

L'eau tranfmet fans doute le fan, elle 
lem(i.lifio& le rend pins doux. Frappéu 
pat l'ait Se pat l'étriet, elle poutroit, 
dure comme elle eft , porter l'impreflion 

Qu'elle auroit rttpte , a la pulpe Fenlible 
u vellibule & la comprimer ; mais cette 
eau n'eit peut-être pas encore aiTez avc- 
lée. Je l'ai vue i la vérité , mats er 
petite quantité , dans les canaux féml- 
citcubirei fur- tout , & dani te limaçon. 



OUI 

Elle ne paroit ftte que la rafienr coif 
déniée que l'on trouve par-tout dans le 
coTçt humain , où une membrane eft ex- 
poue à un Frottement 

L'air a un libre actes an veftibule pat 

la fenêtre ovale , qu'aucuv meKnbtane 

ferme; mais cet air doit perdre, par 

vapeur dont nous venons d'adopter 

l'exiftcnce , nne grande partie de fon 

élafticité & df fi propriété d'oFciller. 

Je croirois cependant aflez que, les 

maux fémi'ciiculaires & le Umaçoa 
«'tant remplis d'air, cet ait porte à Ix 
pulpeFenUblel'imprefEondesofcillations 
de l'ait extérieur. 

L'oreille interne ejlairnrémentrorgaiie 
de Vouk, puiFque ce Stm fublifte (ans In 
membrane du tambour & Fans les oQe- 
lets ) mais cette oreille interne a trois 
provinces : le veftibule , les trois canattx 
& le limaçon. Le veliihule a Fa pulpe 
netveuFei mais il n'eft pas probable qne 
la Kmâarc admirable du limaçon & des 
trois canaux Foit Fans utilité : elle le fe- 
rait, fi le veftibule FnfRFoit pour l'euV. 
Cet organe eit-il dans les canaux fémi* 
circulaires ? S'il étoit bien avéré que les 
poifFons jonilTent du Fent de l'exir , In 

S ueftion Feroitptefquc décidée. LespoiT- 
)ns à Fang'Frotd n'ayant point de Itntn- 
qon ft point d'ofTeleta , mais avant des 
canaux Fémi-ciicu)aires ; les oileanx en- 
core ayant des oflelets & des canaux , 
mais {ans véritable limaçon, il patoi- 
ttoit que toutes les claires d'animaux 
doués de Vouit, auroient ces canaux, 
idrupedes Feuls Feroient 
laqon. Mais les oiFeaux 
ayant bien Fûrcment Ymii très -fine & 
tfèt-miificale , & les poifbns , dans cette 
fuppoGtion , entendant lîuis limaçon & 
Fans oflelets, il ne tefteroit que ces ca- 
naux pour être l'organe de Vente. On y 
Bjouteroit que les ferpent qui certaine- 
ment n'ont qu'une euit fort obtuFe , man- 
Ïuent de ces canaux. On n dit eo leur 
iveur encore, qu'ils Font compoFés de 
deux canes , & qn'on peut y concevoir 
nne infinité de diamètres déeroiffans. 

On ne manque cependant pas de re- 
plîfuei. Les canaux Fémi-circulaitesFont 
quclquefais cylindriques i leurs nerfs ne 
font pas alTez connus encore. Les poif- 
fons & les oifcaus ont un ot^ne afTex 
analogue au limaçon. Les polflbns ont un 
ùc membnmeus, dans lequel la paitie 



: que les ana 
)ués d'un fim 



dt, Google 



OUI 

mSc de I2 feptieme pure cnroùc do 
bmihes dont les loogueun décroifletit 
praportionaelle'neiit.ï^soilcaniontune 
bùtii deux loges analogue au lioixqon , 
mis «ni a'eA pas encore bien coiuiue. 
1) bcjutc de la Ibuâurc du lima^n 
iuB 1k quadrupèdes, ne permet prefq ne 
pi de fe lefufèr i y placer l'organe 
iiiocipat de I'cmjV. 11 m très-naturel que 
les (bu étant infiniment diffi-rens , & 
Ici pins graves & continuant par dui 
^Kts imperceptibles aux plni ai^s , 
il ti conrer.able qu'il ; ait dansl'oT- 
fue Je Veitie des cordei de différentes 
M^ueun , qui puiflent étte harmonî- 
fm avec ces dioercns fous; Comme la 
catide la plus courte donne les fans les 

tî aigtu , & la corde la plus longue 
Ibni les plos gravei, ildevruit, à ce 
eparoit , y avoir dam l'orgnne de 
r, dci corJes de difiëreiitcs longueU's, 
& :rèt - cuurtes , & d'autrees qui, par 
vt dëgraJaiion imperceptible , devinf- 
bat plus Langues. Cette fttnâure exifte 
dan le lïmaifuii : il y a lalamefpirale, 
iaiA ta plut grande longueur «l a fa 
bife, & dont les loiigueurs diminuent 
impetceptiblement iufqu'à lapobte. On 
peut la regarder coietil- un triangle 
teâangle conp^ par une in&jiité de lignes 
Mtallffes, dont la plus longue eft la bafe, 
ft dont ta plus courte eft la pointe. La ùer- 
BîTe fera i l'uniffon avec les Ions les plus 
ùpa, la bafe a\'ec le fonlepluc grave. 
Qeotque Us cordes du Umai^oa foient trjs- 
CMinc* , il fcfHt pour les leadre uiù- 
bBe$, qu'elle! faient dans une ptopor- 
tka liJnple , double , qiudriiple , des cor- 
des fpnores extérieures. Ce ne font pas 
ta ilets du nerf mou qui , différemment 
km^ , font des orcillatioDS harmoniques 
a^vec ies corps fbnores ; les nerEs ne trem 
blent & n'ofcillent point i mais ce font 
la blet* oHeux de la Urne fpirale qui 
ofdlkut , & Jiui ^"Qt d'une înEnité de 
longneurt diflcreRCes , tendent le même 
nombre tl'urdllatîons dans DO temps don- 
ne, que le corps funore. 
, Q me pkioit probable CDCore que toute 
ToteïUe interne , on bien ce qu'on ap- 
pelle Je UbyTinihe , eft l'or"ane de Vetiii , 
ftje n'en exclus ni le veftibiile, ni les 
raoïiixKmi-cireiilaires} nuis il me lim- 
lile que la perfecî'On du feni eft dans le 
Wçon. Cet Lir^anc étant placé dans le 



OUI 



«73 



ieme paite a'j entrant pas, je ne voit 
1RS qu'il contribue immédiatement au 
ens de l'uuie. Alais comme il donne des 
branches luji mufcl» du marteau & i 
celui de l'ctrier , & que fani doute cet 
.ulcles fervent à la per^âion du fcBs, 
ue piroit pas douteux que le nerf dut 
'ï contribue , quoique moins immédia. 
:ment. On ne peut pas fe refuler non 
, lus de lui reconnoitre un pouvoir de 
communiquer les impreflïons des ibni i 
d'autres netfi. On fait que les dcntt font 
agacées par des fons aigus. Ce phéno- 
mène paroi t l'expliquer oatuTellement 
par l'infertion de la corde du tympan 
dans le nerf de la cinquiente paire. 

Pttur le nerf récurrent qui devoit fiute 
le tonr des canaux fémi-circulaires & de« 
échelles du limaçon pour retourner dans 
le crâue &, dans le cerveau, ce qu'il j a 
de vrai dans cette delcription, fe borne 
à la eomtnunicatiou du nerf ptérygoïdien 
avec la partie dure de la Teptieme paire. 
On n'entend qu'un Ton par les deux 
oreilles , parce que l'ame ne diftingue 
pas des fenfations trop femblables, & qu* 
celle d'une oreille eft femblable i celle 
de l'autre. Que fi l'une des oreilles a le 
nerf moins tendu & la fenfation moins 
forte, il pareil que l'ame n'apperqoit que 
celle qui l'eft davantage. 

Le plaifir-que l'on fent dans la mnfi- 
qne , ■& dans une certaine fucccffion de 
Tons , a elé attribué de nos jou'i i ta 
fimplicité du rapport des nombres dei 
orcillations d'un foii , avec celle du fon 
qui l'a précédé. Le rapport le plu» ûm- 
ple eft iau» doute de deux k un ; c'eft 
la railbn des ofcillations d'une oflave 1 
l'autre. Les railbns limplei de deux k 
trois , ft de 1 rois à quatre , plaifent plua 
à l'ame que les raifons exprimées pardt 
plus grands nombres, comme de fix i 
tepti & la facilité qu'elle trouve à dif- 
tinguer cette raîTon , fait le plaifir dé 

Il ne m'* jamais paru probable qné 
r>me compte le nombre des ofciliatîont; 
elle frroit accablée de leur vltefle dans 
les fonsai^usi les plus grands muficiem 
ont ignore ces nombres , dans le tents 
même qu'ils compofoient la mufique la 
plus touchame. Il en eltde même de la 
perception de l'ordre dans lequel fe fui- 
vent des ton» graves & aigos ; set ordia 



dt, Google 



"7+ 



OUI 



«'cft nicoie connu que dtt mithémi^ 

Il y aplai: les pins ^ndi ma&cîeiis 
ae conviendront pas £e cette Tup^iiorité 
dnni !> fiicocfTion des fons^ Uoiit les ofcil- 
latioiM, Ibnt ilans ane raîion fimple. Ili 
■ITureiit que la pertVAioa de la mufique 
demanJe iIm proportions très - difEdles 
isns cet ardlkcionc , & que d'aillciits la 
quinte & les autrei accords dc Tont pas 
cxaâeiiicot cuporés par ces nombres Im- 
pies de deux k trois. Il paroittoit jloiK 
qu'à la vérité, en général , let accords 
exprimés rar des nombres liinplcs font 
plus atréablcs , miis qu'on ignore encore 
tacaule qui les rend agréables. Les belles 
couleurs deTiris ou du ptifms fontagi^r 
blcs 1 l'œil, fajis qu'on connoilTe H taifo. 
pour laquelle l'ainBUiprtftreà d'autre 
couleurs que le prifine ne Funrnit pas. 

Les cfiets de la mulique fur l'humeur 
des liommes oc font peut-être pas tout 
luffi merveilleux que les feiroieM les an- 
ciens i ils font cependant confirmés par 
l'expérience. Us produifent dans l'ame 
la joie , la triltcfle , te coura^, la tran- 

Joillité. Il paroit probable -{u'ils pro- 
uifent ces effets par l'alTociation de nos 
idées I parce que des fons que naturelle- 
ment l'homme produit dans la triftefle, 
lanimeiit des idées triftes , comme le 
fait la vue d'un habit Si d'un portrait 
d'une perTonne morte qu'on a aimée. 
Dci tons vifs font des fignts dline paf- 
fion vive i ils rappellent dan\ l'ame des 
Haffions de la même efpcce. ( JI. D. G. ) 
Ouïes, leht., organe* des paiflbnt, 
qui leur fervent de poumons. Ce qui fe 

Iréfente i l'examen , c'eft leur Itruâure, 
1 diftiibntioD de leurs vaiOèaux, & les 
ufages de ces parties. 

Let recberchesdontnous liions rendre 
compte font du célèbre M. du Verney , 
qui en Ct part i l'académie au commen- 
cement de ce fiecle. Il les t fait fur ta 
carpe. La charpente des amtt eft com- 
pofée de quatre côtei de chaqne c6té, 
nui fe nieovent tant fut elles-mêmes en 
»ou»rant & fe reflèrrant , qu'à l'égard 
de leurs deux appuis , fupétieur & in- 
férieur , en s'écaitint de l'un & de l'au- 
tre, & en s'en rappruchaut Le cûté 
•DDvexe de part & d'autre cft chargé 
fiiT les bords Je deux efpecc* de feuil- 
lets , chacun defqueis eft compofé d'un 
nnj de taauet étioltM^tansées s leifics 



OUI 

l'une contre l'autre , qui fonnent conme 

autant de barbes ou Franges , femblables' 
à celles d'une plume i écrite, & refont 
ces franges qu'on peut appeUer propre- 
ment U fcuman dts pcifim. Voilà one- 
fituation de partie fort extraordinaire Se 
fort linguliere. La poitrine eft dans la 
bouche auffi bien que le poumon : Ici 
cotes portent le poumon, & l'animal 
rcfpire l'eau : les extrémités de ces côie> 
qui regardent la gorge, font jointes ett- 
lemble par plufieurs petits os qui for- 
ment une efpece de flernum , enfotte 
néanmoins que los cotes ont un jeu beau- 
coup plus libre fur ce fternum , & peu- 
vent s'écarter l'une de l'autre buaucoup 
plus tacitement que celles de l'homme , 
& que ce fternum peut être foulevé Se 
abaillé. Les autrei extrémités qui regar- 
dent la bafe du crâne , fout aulG jointes 
par quelques offclets qui s'articulent avec 
"e mcme bafe , & qui peuvent s'en 
gner ou s'en approcher. Chaque çéxé 
comporé de deux picees jointes par 
cartilage fort fouplc , qui elt dans 
chacune de fes parties , ce que les char- 
nières font dans les ouvrages des arCi- 
dus i chacune des. lames , dont les feoil- 
lets font comporés , a la figure du fer 
"""" fauic, &â (anaiiTanceelleatomme 
ed on talon qui ne polè que par 
Jitrémité fur le bbrd de la cote. 
Chacun de ces Feuillets eft comporé de 
>ÎS lames i ainG les feizo contiennent 
8«40 furfaccs , & les deux furfiices de 
chaque lame font revêtues dans toute 
leur étendue d'une membrane très-fine> 
fur lefquelles fe font lei ramiScationsi 
prefijue innombrables des vaiflèaux ca-- 
pillaires de ces fortes de poumons : il y 
a 4S mufcles employés au mouvement 
de ces cjtes , $ qui en dilatent l'inter. 
valle , itf qui les telferrent , tf qui 1« 
élargifTent , le centre de chaque côte , 
Il qui les rétrécift'enC , & qui en même 
tems abaifl'ent le fternum > & 4 qui le 
foule vent. 

Les tidts ont une large ouverttfre tôt 

laquelle eft pofé un couvercle compoQ 

'~ pluHeurs pièces d'ilfemblage , qui a 

néme nfage que le panneau d'un foof. 

, & chaque conveiclc eft formé avec 

tel artihce qu'en s'écartint l'un de 

l'autre , ils fe voijteut en-dehors , pouc 

augmenter la capacité de la bouche * 

taadû qu'une de leuis pièces qui joue 



dt, Google 



OCI 

■fan; e^ce <le gtnoa, ûeniîemiet 
Irt aiTertitrcs det eiâri , & ne lu obï" 
fK MOT damier jpaflàgc i t'eaii que I' 
mai 1 refpiré , ce qui fe bit dans 
ttm \ae le cauvercle s'ablC ft Ce lef- 
tan : il y 1 deux raurclet qui fervent i 
bakrcr U couvercle , & tioji qai fcr- 
TCK 1 l'abattre & à le reflètrcr. Ou 
mat lie dire que rafTembtage oui com- 
fok 11 charpente des couverclei , les 
leaJ capables àe fe voûter m • dfhors i 
"■ lî xeHe plus qne deux clrconftances 



teUtas de U got^^i ^ P''^ "* ^"itail 
faille çetite« lames d'oi , pour (crvir , 
nié déployant , i la dilatation de I* 
jfo^ dani l'ïnrpïration de l'eau : la fe- 
onJe, qne chaque couvercle ttt revêtu 

e-Je^r* & par-Jedans d'une peia qui 
ell Fort Bclbérente. Cet deux peaux 
i^mSint enfeinble , fe prolongent lu- 
ddl de la circonFfrence du cuuverete 
foiTiron deux il troii lignes , & vont 
tnimis en diminuant d'^pailTeur. Ce 
projuigeaient elt beaucoup plus ample 
TCn la gor^ 4ue vers le haut de la 
Htt. Il elt flttrèDieDient fonple pour 
i^anlîtner plus eKaâement i l'onver- 
ttrefitr laquelle il porte, 6 pour U tenir 
{craie »a premier «(ment dt U dilita- 
iia de U bouche pour la rerpitatîon. 

L'utere qui fort du canr (c dilate de 
nile uantere, qu'elle en couvre tonte 
h baie. Ënfulte fe r^tr^cilTant peu - i- 

S, die forme une efpece de cûne. A 
droit oà elle efl ainfi di^tce , rile eft 
IKjk en -dedans de plnneurs colonnes 
<temes qu'on peut coniïdérer comme 
«Ant de mufclcs qui (ont de cet endroit 
It faorta ud fécond cceur , ou du moins 
•■■laL un fécond ventricule , lequel 
jai^Baot là compreffîon i celle du cœur, 
J«sUe la force ne'ccdkire à la diihibu- 
rion (ta ùas; pour la cïrmlation. Cette 
mm montant par l'intervalle ^ue les 
«nri laifTent entre elles , jette vis-i-vis 
it chaque paire dt cotes <1c chaque câti 
ime frôQe branche qni eft couchée dans 
la sonttierc creufée fnr U furfate nti- 
rienrede chaqne cdte, S: qui s'étend le 
bngde cette gouttière d'nnc extrémité 
1 Tiutra du {«uillet : voili tout le eoun 
le l'aorte dans ce genre d'animaux i 
tiaitc, qui dans les autres animaux porte 
ifùat "" centra à U cinouftience dt 



OUI ,7V 

tout 1< corçs , ne patcourt de chemin 
dans ceux-ci que depuis le caur juïqn'i 
l'extrémité des ovt«i , oà elle Eoit. Cette 



de la côte ) la grolTe branche fe termine 
à rextrémité de la cote, & les rameaux 
finiffent à l'extrémité des lames , aux- 
quelles chacun d'eux fe diftribue. Pour 
peu que l'on fait Inftruit de k circul^ 
tion et des vaifleaui oai y furvent, on 
fera en peine de favofr pat quels autres 
vniireauion a trouvé un expédient pour 
animer & nourrir tout le corps , depuis 
te bout d'en-bas des oïdti jufqu'â l'extré- 
mité de la queue : cet expédient paroi- 
tra clairement . dit qu'on aura conduit 
le fang jufqu'i l'extrémité des mùts. 
Chaque rameau d'titcrci inonte le ton; 
du bord intérieur de chaque lame des 
deux feuillets pofée fur chaque côt^ , 
c'cfUi-dirc le long des deux tranchaoi 
des lames qui le regardent. Ces deux ra- 
meaux s'sDoucbeut au milieu de leur 
longneuri & continuant leur route, par- 
viennent i la pointe de ehnqne lame. 
Ll chaque rameau de l'extrémité de l'ar- 
tère trouve l'embonchurc d'une veîn;; ' 
St ces deux embouchures , appliquées 
l'une ) l'autre immédiatement, ne fai- . 
(ani qu'un même canal, malgré la iEJfFé<- 
rente conGftance des deux vailTcaux, la 
veine s'abit fur le tranchant extérieur 
de chaque lame, & parvenues au bw 
de la lime, elle verfe foabng dans un 
^os vaiffeau véneux, couché prêide U 
branche d'artère dan; toute l'étendue de 
la gouttière de la cAie ; mais ce n'cft pst 
feulement par cet aboucbement immé- 
diat des deux extrémités de l'artère & 
de la veine , que l'artère fe décharge 
dans la veine ; c'eft encore pitr toute fa 
route. Ceft ainG donc que le rameau 
!res dreftë fur le tranchant de cha- 
que lame , .jette dans toute fa route fur 
le plat de chaque lame de part & d'autre 
une multitude infinie de vaiffeaux qui, 

fartant deux i deux de ces rameaux, 
gn d'un côté & l'autre de l'autre , cha- 
cun de foa côté , va droit i la veine qnl 
defcend fur le tranchant oppofé de la 
lame, & s'y abouche par un contaft im- 
médiat. Dans ce genre d'animaux 1* 
&ng paSé donc des artères de leur POU' 
mon dans leun veines d'un bout il l'au- 
tra. Les arteiN y ftnt de tr^m acttrai, 



dt, Google 



17« 



OUI 



& ft leur corps , & far In» fimAMm 
de porter le ùng. Lei veines y toat de 
vraies veines , & par leur tmStioa de 

Îece'oir le &ng «1" artères , & p»r la 
élicateflie extrême de leur conCftance. 
Il n'y a juCiue U rieo qoi ne foit dans 
l'économie ordinaire, mais ce qu'il y a 
de Angulier, c'eft l'abouchement immc- 
dial des artères avec les veines , qui fe 
trouve à la vérité dans les poumons d'au- 
tres animaux , Tur- tout dan» ceux lies 
■grenouilles & des tortues, mais qui n'eft 
pas fi maniFellc que dans les euies des 
poiflons. Voyes la régularité de la diilri- 
bution qui rend cet abouchement plus 
vifible dans ce genre d'animaux i car 
toute» les branches d'artères montant 
le long des lames drefTées fur les côtes, 
font auffi droites & «ulE égalemettt diC- 
tantes l'une de l'autre que les lames i 
& en général , la direâion & les inter> 
valles des vaiffcaux tant montans que 
deCcendans , eft auffi régulière que s'ils 
avoient été dreflïs à la règle & efpaces 
au compas ; on les Tuit à l'icil & au mi- 
CTofcopt Cette diflribution eft fort fin- 
guliere ; ce qui Tuit l'cft encore davan- 
taife. On tft en peine, avons-nous dit, 
àe la diftribotion du laog , pour ta nour- 
Hture & la vie des autres parties du 
corps de ces animaux. Nous avons con' 
dnit le ftng du cœur par les artères dt 
poumon dans les veines du poumon} li 
cŒur ne jetant point d'antres artères qu( 
celles du poumon , que deviendront le! 
aunes parties , le cerveau , les organes 
des fens , & tout le refte du corps ? Ce 
iqui Tuit le fera voir. Ces troncs de v 
nés pleins de fane artériel ,.fortant 
thaque cÂté car leurs extrémités qui 
regardent la bafe du crlne, prennent 
h confiftance & l'épaiiTeur d'artère, & 
-Viennent fe réunir deux il deux de cha- 
que cité. Celle de U première côte four- 
nit avant fa réunion des branches qui 
^ftiibuunt le lang aux organes des fens, 
au cervïBU & aux parties voiiines , &' 
fjit par ce moyeu les Fondions qni 
appartiennent i l'aorte afcendante dans 
les animaux k quatre piedt i «nfuite elle 
fe rejoint à ceLe de la féconde cite. & 
ces deux enfemble ne ibnt plus qu'on 
tronc , lequel coulailt le long de la bafe 
du crine , reqoit encore de chaque côté 
une autre branche formée par la réunion 
4éa vdnn <Jt U uoilàeme & ^atrieme 



ODI 

Mîret de cAte , & tonte* rafenEik M 
font plus <]u'un tronc. Aptes cela ce 
tronc , dont toutes les racines étoient 
veines dans le poumoO , devenant artère , 
par fa tunique & par fou office, conti- 
nue fon cours le long des vertèbres, eu 
diftribuant le la n g artériel i toutes les 
autres parties , fait la fonâion d'aorte 
defcL'ndante, & le fang artériel eft dilfri- 
bué également par ce moyen i toutes 
les parties , pour les nourrir & les ani- 
, & il rencontre par-tout des racine» 
'cines, qui reprennent le réfidu, & 
le portent par plulieiirs troncs formés 
de l'union de tontes ces raaines, au c4' 
fervoir commun , qui doit le rendre au 
Gccur. C'elt ainli ijue s'acbeve la circo- 
lation dans ces animaux : voilà comment 
les veines du poumon deviennent arte- 
res, pour animer & nourrir la t£te & 
le relte du curps; mais ce qui augmente 
la&ngutarité, c'eft que ces veines même 
des poumons , (brtant de la gouttière dea 
eûtes par leur extrémité qui regarde la 
paroi , confiirvcnt ta tunique & la fbiù 
âion des veines, en rapportant dans le 
réfervoir de tout le fang veinai une por< 
tion du fang artériel qu'elles ont reque 
des artères du poumon. Comme le mou- 
vement des mâchoires contribue atiQi k 
b refpiration des poiiTuns, il ne fêta 
pas hors de propos de faire remarquer 
que la fupérieure eft mobile , qu'elle cil 
compofée de pluiieurs pièces qui font 
naturellement engagées les unes dans 
les autres , de telle manière qu'elles peu- 
vent, en le déployant, dilatera alon- 
ger la mâchoire fupérieure. Toutes les 
pièces qui fervent à la rvfpiration de la 
cirpe, montent i un nombre li furpre- 
nant , qu'on ne fera pas fâché d'en voir 
ici le dénombrement. Les parties oOetN 
fes font au nombre de ^;}iS i il y a 69 
mufcles : les artères des atiiti , outre 
leurs huit branches principales , jettent 
4}30 rameaux, & chaque rameiu jette 
de chaque lame une infiiiité d'artères ca- 
pillaires tranfverrales , dont le compte 
aaSe beaucoup tous ces nombres enfem- 
Me. Il y a autant de nerfs que d'artercsi 
les ramifications des premiers fuivent 
exaâement celles des autres ; les vei- 
nes, ainli que les artères , outre leurs 
huit branches principales , en jettent' 
431a, qui font de {impies tuyaux ^ & 
f ni, à la dîfiërence des tamc.-iux des 
artères. 



dt, Google 



OUI 

Mvn , ne jettent point de TailTeainc ca- 
fiUns tranfverraux. Quelque longue 
ifit (bit la (iefcription que nous venons 
ée tnnfcrire , elle eft fi intércITante , 
Mt nous efpérons n'ivoir pai fitisu* le 

Le Eug qai eSt rapporté de toDte!i cei 
larties dn corpt des poiflbns , entre du 
j&mÀT où f« d^Dtgcnt toutes les vei- 
m, dam l'oreillette^ île U dans le cœur, 
qnî pir £» contraâion te pouHè dans 
Fante , & dans toutes les ramifications 
fg'eile jette fur les lames dvVeuit; & 
CMiac à fâ oaifiance elle eft garnie de 
ftnfieurs colonnes chaniuei fort épaifTes, 
ni & relTerrent inunédiatement après , 
die féconde & fortifie par fa contcaâipn 
tiâiaD du ctxur, qui A de poulTec avec 
beaucoup de force le (ang dans les ri- 
jaeanx capillaires traaTveHaux lïtués de 
{art & d'autre fur toutes les lames des 
nÎH. On a dija obfervé que cette artère 
ft les branches ne parcouroicnt de che- 
ain que de^is le cœnr juTi:)"'^ l'extra 
■M des outtt, oîl elles finiflent ; ainfi 
ce coup de piRon redoublé doit fuffire 
pour poafler le fanti avec impétuolité 
dam un nombre inhni d'artérioles , fi 
ànitei & fi régulières , où le fang ne 
tnave pas d'autre ohQacle que le fimplt 
caaiaâ , ft non le choc & ïet réflexions 
CABine dans les autres animaux , cil lei 
. aneterfe ramifient en mille minières . 
fiir-tent dans leur dernière fubdivifion 
Toili pour ce qui concerne le faiu dans 
le noumoD. Voici comment s'en fait la 
ft^ôratian : les particules d'air qni font 
dus l'eau, comme l'eau ciï dans iir~ 

tsge , peuvent s'en dégager en pli 
iri manières, t'. Parla chaleur, ainG 
en le voit dans r<;aa qiii bont fur le 
s'. Par VaRbibliffcBient dn relTort 
de l'air qui prelfe l'eau où les particules 
faîr font en^gées , comme on le volt 
dans la machine dit vnide. 3*. Par le 
froilTemeaC & l'extrême divifion de l'eaU) 
tôt - tant quand elle a quelque degré de 
dnlcar. Vu ne peut douter qu'il n'y ait 
beaucoup d'air dans tout le corpt des 
f^ffiins, & que cet air ne leur fait Fort 
néceflaire. Diverfes expériences faites 
dans la machine du vuide le prouvent 
& montrent en même teois que l'air qu 
tft mêlé dans l'eau a la principale part 
i la reJointfOn des poiCTons ; on remar- 
TOlu/uqiielorrque lafurfacedesétanaB 
g-Mf KXIV. Fortk X. 



OUI 



177 



eft ^lée , les poifTons ^oi (ont dedans 
meurent plut ou moins vite , futvant qiie 
l'étang a plus ou moins d'étendue ou 
de profondeur^ & quand on caiTe la glace 
dans quel qu'en droit , les pollfons s'y pié- 
fentent avec empreircment pour refpiiet 
eau imprégnée d'un nouvel air. Ces 
riencei prouvent maniFeftcmcnt la 
néceflité de l'air pour la refpiration des 
poiCTons. Voyons maintenant ce qui fe 
palTe dans le tems de cette refpiration. 
La bguehe s'ouvre , les lèvres s'avan- 
cent i par -là la concavité de la bouche tfi 
alengée, la gorge s'enfie ( les cousereles 
des miti , qui ont le même mouvement 
que les panneaux d'un foufflet , s'écar- 
tant l'un de l'autre, fe voûtent en-dehors 
parleur milieu feulement, tandis qu'une 
de leurs pièces qui joue fur une efpcce 
de genou , tient Fermées les ouvertures 
de* suies , en fe fnulevant toutefois un 
peu , fans permettre cependant A l'eau 
d'entrer, parce que la petite peau qui 
borde chique convercle , fermant exaâe- 
ment l'ouverture des euiti, tout cela aug- 
mente & élargit en tous fens la capacité 
de la bouche , Se détermine l'eau à en- 
trer dans fa cavité , de même qne l'air 
entre par la bouche Se les narines, dans 
la trachée - artère & les poumons i. par 
ta dilatation de la poitrine dans ce même 
tems, les câtés des euûj s'ouvrent , en 
s'écartant les uns des autres , leur ccin- 
tre eft élargi , le fteinum eft értrié m 
s'éloignant du palais , ainC tont conlpire 
i faire entrer î'eaii en plus grande quan- 
tité dans la honche. C'cd ainfi que te fait 
l'iofpiratiun îles poiffons } cnfuite la bou- 
che fe ferme ; les lèvres , auparavant 
alongées , s'accourcilTent , fnr-tout U 
fupérieure, qui fe plie en éventail « U 
lèvre inférieure fe colle à la fUi^érieure, 
pat le moyen d'une petite peau en forme 
de ctoilTant, qui s'abat comme un rideau 
de ha&t en bas , qui empêche l'eau de 
fortirî lecouvercle t'applatitfur la baf» 
de l'iiuverture îles auin. Dans le même 
tems les cdCes fe ferrent les «nés contre 
teaauires, Icurceintrcfe rétrécit, & le 
fferrium s'abat fur le palais : tout cela 
contribue à comprimer l'eau qui eft en- 
trée par la bouche , elle feprét'ente alors 
pour fortir par tous le« intervalles des 
câtés, S par ceux de leurs lames, & 
ellcy paffe comme par autant de filières i 
paice moavenient la toriluie neinb»- 



dt, Google 



>T8 



001 



ODI 



fMurednetnivercleieftreleTée, Sil'tûi 

ÎrufTée l'ifchippe par ente ouverture- 
'cft ainfi que Te foit l'expiration dans les 
poifTont. On voit doncpar-U que l'eau en- 
tre par la bauchct & qD'ellc forte par les 
ouic) piriiiieefpece de circulation, en- 
trant toujoan par Ia baache & fortant 
toitjnurs par les tuits ; tout an contraire 
de ce qui arrive aux animatix à quatre 
pkis, daiulerqaeU l'air en Tort alteraa- 
tivcmeat pu la mime ouverture de la 
trachfe-RTtere. 11 yacncore divcrt uEi- 

S;es des auirs par rapport i la route du 
juif;, &itapiépantion qu'il y re^it , 
fur lefqueh nous renvoyoi» i la pièce 
d'oïl cet article eft tiré, «qui té trouve 
dans 1m Meut, it racoi. raj. in fcitnc. 
ann. 1704. P-i94, ^dit. d'Amft. 
Ouïe, SMiatvpu. Les d^rangemeni 

Îjni arrivent dam rcsercicc de œ fens 
ont fonvent l'effet d'une maladie ptni 
rrave, oadeque1qucaltcratî"nfurvenue 
dans tonte l'cconomie animale. Cet effet 
peut fervir dini certains cat de figne 

ÏauT remonter i la eannoiflance dei oau- 
». L'nuf peut ceiïcr d'jtie dani l'éUt 
naturel , ou pat une lusmentation tx- 
ceflive , ou par nne abolitiDn totale , ou 
porune dépravation quelconque. Lapet- 
te nblblue on la tièt-grandc diminution 
del'nuecftconnuefout le nom particulier 
Ae/urdili: non» renwoyoïii à cet articU- 
reKpofitinn des Cgoes que cet itit four- 
nit dans le cours dei maladies ai^ei. 
t'oyez SubditÉ. Nom allons indiquer 
en peu de mots Ici lomteret qu'on peut 
tirer des autres vices Jece fens, fansen- 
trctdani aucune difcuflîoD théorique fur 
l'en chai ne ment qu'il 7 a entre ces figaet 
& les chufes rii^nifiéei. 

Suivant une obfervation g^néraleinent 
connue , t'extrîme finelTe de Vmh eft un 
très -mauvais C^ne i la dureté d'oreille eft 
beaucoup moins défavorable 4 il y, a mê- 
me bien des cat où elk eft d'un heureux 
préfage , quoiqu'elle foit pouflïe au de- 
gré de furdité. Ce n'eft qne dans le cas 
def^»i<tef6iblcne&d'BRaî(rcnieDt, que 
la diminutîun ou la perte d'mie eft un 
lî;:ne mortel. Htppocr.opfc, 731 Ub. I^II. 
La dépravation de Venie a lieu lorfijut l'o- 
reille entend det Tons autrement qu'ils ne 
font produit* ,' & dans le tems même où 
il n'y cnapuiutd'uxcitépar les corps ex- 
tcricurï: c'eit ce qui arrive dansletin- 
tvMcat d'«niille Se le boHrdonncDieiit 



lÂicntréris. Ce vice de l'aui'e peut alors 
être regardé comuK un figne de délire 
préfent ou prochainement futur. 

Labourdonncment & le tintement d'»- 
rcillefonc'daniles maladies aiguës , de* 
&;^nei avant-couieurc de la mort. Cmt. 
pTKHût.caf.^. n. î. Wililfcrichd a re- 
marqué que ce^ mêmes fi^es étoicnt 
trJs-Bcheux dans les nouvelles accou- 
chées. Les tintemcns d'oreille , joint); à 
des douleur* de ttte, vertige), eu^iour- 
diflenient des mains , lenteur de la voix 
faiK fièvre, font craindre, futvant cet 
auteur & Hippocrate, la paralyGe, un 
réptlepfie, ou la perte de mémoire} lea 
ébranlemens de la téce avec lîntumcnt 
d'oreille annoncent une hémurrha^e par 
le nez, on l'éruptian des règles, lur- 
tout s'il y a une chnleur extraordinaire 
répanductclong de l'épine du dos , HiJ. 
caf. 4, II. s. On daiti'ittendre au délire 
Si i l'hcm«rrhasie du nez . lorTqiie ce 
tintement Te rencontre avec l'obrcuicilTc:- 
ment de la vite K une pcfanteur i la ra- 
cine du nez, ihiJ. caf. 5, •. t. En géné> 
rai, remarque Hippocrate, ii iijaif. 
cap. 13 , tt, taléUondel'oMf, de mê- 
me que de la vue, dénote l'afieAioD de 
la tète, (w) 

Ouïes ,'f.F. , Mvjùpit. Les ouvrier* 
mouimcnt ainfi les deui ouvertures qol 
font fur la table des violet & de quelque* 
antres inûrumrni de mufique. Cet ou- 
vertures , qu'on pourroitappcHerecfrn'a. 
ont différentes figures , & ce font leten- 
droits par oil fort le fon harmonieux \ 
mais quand il s'agit de poche de vio- 
lon, de bafle de violon, on appelle ordi- 
naire m en (leurs OHVerturesdcsr^ri.. par- 
ce qu'elles: ontla fii^ure d'une /. (D- /■) 

ÔriLIA<iuSEi'TA,IiiJl.mc., c'e- 
toitun endroit du champ de Mars dan» 
l'ancienne Roin«, qui fut d'abord fenn^ 
& ent'ioré de barrières comme nn par* 
de brebis, d'uù lui elt venu le nom A'O- 
vilia. Dans la fuite, cet endroit fut en- 
vironné de murailles de marbre, & l'on 
y pratiqua des galeries OÙ l'on fe prome- 
nait) on y plaqa auflî un tribunal d'ok 
l'on rcndoit la jnfllce. 

C'étoit dans l'enceinte de et lieu que 
le peuple doonoit les âiffraget pour 



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OUI 

fAcXon iet maints, f. CHAur 
st Mars. 

ODmraitoit irOvilia , non^rilnde- 
%m, miif p^r dn ponti Jdlinét i iet 
■ï^ Chaque curie , chkqne tribu . 
rhaque centurie . feloo que l'aflèitibléi 
cuit fU centuries , par tribos ou pu 
cstiM, avoitfon pont particnlier. De U 
natl'ripece de ptuverbe, de psoft drjl- 
dnim, pour dirt qu'une perronae de- 
witrtre privée du droit de tbffrige. V. 
CoKiriA. 

OinLLE. elra ou egUo , Cuijînt, 
■ctidflicïmx , on ngobt compati A'nnt 

Kl le variété d'ingr^diens . & ^ce l'on 
priccipalement fur les bonnei tables 

II; a îlifïîÉrcntes-niRnier** de f^îrc des 
«cla; maispourdoonerunc id^ede cet 
ifiénhlage étiansC , nous inféreront ici 
bncetteqni vient d'un maitre quia hit 
faprenvcï. 

Ftenez <lc la culntti^ & des lanf^iies de 
fcnh boiiilllci & fïchées , nvcc îles 
ÙBôSes de Boulogne ; faites bouillir le 
Mt enfemb le pendant deux heures, & 
joBt lors ajoutez-y do mouton , du pote 
frùi, de ta venaifan & du lard comme 
aiffi des navets, des carottes, des oi^- 
locs, des cboux , de la bouracbe , de 
h e1iîcnTé« blanche, des foucis, de l'iv 
&iUe& des épinardsi enruiteles épices, 
uaœ du fnfrait , les clous de Eirodc , 
da Bacii & de la notx de mufcade. 

Cehfait, mettez dansone autre mar- 
ràtg na diniliin ou one oie , avec des 
f!tapoas, faïfnns, butors, canards fau- 
WM, perdrix, farcdles, btfeti , bé- 
oSn , cAillcs & alouettes , & hites- 
let boDillir dam de l'eau avec Aa Tel. 
Baoî nn troffieme vaifTeau, préparei 
Bnebocede vin blanc, de coarommé, 
de facture , de culs d'artichann , de mar- 
rrai, de choux-Reors , de chapelure de 
piin, demnëlle, de jaune* iTaufi, de 
■aria & de bfnui. Enlin drelTei VotàBi 
dan* un plit proportion né i la quantité 
des cboli» dont e)le eft compofée : tirei 
fibotd delà marmite lebceuF&levean, 
enfuiteliveiniron, le mouton, les Un- 
net & les fauciOeii difperTez pnr-tout 
Us racines ft légumes; arrangez autour 
Itplui gros gibier entte-m*lé du petit , 
* Terfei votre fauce for le tout, 

OVJOS, Gkgr. , petite vilU d'Afie 
itmUfade, ftwa Tavnajii, laJlut 



OUI 



179 



(InnneJl.tf. ^tnv/f. & 31. £4. it lU 
tît. (D.jS 

OVIPARE, ad}., m/l. HBt., fe dit dn 
animaux qui fe multiplient en faifast d;;i 
cenfs comme letoifeaux, infeftei, ^c. 
r.Œvt, Insscte, Animai., (^c. 

On oppofc ce genre d'animaux i ceux 

Ïiiproduirent leurs petits tout vivaoi , 
qu'où appelletrjirîparri, comme l'hom-. 
me, les quadrupèdes, ^c. F.Gisé- 
KATtaw. 

Ces animaux font ceux qui pondent 
des (tufs , lelqueti ayant été couvée par 
la mère , ou mis en tirmenCatian par 
qnelqu'autre principe de chaleur , pro- 
duifent enfin des petits : ceux'ci Te met- 
tent eux-mêmes an monde , apris avoir 
confumé l'humidité ou l'humeur dont ill 
étoient environnés, X; ,aprjt avoir a«- 

Snls un certain volume & des forces taP* 
fantei pour rompre la coque de l'auf, 
Ceeenre.outreletoifeanx, renferme 
diverfes efpecn d'animaux terreftres. 



OUI-POU , Dirte , c'eft le nom qnr 
les habitans faiivages du.Brélil dounenC 
i une erpeee de ftrine fort nournlfante . 
qu'ils font avec la racine d'épi & avec 
celle de manioc. On fait fécher ces raclt 
nés au feu, apris quoionles ratileaveiï 
des cailloux tranchansi on fait cuire cei 
raclures dans un potavecde l'eau jufqn'à 
ce que le mélange s'épaifEiTe ; lorfqu'it 
eft refroidi , Ton goût eft affez fembbbla 

I celui du pain blanc de Froment. En 
mêlant cette farine avec du jus de vian- 
de, on Fait un mets qui retTemble à da 
rii bouilli. Ces mêmes racines pilées 
lorfqn'clles font Fraîches , donnent un 
juiManc0omm«dnlait, qui, expoféla 
foleil , fe coanile comme du Fromase» 
& qui cuit nu Feu , fait un aliment afi'es 
igréable. f. Cassavi. 

ouïr, V, aft., Ortm., entendre,' 
atiir la méfie, Affigné pour ttre *nJ, nâr 
iconfelTe. '^ ' 

OVISSA , Hift. Mti. Dukt , c'ed le 
im fous lequel les habltans du rpyaum* 
deBsninen Afiiqtle défignent l'Être fu- 
préme. Ils ont , fulvant le rapport dei 
voyageurs , des Idées aSez juftEs de ta 
divinité, qu'ils regardent comme nn être 
tont-pUilTant, qui Huttont, qui, quol- 
qu'invi£ble, cltpréfentpaNtout, qui eft 

II créuiiu ft le conftmttvr 4c Vn^ 
MU 



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18? 



OUI 



vers. Ils ne le Teprcrentsnt point Tous 
Une fonde corporelle i mait comme ils 
difcat que Dieu t& inSiùnient bon, ilt 
fc croient difpenfés de lui renilre leurs 
hommages , qu'ils réfervenC pour les 
mauvais clprits ou df mous, qui fout l«s 
auteurs de tous les maux, & i qui ils 
font des fatrifices pour les empicher de 
leurnnirc. Ces idolâtres Tout d'ai:leUTS 
'fortfiiperftiticux; ils croient aux cCprits 
& aux apparitions, & fuiï) perfuailfs 
<iue les oinbrcs de leiirt incëtres font oc- 
cupées i parcourir l'univers , & Tien- 
nent les avertir en fonge, dés dangers 
fui les menacent ; ils ne manquent point 
fuivre les infpirations qu'ils ont ret^ues , 
&ea conféquenceilsofFrentdesfacrifices 
i leurs féticlies ou démons. Les habicans 
âeBeain placent dans la mer leur l'éjuur 
I venir de bonheiir ou de mifere. Ils 
croient que l'ombré d'un homme eft un 
corps exiftant réellement , qnirendra un 
jour (émiiignase de leurs bonnes ou mau- 
vuftsaftions i ils nomment fafador cet 
(tre chimique, qu'ils tâchent de fe ren- 
dre lâvorable par des facrifices, perfua- 
dés quefon témoignage peut décider de 
leur bonheur ou de leur malheur éternel. 
Les prêtres dp Benio prétendent décou- 
vrir Vavenir, ce qu'ils font au moyen 
d'mi pot percé par le fond en trois en- 
droits, dont ils tirent un Ton qu'ils font 
paHer pour des oracles, & qu'ils expli- 
quent comme ils veulent i mais ces prê- 
tres font punis de mort , torfqu'ils Te mê- 
lent de rendre des oracles qui concernent 
l'état ou le gouvernement De plus , il 
eft défendu Tous des peines très-grieves 
lus prêtres des provinces d'entrer dans 
la capitale. Malgré ces lieueur) contre 
les miuiltr» des' autels , Je gouverne- 
ment a dans de certaines octaGons des 
complaifances pour eux, qui làut tlès- 
choquaiites pour l'humanité. C'eft un 
nfage établi i Bénin defscrifier aux îdo- 
Ibs les criminels que l'on réfcrve ddus 
cette vue; il i^ut toujours qu'ils foicnt 
au nombre de vingt-cinq i lorrque ce 
nombre n'eft point complet, les ofliders 
du roi ont ordre de fc répandre pendant 
robfcuritédelanuit, & de f^iiit in.lif- 
tinâement tous ceux qurUi rencontrent, 
maisilnefâutpoint.qu'ils foient éclairée 
prie moindre rat'on de lumière. Les 
Tîâimes qui ont e'té riiJies font remifes 
Cntreleimains desptctres, qui font les 



OUL 

maîtres delcur Tort; les tichcs ont In H' 
beFté de Te tacheter , aJnfi que leurs eC- 
cUves , tandis que les pinvres lont im- 
pitoyablement ucriâés. 

OVISTES, f. m., nifl.mt., fea* 
de philorophci, qui Ibutiennent que les 
femelUs Je tous les animaux contiennent 
vaires qui font comme auttint de )>é- 
piiu'cres de Iturs divcrfes efpeces, & 
dont cttaque teuF fertllilé par le mMe 
rend un petit animal, f^. Ovaise Ëf 
Œui. 

OUISTITI, llifi. »<a. Zo<d. , efpece 
de liuge aflci j^ie & lapins petit* de ton- 
tes. Son corps avec la tète n'a pat demi- 
pied de long, & félon M.Edwards, las 
plus gros ne pefenten tout que lix onces. 
La queue elt double de la longueur du 
corps, lÂclie, & non prenante , touffue 
& sunelée altern.itivement de noir& de 
bhnc ou phitdt de brun & Ile gns. L'^ui- 
Jlitin'i ni bnjuues, ni callolités fur les 
fefTcsi îlalacloiTondH nez fort épailTe 
& les narines à câtéi la face nue, de 
couleur de ehair ; la tète ronde , couver- 
te de pois noir & coéRec fart Gnguliére- 
ment pïr deux houppes de loi^s poils 
blancs au-devant des oreilles , qui font 
airondies , plates Si nues: les yeux 
font d'un chitoïn rougeâtre , Se le 
corps couvert d'un poil doux, gris- 
cendré, plus clair & mêlé d'un peu de 
jaune fur la poitrine & le ventre. Il 
narche à quatre pattes, &fe nourrit de 
>Iu&eurs chofes , même de poiffon. Sc- 
an M. Edwards, ces linges ont produit 
n Portugal ,' & pourroieot fe natura- 
lifer dans le midi de l'Europe. (A.) 

OUKCK , G&p-. , viUe d'Afie ea 
Tartarie dans le Capfchae , fur le Vol- 
ga, à ij lieues de Bulgares. Lexg. H- 

OULANS, £ m. plur. , Milice folon., 
nom d'une troupe de cavalerie légère, 
compofée de fulonuis & de Taitarcs, 
montés furdes chevaux de ces deux na- 
tions. Us fout un fervice pareil à cekii 
des hunitr.ls , qu'ils furpalfeot en bonté , 
fuit par l'armure , foit p^r la vltetTc de 
Il'Uis chevain qui, quoiqu'à peu près 
delamêmetaille, leurs font lupéïicursl 
cnlLi,;recé, & beaucoup plus durs à la 
tiitiiiiK'. 

OULICES, TENONS A, Cl'dTfent.y 
ce font des ti'nons coupés en quarrû , Si 
en i-bout auprès des paremens de Imû 



dt, Google 



OUR 

facrlei rtrvêtir enfoite; 8t qnahd l'on- 
vnje *ft fini , les Uiuns faits de ecltt 
iBtnien font aolB ippelléi Inons à 

OVLS\Y , Gf^. , bonne vilte i 
■ittbc d'Angleterre , dans la province 
de BHckJngham , Tur h rivîcre A'Oa^t. 
Elle cft coïknne par la ijoantit^ de tlcn- 
MIb qu'on y fiiit & que l'on en exporte. 

OUFOSUM, G/o/j. laic. , ancienne 
TÎDc de la Litmmie ilans les terres , Telan 
ftoloméc, L //, r. !?. Quelque<-iins 
confedurent qne c'cft préfcntcment 
etrtnfenDaltnstie. (D. J.) 

OURAGAN., C m. , Pt^q. , vent 
tr^violeat, qui s'Élere promptcmtnt 
i %m €e di(Bpe hientit après, fajn- 
Tiifr. 

il y a ctiffiErentes fortes H'ouragans on 
4ei«nrbï11am, diftingués parles nom; de 
frqlrr , tyfh» , verltx oa vorbix , txhy- 
en & ecnr^ril. 

Le prefter eft nn Tent violent , qoi 
lace des éclairs; il ^'ahfeTve rarement, 
fi ne Ta prefqne jumais tint tairfhis. 
Sêne^oe dit que C'clï un tyfbo on trombi. 
Fejn Tbomïe. 

VtcmrpHs eft un vent impétoenx qni 
s^âtnce d'niV nuage. Il elt freinent dans 
faBeriTEthiocJo, principalement vers 
1r cap de Bonne-Etpcrance ; Ict marins 
riïprilcot trjvaiBS. 

L'txlydria cft un vent qnl fort avec 
vMencp d'un anai;e , & r« accompagné 
fnne grande plnie: il' ne paroSt guère 
fflEtrer que par le dipé de Force , de 
TKurfbii , qui ne yaguere noD pins bns 

Le tyfba on vtrti^ cft proprement le 
teirbillon on Veiingan^ c'eft un vent 
ittpétnmxqmloarnerapidementen tons 
feus, & femble balayer autour de lui 



ÛUR 



•Si 



kl Indiens l'appellent erancan , les 
Turc* oiifbaitt. 11 eft ^fqucnt dans les 
Bcri orientitec , ptiaeipalement vers 
Kam, la Chine, Éfc. & rend la nivi- 
ipàm de ces mett trïs - dangereufe. 

-nLei premiers navifatenri qui ont 
ippioi^^ du cap de Bonne-Efp^rance 
iîiwroieirt les effets de ces nuages fnnef- 
I ta, gui femMent fc former tranquille- 
Mut, dtanitout il""" coup lancent la 
Hmpite. fïts delà oôte de Guint-e, E 



fe fait qnelqnefois trois on quatre de ees 
orages en nn jour: ils font caurés & an- 
nonce;: par de petits nuages noir», le 
relie du ciel eft ordinairement fort Te- 
rein , &U mer tranquille i c'eft princi- 
palement aux mois d'avril , de mai & de 
jain qn'on éprouve ces tempétet.fur la 
mer de Guioée. 

n n jr a d'antres efpeces de tempêtes , 
que l'on appelle proprement des avra. 
gii'ii , q^iii font encore plus viulentes que 
celles-ci , & dans lefquelles lei vents 
fumbicnt venir de tnus côlci, " H y a 
des endroits dahs la mer , oil l'on ne peut 
pas aborder , parce qu'alternativement 
il y a toujours ou des calmes , ou de$ 
mruriini de cette erpccei les plus confi. 
dc'rnbles font auprès de la Guinée à s on 
3 degr& de blitmle nord. 

„ Loifque les venti contraires arrivent 
i la fais dant le Dwme en Jroit comme à 
UD centre, ils produifent dc^ tourbillonti 
mais lorfque en vents trouvent en oppo- 
fition d'autres vents qui contre-balancent 
de loin leur aftion , alors iU tournent 
autour d'un grand cfpace , dans lequel 
il règne un calme per|iétueli & c' cft ce 
qui forme les calmes dont nous parlons , 
Se defquels il eft fouveot impoïïibie de 
fottir. Ces endroit! de la mer font mar- 
qués fnr tes globes de Sénei , lufli bien 
que les dircttions des ditférens vents 
qui regneal ordinairement dans tou- 
tes let mers." mjl. aat. gia. S^ fartii:. 
tome I. 

QURANraURANSOANGUR, nom 
d'une certaine fecïe de magicien) de 
l'isle de Grombocaonore dans ICi Indut 
orientales. 

Ce non rcnfertne tes mots d'honant tt 
ieiUiMe, ces magiciens ayant la répu- 
tation de {è rendre invifibles quand il leur 
plait, &defettanfportcr où ils veulent 
pour faire du mal : aulS le peuple les 
craint fort, &les bait mortellement 4 & 
quand il peut en attraper quelqu'un , H 
le tne fans miféricordc. 

Dans VHifietri dt P^tin:at in-fblio; 
imrrimée en ifii , il eft parlé d'un ro* 
de l'isle Giombocannore, qui fît piéfeiit 
à on officier portngsis , nommé Brittio, 
de douze de ces ouram. Cet officier s 'eti 
rcrvitdansfeseourfes chez les pcurlea rtè 
Tidore, où it (itpi5rirt eiucoNi'demjiik 
deparlcurmoven, £^c. 



dt, Google 



iSa 



OUR 



Fourt'iOiirer ficncfiçt M»inigidcRS 

âvoient tout le pouvoir qu'on leur ittri- 
buoit , il St attacher un d'entre eux pai 
lecolivec une corde, de minière qu'il 
ne pouvoit fe débarraETer par aucun 
mo^en naturel ; on aflîue que le lende- 
main initia cet homme fut tnmé Ubie 
&Megagé, 

Cepcnilant Brittio ne voulut pai que 
le roi de Tidoie pût lui ripiocher qn'il 
Te fervoit de diables pour lut faire ta 
guerre, renvoya, dit-on, tout ces ma- 
xicieni dan) leur pavi. 

OCRANG-OUTANG , f. m. , lïijl. 
«tt. On rencontre dans plufieurs proviii' 
cet de l'intérieui de la Guinée & dans let 
contrées voirmei, oet animal appelle 
l^ar let habitani que^a uinrroa. On eu 
voit plus communément dan« le pays 
(l'Angola , où on lei nomme etatmg-ou- 
tarf: ; c'eft de là que venoit celui qui Fut 






de ce iiecle < 



Ani^leterre, &que tout )e peuple de 
londres vit. Cet animal n'eft autre chofc 
qu'une elpecede Tinge ftmblablcd ceux 
de Bornéo ; le doreur Tjfbnen a pubLé 
tiiieiiefcripiiontrif-cxaft*. (D. J.) 

OURANIA , f. F. , Hifi. anc. , pirlie 
de la rphi rillique des anciens , ira ]en dé 
laile trf s-nfité parmi eux, & dont Hck 
meie fait une defbriptinn au livre VUE de 
rOdjfTée. Le jtu, fuivant M. Burette 
dans fa dlflèrtation for cette matière , 
eonfiftoit en ce que l'un des joueurt fc 
TCiirbantcn arrière, jetoit en l'ait une 
balle qu'un autre joueur tïchoit d'attra- 
per en fautant avant qu'elle retomblt A 
terre, & avant que lui-même Te retrouvât 
furreti.iedï, cequiéemandoit unegtan- 
ie jufteflè de ctliu qui recevait cette bal- 
le , dt qui devoit pour lautc* prendre 
piécifémentrinftant que la halle qui re- 
tombait pAtétreluoe iu&t portée de la 
main. JKém.dt tacad, tomel- 



-Tre dont le fond de la veilic, qui Tnit 
toute la longueur du cordon , & qui du 
cdté da placenta Te termine dam un 
grand réurvoirmen.braneuit rempli d'i>- 
tioe, qu'un appelle uAurfenb. 

Danc l'homme, la ftruâure eft dïSié* 
rente. 11 parolt à la vérité au-deCTus du 
fond de la veŒe & jiifqu'au nombril une 
efpMC de ligament analogue à l'oarn^iw, 
Ituettattacliei U leQlc & sa péritoine 



OUR 

pnr ;une jeïllulofité dont le t 

mtnt eft plus large, & qu'cutouitnt les 
fibres lon^niei de la veUie: elles c'en 
fcartenti & l'euraqiu, apiis s'en être 
dépeuillé, efi trèi-mince ) Cl partie 
fupérîeure a des courbures. Il tll Je 
beaucoup uioina large que dans tes 



Les anciens en (voient parlé générale- 
ment comme d'un canal ouvert, lesmo- 
detnes comme d'un ligament. Depuis 
peu encore, on a donné une defeription 

3ui ne lui laifTcroit qu'une cavité acci- 
entelle. On le ditconipoileile quatre ou 
' icinqligamens. 

J'aifuîvi cette partiel je connais ces 
filamens ; ce Font ceux qui naiflènt des 
fibres longues de la veHie. iVIait Veura- 
i/Hcefl bien différent de cette gaine. C'eft 
un vcritablc canal i onl'înjeâe alTcz Fx- 
cilemtnt par Ton orifice , qui s'ouvre 
dans le Fund d; la veflic, dus qu'on l'x 
dépouillé de fa ccilulofité qui T; attache , 
Se qui lui tait &ire un coude avec la vef- 
ric. XI clt dtlicat & Formé p.<r la tUiiique 
nerveufe; il eft le plus (ouvenl élargi 
ducdtédc la vcŒe, & rétréci du côté du 
nombril. Sa cuvîté l'etFace après la naif- 
Fance , quand la refpiiation fait Furrooa- 
ter J l'urine la réfiftance op|>orée par l'u- 
retre} ce canal étant plus libre &plus 
déclive, l'urine néglige Veurugitt, par 
lequel elle auroit i remonter; il n'cft 
pourtant pas bien rare de le voir ouvert 
ilans l'enfant & dans l'adulte même. J'y 
li Fait entrerune Foie d.mi cet état, & 
l'urine a coulé parune ouverture de !'•«- 
'o^f faite dans le nombril même. 

Il n'eft |;as li aifé d'en découvrir l'au- 
tre extrémité. Il m'a toujours païuqu'». 
pré) un pouce ou deux de chemin qu'il 
tait dans le cordon , il s'y tciuiine par 
— 'inei filamens attachéi aux artères 



n's" 



lier le vif-argent d 

Un grand anatomifte avait vu dans aai 
foetus encore peu formé , une eTptcc de 
neiF qui tenoit Fa place dans le cordcn 
comme la veine &.\es artères, & qui Gt 
terminoit à une petite veflîe placéeàl'ex- 
trémiié du cordon , qui répond au pla- 
centa. Un petit corps blanc a été vu plus 
d'une Fois! cette place. Mais il n'eil pas 
bien avélé que ce nerf ait de la liaiFon 
avec l'oiirBf ur i l'aiiatoniifte lui-même , 
qui l'a dccouTHt , ne i's pat pecoonu 



dt, Google 



OUR 

pm Hv 'Mvafvr ^ui Te tenalrolt i une 
liiutraide. Je croirois liTcz qn'il ■ va 
it- TaiŒLaux omphitlo- mirent Jri(|UM. 
Il Je net ami* , quels mort a enlevt i 
lisouttii* , m ra le filet d'Albiniii : ç'i- 
bicbicn fùreoicnt une artère omphalo- 
Mc£;3ténque ; il fe ternittoit au méfcn- 
Ktt. Oïiis lesioimauxlacbore D'ell pu 
dootecfe , il s'ouvre dans uu Ions f*<^ ^y- 
hnin^uequi s'éteuJtles Jeux cutis, & 
^eareiapU d'une liqueur fale'e que In 
Kkles & its efpriti ne coa^Unt pat , & 
!■ rtETcnible d'autant mieux 1 l'urine 
•BeleFwtiis efiploi avancé en Ige. Cette 
flni^Te cS commune aux [[uadrupedei : 
M a voulu l'étendre Au l'hoinine. M. 
Kilet &ir-toat, a cru vsiruiie veltieTeov 
flit iTean , plaice entie l'iaiDioc & le 
àortoa , tUni 'aqnellelcs deuK enra^utt 
éeideoK iuncBUx s'ouvroïent 

Je ne faiiruit donner nnc confiance 1 
ictuofaltirvaUdii; la fcult: Um'ut énorme 
fa'oB Y doiuie à l'ouru^ut t'êloigiis cntïi- 
ibwQt de U Hruâuic de l'homme. L'il- 
baiiiidc n'aiiTcjît pu £: cacbcr dant les 
■mbreufe* fcmoiei ^ralTcs, qu'on a ou- 
*«riEf depuis le commcacunent iIb lieele. 
(a.D. G.) 

OURATIIKS , Géjf. , petite iale an- 
■eiée à celle de Ceylan , 1 la pointe de 
JifMDataii ; les HoUasileii l'appellent 
tiib 1» LMjitrn. Za»g. i|S. ;o. U^. s, fo. 

{ft y.) 

OUKC , GJef. , petite rivière de Fran- 
m, qui a (a fonrce au-delTus de Fere 
M Tardenoit , S: 4<cvieut navjt^ble an- 
Mus de la Ferté*Milon , juTqu'i Mani . 
•à elle Te jette daus ta Marne. ( D.J.) 

OURCE , Géiig. , petite rivière de 
France; clleab fourceenCbampaEnt, 
le te décharge dans la Seine pr^ de Bat- 
br-Seine. (D.J.) 

OUKCHA, Gitf., ville d'Afio dam 
llndouftan, fnr It Btuve Jamad ; Ti- 
■inT-Bec lui doonc 1 17 des. <le tmgilud* , 
& ■joie latUitii.( D. J. ) 

OURDIR, Tifiraïui., ce tnatfiiniifie 
prciNrer ou dirpofêr fur une machine 
faite «cprii, les fitsde la chaîne d'une 
éloSc, d'une toile, il'une futaine , d'un 
bafin, f^c. pour la mettre en état d'être 
Hoiuée fur le métier, afin tic la iJO'vr 
en ia^»a,t paQirr au travers avec b na- 
vette le fii de la trauM : après que la 
ihaine d'nne étolfe de laine a été oanlir , 
« U colU- , & un k fsir &cb;r , lâus 



OUR 



l|3 



^•i il ftrolt difficile de pouvoir la bien 
ttavaillef. (D.J.) 

OURDIX UNI CORDB, CtrJerM, c'eft 

diTpofer le long de la corderie sntant de 
fils qui) en faut ponr formct la coidt 
qu'on Te propofe de laire , & leur donnet 
un* longueur & une tenfioa égalei 

Quand le cordier a étendu un nombre 
fuËIant de Gli, il les diviCe en autant 
de partiel ^u'il veut que l'a eordc ait de 
cordons i il fait nn omid an bout da 
chacun de ees faifceaui potir rinnir tooe 
les fili qui les eomporeat, pnlt 11 dM- 
h chaque ralToeau en dcnx pour piffet 
da» le nilieu l'extrémité det manivel- 
les , où il les aflii>ttit par le mojca d'une 
clavette. Feyu CoiDERiK. , 

OUIOIR, Afajm,, les nuqoni dilcat 
MR-dir nn mur, pour fi^nifier qu'il* j 
mettent le premier eiidutt) alnK ourdir, 
en terme de maçon, c'cfiÙrc no erelHer 
enduit avec de U chaux en dn platte fur 
uncnur denwilm, par-defTui lequel on 
en met un autre fia qu'on unit prepte- 
ment avec U truelle. (.D. /.) 

UURDIK A LA TKINOI.E, îfMttiir 

m piAilk, c'eft bïtir ft arrêter Ici cor* 
doui de la natte fur ict elont de deux 
groQes & longuet piecet dt boit que tes 
natu'crs nomment des trùigirt. 

OulOIX, SiAamier, eft l'aâion d'sf- 
fembletune quantité plut on mains con- 
£ilér«blc de brint de ioJe pour en former 
un tout qui compofera la claaîne telle 
qu'elle Toit Nout tuppolerons dant tent 
cet article une pièce rarrftr â feiie xo- 
L-bets , pour nout Sxer i nne idée d^ 
terminée, ce qM nous dirent relative- 
meoi à cette quantité devant* 'entendre 
de toute autre ; outre qnt c'eft la iiqos 
laplutordinaire, fur-touttteurle raban, 
que nuOE envirageroni fpéeialement dani 
cette expllcatiun : ie Tuppotè même qut 
ce ruban eft i vingt ptMÏtes qui fbrmc- 
Toot &s cents quarante brina dcfeiedont 
cette chaiae fera compoCce. Kxpltqnona 
tout ctoi réparément Les rochets lutt 
p.aoés daut Ici brochet de la banquet 
CHS banquet varient quaut à la forme 
chea pluCevTttAvrieTS, ntais reviennent 
ti'ui^'i i un même but t le« tochett font 
pl-ictit, dis-je, il cette banque, huit d'un 
cùté & huit de l'autre, de la<?tn qu'il y 
ait fept déroulement en-delôii & en-det 
I f'-U!i , & cela pour li£icil!té de l'encroiic, 
& âltbinjtivemcct iepuls U picinkt 



i,i«j=, Google 



184 



ÔUR 



rochct jiHqD'ui dèrnien ce qTii ëtant Art, 
l'oiiritiflcur jn-end les fcize bouts de foie 
qu'il nooe enfemble , & en le* ouvrant 
iKpeii-près tu jgale quantité, il fixe ce 
nœud fur b cheville du moulin qui eft 
en-haut , puia il encroifc par deux brint. 
r^-^rzENCKolX. 1) décharge fes doigts 
qui font le poucf & l'index de h main 
droite, de ces feue brins ainfi encroifés 
fur deux antres chevilles qui aynlfinent 
celte dont on vient de parler; puis au 
mojen de la manivelle du banc i ouriir , 
fur lequel il eft afE», qu'il tourne de 
droite i gnncbe , l'oordiflolr tourne dans 
le mèinc feni ; & les foies par la ddcente 
continuelle Se mcTurée du blin , vaya 
Blin, s'arran;;ïnt fur le moulin & pren- 
nent la flgurc fpirale que le blin leur 
impofe : nani parvenu à la longueur qu'il 
veut donner k In pièce ( & qui fè connolt 
par la quantité de tours de la fpirale 
}Riifque facbant ce qu'un tour contient 
on fauta ce qu'une quantité en doit con 
tenir) il arrête Aencrnije par portée à 
cet endroit; ce qui fe Fait en prenante 
la fais Im fciie brins, & les pafTantdcf- 
fut puis defTous les chevilles de l'encruix 
d'cn-bas , Se revenant fur fes pas de ma- 
nière qu'il palTe ces feiee brins delTus 
puis deflàu* 1» mêmes chevilles. Il re- 
monte en tournant la manivelle en fens 
contraire , c'eft-à-dire-, qu'il tourne i 
préfcnt de gauche à droite; il remonte 
luiqu'en-haut , ob étant , arrivé , il en- 
oroife de nouveau par deux brins com- 
me ta première fois, & voili ce qu'on 
appelle fartée. On voit que par cette 
opération il y a trenie-dcax brins fui 
l'ourdiffoir, c'eft ce qai conflitae nnepor' 
*ée, & quepouifiure une pièce de vingt 
portéei, il (kH vingt defcentes & vingt 
remontées 9 ce qui formera les fix cents 
quarante brios requit, en multipliant 
trento-dcux par vingt. Si l'on vouloit 
^l'il 7 eût une de mi- portée avec un nom- 
bre de portées complètes, on comprend 
■flèz qne pour lors il ne fiindroit qu'arrê- 
ter au bas de la dernière defcente. Pour 
favotr fi en a le nombre de portées 

Sue l'on foAbaiie. on les peut compter 
iir l'cncToix d'cn-bas, en amenant la 
totalité auprès des boutons îles 'chevilles 
de l'cncroix , & les repoiilTant une à une 
dans le funf : ce qui fc fait ailcmcnt , 
puifijue chaque demi-portée fc iliilingnc 
de fa votGiac, pucî qu'ayant été en- 



OUR 

troifé^en totalité, c'eft<il-4llre . les (êiie 1 
brins i la Etiii , fi tournée defTus une 
cheville puis fous l'autre , cnfuite for 
cette dernière ftfous la première, com- 
me il a été déjà dit dans cet article, ce 
font les doigts index des deux mains qui 
font cette opération , en les amenant tui 
foi; ils attirent un peu en-devant 
les portées, on lâche l'tinou l'antre 

j deux doigts, mais non pas tous 

deux à la fois. Il fe détache pat ce 
mn^en une demi -portée qui eft reque 
fur U doigt mitoyen de la main vacante 
qui s'introduit entre elle & toutes lei ' 
puis donnant le même mouv6> 

jec l'inLlex de cette même main , 

l'antre demi-portée eftdemémerequefni 
le mitoyen de l'autre main. Voilà donc 
ces deux doigts introduits entre nnepor- 
tée entier & la totalité des antres jnC- 
qu'au bout Lorfqu'on veut nurdfr d» 
plnCeurs couleurs à cdté les unes dea 
itre» pour faire du ruban rayé , il n'y 
pour cela qu'à chaneer les feize r*- 
chets de la première , & y en fubftituer 
un autre nombre de différentes couleurs, 
& cela pour autant de portées que l'on 
voudra , puis reprendre encore les pr^ 
miers , ou même d'autres de différentes 
couleurs , prenant garde d'oblcrver 1'^ 
galité des couleurs dans les diftanees de* 
rayures , c'eft-à-dire , qu'il y ait pareille 
quantité d'une couleur à un bord qu'à 
l'antre : le contraire dérangeroit la ^nv- 
métrie, à moins qu'on ne vonlilt taire 
du ruban appelle bBÎtcax, voyei BOI- 
TEUX, Pour les ouvrages nuancés , c'elb- 
à-dirC , dont la couleur va en diminuant 
par gridatian , il ne s'agit que de met- 
tre à Ir banque les deux rochcts de U 
couleur la plus foncée de celle que l'on 
traite, par exemple, ta couleur de rofe , 
les deux rochets feront prefque de cou- 
leur de cerifc , on au moins de conlenr 
de rofe foncé; les deux autres rocheta 
feront de couleur de rofe tant foit peu 
plus clïir, les Jeux ful*ans encore un 
peu plus clair que les dernieri, & tou- 
jours de même , jufqu'à deux rochets qoi 
fe trouveront être de couleur de chair : 
étant encroifés denx )i deux, comme U 
3 été dit plus haut, cet différentes nuan- 
ces fe trouveront Jiftinguées chacnneà 
leur place dans le fil de l'enctoix. Apréa 
que la pièce, quelle qu'elle foit, a été 
ainû awlic , il eft queltlon de fe pr«f aicr 



dt, Google 



OUR 

fmTàter êe deObs l'tmrdiSbir : voici 
umme il but s'j preniUe pour y P^f- 
neii. It faut commencer par palTer le 
boot ifiia fil ( pendant que l'on tient l'au- 
be Jaos la main ') i tmven le premier 
■rmit que laiflcnt entre elle* fts îoiet far 
Im cfaerllles île l'cncroix ; puis rame- 
nât ce bmt de fil par-J;vant, après 
qo'il a pifl? par le fécond vuitle des mê- 
Mt cherQles , ce boat eft roué avec ce- 
WfEDétoit refté danslamain. Ce nœud 
fcit être exaAcptent fait , pour n'être 
rtkt Sajn à fe dénouer ou à fe caflèr : 
ce ^m perdroit totalement tout ce qui 
tiat (Tetre fiait , puifque le tout fe con- 
fi»*oft pÉle - mêle , & ile^'iendroit im- 
p«SWe S débrouiller. Ce fil confeire 
b 6iî*« dans le même arrangement où 
(flei étoient fur les chevilles de l'en- 
Btii. Il doit itn un peu long) cette 
iMEOcur lui eft néceflàire pour pouvoir 
d^DuilIcr chaqae brin qui cftà préfent 
EMfofé de deax (pnirqii'il a été ainfi 
WemiîS) ponr le pouvoir paRer dans les 
liSéi & emuite dans le peigne chncnn i 
b^t , & dans l'ordre de l'ounlilTage. 
Ce qai vient d'être ftit i l'cncroix d'en- 
tem , d^ît être fait aufli i l'cncroix d'en- 
bat, o& l'on a encroifépar demi-portée, 
eeqm diftingnera encore chaque portée 
T«or ponvoir être mife chaeune A part 
iw les dents de l'efcalette, lorfqu'il 



Ce bout de fil eftd'BnetelleeonKquence, 
p'il y a quantité d'ourdiffeurs qui en- 
crnlcnt par deux, en-bas comme en- 
hiDt, afin que R par malhenr Itn des 
éeni fil» d'encroiic venoit i fe rompre, 
•n pàt avoir recours à l'autre en refour- 
ntubpiecc, étant fûrsderecoiivrErcBt 
«netone h Vautre bout ; prccantisn loua- 
^Ueé^quiâevroit être généralement fiii- 
tie. Etant aïïuré par ce moyen de la 
Miditj de ces encroix , il faut 6ter cette 
pirce de deffns l'ourdtflÔir. Si les deux 
encroii font cncroiféspar deux , il n'im- 
portera par leqnel bout commencer : mais 
fil'Dnétoît{àr portées. Il faudrotl com- 
mencer par l'autre, ced-i-dut par ce- 
lui qni eft encroifé par dcuk , afin que 
le bout encroifé par portées le troavSt 
firr le billot oir le tout va être mis . & 
joi ïc trouvera par ce moyen dcflus 
Mqa'il fâtiilra plier la pièce en br 
U tout, guci qu'il foit, par lequel 



OUR i8f 

veut commencer, eft dépattï de'dcfli»' 
les chevilles de l'cncroix , & paiTé ait 
moyen de pluGeurs tours qu'on lui (ait 
fatreàl'entour du billot, dont on tient 
les deux bouts dans les deux paumes des 
s , en le Failjnt tourner entre ellei 
e moyen des pouKs qni dofent fur 
les bords, il tourna de dedans en-dehors , 
en enroulant avec lui la pièce contenue 
fnr l'ourdilToir ; mais cet ou rdiiïoîr libre 
déroulera trop vite & fera relever trop 
lAche. Il y aplulienrs moyens pour oa- . 
vier i'cet inconvénient : premièrement 
lorfque l'ourdiffoir a un plancher i après 
avoir dépalTé la corde de delTus la gran- 
de poulie d'en-bai, on ittacbc au moyen 
d'un petit clou qui eft fur le bord de 
cette poulie, une boite remplie de fèr- 
tSilles ou de pierres , laquelle boite s'ap- 
pelle chamlle. Cette charge qui eft i 
plat fur le plancher dont on parle , À 
qu'il feut qne l'ourdiflbir hlTe tonrnet 
avec lui , le fait aller doucement , & il 
ne cède que conféqucmment au tirai^ 
du billot. Si ce. plancher n'y étoit pas, 
ainlî qu'à beaucoup d'ourdiubirs où il 
manque, il faut en ce cas approcher le 
pied gauche & le pofer de façon qu'il 
puiffe recevoir fur le bout l'extrémité de 
chaque aile du moulin : on eft maitre 
par-là de diriger le mouvement de ce 
moulin , ou même de l'arrêter tout-àr 
fait lorfqu'il eft nrccflaire. j'ai parlé 
plus haut du banc i ourdir : il y a beau- 
coup d'ourdiffoirs oil cette partie man- 
que, pour éviter, dîfent ceux qui n'en 
veulent (Ms , l'embarras qu'il caufe, n'y 
ayant jamais trop de place pour tout ce 
métier. Four lors il raut y fupnléer en 
faifant tonrner ce moulin pat Vimpiil- 
fion de la main gauche contre l'aile dn 
ntunlin oti elle le rencontre. Il fuffit 
dunechaife pour être alTis auprès de Tour. 
diiToir, il y en a même qui fe tiennent 
debout, chacun fait à fa iâqon. QneU 
quefois l'ourdilToir devient rude à tour- 
ner ; ce qui miit â l'ourdiiTage , fur-tout 
fi ce font des foies extrêmement flncsi 
ou V remédie eu faifant fortir le moulin 
de fa Ctnation fiiFFifamment pour décou- 
vrir U petite crapaudiiic qui lui fertdc 
centre, & y mettre de l'huile i puis le 
moulin eft rcmi^ en fon lieu & tourne 
avec plus de douceur. J'ai dit dans cet 
nrtidc, que les rochcts étoient mis à la 
bani^uc al Cerna tivemeiit un Icns coutni- 



i-, Google 



OUR 



ment. Voici à quoi je dcftûie cet ufage : 
lotfqu'il s'isiri d'encraifer par deux , le* 
dcBx briat qui doivent être encroiTùs ea- 



Itfi encroifer. Il doit être 
^u'il faut que l'curdifTcur lît prefque 
tuuiours les yeux fut la binque, pour 
étie en it^t île teaauer rur-lc-champlo 
brins qui Viennent h caQcr , ce qu'il ap- 
perqoit par la ceQàUon du mouvcintuC 
du rochet. 

OuiiDiB, Soirrit, c'tSt diftribaer la 
.quantité rie €ls qui doiieat former la 
.chaîne fur l'uurdinbir. 

Pour cet eficC, on prend let quarante 
fiU qui comparent la canire , & aytit 
les avoir Fait paOer cfaaeua dans une 
boule de verre, attach/e au-rielfut Je 
chaque roehit ûir lequel la loie elt de- 
.viilée , on noue toui ces fils enfeinlilei 
«nfuite on lec met fur une prcmierr che- 
ville qtii eli i une tmvcrre au haut de 
l'ounlinoiri aptes quoi on le» envergc 
)ier t'infertiondesduig^ts, twyra Enver- 
GEK. l::nven^5, on tes place fur i<cux 
Butres chevitics i qnelqne diflince de U 
.première { puis on palTi» tous Ict fils en- 
TeuiMt fur une tringle de fer bien polîic , 
Ja moitié de ces mémis (ils étnnt Tép^ree 
.far une autre ti-in^le également pnlie. 
i-ca dcuï tringles de fer Tofi* atUchées 
au plot de l'iJurdiiToir , qui au uiuyen 
d'une mortaire quirrée & de la R<an- 
.dcur d'un des qiratre tnontaui qui font 
MTtiïét «Q'hnut & en bai des deux croi' 
ffes, dont celle d'en-hss ayant unecra- 
.paiidine de cuivre dans le milieu on ciw 
trele tourillnnderaihre de l'ottrdinnir, 
lenr donne la liberté de tourner , a la 
Jiberté de monter A de l'efcendre, A la 
croifée d'cn-hjut elt paflee une broche 
lie fer, fur laquelle s'enroule & déroule 
une corde de boyau , pallïe fur une pou- 
lie du plot, S irritée i un tourniquet 
poTé perpcniiicvlalrcmcnt i U poulie du 
plut. 

Quand t'oStrier met l'ourdilToir en 
-nouvcnent, la eordequifedcrniilc laiQ'k 
dcfccndic le plot 4 ce plot conduit tous 
lettilï qu'il ticntarté'és entre deux puu 
lies, de méinu que ^ar la tiiiii;lc ^ujé- 



OUR 

rirartiinfqn'à cequelenoRibredetonrt 
qui indiqoe la quantité d'aunes qu'on veut 
auriir foît complet. 

Quand onaie nombre de lonra déliré, 
on prend la demi -portée avec la main 
droite, & U paŒaut fur une cheville, 
on la fait pafTer delToui une féconde, 
& la ramenant par le delTus, onlapaffe 
enfuite delToui la première i de manière 
que la demi-poTtée ou la bradée placée 
ilterirativement dcffui & dcfluui les deux 
chevillet , forme une efpece d'envctecure 

C)ur les portées feulement : ce qui Jonue 
facilite de les compter. 

Qnand celle opération efl laite, ei 
fiait tourner l'ourdiiTolr en feni contrai* 
reidc manière que lacorde dn plot s'en- 
toute Se le fait monter juTqn'à l'endroit 
d'oà ilétoiidefccndu. Alors on enverge 
de nouveau, El par fil, &ron mêle Ici 
Ëb envergés furies chevilles oii ont clé 
pofés K'S premier! i & faifant paOcr la 
brairée fur la première, on euverge de 
nouveau, on dcrcend comme lapremii're 
iuii Se on remonte de même, jnr<|u'ice 
que la quantité de portées qui doivent 
Former la aîiaine foit ourdie. 

La pièce ourdie, on palfe des en^er- 
i^urei en-bas & en-baut ; celle d'en^bas 
fervant à déparer les portées pour Icc 
mettre au râteau , ouand on plie la pièce 
fur l'enfutite de oelTnt. L'enver£C«re 
d'en-haut f^rt i prendre les EU de fuite 
" ' I la même fi^on qu'ils ont été our- 
ponf tendre la pièce , on la r»- 

Lea envergeures patTéet & arrêtées, 

\ tire les chevillia d'eii-faas, on levé ta 
place en chainctte, & pour lora on Int 
donne le nom de chaiiu. Voyax Chaîne 
^ OuanissacE. 

Ouania, ^miin', fi^Ce tournera 
placer l'oGer autonr d'un moule , peur 

lU'meneer .1 monter l'ouvrage. 

OURDISSAGE des soies , ftir fiàrt 
ItJ chalnti dit itrffn : il entre dans I'mtt- 
dÙ/àr* >'cux machines prIncipalcEi lacan- 

! & i\urJiftir. V. OVBDII. 

La cantre eft compofét de troi^ bandes 
de boic, Lirges d'environ % pouces, fur 
I pouce d'épifTi-nr ■ aiutéeî fur qua:ie 
piliers. Se alfervies fur d*uK IraveKea 
égales, pouren faire une ïl'pcce de table 
i juuiiT , d'environ i piedi! de haut S: 
fi pieds de lonR , ces bnrrei font élo^ynéia 
.KCi ilci auUca d'un piul. Uiacuue 



dt, Google 



OUR 

Jt ta bandes de boû fent pereéM de 
tité, «Itieâemeiit Ici unes Jevant In 
anttes . daoc la diftance Je a pouces 
fâuisnemeat : il y a ^*^S^ trou) fur 
kmtc U longueur. Oa piQe xu-travert 
ie ducuxi de ces tront une broche de fer 
e^TSêe ik deux roqueU girnû de feie, 
Vim d'an càté de là barre du milieu , 
raïKrc de l'autre i «ii-deDut de cbicunc 
dn baiTVi de loquiU qui fe trouvent 
damletdeuxcôtéi deUcanfre, tdilcvé 
bi deuE monuas de b<iit unebane qui 
la tnvecfe dans la lonifueuri l'une a 
la picil de hauteur, &. l'autie a un pied. 
A ctucnne de ces bandes Ibnt atoch^s 
fu det ficelles, autant dapeti» anneaux 
dcrerte, tmi carrefpondent ditfâomeat 
à chacun des roquets. 

U3 piend à chaque roquet le bout de 
blaïcquiycft déridée, & Icpaiïant par 
r*aacau<[uiy eorrerpend, onlct alTeEn- 
Vit, en les nouant eofeinhle par le bout 
fm ne faire qu'un &ul corps des 4e 
mma. 

L'ouT^iSbir cft une j^ande cage, d'eo- 
vinn S pieds de haut 1 de {btme cylîu- 
dri^uc de 3 , autant' de urconfÏTence 
«nTÎnui , tournant dans une greauuille, 
br on pivot qui eft attacha au pilier du 
entre de U cixe: au haut du pilier de 
Ue^ie eft une brocbc de fer , autour de 
LMwUe tourne une corde. 

Cette cage eft enfermée daiu quatre 
|£en fix^c par deux moreeaus de bois 
■Kcn croix affl-defrns & au- Je [Tous de 
il ca){e i la croix dudcITaus porte ia ifre- 
■■uitle 4u point de lâiBuniou, dans la- 
TTlIe tonme te pivot qui Porte toute U 
«s^c. La broche de fer pme au-tiaven 
4b centre de la croix d'en haut ; i cette 
ttiMbed«fcrc(tatach«euoe gnSt cor- 
fciboyao tournée autour, laquelle en, 
b 4nelappant par lei toars de la cage , 
va Ce rendre i un aimean de boit fuTpendu 
dicedemcnt au haut de l'nn det piliers 
^■n enferment b cage, & va chercher 
BBMorcean de boit qutrré qui monte & 
àtSeeni la lo^ de ce mine pilier , ap- 
pelle fJW, ifiir & mefure que la ca|e 
«pltMC ou replaie la corde i i ce plet font 
atashéet deux brochet de fti trè»-palîe«, 
•■'«OTirau 9 à 10 poucet de long . fervaat 
idionrlalaieqiii fe djfttibue i mefure 
tae la cage tonme en montant nu def- 
cendrat. An milieu de ce plot elt une 
toaUtenbuis, &c<;e par ww cheville de 



OUR 



18-7 



verre. Au bas dusllier ganehede la Cer- 
meture de la cage loat attuhéi deux mor. 
ceaux de boit, d'environ 1 pieds à un 
pied & demi de diltance . liai  leur ex;. 
tr^mitétiarun autre morceau de buisqui 
let aÔuicttlt: le murceiu de boit fuûj- 
ritureft4>eraé d'un trou, au travers du- 
quel pa{& l'axe d'une roue qui appuie fur 
le morceau de bois d'en-bai , au haut du- 
quel axe «Il une manivelle uiiiferti faire 
tourner U roue , autour de laijoelle cil 
une corde de laine, qui embraUint toute 
la cage, lert i la fiite tourner an tout 
i«ns pat le moyen de la manivelle. 

n 7 a de plus an haut de la cage , nm 
destraverietquitll amovible, aumilien 
de laqueUe, i l'extérieur, eft pljcée 
unecheville; lattaverlede.c^téentenr. 
nantellencore amovible, &porteauaî 
deux chevillet. Dans U partie inférieure 
de la ctge il y a de même une autre tra- 
verfe qui eft encore amovible, qui porte 
aulfi deux chevilles: cette traverTc peitt 
fe trïnfporter plus haut ou plu; bas , fui- 
vint le delir île l'ourdifTcun . Ces che- 
villes fervent , comme niui l'alloirt 
dire, i recevoir les commeneemens & 
fins de la idece , & ï en fixer les en- 
vcrgcurcs. 

L'ourdilTenre ayant let bsutt de foie 
enfembleilabRie de la cintre, arrête 
UnauJ fur la première chi'Villei £:de 
là, aprMkvoireovergé Gi hrairécdefoiet 
la met fur tes deux chevilles qui fuivenC 
la précédente ; & tournant envulte ta 
miniveltc delà petite roue qui fait muu- 
voirlacage, elle diftribui: la bradée de 
foiettirrourdilToir , à proportion de l'a u- 
nagc qu'elle veut faire ) ce qui fd connoit 
par le nombre de tonrt de l'ourdifloir: 
& quand elle elï atriWc an point «il elle 
le veut , elle mgl une nouvelle traverfe 
portant deux chevilles, autonr d':fquel< 
let elle tourne deux fnii Ci brafFée , ft 
en faifant mouvoir la cage «n feui con- 
traire , elle remonte fa bralTée jufqu'aux 
deux chevilles d'en-h^ut, où elle reo' 
verge de nouveau fil par ttl , & enfuitc 
dcieend ft remonte jufqu'à ce qu'elle ait 
fait le nombre de portnes i|u'il lui faut 
poHrcAmpofèrlachaine, cequiell arbi- 
tnirc, s elle en arrjte h fin par un 
nisuJ , comme elW a fait lorfqu'elle ■ 
arrêté le cammciKcneRt fut la première 
eheviUe, 



dt, Google 



188 OUR 

La chaîne £taDt entièrement âiArilitiJe 
fai l'eurdijfiir , l'outUiflenre arrête l'en- 
vetgeure pat une vicelle qu'elle pnê aux 
foiei diviieK pat les demi chevilles du 
haut de l'oDritilToÎT. 

On commence à lever la chaîne île Hef- 
fns l'ourdiflèir par la partie qui en doit 
faire la fin, qui fe trouve arrêtée à la 
cheville d'en-bw, & prenant la poignée 
lie foie qni s'y trouve, on tn ^it une 
tioucle en fatme de chaîne , & conti. 
nrantainfi de boude en bpucle jurqii'au 
liant de l'envergeutc: quand oiryeft ar- 
rivé, nn i'Rrrête, & elle Te trouve en 
Âat d'ttcre nilé fur l'en&iplc. Voyea In 
Dtjeriptiont dis arti fp* mitim , in-4° , 
tome IX-, ^vsfii^i & fuiv. 

OUBDISSÊUSE , Seierit, ouvrière 
qui oatdit. F- OtiRDiB. 

OURDISSOIR , r. m. , Tifnimd , 
Cffc- , efpece de machine dont les tilTeurt, 
tilil'rands & titrutîers fe fervent pour 
ourdir les chaînes de leurs étofTes, toi- 
les, fLtaiacs, bafius, ^e. Il y a des 
«urdi^nique l'on appelle fmri,. qui font 
cn&çnni'.cdcvidnitc, ou petits moulins 
tournant l'ebout fur un pivot , d'autres 
font fiablcK & faus mouvement , compo- 
iii de deuN pièces de bois placées debout, 
un peu en talu; contre la mursiiie, à 
'certaine <! illance Fil ne de l'antre, tux- 

Jiielies fi>nt attachées pintienrt cbeviHes 
u hartenbts. (.D.J.) 

■ PURDISSOI» , Fiàftyr it pmt, ef. 
pece de moulin de lÎK pieds de hant. Ce 
inotilîn eft Comiiofé d'un cbaffis à qnatrc 
piliers, &ai)tantiletraverfes ^n-haut& 
en bas, & d'un axe polï perpendiculai- 
rement au milieu de ce challis. Cet axe 
a fin granijËs ailes, autour defqneiles' on 
ourdit laiaiedeftinée àlâirelachaine de 
Jagaze. V.GMn. 

OulDISeOia BONDou miwfiit . SoitA 
' Hr, c'eft la machinepropre n ourdir touc 
ce qui compofe les chaînes ; on en trou- 
vera la defcriptionàrin-ft'clr OdsdisSA- 
CE qui précède. 

■ Ourdissoir LONd, quin'eftcuere 
tfufai^ que four Iti Jraiigfn i c'eft un 
chaf^s de bois , compofé de deux mon- 
tansde6picds de haut, & àfisàx tta- 
verfc^ de pareille longueur, emmortoi- 
fécs Ips unes dans les antres, que l'ou 
applique d'à-plomb cfintrc un murl les 
deuxmontnnsrcHit tptmisde quantité de 
«beviUcs boutonnées , faitei in tout 



OUR 

À pticéec fefpace en efjncc il dîftawc 
égale&paratlele . pour porter ic« fine» 
que l'oil ourdit- Sut la barre dctraverfe 
d'en-haut, i la dîfiance de il poucef, 
il V a deity pareilles chevilles pour l'cn- 

Voici !l préfeirt la façon d'ourdir. Va. 
foie, qui eft deftinée pour compofer les 
tètes des franges , eft contenue fnr des 
roehets ou bobines , lefquds rochefs 
font portés dans les diSërentes broches 
delacoiiletteou râteau. L'ourdiflèir at- 
tacheles bouts defditet foiesàlapremie. 
re cheville du cité ife rcBcroiie, puisîl 
con Juit lefdites foies )iifî]Ue for les che- 
villes del'encroix qui font tout proche, 
ouatant, il cnetaile, c'eft-i-dite, Qu'il 
palTeunliTindefesroiesfur nnecherflle, 
puis fous l'autre , & ainfi tant qu'il y en 
a , mais toujours en fens contraire. 
Après cette opération, ilcontiniteàcon- 
duireles foies fur chacone des cheville». 
Su c»]a autant ^e l'on veut donner de 
longueur à la pièce de chaîne, putfqae 
chaque longueur entre les chevilles eft 
d'une «une Se dcm^. Ainfi fi l'on vent 
avoir nne pièce de g6 aunes de long, il 
faudra occuper iî chevilles à drdte- & 
ijAgauchet puifquerondoit conCevofr 
airément^ue chaque allée & revenue de 
l'oordifleur compofer* 3 aunes: il (àwt 
nnecheville de plus d'un côté pour venir 
terminer du cdté de l'eneroix , toujoun 
dans la fuppofition de jC aunes ( au lien 
que, fi l'on tenninoit de l'ancre cité> on 
auroit une longueur qui ne fetoit que de 
moitié. Etant dene pjrvenu à cette ttrt- 
zieme cheville, qui tait la terftiimHon 
des 3< aunes , on remonte par le même 
chemin pour arriver jufqii'a l'eneroix, 
oii étant, onencroifc encore comme on 
a fait In première Fais, & cela autant de 
Fois qu'il eft néceiTaire, fuivant la «on- 
Cflance que l'ontent donner k ta Chaîné : 
de forte qu'il faut tonJDurs 



franges, &qne l'ononrdifTeiîrochetS, 
iltaudra donc lOdefcentes & 10 remon- 
tées pour compofer Icfdits 40 brins. Les 
foies tin& onr<tie«, & 1 la dernière re- 
montée , coupées & fiaées h lit cheville 
où l'on a commencé, ilfautpaflër un fil 
dans l'cKtrémrté de l'encroia , e'eft-à- 
dire, qu'ilfant qu'un bout du fil pale 
d'un côté & iTanttc , & cela pont «o»- 



dt, Google 



OUR 

lente l'eiteroix ; bas cette pr^ciHttoa, 
tMii les brias le confond roient & ne for' 
meiotent jin'iine «infvfion ind^bronil- 
Uble. Ce ftlainfipane, &:noiié par les 
«leoxiNiuti, onprendlebaDtde la pièce 
qne l'oo rderede dcOiis l'*tn-iif>ir , en 
la mettant fur une enfuple qui femraà 
Mettre fur le métier pour l'employer. 

Tontes ces machines ont pour bnt de 
fixer 1> longueur des chAÎnei , & d'en- 
CToiler les btins de Ht donc on les compo- 
fc. Il feroic i fouhalter que quelque ha- 
bile mécfaanicien fongeita donner » cette 
"unique perfeaion qui lui 
feroit lie former la mefure 
de la chaîne , en tournant 
tgajourx dans le même Tens ; ce que je 
■ecroïs aucunement difficile: tjn i liien 
inaginé ce moyen dant le mouton â eii- 
bacer les pieux. 

OURDISSURE, r. f., les TBnn^t^ 
aploient ce terme pour lîgniHer l'union 
qu'ils (<>nt du fond d'une pièce avec fcs 

OUREM , Gf^. ,. petite Tille de 
Portugal dans l'Eibemndour* , fur une 
Buotagne, eotreLeim& Tomar. Zon^, 
9. ïo. W. î9. 34. (iJ. J.) 

OURIQUE , G^r. , ville de Porto. 
m! , dans l'Alentéio , remarquable pnr 
bdâoirequ'Atfanfel, roi de Portugal, 
y remporta furcinq rois Abiiret m 1139. 
Lestètes de ces cinq rois font tes armes 
dePortugaL Lmg. S- Si- It. Î7. î6- 

OURLET, Cm., Ilydr., elllebour- 
RktoD bord Taillant d'un tuyHu de grès 
Qnbottc dans un autre, & ptécirément 
l'endroit où il fe joint par un nœud de 
lÀadnre de maftic. (£^ 

OuKLST, ^cU/., c'eflla jonâionde 
diox tables de plomb fur leur longueur, 
laquelle fe fait en reconvrement par le 
Wd de l'une repliée en forme de crochet 
fin l'autre. 

On appelle anlH surfrf la lèvre repliée 
en rond d'un cheneau â bord d'une cu- 
Tette de plomb. 

OarUt eft encore te nom d'un filet Tous 
Tove d'un chapiteau. Enfin les vitriers 
a^f client aurlit , le petit rebord qui ift 
mi l'iile du plomb det paniieiuz de vi- 
ties. (D. /.? 

OuiLET , h>r en mAùr. Voyez la ma- 
tititiéUtravaiStr. , . 



OUR 



t»» 



OviLET. Les &llîen & les htturre' 
tiers appellent eurlit tes bandes de cuir 
Ipngues , minces & étroites , dont ils 
bordent les gros cuirs , daiK cerluBs on- 
VTaçei de leur métier. 

OulLET, Ûjfrrt/fr, S^c. Lei mai- 
es cofFretiers-malletiers, maittet feU 
licrs & huurretiers, appellent unMrirt, 
le cuir mince, long & Étroit, avec le- 
quel ils bordent les ^ros cuirs qu'il) em- 
ploient en cettaioi endroits de leurs ou- 
vrages. DesMrJrli dts mallcf, étuis & 
fourtenux de piftolctt que font les coffre- 
tiers , doivent écic, luivant le* llatut> 
de leur communauté , de cuir de veau ou 
: mouton, cuufus i deuxchcft , & de 
inne ficelle bien poilTée. Samny.ÇD.J.) 
U'JXlEt ou Ublet, Cmrtmrûrt, 
cd t'exttimité d'une étoffe ou d'une toi- 
le, rendoubleeoucouruc, enfone qu'elle 
y fallè ant: elpece de petite bordure, 
pour que l'étoffe au le linge ne s'éfile pas, 
& qu'il ait même plus de gtace. 

OUBLËT , VerrtTÙ, c'eÛ k ttwr 
d'un plat do verre , qui parait Sl qui elt 
en effet plus ferme s plus épaii que le 
refte. Cet ourltt refaitaveala branche, 
lorlq n'en branchant liboQ'eoneo refoule 
& replie les bords. 11 y a aufli des ourkti 
dans les ouvrages d'orfèvrerie; mats lec 
oitrlHi renverles, pleins dcfbuibire, lônt 
détendus dans ta vailTclie plate. 

UUKLGT, yitrirr, petit ieb*rd ^ai 
eft fur l'aile du plomb det panneaHx Ji 
vitres. 

OUROU, HiJl.tiMt., oifeau duBtéGI 
de l'isle de Maragnan , leqael dl de 
la grindtut d'une perdrix. Sa ttte eft 
ornée d'une crête fbmbUble à celle d'un 
coq ; Ton plumage eH méU de rouge , de 
blauc & de noir. 

OCROUDGER , Giogr. , ville de 
PerC; dans le Khpueftan , jk ij lieues d« 
Hamadan. Lang. g;, latil. ^4. t$, 

OUKOUMI , Gi'^r. , ville de Perfe 
dansl'Aueibaidjananfud-oueit, & prêt 
d'un lac de même nom, que M. de Li)le 
a conrbndu avec celui de Van. Ce lac a 
=0 lieues d'étendue du fud-eft au uord< 
ouell , & ïo du largeur. (D. /.) 

UURS, f. m., Hijt. nai. ZeeUg. , ur. 
fut i animri quadnipede ^ plus grand 
que le loup. Lespleils de devant de l'surf 
pafent fur la terre jurqu'aii poignet , & 



lïnte: il a les yeui pl.ui petits qtu 



les pi 
lapla 



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j$a 



OUR 



MUxrfn 1(111(1, te nte plni grot, leiofeil- 
In plus largci & irrondJu , le ntiifeav 
plut teltvjparlebcnti U croupe eft ra- 
valée, la qutuc a peude longunir; Im 
picils de devant font un peu louni^t en- 
étéant ; tout te corps eft couvert d'un 
poil hm;, qui ne laiflc paroltra qot la 



it le deflni du murnii de couleur 
havt obrcnre , le garrot â le bat des 
quatre jambei noin , & tout te refte du 
cor»(de couleur mél je de t>nve pUe & 
je ceoilr^ brun. Un autre «wj du même 

taj), âgé deJÎKini, étof t d'une cou- 
iiirbrunenolrttie fur tout lecorps, ex- 
cqitéle qarrot, le devant det épaules, 
let aiflcltes & la poitrine qui avuient une 
teinte de fauve. On appelle aun derd , 
ceux qnlontdci tcin:es de fauve chirci 
£ vives. Il y a det eart blancs dans la 
BTUide Tirtaric, en Mofcovie, en Li- 
thuenic 5:dans lesAUtrei provinces du 
nord ; il* minent blanct & demeurent 
bbncs en tout tcmi. Il y en a dont la 
coulcureft mèUc do blanc & de noir. 

Let «ti't bruns diffèrent des noirs pxr 
les inctinatîoniA pai'lcs appéiiis naïu- 
rcti. Lci premiers Ibntférncei & carna- 
ciers i ils Te trouvent affez communé- 
ment dam les Alpes: le* antret y font 
rares, iU habitent les (ôrHt det pays 
feplentrîonaiix de l'Europe & de l'Améri- 
^let ils ne font que farouches, & ils 
rclHifent conftamment de manger de la 

L'eurjcAnon-feulementranvage, mais 
folitaire, il refte feul danN une caverne, 
ou dans le creux d'nn vieux arbre: il y 
Mflë unepartie de l'hiver but proviGoot, 
tans en fortir pendant plufieursfemafn et. 
Cépcnilant il n'eft point enjtourdî comme 
-■ le loir Se la marmotte ; mait comme il efi 
cxcefTivement gros fur la fin de l'autom- 
ne , cette ntionilance de sraifTe lui (ait 
fnpportet l'abitincnce. Il ne fort de fa 
bauee que lorfqii'il fc fent affamé. On 
dîtqnelem&tene quittefa retraite qu'au 
bout de quarante jours, ftqne la Femel- 
le y relie quatre moii; maît 11 n'eft pas 
vrairemMable .que la femelle pleine, ou 
allaitant l'es petits, fupporte plus long- 
tcmilafiumqnc le toile, quand mime 
elle dévoreroit qnetqucs-uni defe» petits 
icfesciiTeloppet, £^c. en fuppoûnt 



qu'aile fûa de l'elpece dM « 



OUR 

dont le mMc dévore en eCTet let ourtbnx 
nouveaux nés , lorfjn'il let trouve dans 
leur nid; m.ilt les fémellei femblcnt as 
contraire les aimer jufqu'â la Fnrenr: 
elles les défendent , A font alors plits 
féroces ^ue les mAlei. Let atri ne font 
pas plus informes dans leur premier igc , 
que les autres animaux , relaiivement ï 
la bgure qu'ils doivent avoir chacun dans 
leurclpece, lorfqu'ils font plu avancés 
eu &!;c. 

Lcï pvrj fe cherchent en antomnc: on 
prétend que la femelle cA plus ardente 
quelemàie, & qu'elle Te coaube fnr l« 
dos pour le recevoir, i^e. Miis îl eft 
plus certain que ces antmaux ^'accouplent 
i la manière det autres qva>!nmedes. 
Ariftade dit que le tcms de la geflatioa 
n'eft que de 30 jours ; ee qui parolt dou- 
teux : 1°. parce que t'enri eli un gras 
animal : a*, parce que Icï jeunet «cf 
croiffcnt lentement ; ils fuîvent la mère 
Aonthefoin de Tes feconri pendant an 
an ou l'enx : 3''. p'rce que Voan ne pro- 
duit qu'en petit nombre, i, i, 3,4, 
& jamais plus de 5: 4°. parce qu'il Vit 
30 DU a; arK ; en pareils cas , la durée 
de la gellation des autres animaux eft an 
moins de quelques mois. La Amélie de 
Vamrs met ba^ en hiver; elle prépare k 
fet petits un Ht de moofre & d'herbe* sa 
fond defa cavtme , ft elle let allaite joC 
qu'à ce qu'il* puilfent fortir avec elle, 

qui n'iriiv* qu'au printems. Le mile 

raretraiteféi'arée, ft mfme fort éloi- 
gn^e de celle oc la femelle. L(ir!i)u'ili r>e 
trouvent point de grotte pour fe glter, 
ils caflcnt & ramaflent du bois ponr fe 
faire une loge, qu'ils recouvrent d'her- 
bes & de feuilles au point de la rendre 
Impénétrable à l'eau. 

La voix d« Vours eft un grondement, 
un gros murmure , fonvcnt mêlé d'un 
frémiffement de dentt qu'il fsit fnr font 
entendre lorfqn'on l'irrite. Cet animal 
eft fort rufceptible de colère , S même" 
de fureur. Quoiqu'il l'apprivoife lorfon'il 
efl jeune, il faut toujours s'en défier, 
& le traiter avec circonfpeftion . fur- 
tout ne le paa frapper an bout dn nez, 
ni le teiicher aux partie* de ta généra- 
tion. On lui apprend ife tenir debout, 
il gefiiculer, A dtnfer , &c. L'owrfan- 
vage ne fuit pns i l'arpeft de l'homme t 
cepenrtant on prétend qu'il s'arrête, & 
qu'il fa levé liir let pied de dcrrieie 



dt, Google 



OUR 

iN^'a ntmJ Bn cMp de CBct On 
R(Rd ce temt pour le tirer ; mai) fx on 
it nuque , il Tient Te jeter fur le tireur, 
ft r«fihr<fià>it det pjedi de dcviiat, il 
Tctiricraiti'ilii'étoit fecDuni. Un chaf- 
ktm prend les mirs île pluGwri fâqnni 
n Sodé , en Norvège , «n Pologne , 6/c. 
Où la enÎTie en jetant de l'etu-de-vie 
ht le miel qu'ili chercbent dans les 
tma i'itbm. Les tun noiri de h 
iMfiue £ du Caïud* nwlieat dans de 
timirfatci morts fur pjed. Se dont le 
<m eft pourri : ils l'ét^blilTeut 'rarc- 
Bntlreide terre, quelquefois lUIônt 
1 ]D m 4o DÎeds de hiuteur. On met le 
b 1 Tariin ponr les faire furtir. Si c'eft 
UcBcreaTecfei petit*, elle dd'cvnd U 
ptniere, & on la eue avant qu'elle Toit 
imtilet petite descendent earuiie, 
nia prend «u leur paflant une corde 
non. Lear chair eft délicate&boT 
ttili it Vmtrt tic iningcabic , mai» il ■> 
)Wt|nclei piedi ouifoient une vian- 
'•«tlcalc, parte qu'ili ont moioi d'huile 
plfadf que le refte d» corpi. La peau 
itlWi eft de tontei le» fourrorej rtoC- 
«ro telle qui a le p)ui de prix, & la 
luoliti d'buile que l'on tire d'un l'eu! 
■nttfortcontdérable, „ Onmctd'a- 
hfilt cbair & la gralOf cuire eolenible 
"? Me «handiere ; la gtaiHefe ffpare 
«"tt, dit M. du Pntidant Vllifiairt 
'^Lnàginu, On la purifie en y jetant, 
"ll^ip'clle eft fondue & trèi-chaude 
* al en bonne quantité , & de Teai. 
J^Jiperfinn : il lê Fait une détonation , 
' a i-en fltTe uue fumée épainè , qui 
«porte »vec elle la manviirc odeur de 
«jniOi. U foniée étiot paflïe , & la 
™« etint encore plus que tiède, on 
Jn* dans un pot, 06 oa It laiffe re- 
Heihuît ou dix jours : an bout de ce 
^,tm voit nager deflut une huile 
'BTeiu'on enlevé avecnne cuiller. Cette 
JîUe eft anffi honoe que la meilleure 
>wl« f olive , & Tert aus mhnes ufege*. 
ïMdToiii on trouve nn &in-doiix nuffi 
«aiw , mus unpeu plu» moa que le fain- 
*" de porc : il Un aiii bePoinidela 
nihM, & il ne lui refte tuonn goût 
*i»Sral)le, ni aucune mauvure odeur. 
" w qmntite de miflc dont l'oiiri efl 
•"ï* le rend tris-légei i la ua^e : 
«S tnvnff-t-il &U1 fatigue des Beuvei 
JJnha. Hi^. nut. fin. SS? frt. ten* 



OUR 191 

Outs, /nS. mat. dnqiwAruftirt, M. 
Lyonnrt a ftit une ohfcrvaf Ion judicîeii- 
fe , que je crois devoir ajouter ici , parce 
qu'on peut l'appliquer i quantité d'antrt* 
point; lie l'hiUuirc naturelle. 

f lufieiiM auceuri om écrit conme une 
chofe avérée , que Veur, malade d'indi- 
Kelliuii . enduit là liin;{iie de ntîel , l'en- 
fiince dan) nue faurmillietei * lorf'iue 
les fourmis s'y font attachéei , il la re- 
ticc, les avale , & fe trouve guéri. Qiiani 
on lit des faits fiCHrienK,oncimché 
ii voir que lai autcun qni nous les ra- 
content, ne fe foicnt jamais fouciéi ■)• 
nous apprendre par luieli moyens il* 
font venus àboat d* l'alTurer de la vérité 
d« cei iaitJ. S'ils «voient bien voulu 
prendre crti* peine, ils atiroient prévenu 
par-U toutes les objctïions qu'on peut 
leur faire Tintiircltemciit, & qui fcrmenS 
autant dedoutcf contre la vérité de lenri 
récit». Lotrqu'on lit, par exemple, ce 
qui eft ici rapporté de Viurt , it rft naturel 
de Te demnidrr : dans qncl pays \'aurt 
elt-il ailtti traitable pour lailTer de G pri'i 
epier fa conduite? Aquelfign-; vnit-m 
qn'd eft miUde ? Comment fiit-nn qu'il 
eft malade d'indigeftion ? Si e'cft de miel 



qu'il enduit là lansiie. n 
-" tée? \ 



vjij' 

1-.. -.™-.v >. hiiijik;. .111 trouve-t-il le 
iniel h Put i portée ? Y a-t-il dïs en- 
drmb oti les abeilles &nva!;M ne pren- 
nent pas foin de mettre leurs raroiî l 
couvert de tnute infnlte ? Comment fiiît- 
11 pouf n'en *tre pas piqn* 7 Toutes eca 
lorte* de queftiou! que l'on Te ftit, & 
auxiuellei on manque de réponfe , nous 
difoofent fouveni i rejeter comme fa- 
biileure , dei relntious que nous surinus 
peut-être cru , f. les auteurs qui les rap. 
PPr'JJ* ' "Voient pris foin de prévenir les 
•hieâioai qu'ils dcvotrnt prévoir qu'on 
pourroit leur faire. ( D. J. > 

puis . VrUiqat Jàcr/i, (.-omnifr cet 
animal étoit fort commun Jins la Palef- 
tine, où il feifriit de grands ravsçcs, l'au- 
teur des Proverb. aS. It. compare S l'oar» 
un homme inhumain & cruel Kafe ii. 
7. décrivant le bonheur du re?nc du Met 
Ce , dit qu'alors on vtrra l'aurt & le bœuf 
paître amicalement cnfeinlile. (D.J.) 

"ORS, PtUittrit, la K*" 'Ymirt eft 
-... forte de pelleterie fort cftimée , St 
dont OR fait un commerce alTei conSdé- 
rable ; celles des vicus o.vri fervent or- 
dinairement aux cJp^itat^us & aux houf- 
fes dK chevaux , i faire ik* &« pour 



dt, Google 



292 



OUR 



tenir les pieds chauds pendant l'hiver. 

Celles lies ourfons font employées itiabri- 

Sler des msnchons & autres fortes de 
urrures. On appelle ùurfins, les petits 
eurs. On doHnele caime nom anx mau- 
cbam faiu de la peau d'un jeune oun. 

OURS , r. m. , urrui , l, Biqfon, aiu- 
nal qui paiolt dans l'écu de profil, ne 
montrant qu'un œil & une oreillg. 

Ourifafaat, celui qui femble marchef. 

Ouriievt,ïe dit quand il eit debout fur 
fes deux pattes de derrière. 

Vouri ell le Tymbole Je la prévoyance ; 
^r dans le mauvais tems ïl le retire dans 
les cavernes ; s'il n'en trouve point , il 
a rinJullriede Te conltruire une retraite 
avec du bois , y Fait un lit de feuillages , 
& fait s'y garantir des intempéries Ue 
l'air. 

De Saint-Ours de LechaiUon , en Dau- 
phiné) d'vr à un BUTip»Jpint dtjhble. 

De Bermond de Fuitfcrguier , en Lan- 
guedoc i (fur à fouri Irvé dr fable , ac- 
tetli d'un ceititurcn de gueula , d'eii pend 
tau fpic d^argetit. 

Ouss CK Saint-Gal, Hifi. med., 
nom d'un ordre de chevalerie en SuilTe, 
^ que l'empereur Frédéric II inftitua en 
1:1} dans l'abbaye de Saint-Gai , fous la 
proteftion de faint Urfe , capitaine de la 
légion thébai ne , martyriië à Soteure, Ce 
prince voulut par-là récompcnfer des fer- 
Tiecsque l'abbé de Saint-Gai & les Suill'ei 
lui avoient rendus dans fou éleâion à 
l'empire : il donna aux principaux fei. 
gneurs du pays des colliers & des cbaines 
d'or, au bout defquelles pendoit un B»ri 
d'or, e'mailié de noir} & il voulut qu'à 
l'avenir cet ordre fût conféré par l'abbé 
de Saint-Gai. Mais il a été aboli depuis 
que les SuilTes refont foullraitt il la domi- 
nation de ta m a ifon d'Autriche. Favin, 
Thiat. d'hmn. fij* dt çbtvalerit, 

OURSE , t f. , Aftrm. , nom de deux 
conflellations voiunes du pote feptentrio- 
npl; runeportantlenoinîlejru)<dïoai:/î, 
l'autre celui de fttite ourft. Cette der- 
nière eft celle oii fg trouve l'étoile po- 
laire, ainfi nommée parce qu'elle neft 
qu'i deux degrés du pôle. /'. Pole , 
Etoile &^ Constellation. 

La granda aur/t efl compoléc , fuivant 
Ptolomée. de 3î étoiles; fuivant Ty- 
cha, de %fn mais daus le catalogue bri- 
tuiiqne, eUe en 1 aif. 



OUR 



OUKSE, MythoL, on vient de voir 
qu'on donne ce nom, en aftronomie, à 
deux conflellations feptentrionaies voi- 
fines du pôle, dont l'une eft appellée la 
grande ourfe , en latin , aràui mq/or , bt- 
Itct, fbtnicei & l'autre, la petite 0&<^t, 
cynofiaic L'une fiif, au dire des poètes, 
CalîAo, fille de Lycaon, roi d''Arcadie, 
& l'autre , une des nourrices de Jupiter. 
Ovide dit que CaliRo étant devenue en' 
ceinte de Jupiter fur les moniagnei No«- 
nériennes en Atcadie , fut chanf ée en 
ourft parjunon. Comme en cet état elle 
fiit perlecutée par les chalfeun, elle fe 
réfugia dans un temple ail perfonne n'o- 
foit entrer ; là , ell« implora le feconrs 
du maître des dieux , qui touché de d 
pofition & du danger auquel elle jloît 
cxpoféc, laplaqadanslefirmament. Arii- 
tus tranfporte à la petite eurjt la fable 
qui regaritf la grande ourft. A Ini pcr< 
mis ; c'cft alTei pour nous d'en avertir « ' 
& de remarquer que le nom de fhtmc* 
lui a été donné , parce qne les Phéniciem 
ont commencé à régler le cours de leur 
navigation par cette coiilUllation la plus 
proche du pote du nord. { D. J.') 

OURSIN, f. m. , Hijl. nat. Bot. , tebt- 
napui ; genre de plante i fleur globulen- 
fe, compHfée de plulîenrs fleurons pr(>- 
fbndément découpés ££ foutenus par un 
embryon ', ces fleurons ont chacun un 
calice écaillciix , & ils font attachés à la 
couche. L'embryon devient dans la fuite 
un fruit renfermé dans une ^enveloppe 

Îui a fervi de calice à la fleur. Tournef. 
ifiit. Tri brrb. y. Plante (/) 
Oursin, Hérisson de mes, Cha- 

TAIGNG BE MER, ecbinui marùixt { 

animal marin qui tire fon nom du grand 
nombre de pointes dont tout fon corps 
eft entouré , ce qui lui donne quelque 
relTcmblance avec le hériifon. 11 y a beau- 
coup de différentes efpeceî à'ourJtHs, Les 
anciens natiiraliltas croyoient avec raifon 
que les pointes des curjins leur tenoient 
lieu de jambes, & qu'il! s'en fervoicot 
pour marcher j mais M. Gandulpbe , 
MSin. it rii-ud. rojaii ihifciencrs , ann. 
170S, a cru voir que les our/iiii avi.ient 
de vraies jambes difpolees aiiioitr de leur 
bouche. Il prétendait que les puintcs de 
__! contribuoinnt en-ricn à 

leuE 



dt, Google 



OUR 

letr Bonrcmcnt pro^flif. M. AeUha. 

ivutrii-ililUiiddiientque Ici eurjàts ne 
b brrent <}De ilc leurs pointes pour «lier 
ei-MiBtt il a obferré «nfli tes partïci 
^ M. fiindolphr «soit prifes pour det 
)UDbes : ce fiint itt érpec«s de cornes 
fenblaUn i ccllet des timai;ni» , dont 
l'Hâte cft très-diSerent de celui ^ue M. 
Oasiolphe leur ■ attribaé, puifiju'elles 
kntat i fixer & i anitei l'iiiiimal , qui 
^aOaclK avec cet ptrtiei fur quelqne 
CHpa (blida , tu poÎDt que fi on veut le 
Sijâm de e« corps par force , on u&ie 
wiinaïrenient lue partie de cei coi 

H. de RéaamiK donne le uom de l 

teei partie* , parce que Vaurfin t'en fert 

rsr tàier les corps qu'il rencontre du» 
marche , comme font les Uoiaqoni avec 
lenn cornes t oetlei de V-urfin ne (but 
Hea apparentes qne Urrqu'il eè dans 
fan , & l'anintaf ne iàit ptruître au- 
deborm <|m celles qui (bac porées fur la 
prtie du corps qui eft en-avant quand 
■1 nrchc Si au contraire II eft arrité , 
il n'y «n a d'apparentes que cellei dont 
il tê& Ccrvi pour (é fixer 1 quelque corps 
Mille. L'enveloppe dure de ïemfin eft 
Moveite en enikr de ces Ctrtes de cornes. 
M. de Béaunor eft parvenu i lavoir le 
■ombre de ces coroei , en comptant les 
fetits troQi qui pénètrent l'enveloppe, 
Mi (bat beiucanp plus apparens fur la 
mtfite intérieare que fur l'extérieure i 
Z hit monter le nombre de ces cornet 
^ilqa'à environ treize cents, qui eft le 
aomhre lulfi Jes trons if où elles fartent, 
car il n'y en t qu'une feule dans chaque 
trou. Le même nir/îiiavtfit environ deux 
BÎllc cent pointes. Ces pointe* fervent 
de ïambe* ■ Caniaial ; celles dont il ^t 
le pins d'nfat^e foat litilces autoar de tt 
fconefacj comme ellei fe n eu rt-nt toutes 
«■ dt82rciu Cens , il peut avancer de tous 
In cAtci avec ta même Milité. Ceft 
fiii r0sr/fo commun des cAtes du Poitou , 
^e M. de Réaumar a fait les ubLcrva- 
tknis précédentes, r. TbitacÉ. 

OuisiH DB MXK , Cencbrlitl. . genre 
4e eoqnille multivalve , <le forme ronUe , 
•nie, Ipant, irreguliere, quelquefois 
pbte, armée de pointes, de bostons, 
tadquefoii mime toute unie. 

On melk en français cette coquille 

Tmrjm, ]x teuton, ouïe bérifam itmtr t 

TwXXIF. fvtkl. 



OUR 



IS.J 



onelquelbis rfclfajpiedeaw, 1 einlédc 
■ft figure hériflïe. 

Ariftote & Hine ont mis les tkrfoii pu- 
mi les poilttins crufticés , tels que font 
les étoiles de mer & les crabes : d'autret 
les ont placé* dans les coquilla^i dura. 
Les eta^i de la mer Kouge Se ceux de 
l'Amérique lônt d'une conliftance affcx 
Forte pour ; tenir leur rtn^ i il y en a 
qui penfént que In eupîni tienaeot ]0 
milieu entre les cntftacés & les teftacés. 

Un moderne, malgré la quantité dQ 
pointes iju'on remarque i Veurjin , Le plac* 
dans les coquillage* univalves) c'es ap- 
paremment parce que ces pointe* ne fe 
voient d'ordinaire que lorfque le poilTon 
eft vivant, & qu'elles tombent l^tot qu'il 
eft hors de l'eau. 

M. d'Aigenville dit ivoit compté foc 
lafupcrficied'oaeutC'i du la raei Rougo 
cinq divilians à deux rangs de mame- 
lons, & de ^andet pointes au nombre 
de foixant6-dix , fans compter cinq au- 
tres rangs de petites, toutes les bandes 
qui féiiarent le* rangs des mamelons, 
hfqueiles l'u^ percées d'une infinité de 

Eetits troua par oil Ebrtent fes cornes : 
i grand nombre de pointes que plu- 
(ieurs eur^iu contèrvent toujours , & qui 
tônt partie de leurs coquilles , n'a pu 
mieux les faire placer que parmi les mul- 
tlvalves i Charleton & AldrovinJui lee 
mettent cependant dans la clafTe de* 
turbinées , parce qii'its n'ont point de 
volutes ou de pyramide*. 
Rondelet en admet cinq erbecesiBrey- 
en rapporte fept, & Kteir" ~ 



qu'on peut rapporter tous les awrfins font 
fix genres ; fnvoir, i°. l'oar^i de fbrm» 
ronde , on en volt de la Méditerranée & 
de l'Océan, de rouées, de verds, de 
violets. 3°, Vtit^jm de ferme ovale i U 
y en ■ de la grande ft de la petite et 
pece. !°. VaurJÎH de figure à pans , de 
couleur verte i il y ea a aulQ de con^ 
leur Tou){eltre A de gris -cendré. 4*. 
L'aurfin de forme irréguliere i ce genre 
eft tr^s-étcndu : on connott des earfint 
grandi & petits , faits en forme de ton- 
neau 4 d'autre* en difque ; d'autres a|>- 
platis , fermant une étoile ) d'autren faits 
det fcfTes; d'autres en cœur i 
quatre ou k cinq nyoDS, & i doublei 
pJtt. 1°. Vstir^ pUt & étotU. 4*. L'ew> 



i-, Google 



194 



OOR 



^dccanlenr violette, de forme ronde, 
i piquins faits en plgnoni île pomines 
ite pin i ce dernier vient de l'islc de 
ï^ce en Amériqne, 

L'aurfia a dai» la ctmtj île là coquille 
nu inteftin qui s'attache en tanrnant à 
cinq anneaux : cet inteftiD va fe terminer 
i une bouche ronde, large, & oppoKe 
u troq par où fortent léi estrément. 
EHe eft garnie de cinq dents ùguei A 
Vîfiblet au bout de cinq oQelett , au cm- 
!tre defaueh ett une petite langue char- 
Itme, efpeee de caroncule, où eft ecUe 
boDcbe oui Snlt en inteftin, tournant >h- 
tour 4e U coqnille , &irpendue par des fi- 
bres dflicatet. Cet petita oSèleti font Uét 
par une membrane Gtnie aa milieu de 
rinteftin , & forment la Ggnre d'une Un* 
teme. 

Laformeordinaire^cIVi'rAeftrotid^, 
'Ce qui lelsit noamin' ietdans quelque- 
fois elle eft onte , d-où il a prît k nom 
'i'eebirius otmHut i qnind il eft revêtu de 
fis point» , on Rappelle iiptatia. Sa 
Tnperficie eft toute couverte d'une in- 
-menCe quantité de petkei comes d'un* 
demi-ligne de grbfTcur fur neuf lignes 
<d'Aéndbe ,,vers 1» partie la phii renftée 
•^c1'«ùr^; les autres qui Tortent vert le 
■oQhduit des ekcrfmenv, de mtne qnc 
celles qni approchent de la bouehe , n'ont 
que trdis ou qaatie lignes : c'eft par ces 
cornes qu'il peut fixer £t ntaiibn. 

Tout Ton intérieur cA partagé en cinq 
3obes d'un rorjge Foncé, & rempli d'une 
.efpcce decbair Ad'uQe'muItitnded'cenfs 
TODgei, qui (dans les wrjhu de ta Mé- 
diterranée ) étaht cuits , ont le goût des 
ifcreviScs, & lôni mtilleùn à manjer que 
. i'hultie vectOL 

On ooRipte'pr^df douze ccnli comes 
daot Cl ftrt \!aurfiit p«ar fonder le ter* 
lein qui FenvsMine , poHr k kitr contre 
anelqmeoipston peux fétwiren repos. 
Ses comes plm l*ngiin que fcs peintct, 
■e (ê voitnit point dans l'eau ; eues s'af- 
failTeiit & fe cachent entre Us balés & 
KWHlMtt de fcs pointes , qui fe trou- 
vent an nombre do plui de deux mille, 
It qni lui Invesl 1 marcher U bonchc 
centre terre, pour MendrtU nourriture. 
U Igkc teUeneat ut pointes o« fei pi- 
^uans, qni loi tiennent lieu d'une mqI- 
btnde 4e fiedt , f s'il inu^a tTdfr-légire> 



OUR 

Sa couleur eft îles plut variées , tlntdc 
vklette , tantdt d'un jaune clair , queU ' 
quefôit verte, bmne , d'an blanc filt. 
Lorbne Veurfin eft fec , fes comes font:' 
'nviGbles & rentrent dans fa coquille ». 

'tât qu'elles Tentent l'nu de U mer, ' 
elles s'épanonilTent & l'dongent par di- ' 
vers mouvemens : c^eil donc ptt tes cor- 
net qu'il marche , qu'il s'attache où il 
veut , qu'une partie pompe l'ean , tandis ' 
que l'autre la rejette. 

M. d'AtgeftviUe « oUérvé , en £(!£.• 
qnant cet animal, U dureté de fet ofl^' 
lets, qui font crans en.deduN, pmr 
laiffer p^fTee de* filantena qu font agir 
lei dents en-dehor*. Ib font de ptnt en- 
tourés de membraiHx de tous cetéi { ce 
qui les lie cnlcmbla. Cbiqnc partie éa 
1 utrfn a là memhrane , Ik charnière , Se 
det dei^s eittémmenE poinhies. Il y > 
lieu de croire que fe« grandes pointes ini 
[krvcnt i Te défendre centre les plchenrs. 
Pline dit, teidtenmfrMiriltMfri^jlnt. 
fille* loi fervent entoK de pieds pénr 
marcher, fe retonmer ft rentrer duit b 
boule; QiHnd le aoqui liage eft emiéTe- 
ment couvert d'can de la mei , elle* for- 
tent toutes enfcMIci maîslorhpi'il n^elt 
inondé qo'i one certaine hautmr , il n'j 
- qne la pirtic eenverte d'eau dont le» 

H-nea s'épononiffttit , & (ont ee qui eft 

Mefl*»* ne lait rien paioltie. V. la 
CcKMlylMagii de M. d'Arecnville , ft les 
Mélm, it Pttoi. rejak drifeintm. (D. /.> 
OURSINS de merfy^i . on fàri&t , 
en à-bimlii , Siji. aat. Mn. , en latia 
tcbimili , ecbinemttra , tchùadtrmata f , 
Rilndeleti evarùim ; Aldtovandi cordsw. 
mariiuu i Wormit itrmtÎMm mtriiam^ 
Mcrcoti fcehftnirUti , tliis fmtriai^ 

bifirix. £n iranqois , cette pierre perte 
aulll divers noms comme l'analagae wa- 
àa, dontttlecftb pétrification: ag:tfi>« 
ou birifiiu it WHT i iaiMtTiaaiaiiffSntit 
r^fauUi , cUtnipiM de ma , «^rn Bel- 
Ion &Rôa4*Iett pmonuirwKr, fuivno^ 
Rochcfurt. En italien , on appelle cette 
pierre rittia mktww ; m e^M^nol , erji» 
dimer; enngleis,>n-«rcMa,7i'- ' " 
nat , fittlkiflb, bttmjhnn, d^t 
ImMti^Mun en riliBUnd on In nemme 
fifatfiIflHn , mttrktlfieiK, jkMm^nH « 
en dw>ia ^ J^^Ofiim i «a, ynwM M > 



dt, Google 



OUR 

VmrS» foQle ou l'fdiiiAt <fl VM 
fferrcSgDTce ou ujie pctrificatiBn 1 piu 
^mhtmifptiérique, plus ou maint éle- 
VceonappUtie, &plut ou moiai aiton- 
dic du» ton coatour. 

_ELle a aTJiiuireineiit ia petites pnta- 
bnancn on itt «ItvatioDs rangées en 
liSBc, au ilm gravures en forme d'étai' 
In. Ces rtlk£s on ces gravures Ibnt fort 
diSitenUs , tsaa toujon» fymmétri- 
f «enent dirporén. 

Lcï anciens oat cru que cet pierres , 
loiitcainmeleiÙlcmnrtei , étoienttom- 
bm du ciel , ou que c'étuient des pro- 
Aiâioas animales. Rumphius a encnre 
iâDtena le premier de cet fentimciu t il 
les a appcUec) pu cette raifon iraitiU , 
tmmitra . emirtiu , itarrfirciu, 

Woram «cru que c'fcoîent des pro- 
âiiâîoasde quelqaet animaux , on det 
mfots de lerpeat pétrifies. 

Antoine Saractnm de PeSe & Chrif- 
tsfhe Eoccliiu les out priCes 
ct^audiaes ; c'eft poar ci 

I appelUei aiif& cbtbmtai ft bii~ 



OCR 



«9Î 



Anjonrd'hiii tout le monde reconnolt 
fet fiiŒlet pour ce qu'ils Toot , ceSk-i- 
^inpontla pétrification d'un aDÎmiltef- 
faci marin muldvalve ', qu'on appelle 
■cMmtf marlmi! , hériQôn Je mer. 

Ce coqaiilajc eft de figure à peu pr^s 
^émHpMrique duit ùin contour, ou 
m^ , en orale , ou en figure de caur { 
laputiefgpérienreefttoiiJouT9 en fbrine 
ée vo&tc. Ltt coquilles (olidcment réu- 
aiet lont counrtet de quantité de petites 
ànïnracet & de pluCeun milliers de pe- 
fitt eroos , pu le^ueU l'animal vivant 
peut moUvoti autant de petites épinei ou 
fMii t e t qui y correfpondent , dont lec 
tmeilniu(vcntdepiedi& les antres de 
cornet. 11 cft muni outre ecU de deux 
pandstroDs, dont l'un lui fert de bou- 
che qui cft toufouit en-bas , & l'antre 
JaniKi dont la fituation eft tr j»-4i&ïrcii- 



. e II, uûcle bèifmdt 
SctataelU, article nnyâi. 

Laid > M le dernier qui ait révoqtié 
•n dontequelet ichinitet ftHUei ne ra!'~ 
fêat pudeTJritibIct Mt^jdemer, par 
la&ule ni£ui qu'on ne trouvoic jamais 
Ms écfumtes fomlo munis de leurs poin< 
to. iUit ne &iffit4l jfu qu'on ta ait 



I trouva depuis cet auteur , k qu'on troD> 
ve (le ces pointes fépnrées en trèt grands 
abondance? It efl tt£s>b:ile de.conc(« 
voir comment ces pointes doivent tomber 
lorfque l'animalperdlavie. I^peancai-> 
tilagineufe & tendre, i laquelle ellet 
lieniitot, commence l£e pourrir dit qiM 
l'animal cefle de vivre. 

L'animal même qui fait El demcnrs 
dans ce coquillage, a été exaftement dé- 
crit par 14. de Réanmur , dans les Mf. 
moirti it Cacadimit njalt àl Paris , de 
l'année 17.3. 

On compte pris de foixantc erpeoe* 
différentes d'aurfim péttiKét. Nous le» 
rangerons toutes cammodément dans les 
fixclaOresniivantes, qui font fimptes 8c 
naturellet. De pins grands détails 
deviennent fort embatraflàm & afin 
inutiles. 

i". La ntcmiert clailê comprend le* 
eurjini/qjplri , ou les cchinites mamillaU 
resi en latin, tfbinitri nammiSarii , 
çvarius, rotularls , ctjftatus, CancrBa- 
IHt , biftrix. 

On y voit dci rangs d'éminencet hémiH 
phériques , ou de mamelles plus on 
moini grandes qui partent du centre d**»- 
hautjurqn'i l'extrémité du contour. 

Q.uind îb ont le doi élevé & arrondi 
bémilphériquenient , on les appelle en 
particulier cidarii, parce qu'ils imitent 
un bonnet turc ou perlân, garni par-tout 
de diamant: c'eft le turban de quelquet 
autfurs , le eiiarit mammMaris d« 
Klelu. 

Scheachzet, QiySegr. Itekr. fy;. \jjf 
D'Argenville , Cmchjl. Oh. it-e. Trai- 
tiit fitrtf. tab. 5» , Î4*. 347t Î48. 
Lang , Éiji. laf. tnb. 36. Kfeln, Ifat. 
iifpof. icbiaed. Bertrand , Ufagii itt 
môntagna. 

Son noyau ell Vtcbiniln corimaUt de 
WolterfdorF. SjfiimaiiHMraU,^tioMa. 

1748, IB-4- 

(^.landrcrur^aUdoi comprimé avec 
une grande ouverture an milieu , on l'ap- 
pelle rcbiailei Totiilaris , & en fianqoitlB 
rùut. Scheuchïer , OiySag. a". IS4, 
D'Argenville , ConchyL tab. ig. E. TV»-. 
tiicfitrif. tab. îl, 3î«, 34Î, 346. 
Lang, Hijl. laf, tib. )t, i, 10. it. 

Quand il a le dos élevé en grande poin- 
te obtufe, on le comme nuaniBarû ctffi 
fiiatii. Kundman, JXjir. nat. S^trtilf 
tab- { , a', i*. 



j=, Google 



19* 



OUR 



On diftingae encore Jet erpeen ptrtl- 
cuUeres par rapport i leurs mamslont. 
Ceux qui lesont tbrt petits, comme des 
graîni de millet) font appellét cidurii 
iHiUarii, tcbmitrt evariu!. D'Argenville, 
CcaayLbb. 38. C. 1. KuDdmaD , R. N. 
& A. tab. f , 10. 

liOtfque les mamelons font d'une 
raojr en ne grandeur, c'eftunridumfarw- 
lata. D'Argenville, Canct. tab. aS- K. 

Quand ils ont les mamelons fort grands, 
avec leurs bouts, c'eft alors Ma ciiarii 
ifuimmilMa , comme le ciiUris mauri & 
ImittmmiUa SanOi FaitU. Boccone les 
appelle de même, tnammiUiii S. Paola; 
Rcch. pag, 397 i & Mi^. F^. pag. asî- 
TraiU di fltrlf. tab. il, 344, 347, 
S4S> K'^i Jf4- D' Areen ville , CmcbyL 
tab. î%. E. F. Lans- , Hifi. lof. Ub. Jf , 
8, 9> 

SilatéteeftcomDoriecomiitede tuiles 
tranCverfales , on l'appelle eiiarii.tijfiila- 
ta i en allemand , fcbiHitltMb. Kund- 
man , X. \V. tab. f , 81 lo. TraiU it 
fkH/.ab.st , 337. 3Ï9- 

1°, Dans h féconde clatie font eompris 
les ourjâu fbfliles ou les écbinites tibulai- 
Tes ; en latin , tcbinitu fibularit. 

Celui-ci clt rond dans Ion contour, 
plus ou moins hémirphérique, informe 
■le bouton, garni trèE-GIncment de cinq 
doublet rangs de petits ttoui, qui com- 
mencent au centre du dos , & lîniflent à 
l'extrémité du contour, en s'élargiflant 
Clément; 1^ plus fouvent en ligne droi- 
te, quelquefois en ligne courbe. On 
■ppelle auili cette efpece latoclytiu £ 

Si le des eft moins ilevé , prefqu'hé- 
mifphjrique , en forme de bouton, c'efi 
tili/ÏBiâpTOprementdite, euleiaWqfl: 
cnangloittmt/m/fMr. Kundman, R.N. 
éfA. Ub. î. lï. TtoU/ dr f^irif. tab. 
SI, 334. Î3S. 34?- ?fio-- L«ig , ^ifl- 
laf,ttb.ii,4< >"• f/lyuw, Siixe.fKU. 
f.II.A.B.Bdfag.47. ' 

Quand ils ont une pointe d'un cAte de 
leur contour, quileur donne une figure 
decaot, on les appelle Jftubm ctt/pida- 
tus. Kundman , b>c. cit. tab. { , 9. My< 
lut , toc. cjf.pag. î?, tab. a. g. 

Si ledoscnplusclevien forme de cA- 
ne ou de bonnet , on l'appelle alors eencï- 
itta , çantdiu , tchiiwmttritts , giaiuius , 
fcaloftairittt t filtus: en angloit, caf- 
ftum. Traité <U t*tnf- tsb. ;} , 361. 



OUR 

Lang, bc. cit. tab. 36 , i. Giri^. ma. 
itBàlt, F.ll, ttb. 9, fig. I. MylDi. 
/«c. cit. pag. 47. 

3°. L'our^hiffileoul'^chinîteenfbi^ 
mcd^cafque, fait la tioiCemecUfTe: en 
latin (ciiinitn galtatia. Celui-ci eQ ovale 
dansfonconteur , s'£levantFortrenGbte> 
ment hetnifphétïqnement. Il repréfente 
uncafque des anciens. Il efi auui garni 
de cinq doubles rangs depetits trout for> 
tant du centre , & finiflans en s'élargit 
lant i t'extrtmitJ de la circonférence. On 
l'appelle le ca/que , parce qu'il Z la forme 
du râfque d' Alexandre le Gnnd, comme 
on le voit reprcfenté dans une pierre gr»< 
vée que Montfaitcon repréfente , taK 
19, n°. I. Les Anglois les appellent trlM> 
flmis. TratUdefétrif. Ub. 50 , 341. 

4°. L'enr^fbOilcea fbrmededifqne. 
Forme la Quatrième claJTe: en latin tebi~ 
nitti Mfceiitus. La téce de cet hériifon Te 
trouve comprimée en forme de difqae. 
La circonférence a foovent des lacunes fi 
des coupures de différentes fàqons, lôu- 
vent avec deux on phifieurs trout «b-> 
longs qui vont depuis la fuperficie jd& 
qu'ala bafe. Communément on y voit 
aufE cinq doubles rangs de petit* trôna 
quife téuniflenideuxà deux* leurs ex- 
trémités, en formant une étoile :''oa 
j'appelle anfEpJnctnra, le gittau. 

5^ eft entier dans la circonférence & 
fans coupure , on l'appelle laganam: ea 
allemand & en hollandoit fantutatk. 
Gaaitieri , sni. içA. tab. iio , B. C, 
D. E. 

Siancmtraiteilyadet bennes & de* 
découpures , on le nomme nitlitaà , rotu- 
ta ; en allemand letiucbtn oa rtitflai^tn.. 
Gualtieri , toc. cit. F. G. S. 

i". La cinqnieme claffe eft conp«f(e 
des e&i^u fofliles ou des éehinites Ipat»- 
goides: en lalin icbinitti fyatagaitmi. 
Celui-ci eft défigure eblongne, un pea 

S lut alongé d'un cAté que de l'autre. Le 
os en elE médieeremeot élevé , il eft 
garni de quatre ou cinq doubles rangs de 

rtitt trous qui, en fè joignant deux 
deux aux extrémités , forment une 
étoile. 

Quand GM échinitet ont une lacune 
profonde dcpnis le centre jnfqu'à l'extrt- 
mitéplntarrondie, ce qui lui donne I9 
formed'ntie efpccedecKur, on l'appelle 
alors du nom particulier de Jfàtàgis. 
SchtirdixcT, loc.cit.fil, 13;. Trûti é^ 



dt, Google 



OCR 

nb. îs , 1,6. 

Cdoî qni n'a point de lacnne & qnl ip- 
•ndie de la figure orale , eft nominf' 
tri/m & brifida «s fcmtuai. Scbencb' 
m , he. cH. 113C. ZVaM d( fArt/; 
t1b.fl. 31s, 319. Laii{ , Jk. fit. ub. 

t'. Lesvwr^foiniei, onlct éctdni. 
tn ca forme de cttut , comporent U 
fcdenieclafre: en\>ùntcbinilficûrdatui. 
Cri. celui dont l'oïUe finit d'nn edté en 
peinte p lui ou moini obtufe: de l'autre 
fêté, ileft conpj p^irnnc lacuneou une 
cmnelnre moins profonde , enforte qu'il 
Rpt^rentelafigured'uiicauT. Depuis li 
centre dn dot , on voit luffi quatre ol 
dnq raies qui finilTtnt en l'uniOànt & 
ibrmwit une étoile. On l'appelle tufS 
ttrmaTJitHiM, flairgcyflui, D'Argenville, 
OmcbyL tsb. 3S, L U Kundman , Jk. 
dt. tab. ; , 6. 

Cenx qui fonhaiteront uAc clalllfica- 
tido plut étendue des ^hinitei , la trou- 
vemnt dans le bel ouvrage de M. "Théo- 
e Klein, DUfofilio naturuHi tMne- 
•atim i Geitani , 1724, m-t, cum 
JciK. Cet ouvrage 1 été tndiiit en ftan- 
^oispir M.det Bqîs, ftimpriméà Fn- 
riien i7;4> '"-$■ Tous ce titce: Oriri 
sctar-ri des aurfini it tatr ^fi^its. 

Voici nnelégere idée de cette diftriba- 
tion de M. Klein. 

IlconfiJereleséchinittspir rapport i 
Tanus \ c'eft 11 le premier ordre. Il les 
cnvt£ige enfuite par rapport i la bouche; 
('eft là te &coa>l ordre. Il partage le pre- 
nier ordre entrait clalTet. 

Ceux de la première clafTe il lot ap- 
pelle atucy/tes, parce qu'ils ont l'anus 
eo-hint , î l'oppo&te de la boucbe. 

Ceux lie lafeconde clafTe, il les nom- 
■W catacjfiti, parce qu'ils ont l'inut i 

Ceux de la troificnie clafTe Tont les pieu- 
rocyâet; ils ont l'anus i cdté. 

Voilà le premier ordre. Dans le fécond 
«dre , il V a encore deux clalTét { celle 
det emmelbftomct qui ont la bouche au 
nilieni celle det apemeloftomee qui l'ont 
hon du milieu. 

Les claflês {ont divifées en fediont , 
les feâions en gearn , les {enret en 
efpeces. Dans les eTpeces, onconfiderc 
tafia let principales variétés. Tout ce : 
détail eft exaft & laboiiiox. I 



OUR 



i97 



. f^^n encore l'ouvrage de Breyn , 
SctKiUqfifm detcbnis, & Hifieirt dt ta. 
caiitM* rty. dtt fàtncti dt Pnrii , de 
1711, page 3:. Fcytt aufl) V^ai fur 
Ui ■tf/igridttmmtagnti, chap. \6, page 

On peut luffi rapporter aux échinitet 
fbifilet letpMtiet nui en font fcparÀ t & 
qu'on trouve dans la terre 1 comme Kan 
dents, leurs offelets, leurs dards & 
leari mamellet. Feytx tout ces moti 
dans le Dia. unixitrf. iti fif de M. 
Bertrand. 

On a beaucoDp de noyaux d'aaofiu , 
& plut peut-être que d'échinitet même. 
Cette multitude d'hériff'ona qu'on trouve 
dan) Ict mamieres du comté de Nea> 
cbalcl & Valanrin , qui ont fur la furit- 
ce une lacune & une étoile formée pat 
nn double rang de petits traits en gravu- 
re, nefont quedesDoyaux quirepréfei^ 
tent l'intérfenr d'un atrrfin. 

Ces pierres , qui ont la figure d'une 
. jix de mufcide , dont let nnes font fans 
ftries & lesautretftriéet , & qu'on croi^ 
ve réunies quelquefois en certains lieux, 
font encore des noyaux d'aur^ni' de mer. 
Leur figure conllaate le prouve , anifi 
bien que lei autres dépouilles de la tn«r 
qu'on trouve dans les mêmes couches de 
terre ou les mêmes lits de pierre. Let 
Allemands nomment ces pierres vrrfiti- 
ntrte tmiskU-auft , echbtitifchc fiiiakerit : 
ecbinaruni naclci Itvei f^Jlriati, 

Il ne faut pas conlbndce ces noyaux 

ïc les pierres judaïques qni font dei 
pointes même d'oxr^ru. Vayta cet mots 
dans le Oii^ton, dti fijf. Quelques an- 
tcnrt knir ont auffi mal-il-pro|io* donné 
te nom de mn/cadti : en aUemaod mi{/l 
iat-nuft. 

Jal encore vu det pierres font le nom 
dem(j/îad(i,qsiirétoieQtniedesnoya(n 
de coquilles bivalves équiutéraleiid'aa. 
lies enfin étoient de fimples cailloux 
arrondit. 

On trouve des m 
en France, 

Italie , en Pologne. Il y 1 peu de p^tri. 
ficationi plut communes. Veytz la let* 
tre de Jacob i Melle , i Jean Wood. 
ward , J* tdrniitii Wagricii . in • 4, Lu- 
beck 171B1 cwiifigurin & une autre' 
Itttre i Jacob Mond , it lafidihia fpt- 
ratil agri Uttarifyat ÏMhKtiiJii ,1)1-4. 
Lubcck, 1 710, CHMj^xrif. Atéweire/ur 



vntrfiu en divers lieux, 
uifle, en Allemagne, 1 



dt, Google 



iS8 



ous 



les fitrifcatieni deBontonet, petit vil- 
lage pioche de Montpellier. JUii^oirt. 
de TrivoHX, 170g, pige eis, J. GelTiiLT, 
ie filrificatù, cap. 11. Lugil.cat. t7{</ 
în-(. pas- 93- * «q- AUion, ÙrjUi^ni. 
phia reàmiHitmia . &c. (fi. C.) 

OUKSIKE, i/i/ï. noï. . cfi le nnv 
que l'on donne! une phalcne, papillon 
noâurne qui provient d'une cfaenjlle 
toute velue , uquclle fe trouve fur U 
hituf. (+) 

OURT, Gkgr., en latin Urla._ 
viete des Fays-Ba^ } elle ■ £1 fource au 
f ayi de Liège « & Te peTd dans la Meufe 
au mèlne pavs. (D. J.) 

OURVARY, Ci><^ , cii pour obliger 
i jjijj^i . 

. - _ , jande rivière 4'An- 

glecerrc, qui prendTa foUtcedans l'Ox- 
Ëirilshire, aux confins & au midi ilc 
Nordthamptonshite , biignc les provin- 
ces de BucKiuifham , de Bcdford, d'Hun- 
Îingtoo 1 de C'aoïfaridgé , fe partage en- 
uite en deux braiiejies. dont l'une Te 
jette dans la mer auptès de Lyn , & 
l'aiilre environ dix milles plus an cou 

Cette liviere s'^pelle en latin Vrai 
& eft par oonféquent la m^me que l'^rr , 
qui s'écrit en anglois Tauit. Les géo- 
craphes étrangers en font deux rivières. 
<D. J.) 

OUST, Gitvj- , petite rivière de 
France ep Bretagne , oi) elle preud là 

f>urce au village de BainC-Gilles , dans 
évéchédcQuimpEt, & fe rend tbns la 
Villiine aii-dviTous de Shédon. & au- 
(lc(riisdeKii;i.x. (D. J.) 

(lUSTIOCG, GA^r.. ville de l'em- 
pire mflien , capitale d'une province de 
intincnom, avec nu archevêché du rit 
grec. EUceftfurlaSucbani. Laprovin- 
cceft bornée N. par la province de Ûwî- 
n» t E.parhForét Jc Zirami, S. parla 
provinee de Wologita , O. par le Carg:a- 

£ol & la province de Waga. La Siichani 
1 divife tn deux parties prefqu'éi^nies. 
io«f. «0. îo.;u*. 6i.«. (D.J.) 

OUTARDK , OSTARDE , OTAR- 
DE, Cf., Bifi.nat. Ornitb., ulis frdf 
evit , oifcau qui eii de k groÔcui du coq 
d'Inde St a environ quatre pied) feiit poui 
ees de longueur . depuis la pointe liu bec 
)uLn'à l'extrémité de la queue. Le bec 

reJftmblïàcçliîUa.ÇQ^. àUfiecefuT 



r^rleitrèeH On peu eoufbf. L« tfte ft h 
cou font cendrés. Le dos eft traferfï par 
.les lignes noires. Le ventre a une con. 
iturblaiehe. Cet oifciu n'a pnint de 
diigt poftérieur; nn le diflingue aif<£- 
mi ut de! autres OifcAux lie fOn genre pw 
erearaûtre&pBrfngroffcdri illenotir- 
rit .le fruits & de femenccï de plante*. 
L'cBtardf aleVollent, elle S'enleVe dif- 
Scilcment.le terre, àcaufe de ta peran> 
leur de fon corps i &cfaaif eftd'un tr^t- 
bon goût Wîllnghby , OnithtUf. V. 
OUKAU, (/) 

OVTABDE , DUttt. Jl'at. ttiU. Cet 

oifeiu ■ été mis par les anciens an noir.bre 
de CiO» fni étoient du gtlât te pins ex- 
quis, & qu'on fervoit fur les meilleures 
tabK's. CrpendaaiGalicnobrcrveqHe ia 
chair des euturiei tient le milieu entre 
celle de l'oie & celle de la giue, ce qui 
alTutémentne faliroit être pris pntr un 
floge. Elles ne font pu fort communes 
en France. On y en tue pourtant qnel- 
quefois, & on eu élève tliéme dan) 1» 
batTes-cours. louis Lémery parle de l'^a- 
tarde comme d'un aliment dont le fiic cft 
groflier, &la chair folide & compare, 
ayant befoin d'être gardée on mortifiée 
pour devenir mangeable , . & ne conv^ 
nant qu'aux jeunes gens qui fe donneitt 
de l'exercice &qul ont un bon efioniac. 
Autant que Je puis me rappeller ma pro- 
pre expérience , il me (cmble qu'il fc 
trompe, &que VcUfirde lauvage tournit 
un aliment délicat. 

OUTARDEAU, oOm que l'on a doB- 
né aux jeunes outardes, l'eyez Ov- 

TABDE. 

OUTIL, f. m., terme génWqne, 
inftrxment dont les onvriers jfc artilàni 
fefervent puQr travailler anit dlRi^rent 
ouvrages de leur profiffion, art & mé- 
tier i tels font les marieiui, les com. 
pas , lii rabots, les villebrcqurns , Êfr. 
A chaque article générique on fait T"^'" 
quctuis mention des machines , Inllrir. 
mens & BuHii d'ufage , outre qu'uh dé* 
critlcs principaux en particulier dans Ift 
turni de ce diâiunitairc. Nons ajoutciR 
rtulentent que les ouvriers mett"it quel- 
que différence rntre les eutili ft les lou 
trumens-, tout tutU étt^tit intlniftifnt, 
& (ont inittuplent n'étant point tutti. 

Outil, f, m., Jrchit., c'eR tout 
ijiftiupeçt ç[ui UA \ Xit-iW^^A tt*> 



i., Google 



OUT 

waék Stt Mivng e i , mibiik la hoRbt 
tfnrms , K^lct d'i^Killnir, tttr< 
tanx, cilcmiix, fUet, turinn, Gft. 
La chsrpentkn ft Ici nentiilînt ont un 
gnai otutibrt toutib , foinnt U dlvn- 
uÉ4c leur t»*ail , dont an penl voir la 
tfkâptMii 4>iu iM Ptincifri farcbiltih- 
n, êijajptun, ftc. df M. FAibiftl. 
Cn antenr d^rÎTC le mot MvfU dn latin 
«dr, 2 canTe de Totilit^ dott il> {ont 
an oovmrs. (J9- /O 

OvTlL, t m, , Apiatl. JarUit. Léc 
^i& d'un janfînier ilont la bêche, dti 
t-'W"* de plafieaTt rotttii nne fer^t- 
b, uBCRifflïat, on mflbir, nne ftto- 
At, ploelions, on binettet, des plan- 
tain, une tiâe i greffer , nn coin de 
tau pour le même nlage , drJete , 
fcronetle, tfe. 

Lcc «oMb n^cetTairet I nn labonrenr , 
bat plnfitnn &rp», nne vrille, une 
■Une, des pelles de bail, dei ntetax 
deh«isati3dMt3defer, de) fléaox pour 
Inttie le bled , de* tUi , une hache , nn 
Uarteaa i ttte de Fer, £i pruvifion de 
dtan ft fitt nH^ , det hauei , une bê- 
che , «ne pique , do colni de fer & de 
feeii, nneondeuzcolgnjta, dei fancil- 
let, dca feux , dR ttoalUet , des far- 
d«(rs , fine lele , nne larrlert , nn «IL- 
lehre^in, fi^f. ifij.') 

OVTII.S du itjaacirf , ceroAtnn rur- 
ten, dea Unei de diRrentet mtidenrs. 
det inutiles , dei pinces pUtei & toa- 



OWT 



»>» 



L, , %tl 



OOTIL, , llatt. d'or, fiçnIBe en cint- 
rai bnisfct inftmmens dam lerqutTt on 
W Vor. K CoCBfiK , CHAVbK4I , 
Moule. 

Outil a »ojksCE BOvifiE, l!<i>- 
Idtawr , inftt-uQient en deux parties , 
fuaecneroîn!iht, & l'iutre en tranche, 
dUot nn peu en dinhiaant de hatittnr 
pour former ee fu'on appelle la gurft 
dant une poire i bourft, & aatret ou- 
mm. 

Outil a poibb ts beaconNe , 
StUtmltT, iime tranchante diViHe en 
cinq parties: la première partie eft ereU' 
liÉe quarnfitfem pour (ôimer te col > la 
ficande a la mitne forme en hantetir que 
la première eA pfbfonileur. & Ihic le 
eian, latrbiGeDi* rît Un croifTant pour 
lapanfci la quatrième, un denl-tond 
filant h gorge i fi h clnquicmej un pe- 
tit cToltfaatponr ta tète. 



OtJtttATKJLCtt, 1 
trament dfvifi en troii partiel , deuk 
nniea & tranchantea d'nft ftm AppoCÊ , 
ftnneCnptinte.qnlAHl fUre M ïron 
dumllieii. On le nnnnied traita, tartn 

S'il fert i Aauchet let ftionMa. FeyA 
auLftfl Sf T&ACBk. Il y a «H tttf< 
coin de lAntu ht knmdciiti, MttiM 
des bontoni on nonlea. 

Outil a ritBs i,! »il ùt vBt; 
ftarb^hr. eft un nioreeaudt fer garni 
dedeusniw)Nliesldmo6Uei, ee<fut le 
renddiffifrent.dei tenailles < ilfttt 1 tf, 
rerleifllidefetdAntattlToti rempli le 
mmoean , pool l'cmpéeller dfe toumflr 
hr la fbie. 

OWTtL ctftCHtf, Martrkf. In 
fenlpteun S: «aérien ont un miU ab 
nombre de ceux dont ils ft fervtnt , i 
qui ili ne doAnent pai d'antre noiit qnb 
celai à'oHtil rric^K , cc qoi tul rtint * 
la Egure qn'il a. C*t Butâ eft ntie Cfpetk 
de c^cau trancHant , topt radct , 6il dn 
nioinldeffcrbienacifrf pa^ Untout , qtti 
eft, 1-denticDurbéen crochet: O'eftavo* 
ee «feau qu'3s atteignent où In cil>au^ 
qQarrésnepeilvententt'er,&oiltepAilt- 
tns ne luffirefit point, il) font mnptH 
fur-tontpenr bien tourner les chetetik 
dM tnifter ft Ihtutt , Sl bkh dviitT lei 
plitdes draperies. iP-J.) 

Outil a ^Uir. vW*mM». Oh ap- 
pelle alnfi parnU les menniliertnti irtftrtf. 
ment qui efleorapotï A'\xaf0, e'eft-l- 
dirt , d'une pieté àt l»ls tn^fnrt ft 
long billot, de diverfts ^ninéuH fd- 
vant fon ufkge. tfan ïèr plKt & trait- 
chantt ^clijUtFolt taillJtntreirient, A 
d'un coin de boit pour aattoilr ti fft 
danilaliunierc; 

Lts«uliUàfl^AKtttmxii6tn, t'appel- 
lent en v/tainl m miati. LeOt» mmik 
pTopretlbnttetabot, le rlflart, Il galè- 
re , les vatlOptt, les guîlllu'itteij Itft 
taouchettet , les bouvemeus , Ui boit- 
TCts, ft le* fcnilterm. 

OUTtL A HANCni. féft tottt Mrtf/ 

deferquicltemmanchédebois, c«ntmi! 
lescifeaax, lei ftrntnin , le bec-d'Sn^ 
lei çonget , î^c. 

Outil A ONDES, Ehiniflt. c'en «h 
entil, on pilotât une machine in^énteuft 
& tr«s-cOillpDfîe , dont les menliiliendc 
placage qu'on appelle éhJniJlti, ft'ïef- 
tm'cftt teancnup autrcfoi), lorfqn'ih 
tnvalllolcttt i Mt belles tables. & a 



dt, Google 



t^ 



OUT 



ces m^iËqne^ cabioett d'ébene qui ne 
Ibntptus i\ïï Diode, dcpuisqne li — 
qncteiU y > été mif«. 

Cétoit avec cet tmtil qu'on compoToit 
In moulures iniJ/ri qui failbi(.iit une par- 
ttedeUbeiul^ de ces ouvrages, & qui 
fèrvoient comme dViiquitHrement à ces 
X^l^rei d'un fi griinri prix , dont les 
de^s des tables Aies guichets des cabi- 
nets étoient ornaR. M. Ffljbicn a donné 
la defcription de cette machine, & l'a 
lait graver dam bs Prinehii £arcbiltt- 
ture.(D.J.) 

Outil plat, Ltfiiairtt. Les tapi- 
faites appellent ainfi nn petit cUiniIre, 
foit il'aci<.r, foit de cuivve, attaché an 
hont d'un lonj fer , dont ils fe fervent 
dans la gravure des pierres prédcufes, 
ili^leiiommentp/iit, pnrceqne lafeAion 
<ju cylindre , tournée du cbti'ic U picr- 
,Tc, eil plate & unie; ce qui diiUnguc 
«et autii de celui qu'on appelle uni: 
^amitrt , joi ell au(G en forme de cy- 
]in:lre, mats crcufé comme une virole. 

Outils, Riéanier. Ce mot, com- 
me dus tous les métiecs en général, 
£^fie tous les ufienlileG néceflairei i 
ce métier. 

Outils 1 TaiBaniier , et Tnnt les 
vi^es queceimdes ferruriers, comme 
une evclume , iicebigorne, uorouffiet, 
lin toolier, la torgé,, le goiiplllon , le 
luqaet xu charbon, le tlionnitr, mar. 
^aoàmùn, marteeu à devant, teoail- 
léa de ibrje, chaHes , -chaHrlies, ci- 
lèâifx, poinçons , étaux. man-ltins, 
carreaux, planes, râpes en bois, limes 
id'Altemagne, une meule. 
"OtJTlN. (VfiSpKr. 
, OUTOMCHU, C m., ffljlatrt mu. 
riBt Bat. t arbre delà Chine; ilrelTem- 
lie as ficeinorej fa feuille «Il longne, 
Wge de' g â 9 pouces , attachée à une 
.'QBeue d'nn pied de long : il efi touflU 3c 
chargé de bouquets fi preflïs , que les 
;Tay«ns du file 1 ne le pénètrent point : 
ïbnfniiteft extrêmement petit. Vers le 
mois d:ao<it on fur la fin du niait de juillet 
«IfiïformeTiirla pointedesbranehes, de 
Mtits bouquets de feuilles iliffércntes 
«es autres , plus branches , plus molles 
& moins larges; ccfoitt oes teuîUcs qui 
tiennent Heu de fieuri. : furie bord de! 
chnoune nailTeut trois ou quatre pïttti i 
^niinsconnedea poula verd«, ili ica- 



OU,T 

fetment «ne fubftance blanche ft <Pii|l 
goût allez agréable , celui d'une doifetVK 
qui n'eft pas encore mûre. . 

OUTRflOE.r. m., OUTRAGEANT, 
part., OUTRAGER, v. aft. , CrauKiw. , 
terme relatif H, une offcnfe atroce: am 
tfjKrojridngcfte&du dilcours. Ilnefaat 
jamais culrager perfonne. Celui qui re- 
çoit unaxfra^F cJI iplaindre , celui qui 
le fait eftà méprifer. Le mot oufragt fis 
prend encore dans un autre fiins, cownie 
quand on dit, VtùtfBge que la beauté re> 
coit des ans. 

OUTRANCE, A OUTRANCE, ft- 
qon de parler adverbiale : elle m?rqne 
l'excès 1 déFendre i ertroKct, fe battre 
à BUtr'mce , boire d eatranct, 

OUTRE, f. f., Mcfundttvnliimet^ 
c'eK la pean de l'animal appelle tune, 
qui étant garnie de fiMi roil • coxfoe & 
préparéed'unecertaine feçon, fert con». 
medcbarrilpour renfVtmerles liqueurs, 
afin de les poDvoir tranfporter avec plus 
d« hcilité. En Efpagne , les ouirti font 



Outre, Critique facrfe , àntt; , 
peau Je bxuc coufue & piéparée, dans 
laquelle on mettait de l'eau, du vin, de 
l'huile , & d'nutres liqueurs , avant l'o- 
faye des tuiintaux de bots, Jélus-Chrift 
Ut, Matt. 9. 17, onne metpaidnvia 
nouveau dans des vieil les dhit» , c'eft-il- 
dire dans dessxtrM qu'on a laiflë defl!!* 
^hcr & dépérir par néRligenee , ou par 
étufié; car ilans dételles outrrt qui cr^ 
ventde toute» pnrb, levinfe répandroït 
etitiérement. (D. J.) 

OUTRÉ, adjefl., Graimh, excefiGf, 
exagéra: tout eft nufr/ dim cerétiti 
c'eli un homme ûHlri dans tout ce qu'il 
tait; n'sHlrrarien, fi vous voulei être 
cm. n a encore une acception qui l« 
rend rynonymei^ji^on'mrRt; jcfuia 
ùuiri de Ces p»-opos , de fi conduite. 

OUTSÉ, MardcbaU, lin chevllWr^ 
c'éft celui qu'on a trop (ait travailler. 
FavJ^f onlri. Voyez Foussif. 

OUTREMER , Cly^nit. Prittlurt , 
c'i'ilai'nfiqn'on nommé ta coiil^ur blcoc 
Gprécieufc, qui fe tire du U'pit kituS ^ 
nn trouvera la manière de l'ubtcnïr, ï 
Tartif-k Bleu d'outfemee, 

OUTRÏ.MEUSE, pai-S d*, C^ocr, 
canton tks Paja^Ëai dans la r^publiyit 



dt, Google 



- ouv 

Jn Pravîaen-Uiuet , qui le p«QUe 
cmmie une annexe du Brabant Hollan- 
Mi\ UfaiToit partie du dnché ie Lint- 
WkDig, l'une des (lix-rept provinces. Ce 
cntM compren J . outre la ville de Lim- 
les^, huit difiërens territoire^, I entre 
UfueUtroiiontétécWs inx Eali-e/t- 
nétTCS par le traité de la Haye du i6 
dfeembrc i«i. (D.,/.) 

OUTRE-MOITIE. f. f., Jttril^naL, 
bditicoe^BÏ (xceile ta moitié de la^Vi- 
icirdcqaelqae chafeiondic la lélionil'au- 
trT«Rtf^ du jnfte prix. T. Lésion. (W) 
I OUTRER, V. id., c'eft exctder la 
) tofituefuie en tout. On dit, dus pcn- 
Setmtr^, nneilécUmadoilau'rA, une 
■binte otUrie, dts paQîoiu outritt... . 
JlUis où ell la règle de cet chufes ? aui 
cft-ce qui 3 fixé le point en-i!eqi au- 
quel la chofe eft fbible, k autleU du- 
^:i elle eft oatrir'i Quielï-ce qui il don- 
■é aapublicmèlédetoiitétat &dc toute 
can-'ittian ce t*â délicat, aui lUns !a te- 
pteféotatMn d'une pièce lui fait di&;er- 
jtsanfentiinentju&e d'un {éntiment vn- 
tri, Bne expreOkm vraie d'une cxpreOion 
&■!&? Ule fait Touveot i étonner les 
k«mmn dn goAt le plus délicitt ', & 

ÎD'on vienne après cela me dire que 
tiaame m fé connaît pas , qu'il s'en im. 
po(ci Ini-nùm*, qa'il it tromye, qu'il 

a b conrcience .hébétée , &fc. I) 

' m'en eftrieo. On peut s'enTetopper pour 
ktaotrei, mais non pour Toi. Qjiand ' 
cberche i détourner de foi (on têtard t 
feSm , on s'eftjugé. 

ODFKZinn cheval, c'eft le fatiguer 
n^U de fts forces. 

OUV ADO , H^. nat., efpece de poti 
ni craîQènt en Afiiqne an royaume de 
CVngo. Laplanteproduitdetflenrs&du 
&ait pcndanttDute l'annéej onention- 
ve de la même efpece daiu les ides de 
Minértqiie , qttî durent fept asaii. 
«onCcativei. „ . 

OlA'àH , 43%^. , canton d'Aile dui 
rintérieur de l'isle de CeyUni c'eft une 
des prcvincei du loyaiime de Can>%, 
Tue laifuïlle on peut voir Rolurt £aek 
dam fa rdation de Ccylan. 

OUVE, Géagr., petite rivière de 
Trance iam la biXi Normandie : elle a 
&tource dans la Farét de Brix ^ & fe dé- 
«Jwtïc Janilegran.! Vay. {D. J.^ 

Ouvert, firtîcîpe. Ouvert, arfj. 
frtmÊÊL. y^t* le veibe OuvsiE. 



OUV 201 

OVTEiT, ad). , Cao'mtfct, On ap- 

Elle entre inari^ands , néf^eiaot 9z 
nquiers , un cvmftt autfft , celui qui 
n'eft pas arrêté, où l'on ajoute joninel- 
lement d«5 article*, foiten recette, foit 
endépenfe. /'-ijes Compte. 

On dit aiilS que les iwrts font Miferti 
quand tes vnilTeaiix marchanils y peuvent 
entier ou fortir, & y foire leur com- 
merce librement. Diaioiwairt dt «m- 

OuvEXT, /"rd., Te dit d'une partie 
Je jardin qui eft découverte; ce c6té ell 
oKvrrt, cette allée eftHciet Bitvert. 

OuvBBT , fe dit lufli dant récrilun, 

un ctraâere dont les traits font bien 
Formés, &ont un airde rondeurqui le* 
hit ^ire avec focilité. 

OuvBKT , Miricbal. , fe dit det 
chevaus qui ont lei jambes de devant 
on de derrière trop écartée* l'une de 
l'autre i courir à ttmbtauouviTt. Voyez 
Couili. 

OuvEiT , TE, Blafan, k dit det 
portïsdes cÙteaux, tnart , muraille), 
£^c. dont rémail eit diiférent. 

Ouvert , Il , fe dit aulE de quelqnei 
infttumens de mathématiques a ehar> 
fliere qui pareiflent ouverts , foit conu 
pat ,ou autres. 

Oavrrty tt,{t dit encore des fruits, 
parti euliéreme ut des gmaiti , dont 
l'ouverture eft de différent émail. 

De SailUng de Brefenod , dr Saint- 
Juliea , en Bourgogne ft en Breffes 
SoTurà la leur Hmjaanh il troîi iaiijmt 
£vr f arvtrti dtfcék, on chif fttrgmt 
i^rrgt tmn JJ«n i^Mf , eeurenni il 

DeMnratde Leftang, en Diuphinéi 
taxur a trni muraiBti d'ngtnt en/afiis 
crtntUis tarit fur Vailrti ta frtmitrt it 
cinif crtmaux , Ufierridi irquatrtf la 
troifitme it troii , gf mvirli m fart: 

Le Compaffeur ' de Coortivron , de 
TarAii, de Lamotte, en Bourgogne t 
d'azur à troii eoutpiu etnitrtt Cm. 

Bonnean de Rusbélles . de Terrinie- 
re , en Tourraiae i i'aaiir i trgii ptnu- 
in tifiti i'or , Mtutrtti itgumlei, CG. D. 
L. T.) 

Ouvertes, Vdi. On appelle tttn 
ouvrrtts , Ici têtes de cerf , daim&che< 
vreuil, dontles perches font Fort écar- 
tées , qui eft une des bcllet qualité! que 
puUTe awHi une téta. 



dt, Google 



È9X 



ouv 



OUVERTURE , f. f. , etm. ; eft 
ftâiood'Mivnrqatlqae e)i*f«, ou bien 
«'«À nn troU) nnf fnte, un cRdrott 
cuvRin dans an carpi d'iilîenn blidf 

En gJom^trii , ï'aavmurr de Jeux 
lignes Inclinas Tune vers l'antre & pat- 
«int J'unpaintconuiiiin , t'ipptUeMgk. 
Voyez Angle. 

QMVtrturi dao! lei t^cKvpet cft 1> 

Eatitf plai ou maini grande de fùr- 
, qoe les »etm de tflereopespf*- 
ent aux n^fons de hitnicre. VBgn 

TÉLESCOPE. 

OUVElTUlEDSlFSKTBt, Divin., 

U die dans rftflxoloeir de ce qui «rtive 
qainil une planète te (éput d'une iutre>, 
& ie joint i une troilieMe qui domine 
àansuue ligne oppotïelcellequl elt do- 
inlnfe par U planète, avec laquelle faii- 
tre planète étoit jointe auparavant. 

OvvE&TUKE , Jnrlffrui. , a dans 
cette matière plufieûn fignifications dif- 
férente*. 

OuvertHTi de l'annuel on panlette cft 
le tenu où l'en eft admis à pa;er la pan- 
lette, favolr, depuis le is décembre 
iuTqu'iu i( janvier, rtjia A»HUBi.Ëf 
PiulettE. 

Ouvirlari de l'audience fignîfic non- 
Feulement l'a fti an d'sKKrirles portes dn 
tribunal , mais Tv^nifie aulE Itcommea- 
«ement de l'audienco. 

Oimrtmrt d'un bureau figniGe la tcras 
«iU'encotnmencei inrcrirt ceax qui fê 
préfentent) ou à faire les paiement, fi 
c'eftlebnieau d'un trélericr en paycnr 
public. 

Ovotftmt de elaiBior «n Nonnandie 
cft lorfqae l'on peut intenter le retrait 

>'0VnCL«KIUB. 

Ouvtrtitreài Hcf cft torTqu'il y amn. 
t-ition , fojt de fcigneur tu de vailàl. 
>'Dj'f2 Fief £g* Mutation. 

OHwrWredc reqvM(eivil«,cefbntles 
moyens qnl pcurent faire entériner une 
nqnéte civile ptife contre an anét. 
ytyt% Requête civils. 

Omawt lu raehM «m fcMiF , c'«ft 
loifiiuele Icigneur eft en droit d'exiger 
le rclftF. 

Ovtvrlarràh rértle eft loirqtfon bé- 
néRecniJctâk résalevient i vaquer de 
laiton de droHt on entend anlQ par ek~ 
vtrtiat à la ré^e , le dr«tt que le roi ■ 



ODV 

de M momtDt d« BoBfltet an b^Maèv 
Vojn RioALB. 

Ouvrrtur* in retrait , e'eft loilqna'i) 
y a lien d'exemt le retrait. Feyta 
RbtKait. 

Ouvrrttirt de fnbftitotion OU Eilélooii^ 
mis, c'eltler[que le cat on llconditioM 
de la vocation du lubftitné Toat arri- 
vés. Feyi* Substitution & Vtr 

DBICOMMIB. 

Ouvtrturt de fuccefiion ift le moment 
oà la Tueceflian cft échue. Vtjtx SDO- 
CEGSION. (jf) 

OVVEKTUIE Dt LA TIANCKEE , 
Artmilit,, c'eft dans t'attaque des place* 
le premier travail qu'on flit Mur cm». 
ncncer la tranchée, c'eft-t-dire, pour 
la fouiller ou l'ouvrir, f^tjrx Ti&M- 

CHÉB 

OuvEETUiKSBttaiTEsd'naevfllt 
de guerre , Art miUt. , cette aOÎMi fc fait 
avce diffiirente] ptécautioni, dont on ^ 
donnei le précis. 

A la pointe dn jour, le tattbonr monte 
{br k rampart & bat la dhine. On bnm 
la cloche dn beffroi. Le retjent va auk 
ciels cb» le gouverneur on le comman- 
dant ; ft lof fqu'il arrive , l'officier de g«r. 
de ranee Ta garde en double haie fous hi 
voûte de la porte, 6 il fe meti la tMe, 
l'eli^oaton à la main; ktloldati prélell- 
lent le* armei. L'offider en bit com- 
mander pour mettre aua ponti ft ponr 
la découverte ; Il en £ih coAmaiider anS 
quelques-nm futt >tinet , pooronvrii Ia 
portes & les barrières , & tbaiOèt !«* 
pOnti. Le miiJDf& le capitaine de* porte* 
commencent à ouvrir , & le tambour btt 
aux champs ju^U'i ce que tout (hit ou* 
vert. 11 Faut mettre le timbout Tnr h 
nraptrt à l'tKt/trtun ft i la fermetnn 

Lorfi^ne le major a paUt le premier 
pont avec les cléft & les foldits coof- 
mandés, on le relevé; ou en fsitautatlt 
ans autres qu'il paffe, lÀiRànt derrîecB 
cfatcun deiia fiiGliers les armes préreit- 
Ht^ Enfin , lorqn'il cft arrivé à la dcr- 
KîM barrière, il ftit fortir quclqnn 
ftiriliurs pour taire la découverte autant 
de H place avec des cAvltiert, s'il y en 
a , etii vont battre l'eftrade i une lieue , 
& il ferme la barrière fur eux. 

Il arrive fouvcnt, fur-tout les Jonrfc 
de marché , qu'on trouve i la barrière 
nnsTind nombre de payfant qui attendent 



dt, Google 



ouv 

jet daitlsirc éMgiH 



O"07 



Ȕ 



MblêreftMmK', 
_icr tout le monde 

_, . de la barrière iTHnt de 

nir, A ne lalBtr entrer pefbnnt 
(md la d^cMirerte eft (iitc; mt- 
a M bst point Iboffiir qn'ils entient 



la bUats coammAii fàm la d^n- 
wfe datTCBt Tl&tet bien naAenEnt au- 
to» Je la place , ft fur-tout dnu lei 
aMb ^ fbbt nu pen connits t ft 
A T tnovcnt ée* cens eadiét « Ut doi- 
nai Mt aiftCAer. Lotfqn'ils font de re- 
iKt, sa abaiflie le* ponti ponr faire rei>- 
an k mjoi aTCC lei eleft St le» (bldatif 
cû 00 toit tenit kt hUrieres feraiéeE 
t ac Uiflbr que 1m tolthets outerti , 
ifct^ ce «ue le Ealell fait bien hint 
t Ib eavidien 4» TCtonr. Le (brsent 
Di^oTter letetéfs cimie gauîcmear 
■ h Rnnmaadant i VoScitt fait pofer 
kt >nae« à (à garde pu ce commindc- 
iwt -. Prtmn garii i tma : fmi la fik 
hA ai bnft : aurcèr. Li fiie de la 
poAe n s'entre-mfler avec U droite, 
k kl AedX n'eu font pins qa'Une. A 
pocit .- frtjrtitt2k vot Krmti : marcèt, Let 
«dati déCIetittodi devant rofRder.let 
•laet prirent^ , & Toilt le» poferpit 
Aaaic. Le tambour bat le drapeau. 
Ut caporault relèvent la grarnU foft , 
fd-l-dire In remloeliei ie% endroits 
ièFoQ n'en daït placer qne pendnnt bi 
■A, ft celai de eonligae nnutTe le* 
Bwéret des imdes, lec boltM Se la 
fttdle, & va toM porter chez le major. 

r loNDE. 

Ltr^a'îi & ptfllMite ira granJ nombre 
k chiriots . ce qui arrive (irr-t6ut da» 
kleande la moiBoit, t'officlar de garde 
K doit point tei liifl>r pcflït toni i h 
fni , crainte qne let ponts lie  trOnveitt 
tbhirrafQhjinifi&ireobftrvernncgraa- 
it dilbnce deï trfis aïK autres , & le coti- 
%Dcqut eft i 11 porte doit Tonder avec 
■é; brncbï de (n ,t'Ù n'y I pas des 
[m cach^ diiM le Min on dam le blod 
en eft Tut les ctiariotr. Enfin l'officier 
nitprenilre toutet In pr^utitins polB- 
Uci poor ne pht recevoir un affront ; 
ttr e'eft fut hii qv'oa fe rcmrfe de la {ftret* 
le la place S de ti garidron. 

Sdt tes oenf on dix hrarei , il fait 
fanncr cod^-c i deux foldatt par cfconade 
InrXtûDr fonr aHcr J'iner. Ehfin lorf- 
Ttt Yiiçtm ih deftewlfï la gflnie çft «- 



tMe , «n l< raleve , ft II fiAMe b trou, 
pe en bon ordre fur la place d'irmet. Lee 
antres |atdct reltviet y arrivent aafll 
Cl) mtme temt , le major le* met es ba- 
taille à dMfiwe ^'lUe* arrivent , ft birt 
qu'elles le tant toute* , il Iti conséJia i 
en appelle eelt ii/itHân la fanOe. 

La fiemetuK du portes fe fait i-pe» 
prit aVet It* ntmei ittutiont que Vm» 

Une keure avant qne te (tilell fe ee** 
cke , le tambour de )[irde monte Car te 
rea^lart fi bat la retraite pour avertir 
ccnx qnl bnt dehors qu'il eft temi At 
fe Mirer , fi qu'on fermera bientôt U 

Brte. Apti) cette retraite, rofflcJerdoR 
re pouflVr la barrière & ne laiflïr qut 
les Kviebet* ouverts. On ne doit plut 
laiBèr fortir des foldats de la place. Dant 
les villes de ^ent , outre la retraite qut 
le taeibour lat, on (bnne U cloche it 
befiroi. t^aytx BefVkoI. 

Un fergeut de chaque porte, efeorti 
par deux fufillen de ion corps-de-garde* 
va chercber let lAth chei le gonvemeur 
on commandant ) 8: dis qne la festinellè 
qoi eft devant lei armci apnerqolt le fer- 
geut qui arrive avec les cUh , elle «vel* 
tit L*officler bit prendre lei armei . fi 
range b garde de la mime manière que 
pour l'tKVtTturr de! porte». 11 Bill comi 
ttundef quatre foldats peur efcorter lek 
clef) iufqu'i la dernière barrière, fie* 
Bit placer dcnk tes armrl préfentijes fbt 
ehaquepont-levls. Etifin il en fiitcOna- 
mander un nombre fufHGtnt fans armée , 
pour ponllér les porte» & les bnrrierct. 
fi lever lei ponts. Lorf^e le major eft 
arrivé avec le capîuinc de» portes , le 
re»ent de garde marehe arec les Cleft 
fi les foldats commindfi pour In efcor- 
ter; lé caporal eonli^j portant le h\<A 
lorfqull eft urd . le ntajUr fi le capitaine 
det portn vont jofqo'l U dernière bar- 
rière, & celui-ci commence de fermer. 
Le tambour de garde bat anx champs 
JDfqu'l ce que toute* les porte) tbieni fer- 
mées , a moins qu'il ne foit fort tard , l'it- 
fagen'étint pu de battre penilantlantiit 
Le major donne l'orilre fc le mot aux fer- 
gens, qui doive ntpaiferU nuit «irxavan- 
c<Jes. Apris qne la porte eft fermiie , le 
(brgent va reporter 1» clefs chez le eon- 
mandant efcorté toujours p.ir deux foT- 
datt. L'oRicier fait pofer les armci à tk 
garde, comme aprii l'mvtrtm ies f ortei; 



i:, Google 



»o+ OUV 

Les eaporaox Tont enfuitehire h gtiiu 
de yaîe : de'; qu'elle eft fiiite, les fent' 



ioJTenC itorter du Feu pour être ippei- 
qnes de loin. 

LairqiielerergentaieiniEletclefcchez 
le commandiint , il vt à l'ordre i & dès 
qu'il l'a TeçH , il va le porter à fon offi- 
cier de garde : il le donne eRfuite aux 
aporaux , & leur diftribue leurs taadcs. 
;< Ronde Êf Mot. (.C) 

Ouverture. On appelle eavrrtart 
d'une Foire le jonr fi\é par le magiUnt , 
|wnr y commencer la vente & l'achat des 
BiJirchandircs. Vetmtrtarr des fbtrei de 
S. Germain & de S. Laurent fe public 
â Parts â fon de trompe , & Te Ait en 
VErtn d'une ordonnance du lieutenant 
fanerai de police, qu'on affiche aux 
ptinaîpanx carrefours de la ville, f^. 
FotlE. Diil dt ccmmera. 

OuvEiTUBE , r m., Mufiqia , eft un 
morceau confîdfrable de Tymphonie < qui 
Te met à la tète det grandes pièces de 
nnCque , comme font les op^ra. 

Les onverturei des opéra franqois Font 
toutes jetées fur le moule de celles de 
LuUy. Elles font compofées d'un mor- 
ceau grave & majelhieux, qui forme le 
début , & qu'on jone deux fois , & d'une 
reprife eût , qui eft ordinairement fu- 
£uéc ; pTuGeure de cet reprifes rentrent 
encore dans le grave en finiflant 

Il a été un tems où les eavtrturti Fran- 
i;oifes dounoientlctonitoutc l'Europe. 
Il n'j a gnere que cinquante ans qu'on 
faifoit venir en Italie des ùnwrturu de 
France, pour mettre à ta tète des opéra 
de ce pays-là. J'ai vu même plufieurs 
anciens opéra italiens notét avec une tu- 
atritirt de Lully à la tète. C'eft de quoi 
les Italiens ne convienfient pas aujour- 
d'hnii mais le fait ne laillé pas d'être 
très-certain. 

La muGqne ioftninentale ayant Fait 
nn chemin prodigieux depuis une tren- 
taine d'années , les vieilles taoertiirri 
faites" par des [ymphoniftes trop bornéi 
«Rt été bientôt laiOïes aux François. Les 
Italiens n'ont pas même tardé à fecnuer 
le joUg de l'ordonnance Ftançoife & ils 
diitribuent aujourd'hui leurs euvtrlurei 
^nne antre manière. lU débutent par 
un morceau bruyant & vif i deux on 
A quatre tens j pnis ilt donnent un «h- 



OUV 

diMte i demi* jeu , dans Ic^net ilt tftclMi 
de déployer toutes les grâces du he» 
chant , & ils BnifTcnt par un aJlegra txh 
vif, ordinairement à trois tems. 

La railbn qu'ils donnent de cette noi 
velle diftribntion , elt que dans un fpcâ: 
clc nombreux , où l'on fait beaucoup d 
bruit , il faut d'ahord fixer l'attention d 
Tpeftatenr car un début brillant qui frai 
pe Si qui reveille. Ils difent que le gr»T 
de nos auvtTturri n'cft prefque entend 
ni écouté de perfonne , & que notre pre 
mier coup d'archet que nous vantons a.ve 
tant d'emphafe, eft plus propre 1 prépare 
à l'ennui qu'à l'attention. 

Cette vidlleroutine d'mvtTtHmt hi 
naître en France une plaifante idée. Plu 
(leurs fe font imigiue qu'il y avoit un 
telle convenance entre la forme det ou 
veritirti de Lully & un opéra quelcon 
que , qu'on ne fauroit le changer £ini 
rompre le rapport du tout : de forte qui 
d'un début de fymphonie qui feroit daai 
un autre goût, ilcdirentavecméptisqiK 

turc, comme fi toute euvtrtxrt n'étoil 
pas une fonatc. 
Je lâis bien qu'il Teroit fort ctiRveDablc 



vrage entier i mais au' lieu de dire qu 
toutes les ouvcrtuns doivent être jetéei 
au même moule, cela dit prédfément le 
contraire. D'aitletin. fi nos muficieni 
ne font pas cipablet de fentir ni d'ex- 
primer les rapport! Ici plus immédiat! 
entre les paroles & la mnfique dans ch*. 
que morceau, comment pourroit-on Te 
flatter qu'ils f^firoient un rapport plus 
fin & plus éloigné entre l'ordonnance 
d'une oKVtrturt & celle du corpi entier 
de l'ouvrage? (J) 

OUVEKTUKB iu!ivn,àtamorTtiindM 
livrt,Mufiqut. Tmk LlVlEOUVMT, 
m^fiq«t. ( S) 

OUVEKTtIXE DES JAMBES. Ceft OIM 

perfeâion parmi lei danfcurs, de fntoir 
ouvrir & fermer à propos let jambei. Ils 
prouvent leur bon goût en les ouvrant 
avec beaucoup de gravité dans lei pu 
lents , & beaucoup de légèreté dans ceux 
qui doivent être padït vite. 

Il cA donc 1 propot d'en donner ici 
quelquet reglet. 

Si l'on doit , par exemple , faire I'm^ 
vtrtwrt itjambt du pied pucbc ■ il but 



.dt, Google 



ouv 

aeir le corps poff Tar le droit i la tfot- 
Mncpofition, afin que la jambe qnieft 
ioncrc fc Inc de fa pofittun, & mtr- 
^Icnteinrat eo pafCuit près de la droite, 
ttatccfiùiat devint ea forme de de- 
■Kcnle, que l'on fiait i cAtê, & la 
jnAe refte en l'aii pour iàire tel çù que 
h itaSi demande, une circon&inve ab- 
UiBot néceâàire, c'eft que lorfijue la 
jmtepDclK vient ifecroifer, & avant 
yi'tlk t'ettnJe en t'approctûat , & 
ln(|B'EUerec[(iiCe, le genou lï plie & 
t'ttéii ta tcminant le demi-cercle. 

OUTEITUIE , ârcbitfB. , c'eft un vui- 
k «1 nae baie dam un mur, qu'on fait 
fuiStrnt de paSikEe ou pour donner du 
jm. Ceft inâî ade Itafhire piovenue 
te) DM nutraiUe , par iiia]-iî(;oa ou ca- 
kML CcSenpDrelecommeDceneatde 
bfndb d'oD terrein pour une tranchée, 
■|dc OD fonilaiioo. 

(h appelle anvrrtui'ti ifiagU , fbémi- 
fi . ac ce qui bit la largeur d'un an. 
^, l'un hémicycle, &fc. 

(bwrtafT flair ou /ar fc firt. Ouvrr- 
hn ^ni tft au haut d'une coupole pour 
fdaiëran efcalierqui ne peut recevoir 
ài jcH que par en-tiaut. U y a une eu- 
«'MnJê cette eTpece i l'ercalierdu roi 
m cUteaii de VemUlei , qui eft oblon- 

E& fermée de Elaces} pluGcurs qui 
randes , aux icuriei du même chi- 
lt)i> fermées d'un vitnil convexe , & 
wa phanthéon, qui elt tout-à-lait 
faorerte. Ces Ibrtet i'auvtrturci font 
■ntaiiiiuieat convirtei d'une tutcme 
*■« aux ddmes. (D.J.) 

OoTEiTDXB & dit, dam l'écriture, 
'ne ptome dont le grand tail eft bien 
■nrt, ce qui le rend plus agréable i 
l> ne, & fait mieux couIm l'tncre fur 
nuacet du bec. 

OUVI.FOUTCHl, Hifi. na$. Bet. , 
BÔK de l'isle de Madagalnr. Elle elt 
■tdiuicKiiait de la grofTeut de la suifle ; 
&m daut une bonne terre elle devient 
^lagiDlIenr d'un homme : cette racine 
n ttoe aaurriture excellente pour let 
bliiuitt. 

OUVl-HARES, Bi^, nat. Bot., ra- 
^acs foit eommnnea dont le nourriflent 
UhahitaDi de l'iile de Madagarcai ; cllet 
« BultipUeat tré(-lâcilement , on n'a 

Si couper cette racine en ptecei poar 
pUotei) en huit mait elles acquje- 
'■KlniiaMtBrité. 



OUV 



aof 



OUVI-IASSA , Hifi. nat. Bot. , plante 
rampante, de l'iile de MadagaTcar; là 
racine reflcmhle i celle du ialap, ft 
ddnne une réfinei let habitant la regar- 
dent comme un purgatif tiès-violenL 

ouïra , Géeg. •tôt. , oileau tri^-giand 
du Brtlil & de l'itle de Maragoan ; il eft 
deux foi* plus grand qu'un ■jglei (on 
ptunage qui eft beau , «11 différent dt 
celui du condor ou contour. Il enleva 
les brebis avec Facilité i ilattaque même 
les hommes, les etih & les autres ani- 



OUVRABLES.ad)., Cr0a>.,ionn(w- 

■aiUj , jours daiulefqucll il cApermil 

d'ouvrir fa boutique & de travailler pu- 



travail, produâion d'un homme de tet- 
très fur quelque fujet On doit tiUre grand 
cas des ouvragn qui uous développent 
""- -) main (hvante les principes d'uu art 
une fcicnce s maïs c'eft au bon lèni 
& il l'expérience à déteruiiner l'applic^ 
tion de CCS mêmes principes. En gén^ 
rai , les ouvrages doivent tendre à éclairer 
l'e fp rit , mais rien ne le forme cornue le 
loin d'écrîi» & Je cofflpafer foi-mèoie. 
C'eft aux Ictlcurs i faire choix des aii> 
vragei dont ils doivent plus un moins Gf 
nourrir ; car il en eft des livres comme 
des mets : il y en a dont il ne faut que 
goûter , A d'autres qu'on doit ruminer & 
mâcher à biCr s mais ce n'eft que par dct 
bons confelb, pat le tems, ou par le génie, 
qu'on parvient à cette heureufe connoi& 
Tance. On chérit ces auteurs cKcelleni 
dont les ouvragis font autant d'amis qui 
moialifent faus ofieufet çerfonue, qui 
nous parlent (ans prévention , & qui ne 
uous favent point mauvais grédeceque 
nous paironslëgércmentrordetchores qui 
leuronl coûté lieaucoupdefoins, de pelnet 
ficdeveiliei. Comme «icvrsgv eft tynany- 
meà'ràrs, voyes Livis. (D.J.) 

.OuviAGB D'BSPXiT, fbiL, OU en- 
tend Ordinairement p*r cc mut i unecom- 
poltlioa d'un homme de lettres , faite pour 
commiuilquer au public & à la poftérit^ 
quelque cnoTe d'inftmâif on 4'amufàiib 
L'biftoire d'un ouvragr renferme ce que 
Vnmrvgr contient ( & c'eft ce qu'on ip. 
peU* oïdiuirtmcnt txtrait on «mjtfr. 



dt, Google 



>a« 



ouv 



Le carpfd'uBMrvn^reoiififtc'antlei 
tiatifrti qui y fo«t tiaitcn : entre <«■ 
BUtiom, il y ■ un fujct piiacipal, i 
Vi^ui duquel tout le r^ eft reotemcnt 
■cecIToiTe. 

Le plia d'UD gwvrvecvnlifle du» l'er- 
in & Il divifioa de toutei (es ptttiei. 
L> twaté d'an auvragi dépend beaucoup 
du plan que tïutinr l'eft huai. 

L'intJrft d'un ouvnge coaGAe dai» le 
fboix ) l'ordre & U rrpréfeatation de la 

KnC<- Le chois décide le fujet ) t'«- 
t étaUk le i^an i la repréfeatatien lion- 
ne le ftyle. Si i'Mmragt aSéfte pat la 
(vjet, s'il fatitfak per le plan , s'il at- 
tache pat le ftyle, ç'tft on Mtvregt inté- 
lellànt. 

Lct anctent aretSôi'raa d'un aiivr»ge 
font le titre , l'épllre dédicatoire , \,\ gH- 
bce, la table dei matières. 

Un èuvrrip tit complet , lorF^u'il con- 
tient tout ce qui regarde le fujet traité. 
On dit qu'un eavn^t eft telitiTement 
complet, loriqu'il lenfetme tout ce qui 
étoit connu fur le fujet traita pendant 
un certain tcmt î ou u Vmvragt cft écrit 
dan) une vue particulière, on peut dire 
ie Ini qu'il eft Cinplement complet , s'il 
contient tuut ce qui efl néceflaire ponr 
atteindre Ton but Au contraire, on ap- 

Selle iMcamfUti \ti auvragii qui manquent 
e cet arransemcnt, ou dans lifquElson 
trouve des lacimcs cauréei par la perte 
de certains marceanx de ces omiragei. 

On peot encore donner une divifion 
det «uvrùget, d'aprii la manière ilont ils 
font écrits, & les diltin![uer en ouvragti 
obfcnn, c'eft-i-dire. dont tous les mots 
Ibnt trop séDériqnci , & qui ne portent 
aucune idée claJie & précité i l'erpriti 
en aiKT^H prolixes, qoi contiennent des 
choléi ntangerei & inutiles an but que 
l'auteur paiolt s'être propoTé i en attvrg- 

E: utiles qui traitent des ofaoret nécef- 
res aux connoifTanoet ouâ la conduite 
del'hommei en livres amufanc, qui ne 
font écrits que pour divertir les leaeursi 
l^ls font les nouvellta , les caatM , les 
romans & les recueils d'antcdotci- 

Dtt bttu ttHtr^a. Un bo« mtvragi, 
JUon te Unn^ des libraires, eftnnoib' 
«ny* qni le v«nd bien { félon les cn- 
lienx, c'cft un ««vnKi rare dont il y a 
MU d'exemplaires { & félon un bonune 
de koB iou, e'cft on Msrap ioftnK-, 



oov 

tïFft bien écrit- Difé» ^^M alt« 
de plus détaillé. 

tes marques plus fttiicaIGtnt ie 
bonté d'un timragt , font: i°. & 1*< 
bitqael'autcurexoeUedaiis tapartis ■! 
ioliment nécefia ire pour bien traiter fe 
ou tel fujet qu'il a ehoifi , ou s'il ■ «U. 
publié quelque mwra^ ellimé dans I 
pêne genre. AinG Voa peut conclm 
que JuTet-Célar entendott mieux le aav 
tier de la guerre que 1* P. Ramns ; qu 
Caton , PaLJadiut Si Colunslle bviùec 
mieiti l'agriculture qu'Ariftole i ft (|u 
Ctcérunfecoanoiireit tn éloquence tôt: 
autrenaentque Virrou. Ajoute» qn'il n 
iuStpasquunauteurroit vcrâi dans a 
art, u faut encore qu'il pulTede toatM 
If s branches de ce métne art 11 y a de 
lens, parexeiaple, qui excellent daa 
le drgit civil « « qui i^naient le drQi 
pnblic. Saumaife , i en juger par toi 
livre in^tulét EMràtgtinui PÈmiaMtr 
eftnn exccllentcritique, &para]ttrèa 
inférieur à Milton , dans fbn livre intt 
taU Difn^ rtgia. 

a*. Si le livre ranle fur aat matieri 
quidemandennegrandelcAtirc, andai 
préfumer que Vattvri^ eft bon , ponrvi 
que l'auteur ait eu les fecours néceflkî 
Tes t quoiqu'on doive a'attcn^re 4 êtri 
accablé de citations. 

i". Un çttVToei • i Is cvmpoGtûo da 
quel un auteur a donné bcaiiwap d< 
tcms , ne pciit guère nanquet d'être bon 
Villalpan.l , par exemple , employi 
Buaranttaati taire fan ooaMieMaire lai 
Ëzcchiel. ' Baronius en mit trente i fc! 
annales ) GiiuDêt n'en mit pas noias i 
écrire Cet commcntairei fiir rliébren , J 
Faal£tnile ba hiltoiie. Vangelas Se U 
P. Lami en donnèrent autant , l'un i ù 
traduâion de Quinte-Curce , l'autre i 
iaaTntitidtitraifle. LeiéfuiteCara em- 
ploya quai'tnte ans 1 (on pocnu IntitaU 
CttuiKbiH i Stie f. Vaoiereea cmployi 
vingt ibn fr^dim nfiiopi. Tout U 
monde lait que M. de Montefqaieu co» 
liera vingt auMca i i> Ma^fitioB <à» 

Cependant ceux qui etnfàerent on 
tcmsanffi confidéiableisn même Mnr* 
gt ■,i moins que eet euvrtgi n'exige wck 
tant de connoillànces qu'en exi^eoitl'^ 
frit tti Ittix , iaat rarement méthodtqum 
& fouteiius , antre qu'ils font fujets j 
a'afibiblir & ft dercniittsid* f cac Tc^ 



dt, Google 



ouv 

tnnb tkt ptot pu être tndn fi Igne* 
C«lBr le mine ftijtt ûa* Se lâtigner , 
tVmmagt doit aatDTtltcmeBt *'*ii rcf- 
Inte : aiffi m-t^«a rmMrqné que dut les 
■ndcittdiMiianircii k eommenccment 
(Acfand, le miliett tieie, & 1* fia ftoi- 

^ T » (y " firvtmt , MidrâM ftp*, ■iKbm 
Jï^st. Ô fant donc Eûri pr«Ti£im de 
BMérâox eueUeni ■. ^ niiad an vent 
tniKT aa Cijct qui demude un tn» 
«nUénfaW i c'eft ce qu'oUêrrent lit 
Axintm efpigixilf . que cette txiAitn- 
Jedifiùigac de Icwi Toifim. Le pablîc 
ti t f wyc niement duu ki JDficmeat 
p'ï porte fin let Aitcun , à «ui Icurt 
fmâftions est coati Veiuconp d^ndef , 
«■■e a «riva i Cknpeltio i q«i nit 
treite au 3 compoTer tan po^e de ia 
IWafc, 4«i lai ttCBt cette ipigranaie 



oov 



«07 



Bb Q^BmtÏ iadam rxfrSata FutBa , 
Pt0 tmmta n httm tPKftra friilt 

|K tapacte Llnien tradoiCt >iafi ; 
Mmu tttaiimu it Cb»fehi» 

JtiPK&httU: 
TrtKitmu kUJbrmtr U ftrUtfm ktinî 

IHàrtmfyt 
tTitt vitHb ftmfiUmtBf. 
4*. Lcm m yrt gti qoj traitent 4e âoe- 
Uact 4ï qai(«i|( cqivpaSc pir des au- 
ksn impartiilux & djfint^rtfliit , dc< 
niieiit itn neîlUan qpc ks ametogtt 
tel par de* icrinfaH attech^ S ttac 
Uc pvticiiltcre. 

f". IlfonteiMdidcretrigede Tuteur. 
I«i M^nx fui denaadcst de l'iM^iu- 
tiM, boteidiiialKDKBt mieux faits par 
da ttatm g^t qve pti de* inteui >vui- 
en en igc. Lei forces l'jncrrMt avec 
figCt lei enlMfns d'cTprit aataicntent; 
qnod oa S d^ vien un cataia tenu , 
M El Mofie trv i Cm JHgcHent. 

<°. 0« doit qaelqBcEMi eToir ig,^ â 
rîtatftilaewiditieB de l'iateur. Ainfi 
fMpcBtTegerder eaaiit» benne nue Uf- 
kiiedoatut&itilbBt éottipar on n- 
kn^nieaiMténvînocnkiN, on qui 
■étédiipla^inz afikifetpnbliqn», on 
qeiacnceiiHWÛcatien dei iftea pnbUcei 
•iquis fcnt fifriâ 4u vtiMiMi lâif 



j on qnicft inpaitîali ft qui 
n't M ni ux easci 4cf griuidt , ai cor- 
rompu par kt bieniâitt des princcj. Ainil 
SaJlpfte * CicJniH Jtokiit tris-etwddee 
d'fcrire Vtiillaîre de la oonjuraHoa de 
Catilina, ce fiuacBX iv^ncmcnt l'étant 
uOë loui leurs yeux. Xûiophoa , qnl 
Fut emploTJ dans les tiflàim pnbliquetk 
Sparte, «ft an guide lîBr pour tout ce qui 
concerne cette [{publique. Amelitdelv 
HouOaiFC , qui a t^cu tris-lons-temi à 
Vcnife , itoit tr^s-capabk de uaus iaS* 
tniire des fecreti de la politique de cet 
état M> de Thou avoit des corre& 
pomlaDcei avec les ncillenn ^vajna 
de chaque rayi> PnScndorff & Rapî» 
Thof rai ont eu eonmaal cation des tr- 
ohives pnbliqaet. Ainfi dtaj la théologl* 
m«ale& pratique, on doit en général 
Gonlidirtr dafautise ceux qai font char- 
ges des fouâiotis paftoralet & de k direc- 
tion d(s cooTciences , qne les antevre 
purement fpéculatiri £ tant expérience. 
Dans les matkrea de littératnre , On doit 
pr<(naier en brenr des icrlraint qai oat 
•n ,k dircâion de quelqoe hiUiotbo 

Jne; &dtns ks matières d'éloquenc* 
t de belles-lettre», tn fcvcar de cens 
qui font menbn* de qntlqHe ilhiftt* 
aeadûnie. 

7*. La bri^etj d'un cavrm eft an* 
prj&mption de ù, bonté. Il Hnt qn'ua 
auteur foit , on bien igKorint , on bien 
fliériie , pour ne pas produire, qatlqae 
sbofe de bon ou de curieux isaa un petit 
nombre de pages. 

Dt k mmiirt itnt m jiift i* k hmti 
d'un twvrwft. Quand an antenr pMlie 
unmanTaiintvreer, il a beffu t'cxcufer 
& demander graoe i ilne doit pat l'etôï» 
icr , parce qne rien ne reUvgeoit i le 
mettre au jonri on peat être Irfa-efti- 
BObk, & ignorer l'art de bien écrire. 
Mak il faut aulH canvcnir qne la pln- 
partdetleâcnn leat de* jneestrop rigi» 
des & fouvent injnftcs. Toat boalnw 
qui Elit lire fc garde bien defè croire in- 
«empéteat lar aucun des aumagtt qn'ea 
pablk : faeaas £ ^cneraat , tous s'ar< 
rogcatk droit de décider , 8t makré ]n 
dJtoroportiMi qn'il y a «ntre eux ïir le 
mvite, ton* lônt tSt% anifonats dus 
k pcachaot naturel de condamner knt 
oûJiérkMde. Flafieiiis caaJêt eonconrcot 
i lent faire portnde knx jngcaient fur 
-kq auonvfi qaD* MknH: ytigi igui- 



dt, Google 



30g 



ouv 



qites-anet 3n léRexiom qo'nn homme ' 
de lettrm du dernier llecle publia à ce 
ftjei. 

Nom lirons un ouvrop, & noui n'en 
jusetni qui.- par le plui ou le moins de 
npports qu'il peat avoir avec no; liions 
dï penfcr. Nous uffri^>c-il des iil^et coo- 
{brutes auK nâtres , nous les aimons & 
nous les adoptons auflî-tâti c'eil là l'ori- 
gine de notre complaillnce pour tout ce 
que nous ap^rouvuBS Cii général. Un 
(unbitieux , par exemple , plein de Tes 
projets & de fes efperancïs , n'a qu'à 
trouver dans un livre des idées qui retra- 
cent avec éto-^e de pareilles images , il 
£}utc iniiniment ce livre qui le Saùe. 
n amant pofièii j de Tes inquiétudes & 
defesdelirs, va cherchant des peintures 
de cequilepalTedanslbn CŒur, & n'elt 
|ia$ moins charmé di tout ce qui lui re- 
prél'iute (a paECan , qu'une belle perlbo- 
ne l'eft du miroir qui lui repréfente fa 
beauté. Le moyen que de tels leâcun 
falTcnt ulage de leur ciprit, puifqu'ils 
n'eu Ibnt pa« li^s maîtres ! Ëh ! comment 
fuilï roi eut -ils dans leurs fonds des idées 
conformes à Is rairoa & à It vérité, 
quand une Feule idée les remplit, & ne 



tialiti otFufqua nos fuîbles lumières, & 
nous aveugle. On a des liailons étroites 
«vec l'auteur dont on lit K's écrie; ; on 
l'admire avant que de le lire i l'amitié 
nousinfpire pour Vauvrjgi la mime v'- 
cité de lentimcnt que pour la perfo 
Au contrat.:, notre aver&oa pour un 
autre , te peu d'intérêt que nous prenons 
àlui , & c'elï malheureuTetaent le pli 
ordinaire, fait d'avance du tort i fo 
tuvrngt dans notre el'prit, & nous r 
cherchons en le lilint , que les traitt 
4'une critique a merc. Nous ne devrions, 
avee de (einblables difiiolitions , porter 
notre avis que Tur des ouvrage! Jont les 
Buteurs nous feroient inconnui. 

Un défaut ptefque général , qut l'étehii 
tous les jours davantage , c'cltJi.- mépri' 
ferparair, par méchanceté, parla pré- 
tentioai l'elprit, les tuvragis nouveaux 
aui font vraiment ilignvt d'éloges. «Au- 



fbuTd'hui , dit lyi philolbphi 
mevTiit de ce genre , aujourd'hui que 
chacun afpire i l'erprit , & t'en croit 
beaucoup î aujourd'hui qu'on met tout 
tn uUg< peiti ètic à peu de frais fyin- 



ouv 

tnet&brSlant, ce n'eft ph» ponr s'înC 
truire, c'eft pour critiquer & pour ri- 
Lliuulifcr, qu'on lit: or il n'eft point de 
livre qui puiJTe tenir contn cette amcrc 
difpoLilioa des lecteurs. La plupart d'en- 
tre eux , occupés i la recherche des dé- 
fauts d'un ouvrir , font comme ccsuiî- 
îmmondcs, qu'on rencontre qud- 
quefbis dans les villes , & qoi ne s'y pro- 
mcncnt que pour enchercher les é^utt. 
Ignare-t-on encore qu'il ne but pa* 
moins de lumières pour appercevcir lea 
beautésqnelesdéftiutsd'un mvraftl 11 
tâutaller àUchaCTe des idées quand oa 
lit, dit un Angiois, & faire grand ca* 

_ livre dont on en rapporte un certaia 

nombre. Le lavant fait lîtepours'iclairer 
encore, &s'cnq^uiert de toutfànsfiityre 
& tàni uia.Usiûte. ** 

Joignez à ces trois canfes de noi &ax 
jugcmcnsen euvregcs, le manque d'at- 
' ' >a '& la répoguance naturelle ponx 
:e qui ni'us attache long-temt fur tu 
; olijet. Voilà pourquoi l'auteur de 
., 'it des loix, tout intéreffant ifU'cft 
fon suvragt , en a fi fort multiplie -lea 
cbapitret. La plupart des hommes , & 
les hMiimcs fins doute j&mt comprifcs, 
regardent deuxou trois chofes lia fois, 
qui leur ûte le pouvoir d'en bien déraè- 
runc feule: ils parcourent npidemient 
letMicTaeri les plus profund-i , & ils di> 
cident Q>te de gens qui ont lu de cette 
manière Voiiwaft que nous venons de 
nommer, & qui n'en ont peint appenpi 
ni l'enchaînement, ni les liaifons, al 
le travail. 

Mais )e Tuppefe deux boramet ^al^ 
mentattentiis, qui ne (ment ni paffion- 
nés, ni prévenus, ni portés à h latyrc, 
niparelfeux, & cette luppefition même 
eftrarei jedisqueqnindUchore fc ren- 
contre par bonheur , le différent deçré 
Je juftïiTe qu'ils auront dans l'efpnt, 
formera ladiffércnte mefure de difeerne- 
ment; car l'erprit jufte juge fkinemeot 
iletout, au lieu que l'im^igination lïdni- 
tenejugelàioemeM de rien: l'imagtn»- 
tian inlTue fur nos jugement, à-peu-près 
comme la lunette agit fur nos yeuK, fnt- 
vant la taille du verre, qni la compefe^ 
Ceux qui ont l'imagination forte, croient 
voirUelapetitelTc dans tout ce qui n'ex- 
cède point la grandeur naturelle . tandis 
que ceux dont l'imagination eft fbible, 
ToiiBt d< i'enfiaro diAi les peaËei \m 



t, Google 



otîv 

flot ttefiiT^, & bUment «Nrt lie i|ltl 
■clfclewr portée: cil an mot j nom a'ei- 
Uiutaa f*niaU qat In iitiet uulof^ei 

LanLouficeflniieRatre ien nufc* les 
^Bi commimM de noi Fam )u(:emeiu fur 
kitaoragri d'efptit. Cepeniliuit 1m gcnt 
dn ncticT , qui p» cux-mimet connoif- 
CnUccqa'il cncoùte de foint , depeioe*, 
j4c Te«herchet & de vdllcs ponr compo. 
Sëi m aioragt , deviojenl bicR avoir 
^f rit à compatir. 

Mail que ïant'il pearer de U baffïnê 
fc cet taoïtimet meprilkblet , qui tuui 
liicntiTirc détyifuxde rivaux, 8c qui, 
■Dcapablet de produire eus-mèmn , ae 
xfacrrhent que la maligne joie d( uuire 
kax tinmgci {bpérieiin , & d'en décré- 
ijxtx ietiuteunjurqaei dint le feia du 
boSaaixe'i „Enr)eiiiiidcsbuaux|{tnieï4 
ft afii^ci de rdbme qu'on leur at.-corde, 
ib lavent que 1 {èmbtatles à cet plantes 

E' ne gernent & ne (roifTent que fur 
Tnioet dctpalai', ils ne peuvent i'é- 
lererqnerurleidebiisdesgnndei répu- 
btinns : suffi ne tendcnt-itt qu'à lei 

Lerdb desK-Arart* qnoiqn'avec des 
di^Gtions moiui hontealei, ae jugent 
yastr^péquiiablemeat. Célix qu'un fiif- 
tneux nnour dei livret a tcintt , pour 
aiafidire, d'une lîttitatnrefupertidelle, 
^nalifient d'étrange , delingulicr , de 
bi&tre , tout ce qu'iii n'entendent pM 
bsteffbit, c'efU-dire , tout ce qui ex~ 
^ede le petit cercle d« leurt cMinuilCtn- 
. ceiftde leur génie. 

Enfin d'autres lefteun , revenus d'u- 
twerreurétablieparmiuoDt quand nnui 
Àions ploiii^éi dant la barbarie, favoir, 
•w la plus lettre teinture det fciencei 
JeT-igeoit à la nobUfTe, r-ffirâent de Te 
bmiliarirer bvcc les mufes , ofent l'a- 
VonrT, & n'iint sprrs tnat. (tins leurs 
dccifians fut ici nivrafes, qu'un goût 
emprunté, ne penlknt técUïinunt que 
4'avrâi aniroi. On ne voit que dci gens 
decetarJrc v^Tini not agréables & cet 
femnKt qDiliienltOi'tcequi paroib III 
«at leur liL-ros de li[tér;t:are , dout iIe 
ae foDt «un réclii): il« ne juçent qu'en 
téfoad. Énirttrs de leur choix , & Te* 
duits par une Cirte de prêfomptinn d'an- 
bnt ptntdangcrenl'eqn'ctlïfecachelbua 
~ e eTpeccde docilité & de déférence. 



ouv 



%69 



gblto en ce genre , il ne fiant guère 
moini de himicret que pour fe conduira 
par iDi-tnJme. C'efi ainii qu'on tiche de 
coDcitler fan orgueil tvec les intérêt* de 
Il parcflè & de l'ignorance. Nous van> 
Ions prefque tout avoir la gloire de pro^ 
noncer) &nouiFD;ont|'Terquelou!l'at- 
t>:ntion 4 l'examen , It travail , & lei 
moyens d'acquérir des eommitTancet. 
Q^ie lei auteurs foieut donc moins cn- 
rieus dei fuïragei de la plut grande, 
que de la plus faine partie du (lublic i 
. , . Ncqut te ut pilrttttT turba latertif 
CmUntui fautif liBoriias. (-f ) 
• OUTIAOBS de tort ^ de la nature. 
SciiHci mier, , il ne feroit peut-être pU 
inutile dï comparer quelques-uni deiou- 
vragtt les plus fins & tei plut exquis de 
nosartt , avec les proJudiions de la na^ 
turei une telle comparàiroa ne peut 
'ilioutir qu'il humilier l'orgueil de llûni- 
me, &enmjmelenii elle peut fervir à 
pcrFcdionner en quelque manière let 
i die s imparfaites qu'il a du Créateur. 

En cximinnnt an fflicfofcape le trirù 
chant d'un rafoirfort fin, il paraît aul& 
épais que le dot d'un grot couteau j 11 pa- 
Toît rab'iteiix ,. inégal , plein d*entiiN 
luret & de filions, & & <W\^i d'érre 
bien affilé , qu'un itiftrumcnt auffi 
émoufîe que celui-lil parait n'être pu 
même bon â ^ndre dU bois. 

Une aiguille enceflivement petite 
étant auITi cx.nminée , la pointe paroit 
comme K elle avoit plut d'un quart de 
puucr de largeur; ellen'eft ni ronde ai 

tilatc, mais irrégui rire & inégale, &lk 
orfjce , quoi m'txtremcmrnt droite & 
polie à la vue lîniple , paroit pleine d'i> 
prêtés, detrous £ Je&llouii en un mot, 
elle relTcmble à une barre de Fer qui fort 
de la forge. 

Miiii l'aigaillon d'une abeille vu ptr 
ieméme Innrument, pardt de tout let 
câtét d'un poli partait , & d'une beauté 
furprenante, lani la moindre Fente, t^ 
chc ou in^lité , & terminé par use 
pointe trop fine pour être diftintinéet 
encore n'ifi-ce que l'étui ou le Fimrrcaw 
qui coolieiit d'autres iiiftruineiit b<,-4U- 
coup plus exquit. 

Une petite pièce de linon extrêiwmrnt 
fin pirolt par Ict grandes diftaucet ft 
trau f atre fol lilt . femUaUe m queb 



dt, Google 



2IO ODV 

^ue minière 1 nne claie oo il un flirt j 
& les fiU eux-niénie» {■aïoiltent plus 
griiflicrs que les cordons Junt oa fait Us 
capicspour li-s ancres. 

Une (ientelle de Bruxcltei qui coûte 
ciiiij ou lix livres llerlini; la veroe , fem' 
kle cuntLiMrce de poils épais , T^otcux , 
inégaux , cnturtillcs , attaches ou liés 
cnlemble tout de travers & bas art. 

Mais h toile d'un ver h foie étant exn- 
luinée , pnroit parFaitemvnt polie & bril- 
lante, uniforme de tous les cotés, & 
beaucoup plus fine qu'aucun fil uni piiifle 
<trc filé par la meilleure fileiife ihi non- 
<!c, autant que le plus petit fil retors 
rH plus fin que le plus gros cable. Une 
coQc de cette foie étant dévcluppée, fe 
: trouve contenir neuf cents & trente ver- 
ges ; mais il eft ban de remirquer que , 
comDie deux fils font toujours attacliés 
ciifemble par le «cr dans toute leur lon- 
gueur, le nombre des fils enell réelle^ 
mentilouble , c'eft-il-dire , de is^o ver- 
ges; ces fils étant pefes avec la dernierE 
*\3ftitui!e , fe trouvent ne pefer que 
deux grains Si dcttiL Quelle nnelTe ex- 
quifc eft donc celle-ci! Encore n'eft- ce 
rien en lompaniifon de ta toile d'une pe- 
tite araignée, oil même en comparailbn 
de la fuie qui Cirt de ta bouche de ce mê- 
me verlorfqu'il vient d'éclorre. 

Le plus petit point ou marque que l'on 
puilTe faire avec une plume , paroit au 
microfcope unegrande tache irrégulicrc , 
raboteiife , dentelée & inégale tout au- 
tour lie fes côté' t & t'en éloignée d'être 
rérilablemcnt ronde. L'écriture la plus 
fine & la plus mcniie, comme l'oraifon 
deNotrc-Seigneur comprife toute en 
dans un fol d'ari^nt, on antres petites 
icrilnres égîileraent curienfes faites par 
les plus habiles maîtres, paroifTcnt, lorT- 
(ju'oR les examine an microfcope , aulfi 
dilTormcs , grolfieres & barbares , qne 
fi elles avoicnt été écrites par la msln la 
plus pefintc ; mais le: taclies qni font fur 



, fe trouvent , lorfqu'on les groflit 
nutânCqcel'on pentavec la loupe, très- 
ewia^mentcirculaircs; & les anlrf ■ " 
gnn étmariiuesquifonttout autour. , 
ToiiTciit tirées réetiliérrmcnt & dtlici'le- 
mvnt avec toute î'eaaâitude poQible. 
!.e <l:)étcur Power dit qu'il a va 
«IiaiiiG d'ut i.Tredefcwt, camp«C(e de 



ouv 

trois ccnti mncaux , & qiii n'croft pm. 
plusji'iin pouce de longuenr: on l'atti- 
choit  luic mouche fui la tralnnît. M. 
Dtrham a vu auprès de DiirhamyarJ une 
t'haife iâite par le fieur Boverick , hor- 
loger, qui nvoiti)Patre roues, avectoir- 
tcslcurt appartenances, roulant aif^ 
ment fur leurs cffieux , & nn. homme 
alTis dans la chaife i le tout étoit d'ivotiCi 
& trainé par une mauclie Uns aucune 
difiicultj apparente; ilpeCi le tout avec 
la plus ^niîe attention dont il fût capa- 
ble, & trouva que la chaife, l'hommeft 
la mouche pefoieut un feul grain. Il peb 
anfli dans le mime tems & lian» le mè- 
me endroit «ne chaîne de enivre . faite 
par le même ouvrier, qui avoit en- 
viron deux pouces de longuenr, deux 
cents anneaux avec un crochet ai liont, 
âuneadeiiatavccuocclefà l'autre hout, 
&iIttouv; 
tain 
main une table de quadrille avec fon ti- 
une table â manccr, un bufiîrt, 
wr, douze chailes i dnflier, fix 
plats, une douzaine de couteaux, au- 
tant de fuurcliettes , douze cuillers, 
denx falicrcs , arec un cavalier ,. une 
dame &un laquais, le tout contenu dam 
un no^au de cerife. 

Onnous apprend dans lejonmal d'AI> 
lema^oc, qu'nn ■uvrier nommj Ofwald 
Ncrlinger, fit une coupe d'un grain de 
poivre qiii en contenoit douze eentt an. 
très plus petites , tontes tournées en lvoi> 
re, dontcbacuneétoitdorée aux Eioids,' 
& fe tenoit fur ion pied. Sttout ces faits 
ne font pas bcancocp exascrés , ce (ont 
U les eiHTc-M de l'art les plus délicats i 
les plus curieux & les plus furpreoani 
qui aient été faits de main d'homme t 
maisaprisqn'onaeu examiné qnelq^u'un 
de ces ouvrais avec un microfcope , oa 
s'eft convaincu que le plus grand cnbrt di 
l'art neconfiÛc qu'à bien cacher les di& 
formités, à en impofer à la fmbleflede 
nos yeux, & éprouver que notre admi- 
ration ne vient que dcnotreignornnce. 

La découverte avantaireufe de cette vé- 
rité, faitvoirqnelcschef.d'iEnvreidc 
l'art les plus vantés .' font anlfi mal fiço. 
tés , raboteux £ïinég«ux , que fi on les 
avoitttillésavecnnehache. ouGon If* 
■voit frappés avec nn maillet & nn ci- 
fwu; on y voit des bévnet, des inéga- 
(^tét & des imperfections daot diaqu* 



dt, Google 



ouv 

fHtie , A le tant eft monftrcein , 
s^not auctiDC proportion. Noi itiinii*! 
iiTci In plni Encs paroifTenC devant cet 
i Jiui H <. nt comme de purs barbouilUg** 
oiMtt iTcc nne IrueUe fi fons aacune 
taat àam les tm'ts qne dant 1m 
:. Nos plus britUru vetnii , nos 
iETRgcs les micni polis, ne font ^iK 
iacvrft nbotenx , pleins de fentes & 
4t aeratTes. AinQ difparaincBt les eu- 
m ^ii 4e Tari Lorfaiw nam fommts en jtat 
irnHTccqa'Us {ont eifiiftivement An 
eootctîre , (i Dons examinons de plus 
pii, fi Doiu diftinguoni mieux, Gnous 
•Usvoiuarec plus Je foin Intuvragei 
de U matKTt , mime dam fet moindres 
mlDâioni , nous n'en fommei que plus 
kiypis de la ÙKefSi, de la puifTance, & de 
bEnndenr inGnie de celui qni les ■ làits. 
Appltifuez aa mïcTorcope tout ce qu'il 
nm plaira , vons n'y troureret que 
km^ ft perfedions. Confid^ez le 
MBbre infini 4ei efpecei d'inreâet qui 
■^ent, qni rampent, on qui volent 
UtooT de nous : quelle proportion , 
^eUc exaâiiude , qualle nnifarmiti & 
fieUe rjmmitrie n'appercevrex-rous pas 
tentons leurs oiganei! Quelle proEu- 
bgde coulenrs! L'aïur, le verd & I( 
Temilbn , l'or , l'argent , les perles , 
lanibb & Ut diamaui forment une bro- , 
derieàleurscoTps, ileursailes, àleura 
t^es. Se i to«tcs leurs autres parties. 
Qoe dericheiTes! que de pcrféftions ! 
Qnel poli inimitable ne Toyons-uout pat 
detnttcs parts ! AUont plus avant, & 
enminons les petit) animaux , dont pla- 
ficon efpccet font tblolnment invifiUei 
i r<Bil humain fans le fecoitrs d'un mi- 
crofcooe. Cesatomesvivans, toutpetits 
^ibraat, nelaiOent paid'étrepmque 
tout des prodiges ; noas y décournins 
les mêmes organes du corps , U mime 
•loUipUcité départies, variftf dcnou- 
retneos, dfrerlitJ défigures, & maniè- 
re de riTrep^rtiouliere que nous Toyoni 
4uu le* plus grands animaux; la conC- 
tmâjon intériearc de ces petites créatu- 
rcidoit être prodisieufement curieufe, 
le ctnir, l'eltomac, lei entrailles A le 
cerreaD. Combien doivent être petits & 
iâîcs lenrs os, leurs jointures, leurs 
mnlclei & Unis tendons 1 Combien doi- 
vent éja dWcates , & au-delà de tonte 
hsagMKon, Us veines. Us artères ft 
ktneif!! Q^eU« nnltitadedc vaifltMUi. 



ouv. au 

Adecircttlatianidinionfi petit efpaca! 
& encore ont-iltaflet de pbcepourrem- 
pUrtoutes leurs f^nâions , fausCcmJUr 
on s'embarralTcr les uns avec les autres.! 

Si l'on examine les végétaux, on y 
volt paie illemeot le même ordre, lami^ 
me rêguUritê & la même beauté. Cha- 
que tijfe 1 chaque bouton, chaque fleur 
& obaque feuit-iice , prëfente une fisurc, 
une proportion , une harmonie qui tSt 
au-delTusdelaportéede tons lei artt. IL 
a'j a point d'hcrb* fauvage , ni de mont- 
fe, dont chaque i^nille ne préfente une 
multiplicité de vailTeaux ft oe pores ran. 
jés avec on art inSni , pour porter les 
lues néceUÀiret k fa confervation & i fit 
nourriture, & qw ue {oit ornée d'une in- 
finité de gnces qui l'embelliiTcnL 

Les euvragtt les plus parfaits de l'art, 
fontfentirU foibleiTe, la pauvreté, & 
l'incapacité de l'ouvrier } mais ceux de 
lanature fontvoir clairement «ue celui 
qui Us afoits a un pouvoir abfolu fur U 
matière dont il difpofe, & qu'il adesin£> 
trumens convenables i fon dcfleiu. Ch^ 
quepoil , plume on écaille, mfme dut 
les moindres infeOes , paroltrend, poli 
fifini au dernier point, & démontre le< 
richefTi! s abondantes , la libéralité & ta 
làsacité de fen Antcur. (D. J.) 

OovsAGE, C m. , Àrcbit., c'eft ce 
fuieftprodait par l'ouvrier, & qui refte 
après fon travail, commedans ia conC- 
tru^on des bitimens , la maqonnerie, 
la eharpenterie , la ferrurerie , fe'r. Il 
Y a deux fartes d'auoragti dans û maqoD- 
ntrie, dcgiosntvragti 8e de menus p*. 
vTofis. Les premiers font des murs de 
face & de refend , les murs svea crépi , 
enduits & ravalemens , & tontes les ef- 

Secei de voûtes de pareille matière. Co 
Dntanflt les coutre-murs, les marches, 
lei vis potoyeres , les bouchemens ft 
percemens de çortes & croifées à mur 
plein j les corniches ft moojuret de pier- 
re de taille , quand on n'a point Fiit de 
marchétparti les c"'" . ~ . 

carnet: ceonieft d« 
vant les diBêrent marchés. 

Les léeen & menus obvti^j foot les 
pUtrei de différentes efpeces , comn» 
tuyaux, fooches & manteaux de chemi- 
née, lambris, plafonds, panneaux de 
cUflôn, &touUs faillies d'architeAure; 
les efinUtrs , les lucarnes , avec leurs 
'mm dt chupeateHe icvmt. In ex- 



dt, Google 



an OUV 

lisuflinnait dtm In greiiiert , Ici a(- 

Eft renFormit contre 1m vieux mnn, 
icellf mens 4t boit dant les mnn ou 
«loifons, lesfoun , potagcn, cirtela- 
zes , qaind il n'y a point de marché fait ; 
fencontrecceurE, Itre* de chemina, ai- 
m, DiangeoirM, fcellemens de portes, 
de croilecs , de timbrit , de chevilles , 
de corbeaux de bois on itefer, de giil- 
lei, Ëfr. 

On appelle cuvngii dr fujftimi ceux 
qnifontceintréi, rampansoii recherchés 

[arleur plan ou leur élévation, &doat 
s prix augmentent i proportion du d^ 
chetnotable de tt matière, &de ta diffi- 
culté qu'il y a i 1m exécuter. 

On donne le nom Souvraet i* ^trrti 
de rapport à une efpcce de moEiïque qu'on 
fiùt 97ec det pierres naturelles pour re- 

êrérenter des animaux , des fruits , des 
cnrs , &autreE figures , comme fi el- 
les étoient peintes. Ceb fî fait en aOem- 
blantdtfféreas marbres, félonie defFein 
«non a, & on lei joint & les cimente. 
Sur ces marbres, le peintre qui a difpofé 
lefujet, marque avec un pinceau trem- 
pédaus de U couleur noire, les contours 
des ^ures. Il obferve avec des hachures 
tes jonn &lesombrts, comme s'il del&- 
noit fur le papier au crayon. Enfuite le 
fculpteuT grave avec un cifeau tous les 
traits qui ont été tracés par le peintre, 
& garnit cet traits d'autres marbres , ou 
ou le* remplit d'un mafUc compofé de 
voix noire , & d'autre poix qu'on Fait 
BDuilliravecdu noiidc terre. Quand ce 
tnafijc a pris corps , on l'unit avec du 
grè* & de l'eau , on du cùncutpilé. Ceft 
aiofi qu'avec trois fortes de marbres on 
atrouvé l'art d'embellir de diffi^entes 
ligures les pavés des égUfes& des palais. 
yeyex les friniciftt It tarMttSmrt, de 
U/cu^turt, Ëff. par M. Fém)ien, 
ch. II. 

Ouoragt à ftmx, terme d'arclutcc- 
. tnie hydraulique. Ceft une nucfaioe qui 
fert à élever Veaa , moyennant un ou 
dieux viifTcaux attachés à une perche. IL 
y I des ntvragti àfiamc fimptes, & det 
' mvTafti coaipoGb. Les premiers font for- 
mes d'un levier , ft les autres de poulies , 
de roues à chainet, ou de lonei avec 
|)ignon. On trouve la defcription de cet 
troii fortes à'ouvragri , & particulière- 
ment d'un qui fc meut tout feul , dans le 
TtAmi' furW* de Schot , daat ï'Jifdrtu- 



■OUV 

ScoMumiMtica 6a mtnointeiiTtSrAnw 
le ntutrmm byirtuUoPH de Léopold , 
tome I , chap. %. 

Ouvragtbjiravliqut. C'eftonbltimciit 

¥ii fèrt d conduire l'eaa où l'on veut, 
eisfont les bfttlmens de la machine de 
Marly , de la Samaritaine , & des pompa* 
du pont Notre-Dame à Puis. Vayn le 
tome II de la première partie de 1'*— 
ehiteBure byàrauliqtu de M. Bélidor , & 
le Tbiatmm machinmrioH bjdrvuHcttnam -f 
de Jacques Léopold, tom. 1 & II. 

Ouvrtgt rujiùpu. C'eit un bâtimeak 
dontle mur eft conftruit de pierres qui 
avancent Celte manière de bâtir a ét£ 
d* tout tcms une des plus fimples & de* 
plus communes , puifqu'on n'eftpas mi— 
me obligé d'applanir les fiirftcea extA- 
tieurea det pierre», & qu'on Us liiflè 
brutcf , afin de ménager tes frais de !'*>- 
vragt. De cette Cmplicité od a voulu tté- 
lever aux principes d'un art. Dans cette 
vue, des architeâes fe font attachés à 
joindre tellement les pierres , que let 
furtaeet de devant avanqafTent dans Ick 
jointures , & on a figuré les fnrftcet re- 
levées. r»n des exemples li-defli» 
dans l'arcKiteâure de Vitrnve, & dans 
le Court iFarcbitcélurt de Daviler. Mai» 
malgré ces efforts, pour accréditer l'*»- 
vragt rufiiqut , oette manière de bïtir 
n'eft point d'un bon goût. Autrefois on 
s en fetvoit, même pour les palais les pln« 
fuperbcs, en l'employant également dans 
tout les étages , & en y joignant dei c»- 
lonnes de plulieurs ordres. Tels font le 
^lagnifiq^e palais de Pittî 1 Florence, 
■ui trois étages duquel eft l'ordre tofcan, 
le dorique & l'ionique i le palais d'Eft ft 
Fertare i l'hôtel de PeHer i Nuremberg, 
qui a au-devant des pierres relevées jâ. 
lu ap-defibus du toit On en trouve d'an- 
tres exemples du fameux Michel-Ange, 
rapportés dans le Court i'arebittamrt de 
Daviler. 

On emploie aujourd'hui Veuvn^niflU 
!i(f aux portes des villes, & auxportalts 
des bâtimeni qui doivent avoir beaucoup 
de folidité^ comme les arfenaux , les boo- 
lantceries , STc 11 eft rare qn'on le prati- 
que aux églifes & aux maifixis particn- 
iieres, où il ne peut avoir lien qu'i r£t>g« 
inférieuTi (buvent même on n'en diarve 
pas tout le mur , & l'on fe «Mtente de 
l'sppliqner anx coins & anborRe de U 
iaillie. Lmrikr. iD.J.) 



dt, Google 



ouv 

0«rKA6t3 , Fartific. , Egidfieirt ton- 
IK ks differentts piccN au édificM qui 
^c^laient dan* la fortification { c'cft 
aC, dsiu l'&ttaqne dn pbcn. In Ûgnet) 
kl tWDChfei , lei fofiës , dfe. qa'aa fait 
attnr d'tme ville on d'un camp, t^e. 
fMT lé fbrtïfieT. 

' On troDvera \tt principaux oMvr^fi 
/<Bc place BoTtiiév aux articiti Flacs 
KITIFIÉE, FOBTIFICATION, fî^f. 

Ouri-AGE A COKIUR, FoTtifiù., eft 

■ai oorrage forint d'un ftont de (bitifica- 
tiio, c'cffc^dire, d'un* conrtine &de 
ètmx demï-bailioiu joiott â la place par 
A«x longs côtés ^'on appelle Ici *iiii 



OUV 



aij 



MKnwf fe plan qnelfOcIbis de- 
là baAion, miii plus orilinaiTc- 



Cet 



■catdev^ 

Pvur cooftniire nn Buvragt k evrnt de- 
TBt nae courtine E F , ft /f it for. 
Hfât-fig, 4, il but prolonger indeii ni- 
mai vers la canpa^e la pcTpendJca- 
tee gui a été élevée fut le cdté du poly- 
pac, pour drer let lignei de défeofe & 
et Fantlc rentraiit Q de la conlrefcarpe i 
il'&ait prcndie fur cette perpendiculaire 
jvAon%i (^ L de iio on 130 toifei ; au 
ftâtL élever furL (llaperpcndtcnlaire 
OF, prolvofée inJéfiniment de part & 
d'Ktre du point L. On prendra fur cette 
pnpcndicuUJre LO & LP chacnne de 
W on 70 toifet : on marquera. enTuite le* 
fHkts A 5: B Toc les facet des bsfticini 
spores i VamvrtÊgt à camt, 1 10 toifei 
i» angles de l'épaale C & D : on tirera 
par l«s points O & A & par les points 
f b B les lignes M, P N, terminées 
ea H & en N par lenr rencontre aveo 
1 11 coBtrefcarpe de la place. Ces lisnes 
Inont le* ailes ou les branches del'iHi- 
vng* ' "">» ; P en (èra le c4té exté- 
rieur, ^DC l*on fortifiera en prenant for 
h Berpcndicnlaire O L , L R de 33 toifes, 
& L P cft de 70 talus, &de ao toifei, 
&-eette ligne cft feulement de 60 toifes. 
Parles poiou 0& P &par le eoincR. 
•a neoeia les lignes de déEente indéfi- 
■itaO X, P V, far kfqnellH on prendra 
lc*ftec*PS,0 T, chacune de4otoirei, 
filP cAdcTo, ftda jf.Qcettc li^ns 
Aie 60. On achèvera «rfiiite la for- 
tificatioD do côté extérieur P , codiok 
dtna le premier f;lUme de M. de Van- 
btD. V«jt* ce ffftiiiic à la luit* du swt 



FoLTiviCAtiON. Fc^. a^Qicotiftcnw 
tion, fl: II it fortifie, fig. 7. 

On donnera 11 toife* de lafgtnr au 
fbflï d< VittiTogt à evmt I en 1* traeett 
vis-à-*ii le ftont P comme an corps 
de la placB) en décrivant. des poiott & 
P prit pour centres , & d'un interralls 
deia toifes, deiarci de cercle en-deboia 
de Xowotm, & tirant enfuitsHU' les ut* 
gles de l'épaule T & S des ligMS tan- 
gentes à ces arcs. A l'égard iJu foflï det 
ailes M, P N , il fera terminé par des 
parallèle] à ces cdtéi i la diKance da 13 
toifes. Le tsrte-pleio dn rempart de cet 
ouvragt a {(oatre toirca de Urgtur coinm* 
celui de la deoti-lane. 

Rmar^is. x". Il faut prendre gaide 
qtK le) angles flanqués O & P des demi- 
baitians de ïonvratt à comt aient ni 
moins 60 degrés : s'ils n'ivoient pas cetto 
f alenr , il adroit , peur les ancmenter* 
diminuer le cdté extérieur G P. 

3*. Quelle que fbit la grandeur de O 
P, on déterminera toujours la perpen- 
diculaire L R, en lui donnant euviren 
la (ixieme partie de ce cdté i nn déter. 
minera de même les faces, en leur don- 
nant les deux feptfemes du même cité. 

3*. Les ailei pu les branches de l'oB- 
vragt à comi font Oanquéet par les feccs 
des baft[ons, for lefqnclles tombe leur 
prolongement 4 i l'égard da la partie ex* 
térieure on du Front de Vouvragr, il fo 
détend lui-mime de la mime manière 
que les fronts des place*. 

4*. Indépendamment de Vonvrtart i 
comt conftniit devant la courtine E P , 
on 7 fait une demi-lune T , qui fe conf- 
truit comme il a été en&igné à l'article 
Demi-lUne. On en oonftniit antS nne 
Z devant le front de Vtnw^agr à tenu, 
& de la mtme aaniere. EUmtJti itfor* 
iipc. («) 

OUVKAQB A COUaONNZ, Fertific. , 

c'eft un mvrap eomporé de deux Fronts, 
c'eft-i-dire, d'un baltion entre denx cour- 
tines , & de deux demi-baftjons , qni 
avance dans la campagne. & qui eiî 
joint i la place comme ToMn^e à arriu 
par deux lenga cM* appelles fes ailu 
on tes èraKchti. 

Vouvrofti cowroimt fe place ordinaire- 
méat devant tes courtines , mais on peut 
le placer anffi devant les baftiont. 

Pour conftniire nn mvri^à couromu 
devînt «ne oourtinc A Bt p). ^.lUftr-- 



i., Google 



ai4 OUV 

H/le.Jlg, f , on prolongent Ind^Bnineiit 
vers fa nmpsipie la (lerpcndiciiliin éle* 
Tce fur le milieu du cAté du polygone, 
pour la conftruAion de l'enceinte de h 
plaça , de Tangle rentrant L de la contreT- 
carpe, & de l'intervalle de 150 ou n» 
tcilcs ; on décrin un arc indéfini H K I , 
^oi coupera la perpendiculaire prolon- 
xée eh K) on prendra enfuttc le point 
K pour centre, Se de l'intervalle de i» 
toifet . on décrin de part & d'antre dn 
point K deux arcs de cercles qui coupè- 
rent le premier arc en H & enl ; on tirera 
les li^es K H , K I , qui feront In côtés 
cxtérienrj iel'oiivragi i rBHriHtnr, qu'on 
fortifiera comme l'on a fortifié le côté eï- 
tirieor de l'Mwra^e à ctnu\ c'ell-â-dire, 
en abrervant de donner 90 toiCet à la 
perpeniliculaire élevée fnr le miUen de 
chacun de ces côtés , au la fixieme partie 
dn côté . & deux fcptiemCE on Jf toifes 
tiorr Us Kaces du baftioa & des detni- 
balUons de cet tHvraft. 

Pour avoir let oilet de Vouvragciceit 
mou , on marquera les points C & n 
fur les foces des baftioni , vit-)-vi$ IcC- 
qtielfi Vnufragi à couroKtt eft conftrult; 
à i; toifes [tes angles de l'épnuleE&F, 
on tirer» Ic^ lignes I Q , H C , reutc- 






.iulqu'ï la rencontre de la contr 
. renN&en M. &I N, HM 
t les ailes de cet oitvrnft. 



VùHvyaft à ceurotiitt ., 
me (Inns Ymvr/igt à tornf-, on donnera 
<!e même 4 toifes au icrrc-pleln du rem- 
part < & 13 toifes de largrur au FoOï. 

On pent confhvirc des demi.lunei 
devant chaque (Vont de Vimvragt à cm- 
rvmt , comme devant celui de Veavn^i 

On pourra conibuire un ettvragt à oau- 
ronurdevant un baftion, comme on vient 
dplcfaireilevantunc courtine, en pro- 
loniteant (â capitale de 140 ou isa toifes , 
& décrivant de l'angle Banque on arc 
indéfini de cetintervalle pris pour rayon, 
& portant enfuite de part & d'autre de 
"' "- , du point où il eft coupé par le 



de cet «mrragf ; on tirera de leurs ex- 
trémités les aitcs fur les faces du billion , 
devant lequel o-.'t eitvragt fera conliruit 
i 1$ eu *o toilfï des anglei de l'épaule; 
& l'on achèvera le telle de «et làurH* 



OUV 

eammt le précédent, conibiiit denafr 



obferveri que les angtet flanqué» 
des demi-baftNns , aient au moins A* 
degrés. S'ils fe trouvent trop aigus en 
alignant les côtés fur la Face do baftiou . 
on pourra les aligner fur les fâcei de» 
demi'lunes collatérales , ou plutôt i 19 
toiTci des angles de l'épaule des deux baC. 
tiont collatéraux de Vauvragt è cauromie, 
parce qu'alors k défenfe du folTé de Tes 
côtés {fraplus direâe. EUmttu itfartific. 

OUVIAGE k COaNI COUEONHE, 
r'eft nn ûuvragi i ennie, au-devant do— 
|uel eft conftrult un ouvragi à camoimt, 
/oyes OlIVfAGE A POXNR Ë^ ACOU- 

aovNE. C£) 

OUVBAGES DE CAMPAGNE, F*r- 

tijîc. , font ceux que bit une armée qui 
ai&ege une place, ou ceux que conftruî- 
fent lei aflîegét pour fa déFcnb. Telle» 
font les fortifications des camps & le» 
iliSereni fbi^ts qu'on conftruit poUr if- 
furer des naflages , & couvrir des poftes 
lont il en important que l'ennemi ne 
-'empare point. Veya Fobts & Re- 
TKAKCHEMENE. Le meilleur DU vrage 
cette matière, eft Vingt- 



appelle ainû les Bnv!far:u du dehors , qui 
oonvrent le corps de la place du côtj de 
la cimp^ne, comme les ravelius, demi- 
lunes , cornes , tenailles , couiounes , 
queues d'hirondet, enveloppes, & lem- 
blables. Ci)./.) 
Ouvrages bÉtachÉs, Art milif., 
I appelle ainfi dans l'art militaire, lea 
faraftti avec tefqnels les afltégeaiit fe 
retranchent de nouveau, pour pouvoir 
fe défendre contre l'attaque des ennemis. 
On les divîTe en généraux tt en parti, 
culiett. Les ouvragti iiitcbii généraux 
font des Mn'ra;^' tout nouveaux, coot 
tniits daas une place atuquéc, mayea> 
I nint Icfqaels les ouvragtt qui fe délêiw 
. dent encore, font rejoints les uns aux 
antres , comme lorfque deux baftions font 
entièrement minée & qu'on eft contraint 
de les abandonner, ce qui arrive fou- 
vent dans les longs Ceges. An contraire, 
quand Us aHiégés tichent encore de nsiiia- 
Cenir un baJtion ou nu mitrrtgt de dehoia. 



i-, Google 



ouv 

. e tireTiine rainf & m'a hon ffittt 
îc défcnfe par l'cancnii ^£ qu'en xban- 
Aonoxot nue ^iitie de ces euvragci , i)« 
fc («traochcnt de oonvesu avec deipa- 
rapets . on danne alort à cette partie Forti- 
fia tme reoade fuis le nom d'auvragt 
JUtacté^attieaMfi, oaà'ouvragtteattni. 
Oa rcnÊitce fanveat Ir* baftions & lei m- 
vmgn de Jchors par des fembUb>es«u> 
vrofrs âéiacbà particuliers ; 8c l'on en 
canftrait quelquefois aveo les aavrtgit 
itMme, ain& qu'où le voit i Mscflricht, 
Tpce», PhUippei'ille, &fc. (D. 7) 

OUVKAGE, grùjii Fort», partie d« 
fcunmu de FuSon. J^. VuKGZ. 

OcTBAGis NOiBS./'ar^mr.cefoiit 
les ^rosauoragfi de fer que peuvent for- 

Elcs maitrn mircchanK en venu de 
n ftaruti , cnmme Font des focs de 
dnimn, deshouei, de£foiTTge«, (^c. 
OuVïAGE, Mmaifcrit, on en dif- 
6ii(;iie d'un stind nombre d'efpeecs. y. 
Im articUs fuiviaa. 

Ojftmgt afcmbU à frtit guairi , tSk ce- 
lai dont les maulnrcs font dftaicliéet du 
«taamp, dit hoittcnt, par une gorge. 

ft rô i î a g » afimbti à ptlit qaairt ravalé, 
cft celui dont les mnulures qui tbtiBCnC 
le qnadre fout IkiUie Fur le battant £c la 

Oatrragf affëiuhU Uat qutrri, eft celui 
dont lei joùitt font coupés fur toutes let 
beei ^uariéneat, 

0»VTat;ri afinAiéi à ciifou xmjtn , c'eft 
^'(Nitre les languettes & rainures on^ 
^teucoiïdesclifsoii des goujons, pont 
y'ils {bicnt niui folidcs. La ctef eft un 
norceau dt bois de fil , de l'^paiCTeur de 
h languette, de trois pouecs on environ, 
foi entre environ de deux pouccKlans 
les mortaifes des bois qu'on vent joindra 



ouv ïiv 

A efet ifiémbU;:** on y met qiielit)e(«ii 
des clefi OD d« goujons. 



lOemble plalienrs enFernbla , oiï l'on fait 
des tenguettes & des rainures , & cufuite 
on les coUe pour leur donner plus df 
fiabilité. It 'laut qui la colle Foit bien 
chaude & point trop ^paifTc. & que les 
joint* foieiit bien dreflïs. & los faire 
chauffer pour qii'ili fe collent mknx. 

Ouvn^ti tttAtltb, font ceuH au bout' 
defqucli on met une pièce de bois quc- 
l'on noRiMctvikntiirf, laquelle eftiHém- 
blée i tenons & nortailbt. 

Onvragtt autiaieii à reftiitr, c'ell lorf-' 
que les emboituict ^ttnt bien atTein- 
blées , on a pert^ des trous pottr les che- 
viller. Avant quede les cn»vil(er, on 
fait Ibrtir l'emboiture du ten»n & les 
ttoni qui .ont été faits da^s te tenon;, 
on [es él;]rgit un peu i droite & à ^luc^c , 
ce qui les rend avales & donne. de U là- 
cjlitt in bail qui (e retire à carde de la' 
lecbcreflTe , ou qui renhe à caufe de- 
i'hnmidité Si empêche les tenons de 
caiTer. 

Ouvri^ei petit quoHrt £^ embTevmwity 
elt celui dont le quadre ell une picce ré- 
parée du battant ou travcrfe , £ y (ft 
alTenibU par doubles languettes & rai-' 
Dures. 

OTivBAOEiJtutsmrr, s'entend de tout 
généralement ce qui fort de la fabrique 



1 des a 



s de l'ai 






OUVKAGER.v. au., Manu/tiéliiri , 
c'eft enrichir un ouvrante de divers ortiC' 
mensi on le dit des brocardï à Heurs ,- 
des velours i ramage, des damas. &T'r. 
comme auûî de plnûenrs autres choies 

Sue ^briquent divers irtifant , menui- 
ers, orfèvres, tculpteurs, &fc. 



di&mble.krquellesona euFoindefalre I OUVUE, Tiftnaid. Le linge euvrl 



kien vis-i-viï les unes des autres. 
Ouvragts afi»itléi avtc nwnbin , Ço'lt 

i bouvement fimpieon autres moulnres , 

Isnc toujours conpfsd'onglett, &{«noa- 

meut ajimkligti m engltti . 

OttOTofit ajfmhifi à flot }«int t fout 
fenx'oii l'on ne fait ni hina:uettM ni rai- 
nures, miû.que l'ondredb le plus par- 
faitement qu'il cft polGhlc , de forte qu'il 
n'yaitaucun jour. En fuite on fait cbauf- 
hr les îoiati, Si on les colle cnfemble. 
Ces Cirtes d'alTembUge; font d'uCijie pour 
kt poms , les tables , les panneaux , £^( 



eft celui fur lequel le tiCTeiand n fait i!i- 
ven «wriijK, &repré&ntédesfiiture3, 
des fleurs, compartimens. On l'appelle 
aufTi Ungi iamaJUi ce linge ne s'emploie 
qu'au Fcrvice de U table , ou tout au pin» 
i Faire des ridtaus de fenêtres. 

OUVRBAUX, F. m. , PVrïH», c'eft, 
daus les fbnruauxi verre, lesbimches 
ou ouvertures oii Font les pot> dans le& 
quels £e Fondent les matières ptopTcs^à 
U vitrification. C'eA aufli pu les au- 
VTtaux que l'on cueille , c'elUâ-dii-e , qut 
l'un prend ^ verre au bout de^la^fdlc 



dt, Google 



OUV-. 



nlechanfib&qii^ 



21 5 



tiDur]efoiiffler,qu' 

On appelle le gnnd 
Ttrture du fourneau qui ■ plus du clou- 
bl« des lutret ouvertaret , & eft aflei 

rinde paur que le pUt de veire dont 
diunetre a plus de deux piedt & 
^■ni , pnidé i'^ ouvrir & en brtir Sans 
courir luoua nfqne d'être eafle 
retirant. Lct deux ouvrtaux des c4tés 
s'appellent le« ouvriaux des ailes , & 
plus ordinairement les «»wrM«y àoutil- 

OUVREUR M OUVRIER -FABRI- 
QUANT, PtpWiVr, c'efl le nom qu'on 
donne kV^uvritr qui plonge les formes 
dans les chaudines , & les eu retire 
chargées de papier , pour les donner aa 
coucheur qui les pofe fur les Feutres. 
Vojrx Papieb. Fofa aulll les Drfcrif. 
tÛMs in Krti tf mHiiTi , ittr^"- tom IV , 

V- 467. 

Odvseuk , Frrrtrity •swiw eft ee- 
\m qui OTivre la bofle apris «(ue le gen- 
tilhomme l'arouffl^e; on le nomme plus 
ordinsireiBEnt hafttiir. 

OUVRIER, r m. , fe dit en général 
de tawt artlfan qnt travaille de quelque 
métier que ce foit. 

On appelle auvriiri en draps d't , 
d'trgent 5c foie, ft antres étoftès mé- 
langée) , ou auvritrs de la grande na- 
vette , les Abriqnani & maaniiâiiricrs 
qui ^briquent & Font fur le métier 
BVK lanavette toutes lùrtes H'étoScs d'or, 
d'argent Si de foie , ou. mêlées d'autres 
matières , comme fleuret, laine, coton, 
Doil ou fil, telles quelbnt lesvelnars, 
les damas, les brocards & broeateltei, 
lesfntint, I» taffetas & tabis, les moi- 
res, les papelines, les gaze^, les crê- 
pes & autres femblibles mvDhandifês, 
dont les iargeurt font d'un tiers d'aune 
A lU-deKus j celles an-delTous ëtint ré- 
créées aux maîtres tiOnti ers- ru banien. 

OUVSIIS, f, m., Archit., c'ell la 
fnalittf d'un homme qui travaiUe aux 
ouvrées d'nn bâtiment, & qui eft 1 
£1 tf^e oq à U. journée. 

OiTVt.ms, Momt. (hi appcHe ainfi 
dans les hdteU des monnoies , & par- 
Hculijrement dau l'hdtel de ,1a mon- 
note de Paris , teux qui coupent , tail- 
lent Se ajoutent les flaoas pour les ré- 
dwe *u poi^i dot erpeçes , St Jei ren- 



ouv 

dre oonfertnes aux déoertni da polils 
matrice. On lent a donné le nom éfatt^ 
vriiri , pour les diiUnguer det aalras 
ouvrim, à qui les rois de toute uvi 
cirnneté ont accordé le droit d'être reqoa 
il travailler avec leurs peree & merea , 
à tailler les elpeces. Les Femmes iaa% 
autn appcllées ouvrirrrr, mats plus oiv 
dinairement ioJJo-e^j, Bûixard, (D. J.) 
OUVSIEIG DE FDIGE , ^ronm. 
On nomme ainfi dans les snciens„{lBtuà 
des maîtres felliers-larmiert, ceux d'ei»- 
tte eux qu'on appelle autrement lor- 
uiitTi-^imnitri , o'eft-à-dire, ceuxqol 
fi)rgcnt, vendant les mords, éperoni , : 
étriers & autres pièces de let fervan^ 
iDX bamois des chevaux , ou nui font 
propret à monter & fufpendre let car^ 
rofles , ehaifes roulantes & autres for- 
tes de voitures: les autres maitreis'a^ - 
pe lient fiilierj-gamij/hiri. 

Ces deux lortes d'auvritri, qui tM 
faifoient autrefois qu'une feule & mir- 
me communauté, loot ptéfentement le-' 
parés en deux corps de jurande; Puii 

SjU'on nomme vulgairement dri maftret ■ • 
ferotmitri, .quoiqu'ils conCervcnt too* 
jours leur commune qualité de fiUitrt- 
Isneierii & l'autre dtt mûtrti fiUitri , 
qui à ces deux anciens noms ajoutent- 
encore celui de carréSiri, Sitvarj, 

OlJVKIBSS A FAÇON., JHitnafao, 

turc. On appelle ainli dans les manu» 
ftftnm de draps d'or, d'argent Se da 
foie de la ville de Lyon, les maStret 
BKVritrt qui travaillent ou font tiavaili 
1er pour les maîtres mnrchandt , k à 
qui l'on ne paie que la h^aa de lenra- 
ouTragcs;lerefte, comme ror,raTgenti' 
la foie, iic. leur étant fourni parcen;^' 
qui les leur couiman.tent (i>, J.) 

OUVRIERE, f. F., Femme qui travaille 
à quelqu'ouyrage des mainsqoe ce foit,. 
l^eyex OuvRlEl. 

OuvtIBBE. , Marhhttl. fa chevilla 
Quvrim d'un carroflè , c'eft une groHk 
cheville de fer qui joint le tn)inde de^ 
»ant i la flèche, 

OUVRIR, T. aO., Grimim., c'eft eir 
général féparer et qui étoit auparavant 
veifin OH contigu ; c'eft le contraire de 
ftrmir. On ouvrt une porte* on wrerr 

lettre, on n'ouvri des vues fur la 
GVUi'i^nci 011 çHVtt pn pité , des hvîr 



dt, Google 



ODV 



ouv 



«•7 



«■«rvllttnc, 
btniKJtée; oa owvrr la bouche, un 
fine, la veine, un cadavre , la traor- 
fbatÎDn , un canal { ou Dmirrlet raïuti 
•a (Bon on cerps en reKlchtiit IctiRui 
mtwvrt une haie, let bras, les jam- 
ha, les caiflfeii on emrc le fruit qui 
i'mdit qnel^nefois de lui~Biâmei on fmm 
ue boûtiane , & l'on «uor* boutique { 
M imrrr la boatfe â fon imi i on euvri 
roreiUc} on ewtn'cdeiui puntcf de non- 
ti^BK en de clocher) , ocft-à-direqu'on 
kfCtpare à l'ail l'une de l'autre, par 
bpMitiott ^n'on prend â leur ^rd; 
■1 «avrr tin bon ayic; onmtvrt^e che. 
■■■ i une découverte ; on mtvn la porte 
i nMraenr > à la honte , an crime , au 
lirt, an plaifiri on tavrt (on cnur ï 
itx traîtres ■ lôn fentiment à de« 
tlct, fk pôiTce à det fourbet; ran''C 
imort à la joie ; on t'mvri à (on di- 



I jeu. 



■ let 



3&îies, dans une nJgociatioDi l'efptit 
iesieuac* geat l'ouvrvtjuelqiiefoHavec 
1^ : on ««vrr un* ■(Temblée i on l'm- 
en par un diiconrs ; on savri le diamp 
dt bataille; on Mtvre le jeu; la foul